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15 Novembre 2019 | Actus élevage | Actus Aveyron

Réunion régionale FNB : l’Aveyron bien présent [point de vue]

Valérie Imbert, présidente de la section bovins viande FDSEA (notre photo), a participé avec d’autres éleveurs du département à la réunion régionale de la FNB ce jeudi 14 novembre dans le Tarn. Son point de vue recueilli à la veille de cette réunion.

- Quels sont les enjeux de cette journée ?

V. Imbert : «Chaque année, la FNB organise une tournée dans toutes les régions afin d’aller à la rencontre des producteurs bovins viande. Une journée d’échanges d’information sur les attentes de notre filière. Nous préparons aussi cette année, le renouvellement des administrateurs nationaux. Il est donc important qu’un département d’élevage comme l’Aveyron soit bien représenté.

- Quels sont les sujets abordés ?

V. Imbert : Il y a de gros enjeux pour notre filière bovins viande, toujours menacée par les accords internationaux CETA et MERCOSUR. Plus globalement, nous devons travailler à l’attractivité de notre production, que ce soit au niveau économique en assurant un revenu juste aux éleveurs mais aussi au niveau social en allégeant les contraintes des producteurs. Il en va de l’avenir de l’élevage allaitant français. Si nous voulons que des jeunes s’installent demain, qu’ils reprennent des structures en bonne santé et en capacité d’investir, nous devons continuer de nous battre.

Nous profitons ainsi de cette réunion régionale de la FNB à laquelle participera le président, Bruno Dufayet, pour aller à la rencontre des OP et travailler sur nos plans de filière. Le Président de la République est revenu récemment de Chine avec des perspectives de relations commerciales. A nous maintenant de nous organiser pour créer un débouché rémunérateur. Nous devons nous organiser à l’image de notre démarche Eleveur & Engagé, qui fonctionne bien et qui apporte un retour aux producteurs. Les efforts doivent continuer».

Recueillis par Eva DZ

Retour sur cette réunion de la FNB dans notre prochaine édition.

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14 Novembre 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : l’Inao examinera le nouveau cahier des charges label rouge fin janvier

Fin janvier 2020, le comité national de l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) examinera le nouveau cahier des charges de la viande bovine label rouge, a appris Agra Presse le 13 novembre.

Cette nouvelle version du socle commun aux labels rouges gros bovins fixera un minimum de 80% d’autonomie fourragère pour les exploitations, indique un communiqué. Elle proscrira également les OGM et l’huile de palme dans l’alimentation du bétail, ainsi que les traitements antibiotiques «durant les quatre derniers mois de vie des animaux».

S’y ajoutent deux nouvelles mesures sur le bien-être animal: analgésie ou anesthésie en cas d’écornage ou de castration, ainsi que «l’intégration progressive de BoviWell» (outil d’évaluation du bien-être animal).

«On arrive en phase finale» d’un chantier de plus de deux ans, indique Fil Rouge, qui porte le dossier côté professionnels. A l’été 2019, le cahier des charges a fait l’objet d’une consultation publique.

A cette occasion, plusieurs ONG de protection animale ont formulé des oppositions sur l’étourdissement, la gestion de la douleur et l’alimentation des animaux. Les réponses des professionnels à ces observations seront étudiées par l’Inao en janvier, ouvrant la voie – en cas de vote favorable – à une application au premier semestre.

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13 Novembre 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : le gouvernement vise 20000 tonnes exportées en Chine d’ici fin 2020

«On a fait accélérer les choses» sur l’exportation de viande bovine vers la Chine, a noté le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat le 12 novembre.

Alors que le marché chinois est rouvert pour la viande bovine française depuis 2018, «on était encore à 20, 30 tonnes, (…), on en est à quasiment 300 tonnes», a affirmé le ministre aux sénateurs.

Pour 2020, «l’objectif, c’est 2000 tonnes en début d’année, 20 000 t en fin d’année, et après, on peut exporter jusqu’à plusieurs centaines de milliers de tonnes», a-t-il poursuivi. «Les Chinois vont avoir le nouvel an, ils n’ont pas de porc à manger, on a la possibilité d’exporter».

Sur l'année 2018, la France a exporté environ 240 000 tonnes équivalent carcasse (téc) de viande bovine, toutes destinations confondues.

Didier Guillaume a accompagné le président de la République lors de sa visite en Chine du 4 au 6 novembre. La délégation comportait de nombreux représentants de la filière bovine : Bruno Dufayet (président de la fédération d’éleveurs FNB), Jean-Paul Bigard (premier acteur de la viande bovine française), ainsi que les présidents des races limousine, aubrac et salers.

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08 Novembre 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Sécheresse 2019 : les missions d’enquête démarrent avec la DDT [point de vue]

La FDSEA a engagé une procédure de demande de reconnaissance en calamités agricoles au titre de la sécheresse 2019. Les missions d’enquête vont démarrer sur le terrain la semaine prochaine. Le point de vue de Laurent Saint-Affre, président de la FDSEA Aveyron (notre photo).

- Où en est le dossier de demande de reconnaissance ?

«Nous avons sollicité auprès de la préfecture, un rendez-vous avec les services de la DDT. A l’issue de cette rencontre, nous avons décidé d’engager une demande de reconnaissance en calamités agricoles au titre de la sécheresse 2019, en Aveyron.

- Quelles sont les étapes ?

Nous recensons toutes les données nécessaires pour constituer notre dossier. Nous nous appuyons à la fois sur la carte ISOP, les données Météo et sur les bilans fourragers réalisés par la Chambre d’agriculture sur plusieurs exploitations. Et bien sûr les missions d’enquête organisées du 12 au 22 novembre, alimenteront aussi notre argumentaire départemental en vue de la reconnaissance du département.

- Quelles sont les zones concernées ?

Les périmètres précis restent encore à finaliser mais deux zones se dessinent : une première à l’Est du département qui débute dans le nord Aveyron et s’achève dans le sud et une seconde dans l’ouest du département.

- Quelles sont les prochaines échéances ?

D’abord les missions d’enquête jusqu’au 22 novembre. Nous espérons présenter définitivement notre dossier au Comité départemental d’expertise le 9 décembre. Nous mettons tout en œuvre pour que notre dossier puisse être présenté lors de la commission nationale du 29 janvier».

Eva DZ

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06 Novembre 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Elus de la montagne : agropastoralisme et prédateurs sont «incompatibles»

(Photo Twitter)

Le 35ème congrès de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem) s’est tenu les 17 et 18 octobre derniers aux Pays Basque (Saint-Jean-Pied-de-Port et Ispoure). Retour sur la table ronde consacrée à «L'agropastoralisme, un modèle à préserver avec une place centrale pour l'homme».

Les élus ont pu entendre, à cette occasion, de nombreux témoignages concernant la prédation du loup et de l’ours. Ils ont adopté une motion sur ce sujet. Intitulée «Pour une juste hiérarchie des priorités entre agropastoralisme et grands prédateurs», cette motion rappelle que «que l’agropastoralisme est une activité économique dont les territoires de montagne ne sauraient se passer».

Les élus de la montagne «réaffirment que prédateurs et pastoralisme sont incompatibles» et «que la concertation est une voie légitime et réaliste pour gérer les populations de grands prédateurs». Ils constatent que le bilan des prédations au terme de la saison d’estive se révèle chaque année «alarmant, provoquant la désespérance des éleveurs et l’exaspération des élus».

Les élus de l’Anem demandent au Gouvernement, de préserver, dans le cadre de la future PAC, le maintien de l’ICHN en zone de montagne, et des DPB (droit au paiement de base) des estives a minima à leur niveau actuel.

La France doit par ailleurs veiller à la poursuite de financements suffisants en provenance de l’Union européenne pour continuer de déployer les moyens de protection des troupeaux, assurer l’indemnisation des prédations, et pour cela mettre à contribution à due proportion les financements en provenance du ministère de la Transition écologique et solidaire. Ils souhaitent également la révision du classement du loup et de l’ours dans la convention de Berne et dans la directive habitats de l’UE.

Les élus veulent enfin que le plafond de retraits de loups soit adapté aux effectifs réels de ce prédateur. Ils proposent également d’abandonner définitivement l’introduction d’ours.

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