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22 Mai 2019 | Conduite des animaux | Actus élevage

AOP Rocamadour : le GAEC des Giroflées confiant en l’avenir [vidéo]

Christophe Estival s’est installé en 2007 à Villeneuve d’Aveyron en créant un atelier caprin lait sur la ferme de ses beaux parents et en produisant pour la filière AOP Rocamadour. Le GAEC des Giroflées situé à Toulongergues, commune de Villeneune d’Aveyron, réunit aujourd’hui Christophe, 45 ans, et son épouse Myriam, 42 ans, qui l’a rejoint en 2016. Ils sont à la tête d’un cheptel de 330 chèvres de races Alpine et Saanen sur une SAU de 58 ha. Ils livrent leur lait à la Fromagerie du Quercy basée à Montfaucon dans le Lot. Ils ont conservé une dizaine de vaches allaitantes, désormais de race Aubrac. Christophe est par ailleurs 2ème vice-président de la section caprin lait FDSEA présidée par Joël Mazars. Il est donc impliqué dans la défense du métier et satisfait, pour l’heure, du niveau de rémunération de la filière AOP Rocamadour. «Le prix de base est de 783 euros/1 000 litres, avec un prix payé de 810 euros/1 000 litres» dit-il. «Notre Fromagerie du Quercy rassemble 12 exploitations. C’est une entreprise privée du groupe Rians-Triballat».

Lire l'article dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 23 mai 2019.

Découvrez les témoignages des éleveurs caprins qui s'installent dans le Sud-Ouest ICI

 éleveurs+chèvre+AOP

20 Mai 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Les marchés des viandes suspendus à l’étendue de la peste porcine en Chine

L’effondrement de l’élevage porcin chinois emporté par la peste africaine désoriente les marchés des viandes, toutes filières confondues. Les pertes portent sur des millions de tonnes. Bien plus que les volumes de viandes exportés chaque année dans le monde.

La Chine produit 55 millions de tonnes équivalent carcasse (Mtéc), soit près de 45 % de la production mondiale alors que seules 8-9 Mtéc sont échangées chaque année dans le monde. « Or l’équivalent du cheptel russe (22 millions d’animaux) ou deux fois le cheptel canadien ou français pourrait être abattu cette année », rapporte Jean-Paul Simier dans l’édition 2019 du Cyclope présentée le 15 mai dernier par Philippe Chalmin, coordinateur de l’ouvrage de plus de 800 pages. Fin avril, la baisse de la production chinoise de viande de porc représentait déjà l’équivalent du commerce mondial. Mais depuis, la situation empire.

Selon une étude de la banque agricole hollandaise Rabobank, mentionnée par le quotidien Le Monde (édition du 17 mai 2019), jusqu’à 200 millions d’animaux seraient éliminés d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, certains pays asiatiques, importateurs de viande porcine, accentuent la pénurie des marchés en constituant des stocks pour se prémunir des risques d’approvisionnement. Pour s’approvisionner en viande porcine, les choix sont restreints car la Chine boycotte le porc étasunien et même canadien. « En avril 2018, en réaction aux surtaxes américaines sur l’acier et l’aluminium, la puissance économique mondiale a répliqué par une surtaxe de 25 % sur le soja et le porc américain si bien que les ventes de porc en Chine, premier marché mondial, ont reculé de 52 % l’an passé », explique Jean-Paul Simier.

Aussi, seule l’Union européenne et le Brésil ont les faveurs de l’Empire du milieu à moins que nécessité fasse foi ! Même taxée, la viande de porc américaine sera attractive si les prix du marché intérieur chinois flambent ! Les choix des consommateurs chinois se portent vers d’autres viandes. Mais la Chine est le second pays importateur mondial de viande bovine (1,2 Mtéc) devant les États-Unis (1,37 Mtéc) et ce, sans compter les achats de carcasses en provenance d’Inde, qui transitent par le Vietnam.

Viande ovine...

L’Empire du milieu est aussi le premier pays importateur mondial de viande ovine (320 000 téc). Seule la filière avicole est excédentaire d’une centaine de milliers de tonnes. En fait, la crise de production chinoise modifie les fondamentaux des marchés mondiaux des viandes ovine, bovine et de volaille, aussi bien en termes de prix et de volumes.

L’offre mondiale de viande bovine et ovine est limitée et rigide. Le commerce mondial de viande ovine est dominé par deux pays, la Nouvelle Zélande et l’Australie (880 000 t) alors que la planète produit 15 Mt (dont 4,75 Mt en Chine). La Chine produit 7,2 Mt de viande de bœuf tandis que les exportations mondiales des principaux pays producteurs représentent 10 Mtéc. Soit des volumes bien inférieurs aux pertes de viande de porc en Chine. L’accroissement de la production de bovins et d’ovins est lié aux cycles de reproduction de ces espèces et les élevages australiens sont pénalisés par les périodes de sécheresse récurrentes.

Cette conjoncture de crise profitera pleinement aux éleveurs de porcs français et à leurs voisins européens tant qu’aucun cas de peste n’aura été détecté. Les cours de la viande de porc augmentent depuis quelques semaines (1,47 /kg sur le marché de Plérin le 16 mai dernier). « Après dix-sept ans d’embargo lié à la crise de la vache folle, le bœuf français (très apprécié) a fait son retour en Chine en novembre 2018 », rappelle Jean-Paul Simier. Mais seules 30 000 t de viande seraient exportées en Chine !

Par ricochet, le marché européen perd un certain intérêt pour les pays océaniens et sud-américains, exportateurs de viande ovine, bovine et de volailles. Ils réorientent déjà leurs ventes vers la Chine, plus proche. Mais tous les éleveurs de la planète pourraient profiter d’une conjoncture de prix favorable.

 éleveurs+viande+bovins

16 Mai 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Veau d’Aveyron et du Ségala : au menu des restaurateurs parisiens !

Lundi 13 mai, l’IRVA a invité une quinzaine de restaurateurs parisiens à découvrir le Veau d’Aveyron et du Ségala en lien avec la filière UNICOR - Arcadie. Sur l’exploitation du président, Pierre Cabrit, à Sainte-Croix, ils ont apprécié ce produit d’excellence, label rouge et IGP, qu’ils mettront à l’honneur pendant tout le mois de juin sur les cartes de leurs restaurants. Le début d’une nouvelle aventure !

Depuis 2009, RestoPartner réunit des restaurateurs indépendants de la région parisienne, partageant la même passion : l’amour d’une cuisine accessible à tous pour faire le bonheur de leurs clients. lls sont donc en quête de produits français qu’ils sélectionnent avec soin et mettent à l’honneur à l’occasion du Mois Gourmand. Du 1er au 30 juin, ils ont choisi cette année de travailler le Veau d’Aveyron et du Ségala.

Les restaurateurs parisiens présents ont donc assisté à la tétée des veaux chez Pierre Cabrit et découvert la gamme de produits du Veau d’Aveyron et du Ségala chez Arcadie, à travers diverses recettes. Et c’est dans l’assiette qu’ils ont été séduits aussi avec la dégustation de Veau d’Aveyron accompagné de vin de Marcillac AOP, produit également emblématique de la coopérative UNICOR.

Lire l'article dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 16 mai 2019.

 éleveurs+IRVA+veau


14 Mai 2019 | Actus élevage | Actus nationales

Commission européenne, Cour de justice européenne : le loup sur la sellette

A la Commission Européenne comme à la Cour de justice européenne et même en Allemagne, la multiplication des loups commence à inquiéter. Parmi les mesures proposées, un zonage strict des populations de loups et des abattages dérogatoires à la directive Faune, Flore et Habitat.

Les commissaires européens à l’Environnement, Karmenu Vella, et à l’Agriculture, Phil Hogan, ont adressé une lettre commune à tous les ministres compétents de Etats membres pour leur demander de renforcer les mesures de protection contre les loups par l’utilisation des financements du développement rural. En Allemagne, le problème du loup est devenu « une affaire d’Etat », soumise à l’arbitrage de la chancelière, Angela Merkel, car les ministres de l’Environnement et de l’Agriculture, de couleurs politiques différentes, restent en désaccord sur les mesures à prendre.

Pendant ce temps, ces carnassiers se multiplient. Dans toute l’Europe, on les compte maintenant en milliers, avec des taux de multiplication de 30 %, et les attaques en conséquence. On estime que le nombre de loups se multiplie par deux en trois ans environ ! Jusqu’à présent, les mesures de protection contre les loups (recours massif aux chiens, déploiement de clôtures…) ne sont guère convaincantes et ne sécurisent pas les animaux d’élevage. En outre, les indemnisations prévues sont insuffisantes et compliquées à obtenir, du moins en Allemagne. D’où la proposition de mettre en place un zonage limité du loup et son élimination partout ailleurs. Les anti-loups en Allemagne ne voient pas d’autres solutions valables de cohabitation qu’un zonage européen. Bref, l’abattage des loups peut être admissible comme mesure de gestion nécessaire.

Dérogations à la directive

Parallèlement, la Finlande a saisi la Cour européenne de justice (CEJ) pour savoir dans quelles conditions elle pourrait déroger aux règles strictes de la directive Faune, Flore et Habitat et autoriser la chasse au loup. Heureuse surprise, l’avocat général auprès de la CEJ considère que l’abattage des loups n’est pas en contradiction avec la directive. Ainsi se prononce-t-il pour l’autorisation de chasse dans des cas exceptionnels. La position de l’avocat général ne lie pas le tribunal, mais celui-ci le suit en général. Le jugement tombera au second semestre de l’année.

Pour revendiquer des dérogations à la directive, la Finlande a invoqué la nécessité de freiner les tirs de braconnage, la protection des chiens et surtout l’amélioration du sentiment de sécurité des populations vivant dans les zones de présence des loups. L’avocat général considère que ces motifs peuvent être retenus pour des décisions d’exceptions. Ainsi, les Etats membres auraient donc la possibilité de prendre en compte des motifs économiques, sociaux, culturels, et des conditions locales, pour prendre des décisions exceptionnelles de chasse au loup.

L’avocat général confirme en outre les décisions précédentes de la CEJ, disant que des décisions d’exception sont possibles pour des espèces en situation défavorable, si les décisions n’empirent pas leur situation, ou n’empêchent pas une amélioration de leur situation.

 éleveurs+europe+loup

10 Mai 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage

Bleu de brebis : «ne pas banaliser le Roquefort, ne pas fragiliser l’AOP» [point de vue]

Le Conseil de l’agriculture Française de l’Aveyron (CAF12) a retranscrit dans un communiqué, la position de l’ensemble des organisations professionnelles agricoles de l’Aveyron concernant la filière Roquefort, notamment vis-à-vis du projet de diversification porté par le groupe Société des caves.

«Le Roquefort, connu depuis l’Antiquité, servi sur la table des plus Grands depuis le Moyen âge et considéré par Diderot comme «le roi des fromages» est bien plus qu’un simple fromage à pâte persillée. Il est indéniablement et viscéralement lié au territoire qui le caractérise et aux hommes et femmes qui ont su, à travers le temps, construire patiemment sa notoriété. Le travail réalisé et l’attention portée par tous ceux qui participent à son élaboration et, en premier lieu, les agriculteurs producteurs de lait de brebis de l’aire AOP Roquefort, ont permis de réunir les conditions nécessaires à l’existence de ce produit d’exception, mais aussi de préserver et transmettre ce qui fait sa renommée et son succès.

Depuis de très nombreuses années, les producteurs n’ont cessé de demander qu’une véritable politique volontariste soit engagée par les acteurs de la transformation afin de recréer une dynamique autour du Roquefort. Les nouveaux modes de consommation et de commercialisation peuvent être porteurs de nouvelles perspectives et ne doivent pas être source de renoncement à ce qui fait la force et le caractère incomparable de bon nombre de nos AOP.

Parallèlement à cela, les producteurs n’ont cessé d’appeler de leurs vœux que des investissements dans l’élaboration et la commercialisation de nouveaux produits soient réalisés afin de valoriser au mieux chaque litre de lait de brebis. Force est de constater aujourd’hui qu’une véritable place existe pour eux sur le marché.

Pour les organisations membres du Conseil de l’agriculture française de l’Aveyron, ces deux axes doivent demeurer la ligne à suivre pour toute la filière. Le développement de la valeur ajoutée ne pourra s’appuyer que sur de la complémentarité et non sur de l’opposition et de la confusion.

Dans ce cadre, le CAF 12 tient à attirer l’attention du groupe Lactalis sur son projet de diversification «bleu de brebis» qui, de par son approche marketing, tend à banaliser le Roquefort et fragiliser l’AOP, première appellation d’origine accordée à un fromage en 1925 et sur la nécessité de protéger celle-ci, qui est garante de l’excellence de l’agriculture aveyronnaise».

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 9 mai 2019.

 éleveurs+roquefort+brebis

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