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01 Avril 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Consommation de porc en GMS boostée, absentéisme dans les usines du secteur viandes...

Entre confinement et chamboulement des habitudes de consommation, «le porc, viande économique, a enregistré (…) des croissances de 20 à 30%, notamment en jambon cuit, saucisserie, saucisson sec», constate l'Ifip (institut technique du porc) dans une note de conjoncture du 31 mars.

Les plats cuisinés appertisés, eux, ont vu leurs ventes «exploser avec des croissances de plus de 100%». Les ventes «devraient se stabiliser dans les prochaines semaines», prévoit l'institut, qui rappelle que le mois de février a été «décevant». Toutefois, le porc a peu profité de l'explosion des commandes sur internet (drive), le e-commerce ne représentant que 4,5% de parts de marché en charcuterie et 1,5% en porc frais (Kantar, fin 2019).

A plus long terme, d'après l'Ifip, les nouvelles habitudes prises pendant le confinement (livraisons, e-commerce) pourraient perdurer, «au profit des plats préparés, des "produits service" face à la viande brute». Dans le même temps, l'Ifip alerte sur les futurs «lourds impacts économiques de la crise sanitaire affectant le pouvoir d’achat», ce qui pourrait présager du «retour des premiers prix, des marques de distributeurs et des concepts hard discount.»

Viandes : environ 15% d'absentéisme dans les usines, la filière surveille l'épidémie

Dans les usines du secteur de la viande, le taux d'absentéisme lié au Covid-19 et à ses répercussions «est aux alentours de 15%», indique Paul Rouche, directeur délégué de Culture viande (industriels) à Agra Presse le 31 mars.

Un niveau qui s'explique, selon lui, «du fait de la nécessité de garder les enfants et du droit de retrait des personnes à risque». Toutefois, «ce chiffre risque de grimper si le secteur du bâtiment reprend», prévient M. Rouchel, car alors «le conjoint devra garder les enfants». Autre risque envisagé: une aggravation de l'épidémie dans l'Ouest, riche en sites agroalimentaires. Avec un niveau d'absentéisme comparable, la filière volailles de chair partage cette préoccupation.

«L'Ouest est moins touché que l'Est par l'épidémie, rappelle Anne Richard, directrice d'Anvol (interprofession). Et nous avons très peu d'abattoirs de volailles dans l'Est.» En volaille de chair, «le taux d'absentéisme moyen se situe entre 10 et 15%, au même niveau que les autres filières», confie-t-elle. Une moyenne qui n'exclut pas des taux d'absentéisme plus élevés dans certaines usines en cas de contamination des salariés. Le 18 mars, le président de l'Ania (industries agroalimentaires) évoquait un taux d'absentéisme de 10% maximum, contre 5% la semaine précédente.

 éleveurs+viande+GMS

31 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Lait : la FNPL en faveur d’un freinage indemnisé de la production

Face à la crise sanitaire qui perturbe les circuits commerciaux (fermeture de la restauration hors foyer, interdiction des marchés ouverts, changement du comportement des consommateurs), la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) encourage les producteurs à freiner leur production.

Les éleveurs pourraient lisser le pic de production saisonnier en jouant sur l’alimentation et/ou le tarissement anticipé des vaches. Ils éviteraient ainsi l’engorgement des outils de transformation et la baisse brutale des cours. Mais cet effort pour les éleveurs qui s’engagent dans cette voie sur une base volontaire doit être accompagné par un dispositif d’indemnisation collectif, estime la FNPL.

« Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre part à ce dispositif de solidarité créé par l’interprofession et à l’Europe d’autoriser ces aides aux réductions de volume », insiste-t-elle. Cet engagement des producteurs doit être conditionné également par celui des partenaires, la filière de poursuivre la collecte et la transformation sur l’ensemble du territoire et de maintenir les prix, voire de les augmenter, en contrepartie de la modération des volumes.

 éleveurs+FNPL+lait

30 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

FNB : les éleveurs revendiquent un prix minimum

Bruno Dufayet, président de la FNB.

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture, les éleveurs bovins de la Fédération nationale bovine (FNB) demandent à Didier Guillaume «d’instaurer, pendant toute la période d’urgence sanitaire, un prix minimum payé aux éleveurs à la hauteur des coûts de production».

En effet, la situation de confinement actuelle exacerbe la précarité dans laquelle se trouvent les éleveurs. Alors que la consommation se tient, industriels et distributeurs leur demandent de produire plus pour répondre à la demande des consommateurs tout en continuant à payer leurs produits un euro en moyenne en dessous de leur coût de production. Les éleveurs observent aussi que la grande distribution tire actuellement son épingle du jeu et bénéficie des transferts de consommation liés à la fermeture des collectivités et des restaurants.

Pour les éleveurs, il manque aujourd’hui un euro/kg pour couvrir les coûts de production. L’instauration d’un prix minimum permettrait aux éleveurs de poursuivre leur activité sans dépense d’argent public, ni hausse du prix de la viande pour les consommateurs, souligne la FNB. Ce n’est pas à l’Etat que les éleveurs demandent de compenser cette perte. Mais aux industriels de la viande et à la grande distribution à la prendre en charge sur leur marge.

En effet, l’euro supplémentaire qui serait versé aux éleveurs ne se traduirait que par une hausse théorique de 15 cts par steak au détail, estime la FNB. « C’est comme cela qu’ils mèneraient alors, véritablement, la mission de service public d’alimentation qu’ils revendiquent auprès des citoyens dans le contexte que nous traversons », permettant d’assurer la survie la production bovine et le pouvoir d’achat des Français, conclut au nom des éleveurs, le président de la FNB, Bruno Dufayet.

En soulignant aussi que les industriels et distributeurs disposent d’une marge de manœuvre dans la mesure où le prix au détail de la viande a augmenté de 3 % par an depuis 20 ans sans qu’aucune hausse ne soit répercutée aux éleveurs.

 éleveurs+FNB+bovins

30 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Filière viande bovine : un point économique avec la FNB

Voici la situation du marché et activité de la filière bovine selon une communication de la Fédération Nationale Bovine (FNB) datée du 27 mars 2020, destinée aux sections bovins viande FDSEA, en lien avec les conséquences du Covid-19 sur les échanges commerciaux.

-  Les achats d’animaux se réalisent normalement, pas de difficultés majeures identifiées, et la consommation en viande bovine reste présente.

-  Après le fort niveau des abattages la semaine précédente (S12), un rééquilibrage est observé ce début de cette semaine. Les consommateurs ayant modifié leur fréquence et habitudes de consommation, ils vont revenir à des achats ces prochains jours ce qui réactivera de plus fortes commandes des GMS.

-  Les marchés d’export sont ouverts tant pour le vif (Italie, Espagne) que pour la viande et carcasses (Italie, Allemagne, Grèce...) et demeurent actifs sur cette semaine (S13 – 23 au 27 mars). En maigre, un seul opérateur (PARMA) a arrêté ses achats. Les éleveurs doivent rester fermes sur les prix des animaux, compte tenu des fluctuations, et en attente des ajustements par les opérateurs d’aval qui vont continuer nécessairement les achats.

La FNB appelle les opérateurs d’aval, GMS en premier lieu, et abatteurs, à une gestion plus dynamique du marché dans ce contexte, et à adapter leur fonctionnement au nouveau rythme de consommation. Faute de réapprovisionnements suffisamment organisés, des rayons LS restent vides parfois ! ... Il n’y a pas absence de demande, mais défaut de gestion par les GMS.

Des contacts ont été pris avec les enseignes pour demander notamment de réviser la logique de suspension des rayons « trad ». De plus, il convient de relativiser le phénomène qui s’observe principalement en hypers. En secteur veau de boucherie, la situation est à surveiller, mais il n’y a pas à ce stade de difficultés majeures.

Situation export de bovins vifs et de viande vers UE

Italie : (source FAM, selon Business France du 25 mars) l’offre de broutards français reste bonne. Pour l’instant les exports de bovins vivants sur Italie se maintiennent sans difficultés relevées par FAM/DGAL. On note des difficultés sur l’export de carcasses JB. Les cours de taurillons et génisses sur l’Italie sont stables. Les activités des abattages sont conséquentes en ce moment. La demande provient quasiment exclusivement de la GMS.

Espagne : (source : FAM selon autorités espagnoles au 25 mars) la circulation des produits alimentaires et des animaux vivants se poursuit dans des conditions normales, et les autorités espagnoles confirmant leur attachement au maintien de l’ouverture des frontières aux produits de première nécessité. Le marché alimentaire ibérique reste fluide. Le secteur de la viande se mobilise face à une augmentation de 30% des ventes au détail, mais avec de fortes fluctuations.

Les transports maritimes et camions frigorifiques accélèrent la cadence pour préserver l’approvisionnement du marché intérieur et les exportations. Les 46 ports espagnols fonctionnent à plein régime pour garantir l’approvisionnement. Interrogations sur une possible hausse des tarifs de transport.

Allemagne : l’export de viandes (JB) vers l’Allemagne se réalise normalement.

Algérie : (source FAM au 26 mars) les exportations se déroulent normalement. Il n’y a pas de mesures spécifiques aux différents secteurs commerciaux (et donc rien concernant l’agricole, l’agroalimentaire ou la pêche). Des expéditions de bovins sont d’ailleurs prévues ces jours-ci sans aucune restriction. Néanmoins, les bateaux seraient maintenus 24h sans déchargement à l'arrivée des animaux, le temps de tester les équipages.

Source FNB

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26 Mars 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Ovins/caprins : Interbev veut communiquer pour sauver Pâques

Alors que l'épidémie de Covid-19 menace de ralentir la consommation d'agneau et de chevreau à Pâques, période cruciale pour ces deux viandes, l'interprofession bétail et viandes Interbev «communiquera sur les principales chaînes de radio» et les réseaux sociaux du 2 au 12 avril, annonce un communiqué du presse du 24 mars.

Le but ? «Rappeler la tradition de l’agneau de Pâques» et «donner aux consommateurs des recettes adaptées aux morceaux» proposés. Habituellement, à Pâques, ces viandes sont consommées lors de réunions de famille - et donc en morceaux de grande taille (gigots, épaules). Un mode de consommation rendu impossible par le confinement.

«La filière ovine française a besoin que la profession fasse évoluer l’offre pour proposer des unités de besoin qui correspondent à des familles plus petites: tranches de gigot, gigot raccourci, rôti dans la selle, souris…», précise Interbev. «60% des chevreaux sont mis en marché entre mars et mai», rappelle l'inteprofession.

Du côté des agneaux, Pâques représente «jusqu'à 35, 40 voire 50% de la consommation de l'année», estime Paul Rouche, directeur délégué de Culture viande.

 éleveurs+ovins+agneaux

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