lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Actualités
Actus élevages

25 Mars 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Les prix du lait toujours au cœur des combats de la FNPL

Les prix, et le chiffre 7, pour 7 ans de mandat au sein de la FNPL et du Copa-Cogeca, ont largement dominé le discours prononcé par Thierry Roquefeuil (notre photo) en clôture du congrès de la FNPL les 21 et 22 mars à Arras. Il n’a donc eu de cesse de marteler le combat de la filière «pour une juste rémunération des agriculteurs».

Un objectif affiché clairement dans les EGA et la loi alimentation qui en découle, au travers de l’inversion de la construction des prix, du relèvement du SRP et de la prise en compte des coûts de production dans les contrats (grâce à des indicateurs définis par les interprofessions), notamment. Il s’est d’ailleurs félicité, en tant que président du Cniel et la FNPL, du travail mené par l’interprofession pour établir ces prix de revient à 396/1 000 litres.

«Pas un chiffre syndical. C’est la vraie vie. Celle de nos fermes», insiste Thierry Roquefeuil. Toutefois il n’a pas manqué de mentionner que les producteurs de lait n’avaient pas encore « vu grand-chose des EGA». «Pourtant, j’ai beaucoup entendu dire au salon de l’agriculture que la filière laitière donnait l’exemple. Ne soyons ni naïf, ni dans l’euphorie béate. Je ne le suis pas. Dans tous les accords et partenariats médiatisés sur le lait par les industriels et les distributeurs, il n’y a aucune obligation, si ce n’est morale, d’améliorer le revenu des producteurs», précise-t-il.

"Les prix ont commencé à monter mais..."

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, semblait plus optimiste sur ce point puisqu’il considère que la filière a réussi à obtenir des prix relativement conséquents dans les dernières négociations commerciales. Une déclaration immédiatement « sifflées » par les congressistes. Il n’a donc pas manqué de rajouter que les prix avaient légèrement augmenté mais n’était pas encore assez haut. «Les prix ont commencé à monter mais ça doit aller plus loin», a-t-il déclaré, cette fois sous les applaudissements de la salle.

Une juste rémunération qui doit permettre aux éleveurs de vivre de leur métier mais aussi d’assurer le renouvellement des générations, en donnant de la visibilité aux futurs installés un sujet qui inquiète particulièrement le président de la FNPL. Pour rassurer les jeunes générations il a aussi appelé à augmenter les retraites agricoles. «C’est un peu léger de penser que l’on pourra assurer la pérennité de notre modèle agricole laitier avec 75 % du smic net, voire 85 %, après avoir totalisé une vie entière de travail», s’alarme-t-il.

LIre l'article complet dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 28 mars 2019.

 éleveurs+lait+FNPL

22 Mars 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Lait de vache : recul de la collecte sur un an en janvier (Agreste)

La collecte de lait de vache a reculé de 2,9 % sur un an en janvier 2019, indique Agreste, le service de statistiques du ministère de l’Agriculture.

La baisse, entamée à la fin de l’été 2018, s’est poursuivie dans les mois suivants malgré un prix à la production correct. En janvier, le prix du lait standard est d’environ 332 € les 1 000 L, soit une hausse de 1,3 % par rapport à janvier 2018.

En janvier 2019, la collecte de lait de vache bio représentait 3,7 % de la collecte totale, en augmentation par rapport à la même période l’année précédente (3,1 % en janvier 2018), la part de lait AOP/IGP atteint 15,7 %.

Néanmoins, le prix du lait de vache bio standard est en retrait de 13 €/1 000 L, à 462 €/1 000 L, en janvier 2019 par rapport à janvier 2018.

 éleveurs+lait+vache

20 Mars 2019 | Actus Aveyron | Actus élevage | Actus nationales

X. Doublet, préfet chargé de mission loup : l’Aveyron, zone difficilement protégeable

Le nouveau référent pour le plan national d’action sur le loup, le préfet Xavier Doublet (au centre de notre photo), était en visite en Aveyron mardi 19 mars, pour rencontrer la profession agricole. Il a annoncé notamment la mise en place d’une zone difficilement protégeable sur l’Aveyron, la Lozère, le Tarn et l’Hérault, qui permet d’assouplir les conditions de prélèvement du loup. Une première à l’échelle nationale, fruit d’un travail de plus de 3 ans mené par les éleveurs aveyronnais.

Suite aux différents échanges avec les éleveurs et la profession agricole, Xavier Doublet, a annoncé la mise en place d’une zone difficilement protégeable sur une zone très élargie depuis le sud Aveyron et jusqu’à la vallée du Lot, sur 4 départements (Aveyron, Lozère, Tarn et Hérault).

Il a envoyé une proposition en ce sens à chaque préfet des départements concernés. La préfète de l’Aveyron a d’ores et déjà donné son accord. «Une fois l’accord des 4 préfets obtenus, nous pourrons faire paraître un arrêté pour la mise en place de cette zone», a assuré Xavier Doublet, qui espère un aboutissement dès le mois de mai.

Lire l'article complet dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 21 mars 2019.

 éleveurs+loup+ovins

19 Mars 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Allemagne : les exportations de bovins vivants bloquées par les vétérinaires

Les blocages des exportations allemandes, de bovins vivants vers des pays tiers, provoquent de sérieuses vagues dans la profession agricole et même dans les partis politiques. En effet, de plus en plus de Länder interdisent les exportations de bovins vers des pays tiers en refusant la délivrance des certificats vétérinaires pour les transports, au motif que les pays destinataires ne respectent pas les règles de protection des animaux.

Le premier land à commencer est le Schleswig-Holstein. Il a été suivi par la Hesse, puis la Bavière. D’autres s’y préparent… Peu à peu, les décrets régionaux évoluent d’interdictions générales et provisoires, vers une liste de pays visés. Il s’agit des pays suivants : Egypte, Algérie, Yémen, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizstan, Arménie, Turkménistan, Azerbaïdjan, Liban, Maroc, Syrie, Turquie, Tunisie, Ouzbékistan…

L’année dernière l’Allemagne a exporté environ 70 000 bovins vivants en pays tiers. Il ressort des statistiques nationales qu’il s’agit essentiellement de bovins d’élevage pour des développements de cheptels. Les principales destinations étaient la Russie pour 21 164 animaux, la Turquie 15 448, l’Ouzbékistan 9 321, et le Maghreb avec environ 10 000. Le chiffre total de bovins vivants exportés était en recul de 15 % par rapport à 2017. Avec les décisions qui se multiplient, ces exportations fondent.

Juridiquement les Länder en question, dont dépendent les vétérinaires sanitaires, se réfèrent à une décision de la Cour Européenne de Justice stipulant que les vétérinaires sanitaires doivent refuser l’autorisation des transports d’animaux en cas de risque de blessures ou de souffrances inutiles.

 éleveurs+bovins+viande

19 Mars 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Filière ovine : la menace du Brexit et des accords de libre échange

L’équilibre du marché ovin, français et européen, est menacé par la baisse attendue des importations de viandes britanniques et par les convoitises néozélandaises et australiennes.

Les sujets traités lors de la dernière conférence « Grand angle » organisée par l’Institut de l’élevage n’ont jamais autant été au cœur de l’actualité agricole. Le 14 mars dernier, la première édition consacrée à la filière ovine portait en grande partie sur le Brexit et les deux accords de libre-échange en cours de négociation entre d’une part l’Union européenne et l’Australie et d’autre part, la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne. Mais elle s’est surtout déroulée le lendemain du vote du Parlement britannique qui a refusé, en l’état, l’accord politique sur le Brexit avec l’Union européenne. Or, les producteurs d’ovins français et européens savent qu’une partie de leur avenir se joue en ce moment.

Comme la France produit deux fois moins de viande qu’elle n’en consomme, elle en importe massivement dont 40 000 tonnes équivalent carcasse du Royaume-Uni (sources 2017). Si ce dernier est relégué au statut de pays tiers, les approvisionnements français et européens d’Outre-Manche seraient taxés et soumis à des contrôles de sécurité sanitaire. Le prix de carcasse serait majoré de 3-4 € par kilogramme. Toutefois, une nouvelle dévaluation de la livre sterling pourrait atténuer la hausse des prix. L’Union européenne n’aurait pas les moyens de réagir immédiatement en mettant sur le marché davantage de viande ovine produite sur le continent. A vingt-sept, elle ne pourvoirait plus à ses besoins qu’à hauteur de 80 % contre 88 % actuellement en comptant le Royaume-Uni.

Conséquences du Brexit

Sur les étals de la grande distribution, la gamme de produits disponibles serait profondément modifiée en France. Davantage de viande ovine importée d’Océanie, bon marché, pourrait concurrencée la production intérieure et mettre en péril de nombreux éleveurs, sans avoir la possibilité de se reconvertir. La production ovine est en effet présente dans les territoires agricoles très défavorisés où l’activité agricole est très difficile. Cette crainte est tout à fait justifiée. A ce jour, le contingent océanien de viande océanienne à droits nuls est partiellement rempli avec la Nouvelle Zélande (62 % des 228 000 tonnes équivalent carcasse allouées).

Si l’accord négocié entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est finalement approuvé, les échanges commerciaux se dérouleraient comme à l’accoutumée de part d’autre de la Manche jusqu’à la fin de l’année 2020. Et ensuite, le Royaume-Uni aurait avec l’Union européenne, à peu près le même statut que celui de la Norvège actuellement. Toutefois, le Brexit impactera les relations commerciales entre l’Union européenne à Vingt-sept (UE 27) et le continent océanien. Les contingents tarifaires entre d’une part l’UE 27 et le Royaume-Uni, et d’autre part l’Australie et la Nouvelle Zélande sont répartis en fonction des expéditions de viande observées. Avec la Nouvelle Zélande, l’UE 27 reprend la moitié du Contingent de 228 000 téc et avec l’Australie 20 % des 19 000 téc importées.

Maintenir des mesures de protection

Les accords commerciaux actuellement en cours de négociation entre l’UE 27 et les deux pays océaniens reposeront sur ces nouveaux contingents, ce qui réduira d’emblée les opportunités commerciales des pays océaniens. Or, le marché européen est rémunérateur. Le coût de production du kilogramme de carcasse d’agneaux est de 4,9 € en Nouvelle Zélande et de 5,6 € en Australie contre 12,9 € en France dans les troupeaux de 750 brebis. « Aussi, il apparaît essentiel de maintenir des mesures de protection dans l’Union européenne afin d'éviter toute déstabilisation du marché », défend l’Idele, « sinon l’élevage ovin périclitera. Le marché européen offre des marges de développement important si la Chine ferme ses frontières aux importations de viande néozélandaise ».

Actuagri

 éleveurs+ovins+brexit

Précédents articles

07 Mars 2019 | Conjoncture laitière février (CNIEL) : le marché s'assainit [vidéo]
07 Mars 2019 | Coopérative Ovi-Test : un nouveau palier est franchi !
05 Mars 2019 | Méthanisation : APCA et GRDF main dans la main
01 Mars 2019 | Viande bovine : attention aux prix pratiqués ! [point de vue]
26 Février 2019 | Négociations commerciales : la FNPL pointe le manque de transparence des accords
25 Février 2019 | Grille interpro Sodiaal : «l’écœurement» (FDSEA Aveyron)
21 Février 2019 | Salon de l'agriculture : les Aubrac ont quitté Laguiole pour Paris [vidéo]
19 Février 2019 | Restauration hors domicile : FDSEA et JA défendent la viande française
05 Février 2019 | Accord trouvé sur un prix de revient dans la filière viande bovine
01 Février 2019 | Sodiaal Union : accord avec Lidl pour revaloriser le prix du lait (communiqué)
Voir toutes les archives