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16 Juillet 2018 | Actus nationales | Actus Aveyron

Etats Généraux de l’Alimentation : «Indignation et consternation !» (FDSEA-JA Aveyron)

La FDSEA et les JA Aveyron communiquent :

«C’est avec indignation et consternation que la FDSEA 12 et les JA 12 constatent l’échec de la Commission Mixte Paritaire (CMP) chargée d’examiner le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole. A la veille des difficiles négociations commerciales de l’automne, la manœuvre politique l’a finalement emporté sur le réalisme d’un texte respectueux de l’esprit des Etats Généraux de l’Alimentation et du travail conjoint des parlementaires.

Sur la question centrale des indicateurs de coûts de production, rappelons qu’il s’agit juste de mettre à disposition des producteurs une référence neutre et indiscutable dans leurs relations commerciales avec l’aval de la filière. Sans ce garde-fou efficient, que peuvent peser les agriculteurs face à quatre centrales d’achat qui concentrent à elles seules 94% du marché alimentaire national ?

"Sous l’injonction de l’Elysée"

Les députés de la majorité membres de la CMP, apparemment « sous l’injonction de l’Elysée » ont délibérément ignoré cette réalité. Pire, c’est sur cette disposition qu’ils ont fait capoter la CMP, alors même qu’elle avait été votée conforme entre les deux Assemblées ! Pour répondre à la promesse initiale d’inverser la logique de construction du prix et d’aboutir à une meilleure rémunération des producteurs, cette mesure est attendue par les paysans avec impatience car dans le monde agricole, comme nulle part ailleurs, c’est l’acheteur qui fait son prix, et ce, en toute impunité !

Quelques exemples en date, cette semaine, après deux réunions de négociation entre Lactalis et les producteurs qui se sont soldées par un échec, l’entreprise décide seule et annonce son prix. D’abord c’est inacceptable car le prix imposé est insuffisant pour rémunérer le travail des producteurs et rattraper plusieurs mois de crise. Et en plus, il n’est aujourd’hui plus tenable que l’acheteur puisse décider à quel prix il veut acheter !

Les paysans ont besoin de règles du jeu, et vite ! Les négociations commerciales reprennent en septembre et nous ne pouvons pas envisager que l’on tergiverse sur cette question centrale de la construction du prix.

"Qu’elle agriculture voulons-nous ?"

Alors que l’Etat s’oppose à la mise en œuvre de ces mesures de justice, il négocie dans le même temps des accords internationaux, notamment avec le MERCOSUR, qui vont faire entrer sur le marché européen des viandes à bas prix et d’une qualité extrêmement contestable. Alors qu’une juste rémunération est refusée aux producteurs, le Brésil vote un projet de loi destiné à accélérer la mise sur le marché des pesticides. Forcément ! Face à une Europe ouverte à toutes les importations, face à une Europe qui diminue ses soutiens aux agriculteurs, face à des producteurs qui ont du mal à tirer un revenu correct de leur travail, les brésiliens ont compris qu’ils allaient devoir produire plus pour nourrir les européens !

Qu’elle agriculture voulons-nous ? Il est urgent de construire un modèle agricole français et européen qui fasse vivre ses agriculteurs. Une juste rémunération des producteurs est la base d’une alimentation saine !».

 éleveurs+alimentation+GMS

13 Juillet 2018 | Le dessin de Z'lex | Actus nationales

L’actu vue par Z’lex

"Les Bleus en finale... ça peut poser problème...".

 +zlex+éleveurs+bovins

13 Juillet 2018 | Actus nationales /actualites/informations-fco-1.php

La FNPL appelle à plus de transparence pour un retour de valeur

Le 11 juillet la FNPL a participé à l’Assemblé générale du Cniel. Dans un communiqué, publié en marge de cette Assemblée, la fédération a rappelé que les éleveurs s’étaient engagés dans le plan de la filière laitière sur leurs bonnes pratiques.

La FNPL rappelle, cependant, que l’un des engagements fort de ce plan est la répartition de valeur ; « pourtant les transformateurs refusent cette nécessaire transparence », s’insurge l’organisation. « Comment les éleveurs peuvent aborder sereinement la question du prix du lait si on leur cache la valeur de ce qu’ils contribuent à créer » ? s’interroge la FNPL.

Elle souligne également que le Gouvernement a lui aussi sa part de responsabilité et « doit au travers de la loi post-EGA, aider les plans de filière à aboutir pour un juste prix aux agriculteurs et un réel partage de la valeur, comme l’on fait ressortir les débats des EGA ».

La FNPL va demander un rendez-vous avec le Ministre de l’agriculture. Elle reste donc mobilisée afin que les éleveurs puissent obtenir plus de transparence dans toute la chaine alimentaire et appelle à un sursaut de la part des industriels laitiers, des distributeurs et du Gouvernement pour répondre aux espoirs des producteurs de lait.

 éleveurs+lait+FNPL

13 Juillet 2018 | Actus nationales

EGALIM : la FNSEA exprime sa déception suite à l’échec de la Commission mixte paritaire

Le 10 juillet, la Commission Mixte Paritaire a échoué sur le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole. Sénateurs et députés ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur une version commune du texte.

Au lendemain de cet échec, la FNSEA a exprimé son indignation. « A la veille des difficiles négociations commerciales de l’automne, la manœuvre politique l’a finalement emporté sur le réalisme d’un texte respectueux de l’esprit des Etats Généraux de l’Alimentation et du travail conjoint des parlementaires », s’agace l’organisation.

Sur la question des indicateurs de coûts de production, la FNSEA estime qu’il s’agissait juste de mettre à disposition des producteurs une référence neutre et indiscutable dans leurs relations commerciales avec l’aval de la filière. Elle estime que les députés de la majorité, membres de la CMP, « ont délibérément ignoré cette réalité. Pire, c’est sur cette disposition qu’ils ont fait capoter la CMP, alors même qu’elle avait été votée conforme entre les deux Assemblées ».

Alors que Jean-Baptiste Moreau a critiqué « une soi-disant « vision passéiste » de l’agriculture française qui refuserait « sa transformation », la FNSEA souligne que « le passéisme n’est pas l’ADN du monde agricole, ni de la FNSEA ». L’organisation conclu que la « transformation ne se fera pas contre les agriculteurs mais avec eux ».

 éleveurs+alimentation+GMS

11 Juillet 2018 | Actus nationales

PJL Egalim : députés et sénateurs n'ont pas trouvé d’accord

Sans grande surprise, la commission mixte paritaire (CMP) réunie le 10 juillet pour trouver un compromis sur le projet de loi Agriculture et Alimentation a été «non conclusive», a confirmé Jean-Baptiste Moreau, rapporteur, à Agra Presse. Entre députés et sénateurs, «les conceptions étaient trop éloignées, notamment sur la transition du modèle agricole où le sénat avait mis à bas l’ensemble du texte», a-t-il commenté.

Les principaux points de désaccords ont été : le rôle de l’Observatoire de la formation des prix et des marges dans la diffusion des indicateurs de coûts de production, la séparation de la vente et du conseil et l’interdiction des rabais et ristournes lors de la vente de produits phytopharmaceutiques.

Malgré l’échec de la commission mixte paritaire, Jean-Baptiste Moreau souhaite rassurer la profession agricole: «Quoi qu’il en soit le texte sera prêt pour les prochaines négociations commerciales», assure-t-il.

«Cela va être compliqué», avertit Sophie Primas, sénatrice et membre de la CMP. En effet, le projet de loi va reprendre le chemin de l’Assemblée pour un examen en commission des affaires économiques dès la semaine prochaine, puis en septembre en séance publique. Ensuite, direction la Palais du Luxembourg. Si le Sénat adopte la dernière version de l’Assemblée, ce qui semble assez improbable, alors le texte sera définitivement adopté. Sinon, il retournera à l’Assemblée qui aura le dernier mot.

«Sur injonction de l’Élysée, le rapporteur Jean-Baptiste Moreau a fait capoter la commission mixte paritaire (CMP) » dénonce Sophie Primas. En cause, les « modalités d’élaboration des indicateurs contribuant à la formation des prix agricoles » qui ont « pourtant été adoptées par l’Assemblée nationale et par le Sénat » déplore un communiqué de presse de la Commission des affaires économiques du Sénat.

Le projet de loi prévoit que ces indicateurs soient élaborés par les interprofessions où à défaut par l’Observatoire de la formation des prix et des marges. Mesure jugée « inefficace » par Jean-Baptiste Moreau qui souhaite revenir sur ce point alors même que l’amendement à l’origine de cette rédaction a été porté par Grégory Besson-Moreau, député de la majorité.

 éleveurs+alimentation+GMS

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