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19 Novembre 2018 | Actus nationales

Les agriculteurs, plus exposés aux accidents du travail que les autres professions

Dans une publication du 15 novembre, l’Insee dresse un panorama des accidents de travail en fonction des catégories professionnelles. Avec 32 % d’entre eux ayant connu au moins une fois un accident de travail au cours de leur carrière, les agriculteurs font partie des professions les plus exposées, derrière les ouvriers (40 %), quand la moyenne de l’ensemble des secteurs d’activité s’élève à 26 %.

Les causes de blessure diffèrent en fonction de la profession : ainsi, les agriculteurs sont plus souvent victimes de chutes de hauteur (19 % contre 10 % en moyenne), de chutes d’objets (18 % contre 11 % en moyenne), ou d’un accident provoqué par un animal (10 % contre 1 % en moyenne).

A noter que les causes d’accident varient aussi avec l’âge, les jeunes se blessant plus souvent avec leurs outils de travail ou lors d’accident de la route, tandis que chez les plus de 55 ans, les chutes (de hauteur ou de plain-pied) sont à l’origine de 39 % des accidents, contre 19 % pour les moins de 25 ans.

Par ailleurs, 34 % des agriculteurs blessés au travail estiment que le dernier accident les limite encore dans leurs activités quotidiennes, une proportion plus importante que la moyenne. Enfin, les agriculteurs blessés se sont moins souvent arrêtés que la moyenne (64 % contre 74 %), ce qui s’explique peut-être par les spécificités de leur régime de protection sociale, indique l’Insee.

Ils sont en effet un sur deux à déclarer que leur accident a été reconnu ou indemnisé, contre trois sur quatre pour les ouvriers par exemple. Et parmi les accidentés, 15 % des agriculteurs répondent qu’ils n’ont pas été indemnisés parce qu’ils n’étaient pas couverts, contre moins de 3 % pour les autres catégories (à l’exception des commerçants et chefs d’entreprise).

 éleveurs+travail+MSA

19 Novembre 2018 | Actus nationales | Actus végétales

Les céréales bio en progression

« Toutes les surfaces en céréales (blé tendre, maïs, triticale) déclarées en agriculture bio sont en progression aussi bien dans l’Union européenne qu’en France », a indiqué le 14 novembre Marion Duval, adjointe au chef de l'Unité Grains & Sucre chez FranceAgriMer, en marge de la dernière réunion mensuelle de l’établissement public sur les marchés céréaliers. En 2016, 1,94 million ha ont été semés en bio dans les pays de l’UE (+13 % en un an).

Avec 551 180 ha, le blé tendre était la 1ere céréale bio cultivée. En France, le rendement du blé tendre bio calculé sur un période de 10 ans (2007 à 2017) tourne autour d’une trentaine de quintaux par ha. Avec 13 % des surfaces, Renan était la première variété de blé tendre bio cultivée en 2017.

La collecte bio est encore très faible dans la collecte hexagonale des céréales « majoritaires » : 0,8 % pour le maïs, 0,49 % pour le blé tendre et 0,35 % pour l’orge. En revanche, les céréales bio sont très représentées par les céréales « minoritaires » : 25 % pour le sarrazin, 18 % pour le riz, 17 % pour le seigle et 10 % pour le triticale.

En 2017/2018, 412 000 t de céréales bio ont été collectées en France contre 204 800 t au cours de la campagne 2013/2014.

C’est la région PACA qui s’est engagée le plus vite dans le bio (effort bio* de 74,7 % en 2017/18) devant l’Occitanie (19 %). En queue de peloton, on trouve la Normandie (2,7 %) et les Hauts-de-France (2,5 %).

En 2017/2018, 160 000 t de blé tendre ont été collectées en France et 72 000 t importées. En 2018/2019, FranceAgriMer table sur des volumes respectifs de 130 000 t et 98 000 t.

La meunerie est très demandeuse de blé bio : 143 000 t en 2017/2018 et 165 000 t prévues en 2018/2019, suivie des FAB (respectivement 48 000 t et 61 000 t).

Les primes bio payées aux producteurs ne cessent de progresser. Pour le blé tendre, elle est passée de 100 €/t en 2005/2006 à près de 230 €/t en 2015/2016. Même bond pour le maïs qui a vu la prime bio progresser en 10 ans de 50 €/t à 150 €/t.

*effort bio : collecte bio/collecte totale

 éleveurs+blé+bio

16 Novembre 2018 | Actus nationales /actualites/informations-fco-1.php

Négociations commerciales : la FNPL salue l’engagement du groupe Intermarché

(Photo archives VP)

En novembre, les négociations commerciales annuelle entre les entreprises de l’agro-alimentaire et les distributeurs ont débuté. A cette occasion, le président d’Intermarché s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS à condition qu’ils puissent « justifier l’augmentation de la rémunération des agriculteurs en 2019 ».

Le 15 novembre, dans un communiqué, la FNPL a salué cet engagement. Pour l’organisation il s’agit d’une « preuve de responsabilité, partagée, à l’époque, par l’ensemble des acteurs économiques de la filière laitière lors des Etats généraux de l’alimentation (EGA), a été traduite dans la loi post EGA et dans le plan de filière laitière ».

La FNPL demande donc « à tous les industriels et aux distributeurs de s’engager pour que tous les producteurs de lait puissent vivre de leur métier ! » Elle rappelle que l’interprofession est en mesure de calculer des références économiques communes. Le prix de revient moyen des exploitations laitières françaises conventionnelles, qui prend en compte la rémunération des producteurs de lait, atteint 396 euros/1 000 litres.

La FNPL estime qu’une augmentation de 5 % des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs, permettraient d’atteindre ce prix de revient moyen calculé par l’interprofession. « A condition que ces 5 % soient identifiés en toute transparence dans les négociations commerciales », prévient la FNPL qui sera attentive et n’hésitera pas à rappeler publiquement à l’ordre les mauvais élèves.

 éleveurs+lait+FNPL

16 Novembre 2018 | Actus nationales /actualites/informations-fco-1.php

Action FDSEA-JA : «non aux promos sur le lait déjà bradé !» [point de vue]

Une action organisée ce jeudi 15 novembre au magasin Géant d'Onet-le-Château. La section bovins lait FDSEA rencontrera finalement la direction du magasin le vendredi 23 novembre pour "travailler sur des opportunités locales"...

Ce jeudi 15 novembre, FDSEA et JA ont mis la "pression" sur une enseigne GMS de l’agglomération de Rodez, en faisant la chasse aux promotions sur les produits laitiers. Une action nouvelle formule puisque les agriculteurs l’ont relayée en direct sur les réseaux sociaux. Le point de vue de Jérôme Valière, secrétaire de la section bovins lait de la FDSEA, réalisé avant l'action syndicale organisée au magasin Géant d'Onet-le-Château.

- Pourquoi une action dans une GMS ?

«Nous sommes en plein dans le dépôt des ordonnances sur les Etats généraux de l’alimentation. La loi Sapin avait instauré des seuils dans les promotions sur les produits. Aujourd’hui dans le cadre des EGA, nous demandons que la loi limite également le volume des produits en promotion. Parce que les prix de nos produits ne sont déjà pas très élevés, si en plus ils sont en promotion... Nous avons le droit de gagner notre vie et de pouvoir vivre dignement de notre métier ! Il est donc temps de rappeler à l’ordre les distributeurs qui ne respecteraient pas leur engagement de «moraliser les relations commerciales».

- En quoi va consister cette action ?

Nous avons décidé de changer un peu la formule en utilisant les réseaux sociaux. Nous avons l’ambition d’utiliser ces nouveaux outils de communication largement consultés par le grand public mais aussi les médias, les élus, pour faire passer nos messages. Nous savons aussi que les GMS sont attentives à l’image qu’elles renvoient auprès des consommateurs.

Nous allons faire le tour de plusieurs GMS et à chaque promotion abusive que les producteurs vont repérer, ils la relaieront sur les réseaux sociaux».

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 15 novembre 2018.

Compte-rendu de cette action FDSEA-JA dans notre édition datée du jeudi 22 novembre 2018.

Télécharger le dossier de presse ICI

 éleveurs+lait+GMS


15 Novembre 2018 | Actus nationales /actualites/informations-fco-1.php

Le prix de revient moyen du lait français est de 396€/1000 litres (FNPL)

«Le prix de revient moyen des exploitations laitières françaises conventionnelles atteint 396 euros/1000 litres», révèle la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), dans un communiqué de presse du 8 novembre.

«Un indicateur que tout le monde dans l’interprofession connaît et basé sur des données publiques», explique André Bonnard, secrétaire général du syndicat. Mais qui ne sera «pas publié par le Cniel».

En effet, une diffusion par l’interprofession des indicateurs prévus par la loi Egalim ne se dessine pas dans un avenir proche, témoigne André Bonnard.

Les difficultés sont tant techniques – manque de données — que politiques – les trois collèges peinent toujours à trouver un accord concernant la valorisation sur le marché intérieur.

Sur la base de cet indicateur, «pour la FNPL, 5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre ce prix de revient moyen».

À la condition que cette augmentation soit «identifiée en toute transparence dans les négociations commerciales» afin de «concrétiser la revalorisation […] du prix du lait payé aux éleveurs laitiers».

Le syndicat sera vigilant et «rappellera publiquement à l’ordre les mauvais élèves».

 éleveurs+bovins+lait

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