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22 Septembre 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

«Eleveurs en otage, les chiffres plus têtus que les discours !»

Tribune de Christian Bajard, du Berceau des races à viande du Massif central.

A l’issue d’une rencontre du Berceau des races à viande du Massif central, Christian Bajard, coordonnateur du Berceau des races à viande du Massif central, publie une tribune dans la presse agricole.

«Le 31 août, à l’invitation de la FNB, nous rencontrions les plus importants exportateurs de broutards français pour avoir des explications sur la situation de l’export d’animaux vifs sur l’Italie. Alors que le broutard Charolais a perdu 20 cts d’euro/kg en 5 semaines et même 30 cts d’euro par rapport à 2018, les éleveurs du Berceau, déjà fragilisés par une succession de sècheresse sont en colère, en détresse et surtout se sentent trompés par nos exportateurs.

Lors de la rencontre FNB/exportateurs, on nous affirmait que le marché italien était atone, que l’on exportait difficilement les broutards. Mais, que disent finalement les données transmises par le ministère (à partir des remontées des opérateurs de la filière) ? + 1% d’animaux vifs exportés en Italie ces 2 dernières semaines et autant d’animaux exportés qu’en 2019 depuis le début de l’année.

La cotation du jeune bovin italien ne cesserait de s’effondrer ? Faux, les cours du JB à Modène augmentent de 5 centimes cette semaine après 9 semaines de stabilité.

Nous sommes complétement dépendants du marché italien ? Oui mais l’Italie est surtout très dépendante des achats français : 83% des importations des bovins vivants étaient français en 2018 contre seulement 67% il y a 10 ans. Cela devrait traduire un export dynamique. Personne n’a contesté ces données, et personne n’a amené de contradictions à la suite de notre rencontre.

Mais alors, à quoi sert-il de distiller des informations erronées dans les cours de fermes ? A fragiliser des éleveurs déjà bien éprouvés ? Pourquoi les opérateurs français parlent-ils uniquement de la situation de leur client italien omettant de parler de la détresse des éleveurs français ? Nous pouvons légitimement nous interroger, s’agit-il d’une stratégie commerciale encline à créer de la valeur ? La présence d’opérateurs puissants pour exporter aurait pu permettre un équilibre dans les négociations commerciales, l’éleveur ne pouvant éternellement être la variable d’ajustement. Force est de constater que pour le moment, ça ne marche pas.

Notre regard est sans doute trop simpliste, mais nous fondions légitimement un espoir que les exportateurs pèsent de tout leur poids pour rémunérer les éleveurs qui les font vivre. Les éleveurs ne peuvent se satisfaire des réponses qui leur ont été faites. Nous appelons donc à un comportement différent qui ambitionne la création de valeur pour nos broutards reconnus pour leurs qualités sanitaires, leur croissance et leurs qualités de viande. La défense des éleveurs doit être une priorité sinon l’élevage français continuera de se fragiliser. Ce n’est même plus une menace, c’est un fait avéré. Aussi, nous appelons la filière à faire une véritable analyse de marché, à mener une réflexion collective et à apporter une réponse rapide aux éleveurs de ce territoire ! Le revenu des éleveurs se construira avec des prix rémunérateurs. Nous vous attendons !".

 bovins+viande+prix

22 Septembre 2020 | Actus nationales

Réforme de la PAC : encore des divergences entre les ministres des Vingt-sept

«Nous avons fait un grand pas en direction d’une approche générale des États membres sur la future Pac. Malgré quelques divergences, nous devrions y aboutir au mois d’octobre», veut croire le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski (notre photo).

La plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE se sont eux aussi engagés dans cet objectif. Pourtant, leur discussion du 21 septembre à Bruxelles a montré que de nombreuses divergences existaient encore entre eux. La principale: l’architecture environnementale de la future Pac, en particulier la fixation d'une part minimale de l'enveloppe des aides directes à consacrer aux éco-régimes. Mais d’autres questions restent ouvertes : la définition du vrai agriculteur, les dérogations accordées aux plus petites exploitations, les aides couplées, le nouveau modèle de mise en œuvre avec ses indicateurs et ses rapports de performances. C

ertains ont même demandé à rouvrir les discussions sur le règlement OCM unique afin d'améliorer les outils de gestion de crise à la lumière des difficultés liées à la pandémie de Covid-19. «Nous allons avoir une tâche très difficile pour concilier les suggestions de chacun», a admis la ministre allemande, Julia Klöckner, qui préside les négociations.

Paris et Madrid font front commun

Les ministres français, Julien Denormandie, et espagnol, Luis Planas, ont présenté, lors de cette réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, une déclaration commune dans laquelle ils rappellent leurs exigences pour la future Pac en particulier: une conditionnalité renforcée des aides, une enveloppe minimale consacrée aux éco-régimes et l’inclusion des régions à contraintes naturelles dans les 30% du développement rural dédiés à des mesures environnementales ou climatiques. Ils préviennent que le nouveau modèle de mise œuvre de cette Pac ne doit pas conduire à la coexistence de deux régimes de contrôle, l’un de la performance et l’autre des normes.

Concernant ce nouveau cadre de performance, les deux ministres plaident pour un système d’indicateurs simplifié et pour qu'aucune sanction financière ne soit imposée durant les deux premières années de sa mise en place. Ils souhaitent enfin un processus transparent pour l'approbation des plans stratégiques nationaux, la prolongation du régime d’autorisation de plantation de vignes après 2030 et un renforcement du soutien européen aux cultures protéagineuses.

 éleveurs+PAC+europe

21 Septembre 2020 | Actus nationales

Christiane Lambert élue présidente du COPA

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert a été élue, le 18 septembre, présidente du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (COPA). Elle a recueilli 111 voix contre 38 à son opposant polonais Wiktor Szmulewicz, président de Krajowa Rada Izb Rolniczych – (KRIR), l’équivalent de notre Assemblée permanente des chambres d’Agriculture (APCA).

Christiane Lambert succède, pour un mandat de deux ans, à l’Allemand Joachim Rukwied, président du Deutscher Bauernverband e.V (DBV), principal syndicat agricole allemand. Avant elle, Luc Guyau et Jean-Michel Lemétayer, anciens présidents de la FNSEA, avaient aussi été élus président du COPA de 1997 à 1999 pour le premier, et de 2007 à 2009 pour le second.

Juste après son élection, Christiane Lambert s’est déclarée, par voie de presse, « honorée par la confiance de mes collègues européens, mais je suis aussi consciente des responsabilités qui incombent à cette Présidence ».

A la tête du COPA, Christiane Lambert aura à défendre de nombreux dossiers au titre desquels la réforme de la PAC, le Green Deal avec la stratégie Biodiversité 2030 et « Farm to Fork » mais aussi le Brexit et les Plan de relance français et européen. « Je suis convaincue que l’agriculture est un secteur stratégique pour l’Europe – la crise de la COVID l’a démontré. L’Europe doit refaire de la souveraineté alimentaire un objectif stratégique et ainsi redonner une véritable ambition à son agriculture et de l’espoir à ses agriculteurs », a ajouté Christiane Lambert dans un communiqué.

La nouvelle présidente du COPA entend défendre « en cohérence avec les orientations de la FNSEA […] une agriculture européenne, à la fois productive et durable, connectée et ouverte aux innovations », poursuit le communiqué. A sa création le 6 septembre 1958, le COPA comptait 13 organisations membres pour les six États membres d’alors.

Aujourd’hui, le COPA se compose de 60 organisations issues des pays de l’Union européenne et de 36 organisations partenaires d’autres pays d’Europe, comme l’Islande, la Norvège, la Suisse et la Turquie. Dès sa création, le COPA a été reconnu par les autorités communautaires comme le porte-parole de l’ensemble du secteur agricole européen.

 lambert+europe+fnsea

21 Septembre 2020 | Actus nationales

La dégradation de nos échanges extérieurs agroalimentaires s’aggrave

Après un mauvais premier semestre pour le commerce extérieur agroalimentaire français, le second démarre sous des auspices peu favorables. En juillet, le solde de nos échanges dans ce secteur révèle un excédent de 579 millions d’euros (M€) contre 716 M€ en juillet 2019.

Nos exportations ont représenté 5,2 milliards d’euros (Md€), régressant de 300 M€ par rapport à juillet 2019, alors que nos importations ne reculaient que de 170 M€, à 4,62 Md€. La baisse de notre solde a surtout touché nos ventes aux pays tiers dont l’excédent est tombé de 1,02 Md€ en juillet 2019, à 944 millions cette année. Le solde avec nos partenaires de l’U.E se confirme légèrement négatif avec -385 M€, bien qu’atténué par rapport à l’an dernier : 381 M€.

Sur l’ensemble des sept premiers mois de l’année, l’excédent ressort à 3,56 Md€ contre 4,48 Md€ pour la période correspondante de l’an dernier avec un décrochage de nos exportations vers les pays tiers de 1,7 Md€, à 36 Md€. Le principal responsable de cette chute reste le secteur boissons, avec un excédent vins et Champagne en baisse de près de 1 Md€, à 4,14 Md€ et des spiritueux reculant de 2,14 Md€ à 1,5 Md€.

Jusqu’alors, les exportations de céréales qui laissaient encore à fin juillet un solde positif de 4,45 Md€, supérieur de 350 M€ supérieur à celui de la période correspondante de 2019, permettant de réduire les pertes des vins et spiritueux, ne vont plus pouvoir assumer ce rôle car elles sont promises à la chute, compte tenu de la faiblesse de la récolte. Et cela, alors même que l’on ne perçoit pas la possibilité d’un redressement significatif de nos ventes extérieures de vins et spiritueux.

Le bilan à venir de nos échanges extérieurs agroalimentaires n’incite pas à l’optimisme.

 éleveurs+agroalimentaire+europe

18 Septembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Congrès GDS France à Rodez : «La surveillance est l’affaire de tous !»

Pour le président, Michel Combes, 2019 est une «année de résultats» pour les GDS. Les 35 élus et 20 collaborateurs de GDS France en s’appuyant sur les GDS départementaux, «la force de son réseau», ont travaillé sur de nombreux dossiers.

Loi de santé animale, plan BVD, gouvernance sanitaire... sans oublier la représentation professionnelle, l’expertise sanitaire, la construction de programmes collectifs, l’appui aux GDS et au réseau, la gestion des fonds de mutualisation... sont autant de dossiers que GDS France mène de front, résumés par Christophe Moulin, secrétaire général de GDS France.

La loi de santé animale est l’ac- tion stratégique des GDS, votée en 2016 et dont l’application est prévue au printemps 2021. «Notre challenge est la déclinaison française des textes», avance Christophe Moulin saluant le travail des experts et des élus de GDS France à Paris et Bruxelles pour analyser les textes, sensibiliser les acteurs professionnels, défendre le modèle des éleveurs français, coordonner les OPA, collaborer avec la DGAL sur un projet réaliste, proposer des amendements...

«Mais nous avons pris du retard en raison de la pandémie COVID et nous demandons un délai dans la mise en application de cette loi», a avancé Christophe Moulin. Cette demande de report par les OPA a été relayée par le ministre et sui- vie par 25 pays sur 27. «L’enjeu d’une approche globale collective de la santé doit être partagé et nous avons besoin de plus de temps».

Bruno Ferreira, directeur général de l’alimentation, représentant le ministre de l’agriculture et de l’alimentation au congrès, a rappelé combien les GDS faisaient partie des acteurs reconnus et même pré- curseurs dans la lutte à travers un système de surveillance performant : «Les GDS sont de vrais partenaires dans ce chantier et nous avons besoin des professionnels pour écrire les textes sur la règlementation de la surveillance, la gestion des mouvements, l’identification, l’enregistrement, la traçabilité, l’indemnisation... dans un objectif de simplification».

Acteur dans la recherche

GDS France consacre aussi une large part de son activité à la recherche qui se traduit en 2019 par la reprise de la référence Besnoitiose, la concrétisation de paradigm (liens entre résistance et génétique).

Le plan d’éradication du BVD entre aussi dans sa deuxième phase : «Après la première année de surveillance et retrait des animaux IPI, nous entrons dans la phase du contrôle des mouvements», explique Christophe Mou- lin. «Les premiers résultats sont encourageants avec seulement 4% des troupeaux en France en juin qui ont au moins un animal IPI. Les mesures choisies ont porté leurs fruits et ont permis aux éleveurs d’anticiper l’application de sanc- tions au commerce. Autant d’années gagnées face à une maladie qui cause de gros dégâts dans les élevages», poursuit le secrétaire général de GDS France, saluant au passage l’anticipation de l’Aveyron, dans une démarche quasi systématique depuis 3 ans.

Les enjeux sanitaires restent importants pour les années à venir : la biosécurité dans toutes les espèces, la finalisation des plans BVD, IBR, Varroa et la reconnais- sance européenne, la mise en application de la loi de santé animale, la construction de la nouvelle gouvernance sanitaire, le développe- ment des modules de la plateforme sanitaire des GDS, le renforcement des plateformes d’épidémio-surveillance animale et alimentaire, la mise en place de la référence CAEV et Visna Maëdi...

«Nous continuerons à travailler en collaboration avec les organisations professionnelles agricoles, les acteurs de la santé vétérinaire et les laboratoires, avec les services de l’Etat et l’appui des instituts de recherche, en intégrant les besoins de nos concitoyens en matière de sécurité et de santé», a conclu Christophe Moulin.

De son côté, Bruno Ferreira a évoqué quelques points importants : la vigilance à maintenir sur l’influenza aviaire, la peste porcine africaine, la nécessité de maintenir le statut indemne de la France en tuberculose bovine... Et la mise en place du plan de relance par le gouvernement dont un volet (de 130 millions d’euros) est réservé au pacte de biosécurité et au bien-être animal : «les acteurs de la profession ne doivent pas hésiter à s’en emparer pour maintenir la surveillance, clé de voûte de toute votre action, l’affaire de tous !».

Eva DZ

 éleveurs+GDS+sanitaire

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