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18 Janvier 2019 | Actus nationales

Un hard-brexit de plus en plus menaçant

(Photo site internet gouvernement.fr)

Le 15 janvier, le parlement britannique a massivement rejeté l’accord de sortie de l’Union européenne, présenté par la première ministre Theresa May. Ce vote amplifie les inquiétudes des États membres qui craignent une hard-brexit (un brexit sans accord de sortie). Pour se préparer à cette option, le 17 janvier, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé le déclenchement d’un plan pour se préparer à une éventuelle sortie brutale du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Ce plan, préparé depuis avril 2018, « comporte des mesures législatives et des mesures juridiques qui visent à faire en sorte qu’il n’y ait pas d’interruption de droits et que les droits de nos concitoyens ou de nos entreprises soient effectivement protégés », a précisé le chef du gouvernement. À partir du 23 janvier 2019, le gouvernement prendra cinq ordonnances qui seront adoptés en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État.

Les filières agricoles et agroalimentaires françaises font partie des acteurs économiques les plus exposés à ces incertitudes. En effet, l’APCA précise que le Royaume-Uni est un partenaire commercial majeur, il représente le 3ème débouché pour les exportations agroalimentaires et la France est ainsi le 2ème plus important fournisseur de produits agroalimentaires du Royaume-Uni. En cas d'hard-brexit l’APCA craint de lourdes pertes financières, les exportations de vins et spiritueux à destination du Royaume-Uni pèsent pour plus de 1,32 milliard d’euros dans notre balance commerciale.

Les opérateurs laitiers français ont expédié plus de 270 000 tonnes de produits laitiers en 2018. Une sortie sans accord une sortie du Royaume-Uni pourrait donc couter de plus de 500 millions d’euros aux exportations de nos filières agroalimentaires, sur une perte estimée au total à 3 milliards d’euros pour l’économie française.

L’agroalimentaire serait donc le 3ème secteur économique le plus touché, précise l’APCA. Claude Cochonneau, président de l’APCA appelle donc les pouvoirs publics français à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour soutenir les filières agricoles et alimentaires.

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17 Janvier 2019 | Actus Aveyron | Actus nationales

«Rencontre en campagne» FDSEA-JA : coûts de production et revenu au coeur des échanges

La 16ème et dernière «Rencontre en campagne» organisée dans le cadre des élections Chambre d’agriculture par la FDSEA et les JA s’est déroulée ce mercredi 16 janvier à Colombiès, avec Arnaud Gaillot, secrétaire général JA national et Patrick Bénézit, secrétaire général-adjoint FNSEA.

Patrick Bénézit secrétaire général-adjoint de la FNSEA, éleveur de vaches Charolaises dans le Cantal, a participé aux travaux des Etats généraux de l’alimentation préfigurant la loi dite EGAlim. Il a mené le combat syndical en faveur de prix rémunérateurs en lien avec le coût de production. «Nous avons bien avancé sur ce sujet, malgré les difficultés, avec l’appui des réseaux FDSEA-JA. Nous avons milité en faveur de la construction d’un prix «en marche avant», à partir du coût de production, encadré par une réglementation validée par la promulgation des premières ordonnances signées en début d’année».

Arnaud Gaillot, secrétaire général-adjoint de JA national, producteur de lait de vache dans le Doubs (AOP Comté), a loué la dynamique d’installation en Aveyron : «il y a eu 151 installations aidées ici en 2018 ! Donner envie de devenir agriculteur, c’est avoir des prix. Jeunesse et ruralité sera le thème du rapport d’orientation de JA national en 2019. Nous sommes fiers aux JA d’avoir un dispositif d’installation efficace avec une 4ème modulation qui fonctionne bien»

En guise de conclusion, le secrétaire général-adjoint FNSEA a souligné «l’importance de conserver des Chambres d’agriculture départementales, afin de garder le pouvoir dans chaque département, et non au niveau d’une capitale régionale. Notre constat est clair, le niveau de participation aux élections Chambres d’agriculture sera important pour maintenir cette influence départementale. Il faut donc aller voter massivement pour nos listes FDSEA-JA !». L’appel a également été relayé par Arnaud Gaillot, Laurent St-Affre (FDSEA) et Anthony Quintard (JA), ces deux derniers étant têtes de liste FDSEA-JA du collège chefs d'exploitation et assimilés.

Lire l'article dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 17 janvier 2019.

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17 Janvier 2019 | Actus nationales

Le bois traité à la créosote ne doit plus être utilisé pour les clôtures des champs

Suite à un avis de l’Anses jugeant le produit dangereux pour la santé et pour l’environnement, le ministère de la Transition écologique et solidaire a publié le 18 décembre un arrêté interdisant l’utilisation du bois traité à la créosote, un produit habituellement injecté dans le bois pour augmenter sa résistance à l’humidité, aux termites et aux intempéries.

Ces bois traités sont couramment utilisés pour les traverses en bois des chemins de fer et les poteaux électriques. Or, les exploitants agricoles utilisent parfois, pour les clôtures des champs, d’anciennes traverses revendues ou données par SNCF Réseau. Ils doivent désormais arrêter de se procurer ce type de bois. Néanmoins, l’arrêté, qui entrera en vigueur le 23 avril, ne sera pas rétroactif, et les clôtures fabriquées avec des traverses de bois créosoté et déjà installées ne devront pas être remplacées.

En revanche, des prescriptions environnementales s’appliqueront pour leur démontage ou remplacement, en tant que déchets dangereux : emballer les déchets, les étiqueter, obtenir un certificat d’acceptation préalable du centre de traitement des déchets, avant de les traiter dans des installations dédiées (installations ICPE de traitement et de valorisation des déchets dangereux).

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15 Janvier 2019 | Actus nationales

Le marché des tracteurs en baisse de 13,3% en 2018

33 151 tracteurs agricoles neufs, toutes catégories confondues, ont été immatriculés en 2018 (1). Le marché affiche une baisse de 13,3% par rapport à 2017. Le pic atteint en 2017 masque un marché des agroéquipements toujours en contraction depuis 2014.

Les résultats de 2018 sont en baisse en raison du pic d’immatriculations atteint en décembre 2017, sous l’effet de l’entrée en vigueur du Règlement Européen 167/2013 (2) au 1er janvier 2018, selon le communiqué de presse de l'AXEMA, association française des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement. Elle regroupe les constructeurs français et importateurs de matériels agricoles des différentes filières de la production agricole, végétale, animale, ainsi que les producteurs et importateurs de matériels pour l’entretien des espaces verts.

Des résultats en baisse en 2018, par rapport à 2017, sous l’effet du règlement européen 167/201.

Les immatriculations sont en baisse de 13,3% au global. Les tracteurs standards diminuent de 6% à 21 123 unités. Les tracteurs étroits pour vignes et vergers baissent de 27,5% sous la barre des 3000 machines neuves. Les chargeurs télescopiques progressent de 4,7% après une forte baisse en 2017. Les tracteurs espaces verts ont diminué de 35,4%, mais demeurent supérieurs aux niveaux atteints en 2015 et 2016.

(1) Les données d’immatriculation incluent toutes les puissances de tracteurs, ainsi que la France métropolitaine et les DOM-TOM. Les données sont issues de DIVA (Données d’Immatriculation des Véhicules Agricoles) alimentées par le SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules).

(2) Les tracteurs mis sur le marché à partir de 2018 doivent être en conformité avec les nouvel les exigences de réception de ce Règlement. Seul un volume de 10% des modèles de tracteurs vendus au cours des deux dernières années pourra être commercialisé, dès lors que le constructeur a fait valoir sa demande de dérogation auprès du Ministère des Tran sports avant le 31 décembre 2017.

Les parts de marchés des tracteurs dans le document à télécharger ICI


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14 Janvier 2019 | Actus nationales

Les aides découplées n'ont plus de justification pertinente, selon la Cour des comptes

Les aides européennes découplées sont réparties inégalement et n'ont plus de justification pertinente, indique la Cour des comptes, dans une enquête qu’elle a rendu publique le 10 janvier après l’avoir transmise en octobre au ministère de l’Agriculture.

L'analyse des montants moyens d'aide par exploitant, pour les plus grandes exploitations (production brute standard supérieure à 250 000 €), sur la période 2006-2015, « fait apparaître des inégalités, sans lien avec la situation ou les besoins des exploitations, entre les principales orientations culturales », relève la cour. Elle constate « des effets au mieux incertains sur le revenu, sur l'économie des exploitations et sur l'environnement ».

Ainsi, malgré les aides, le revenu annuel de 30 % des agriculteurs a été inférieur à 9 500 € chaque année de 2008 à 2015 (sauf en cultures céréalières et industrielles). La dégradation de la situation des agriculteurs « est illustrée par le triplement du nombre de bénéficiaires du RSA » de 2010 à 2016. « Aucune analyse n'est menée par le ministère chargé de l'agriculture, alors qu'elle serait indispensable pour apprécier l'effet de ces transferts considérables », commente la cour des comptes.

Dans sa réponse, le ministre de l’Agriculture indique que « le cadre d’attribution des aides directes a évolué » depuis 2006 et que sur la mesure de l’impact des aides du Feaga sur les revenus des agriculteurs français son ministère « en prend note ».

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