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21 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Un tiers des éleveurs laitiers et 26 % des producteurs bovins viande très endettés

Après deux années de sécheresse estivale, le redressement des comptes d’exploitation des éleveurs laitiers les plus endettés marque une pause.

En cause, la hausse des charges alimentaires et de carburants pour la seconde année consécutive (+ 8 % en 2019 après + 5 % en 2018) alors que le produit laitier est resté stable (+1 % en 2019). Si bien que l’excédent brut d’exploitation (EBE) a baissé sur un an de 11 % dans le Grand Ouest et de 6 % en zone de montagne par rapport à 2018.

Cette conjoncture défavorable n’a pas permis à de nouveaux éleveurs, parmi les plus endettés, de redresser la situation financière de leur exploitation. Comme l’an passé, un tiers d’entre eux rembourse des annuités supérieures à 40 % de l’EBE et dispose d’une trésorerie négative de 188 €/1 000 l en moyenne pour des charges opérationnelles de 150 €/1 000 l. La proportion d’éleveurs peu endettés (33 % en 2019) et disposant d’une trésorerie nette globale positive, a cependant crû de 5 points en deux ans.

En production bovine, les mêmes causes produisent les mêmes effets. A l’échelle nationale, 49 % des exploitations ont dorénavant un taux d’endettement élevé (annuités supérieures à 40 % de l’EBE) contre 40 % un an auparavant. Mais la proportion de producteurs dans une situation critique avec une trésorerie négative (26 %) reste stable.

 éleveurs+lait+viande

21 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Revalorisation des aides aux bovins laitiers et allaitants pour 2019 (JO)

Un arrêté paru au Journal officiel du 19 janvier réévalue l’aide aux bovins laitiers pour la campagne 2019. Elle est désormais de 81,75 euros par animal primé en zone de montagne (77 euros précédemment) et de 40,20 euros hors zone de montagne (contre 38 euros).

L’enveloppe globale 2019 atteint 42,6 millions d’euros pour la montagne et 84,6 millions hors montagne. Un autre arrêté paru au JO le même jour revalorise aussi le montant de l’aide aux bovins allaitants pour la campagne 2019.

Pour les 50 premières bêtes, les montants unitaires atteignent 167,25 euros par animal primé (contre 166 euros). Pour les 50 suivantes, ils passent à 121,25 euros (contre 121 euros). Par ailleurs, chaque femelle primée est comptabilisée selon un coefficient de 1, au lieu de 0,975 auparavant.

L’enveloppe globale de l’aide aux bovins allaitants totalise 608 millions d’euros en 2019. Réalisées de manière habituelle chaque fin d'année, ces revalorisations permettent d'ajuster le montant des aides aux déclarations réellement effectuées par les éleveurs .

 éleveurs+bovins+lait

20 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Près de 12 500 brebis victimes des loups en 2019

Le nombre des brebis victimes du loup est en légère hausse en 2019. Il s’élève, selon des données encore provisoires publiées par la DDT-Dreal Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la Mission loup, à 12 491 victimes contre 12 055 en 2018. 2 293 attaques sont recensées (2 287 en 2018).

Plus de la moitié des victimes (7 761) sont dénombrées en région Paca, un bilan stable par rapport à 2018 (7 771). Les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes de Haute-Provence, sont, et de très loin, les plus impactés de France avec respectivement 3 103 et 1 852 victimes.

Les Alpes-Maritimes ont connu un rythme moyen de plus de 2 attaques par jour. Deuxième région fortement touchée, Auvergne-Rhône-Alpes où les attaques sont en forte hausse.

Les services de la Mission loup relèvent 1 138 attaques et 3 634 victimes contre 932 attaques et 3 046 victimes en 2018. A noter que le département de l’Ain rejoint, pour la première fois, la liste des départements comptant des attaques du loup. A contrario, l’Ardèche, qui avait subi 3 attaques en 2018, n’en constate aucune en 2019.

Une hausse sensible des attaques est également constatée dans la région Grand Est : 219 attaques pour 513 victimes (contre 157 et 455 en 2018). En Occitanie, en revanche, le nombre d’attaques et de victimes est en recul : 84 et 276, contre 176 et 493 en 2018.

Enfin, la Bourgogne-Franche-Comté a subi 81 attaques pour 222 victimes, et la Nouvelle-Aquitaine 23 attaques pour 85 victimes. Désormais, la présence du loup est constatée dans six régions métropolitaines (sur 13) et dans 39 départements.

 éleveurs+ovins+loup

16 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : la FNB pousse les OP à s'associer

Afin de renforcer leur poids dans les relations commerciales, les éleveurs de bovins viande de la FNB (affiliés à la FNSEA) enjoignent les organisations de producteurs (OP) à collaborer davantage, et notamment à créer une association d'OP (AOP).

C'est qu'ils ont annoncé lors d'une conférence de presse le 15 janvier, en amont de leur assemblée générale les 5 et 6 février à Anse (Rhône), qui portera particulièrement sur ce thème.

«Notre ambition, c'est qu'une vraie ambition de création d'AOP soit annoncée au salon de l'agriculture», a expliqué le président de la FNB Bruno Dufayet. Autre demande adressée aux OP: qu'elles proposent des prix à leurs acheteurs, sans quoi le dispositif de «prix abusivement bas», renforcé par la loi Egalim, ne peut s'appliquer, regrettent les éleveurs.

Pour rappel, les possibilités offertes aux AOP ont été renforcées par le règlement européen Omnibus et pourraient l'être à nouveau dans la prochaine Pac, avec l'extension des programmes opérationnels à de nouvelles filières (après les fruits et légumes et la vigne). C'est notamment la raison qui pousse les groupements de producteurs de porcs de l'UGPVB à travailler actuellement à la création d'une AOP.

 éleveurs+FNB+bovins

15 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

La filière laitière lance sa démarche de responsabilité sociétale France Terre de Lait

Promise par l’interprofession laitière (Cniel), il y a deux ans, dans son plan de filière à l’issue des États généraux de l’alimentation, la démarche «France Terre de Lait, la filière laitière s’engage» a été lancée le 14 janvier.

Cette démarche de responsabilité sociétale est «d’une envergure assez inédite», relève Caroline Le Poultier, directrice générale du Cniel. En effet, elle est commune à l’ensemble des acteurs de la filière (le Cniel comprend depuis 2019 un collège commerce, distribution et restauration) et servira de «socle commun à tout le lait et les produits laitiers» français.

Elle reposera sur quatre axes de performance: économique et sociale (attractivité des métiers, meilleure rémunération des éleveurs…), sanitaire, alimentaire et de production responsable (environnement et bien-être animal).

Chacun de ces axes comprend une série d’engagements évaluables à partir d’indicateurs et d’objectifs fixés pour 2025. «La finalité de cette démarche de responsabilité sociétale est de dire aux consommateurs: "ayez confiance, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs proposent des produits laitiers de qualité"», explique Thierry Roquefeuil, président du Cniel.

Site internet ICI

 éleveurs+lait+vache

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