lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Actualités
Actus nationales

22 Juillet 2019 | Actus élevage | Actus nationales

Sécheresse : vers un taux de 70% pour les avances des aides Pac 2019

Comme l'an passé, pour faire face à la sécheresse, le ministre de l’Agriculture va demander à Bruxelles de faire passer de 50 à 70% le taux des avances des aides Pac versées au mois d’octobre, a-t-il indiqué au Parisien, le 22 juillet. «Cela représentera 1 Mrds € d’avance de trésorerie supplémentaire», a expliqué Didier Guillaume.

Il a également annoncé également que «la clause de force majeure» permettant aux éleveurs de faucher les jachères pour nourrir les animaux sera activée pour 9 départements supplémentaires: la Nièvre, le Cantal, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Loiret, le Loir-et-Cher, la Haute-Savoie, le Jura et le Haut-Rhin. 24 départements étaient déjà concernés par cette mesure.

 éleveurs+sécheresse+guillaume

19 Juillet 2019 | Actus nationales

Chambres d’agriculture : la baisse des moyens envisagée indigne la profession

Dans les discussions liées au projet de loi de finances pour 2020, le gouvernement aurait prévu de réduire le budget alloué aux Chambres d’agriculture, a alerté le 17 juillet l’APCA qui a regretté, dans un communiqué, une baisse des moyens préjudiciable à la transition des exploitations agricoles.

«Le gouvernement ralentit l’engagement dans les transitions agricoles et assombrit encore l’avenir de l’agriculture et des territoires», dénonce ainsi l’APCA, rappelant également son rôle d’employeur dans les zones rurales.

Pour la FNSEA et JA, qui ont réagi dans un communiqué le 18 juillet, si «cette réduction exprimerait une volonté de diminuer la pression fiscale sur les exploitations agricoles», «concrètement, cette charge représente, selon la Cour des comptes, moins de 0,52 % des charges globales d’une exploitation agricole».

Sans compter que, de façon incohérente, «le Gouvernement appelle vigoureusement les agriculteurs à prendre le virage de la transition vers plus de durabilité et en même temps, il supprime les moyens qui permettent d’accompagner massivement ce mouvement : la formation des agriculteurs, le conseil individualisé, l’innovation…», déplorent la FNSEA et JA.

Au moment où un contrat d’objectifs est en discussion entre l’APCA et le gouvernement, «une discussion corrélant objectifs d’action et moyens budgétaires en adéquation aurait été nécessaire», ajoutent les organisations qui demandent la suspension des discussions sur ce contrat d’objectifs.

 éleveurs+chambre+apca

18 Juillet 2019 | Actus nationales

Glyphosate : la nouvelle présidente de la Commission européenne hostile à son interdiction

Ursula Von der Leyen (photo Parlement européen).

Alors qu’elle n’était encore que candidate à la présidence de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen a passé un grand oral devant les groupes parlementaires européens pour obtenir leur soutien avant son entrée en fonction. Aux Verts qui l’interrogeaient sur sa position sur le glyphosate, elle a déclaré qu’elle n’était pas favorable à son interdiction.

Elle a notamment répondu, qu’en tant que médecin, elle faisait confiance à la science, et donc à la décision de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Jusqu’à présent, celle-ci s’est prononcée sur sa non-dangerosité aussi bien pour la santé que pour l’environnement.

A ces mêmes parlementaires qui lui demandait de retirer complètement la réforme de la PAC et d’en présenter une autre, nettement plus favorable à l’environnement, elle s’est contentée de répondre qu’elle voulait d’abord voir ce qui pouvait être réformé et ce qui ne pouvait pas l’être. « La politique agricole a besoin d’une modernisation, pas d’une révision totale », a-t-elle estimée. En précisant que la population n’attend pas une politique agricole, mais une politique alimentaire tenant mieux compte de la variété des espèces et de la protection des animaux.

Elle a également déclaré qu’elle voulait renforcer les efforts de protection du climat en diminuant de moitié jusqu’en 2030 les émissions de gaz à effets de serre, au lieu des 40 % prévus. A noter que sur le glyphosate, les députés autrichiens ont adopté un projet de loi qui l’interdit complètement sur le territoire, au nom du principe de précaution. Ce projet doit encore être approuvé par le Conseil fédéral (la chambre haute) et signé par le Président. Mais selon toute vraisemblance, ils iront dans le même sens pour une décision qui entrerait en vigueur en 2020.

Si les Etats membres peuvent procéder à un retrait d’un produit phytosanitaire, il doit être motivé par rapport à ses effets nocifs sur l’environnement et sur la santé humaine et animale et sur la base des méthodes d’évaluation de l’Efsa. La décision doit ensuite être notifiée à la Commission européenne qui s’assure de sa conformité avec la législation européenne.

 éleveurs+glyphosate+europe

18 Juillet 2019 | Actus élevage | Actus nationales

Fabrications d’aliments : effet positif avec la crise porcine chinoise

En mai dernier, selon les statistiques Coop de France/SNIA, 1,618 Mt d’aliments du bétail ont été produites par l’industrie nationale, soit 0,8 % de plus qu’en mai 2018, qui comptait un jour ouvré de moins, ce qui relativise la comparaison. Celle-ci est plus rationnelle si on la situe sur une période plus longue, en l’occurrence les cinq premiers mois de la campagne.

Durant cette période, les fabrications ont atteint 8,18 Mt, un chiffre quasi identique à celui de la période correspondante de l’année précédente.

Sur cette période, les aliments porcs ont enregistré un résultat très légèrement positif, de 0,8 % mais qui constitue un renversement de tendance pour ce secteur en recul systématique. On doit y voir la conséquence de la vigoureuse reprise du marché du porc, impulsée par les exportations de viande porcine vers la Chine. Celles-ci se poursuivant, le rebond des fabrications d’aliments pour porcs (à l’engrais, notamment) devrait apparaître de plus en plus nettement dans les prochains relevés statistiques.

Les aliments pour bovins ont poursuivi leur progression, + 1,4 %, atténuant le recul de -2,1 %, du compartiment volaille. Pour les 11 premiers mois de la campagne (juillet 2018/mai 2019), 17,93 Mt d’aliments composés ont été produites (résultat pratiquement identique à celui de la campagne précédente, même période) dont 3,6 Mt d’aliments bovins (+3 %) 4,4 d’aliments porcs (-1,5 %) et 7,6 Mt d’aliments volailles (-1,5 %).

 éleveurs+porcs+aliments

16 Juillet 2019 | Actus nationales

UE-Mercosur : la Commission européenne tente de rassurer les ministres de l’Agriculture

Le commissaire européen Phil Hogan s’est efforcé, le 15 juillet à Bruxelles, d’expliquer aux ministres de l'Agriculture des Vingt-huit les concessions faites dans le secteur pour conclure l’accord commercial avec le Mercosur — et de les rassurer. «Nous n’aurons aucun produit arrivant dans l’Union européenne depuis les pays du [bloc sud-américain] qui ne soit pas conforme aux normes alimentaires de l’UE» ainsi qu’à son «ambition climatique et environnementale», a-t-il affirmé.

Espérant que les agriculteurs, comme les ministres, admettront que, «dans le contexte d’une longue négociation, où il y a eu bien sûr des gains importants pour l’industrie, nous avons aussi réduit notre niveau de concessions sur l’agriculture». «La position de la France est à la fois sereine et vigilante», a expliqué Didier Guillaume devant des journalistes. «Il va falloir vérifier un certain nombre de choses», a ajouté le ministre français, citant le niveau d’activation de la clause de sauvegarde (en cas de déstabilisation du marché) et la «capacité d’empêcher qu’entrent dans l’UE et en France des produits agricoles qui ne sont pas» aux normes.

La filière bovine maintient la pression avant le vote sur le Ceta à l'Assemblée

Deux jours avant l'examen par les députés, le 17 juillet, du projet de loi de ratification de l'accord de libre-échange UE/Canada (Ceta), l'interprofession bétail et viande Interbev «alerte une nouvelle fois sur le manque de garanties des viandes importées canadiennes» dans un communiqué du 15 juillet. Le même jour, le gouvernement a reconnu que ce texte pouvait conduire à l'importation de viandes issue d'animaux nourris aux farines animales.

«Rien, dans la règlementation européenne ou le texte de l’accord, ne permet à l’UE d’interdire ces importations», insiste la FNB (éleveurs bovins), dans son propre communiqué du 15 juillet. «Le gouvernement et sa majorité sèment une confusion inédite dans l’esprit des éleveurs et des citoyens», estime la FNB, qui demande «la non-ratification du Ceta.»

 éleveurs+mercosur+ceta

Précédents articles

15 Juillet 2019 | Serres chauffées : FNSEA, APCA, Felcoop, Coop de France regrettent «un encadrement franco-français»
15 Juillet 2019 | «Le Tour de France a des racines rurales» [point de vue]
12 Juillet 2019 | Machinisme : une activité «bien orientée» dans la distribution au 1er semestre
11 Juillet 2019 | Premières estimations de récolte de céréales et d’oléo-protéagineux
11 Juillet 2019 | La FNSEA, l’APCA et la SNCF poursuivent leur partenariat
08 Juillet 2019 | Les prix à la production en hausse de 4 % sur un an en mai 2019
05 Juillet 2019 | L’actu vue par Z’lex
03 Juillet 2019 | «N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas !» (FDSEA-JA)
02 Juillet 2019 | Accord UE-Mercosur : une tromperie pour les consommateurs (FNSEA et JA)
01 Juillet 2019 | UE-Mercosur : un accord sur le dos de l’agriculture
Voir toutes les archives