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17 Octobre 2017 | Actus nationales

Omnibus : les Vingt-huit valident l’accord avec le Parlement européen

Les experts des États membres ont donné leur accord le 16 octobre au compromis trouvé avec le Parlement européen sur le volet agricole du règlement omnibus. Le texte prévoit notamment l’amélioration des outils de gestion des risques (assurance climatique et outils de stabilisation des revenus en particulier).

Malgré les fortes réticences de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne, il renforce aussi le pouvoir de négociation des organisations de producteurs en étendant à l’ensemble des filière les règles du paquet lait: contrat, maitrise de l’offre ou encore possibilité de négocier le partage de la valeur ajoutée au sein des interprofessions (comme dans le secteur du sucre).

A cela s’ajoutent un certain nombre de simplifications concernant le verdissement, les paiements couplés et les aides aux jeunes agriculteurs.

Ces discussions sur le règlement omnibus –dont le volet agricole ne représente qu’une petite partie– doivent, théoriquement, se conclure le 25 octobre. Les nouvelles règles devraient entrer en vigueur dès 2018.

Les grandes cultures saluent le compromis omnibus

Les associations de grandes cultures AGPB (producteurs de blé), AGPM (maïs), CGB (betterave), Fop (oléoprotéagineux) ont salué le 16 octobre le compromis européen sur le règlement omnibus.

Elles saluent « les avancées notoires sur le volet de la gestion des risques » de cet accord du 12 octobre entre Conseil de l’UE, Parlement européen et Commission de Bruxelles, qui offrent « de nouvelles perspectives aux producteurs de grandes cultures », selon un communiqué.

Et de citer la possibilité offerte aux États membres d’abaisser le seuil de déclenchement pour les assurances climatiques à 20 % de pertes, avec un accompagnement public maximal porté à 70 %. Également celle de mettre en place des fonds de stabilisation des revenus sectoriels s’appuyant sur un seuil de déclenchement à 20 % de pertes.

L’accès à ces outils doit s’effectuer « en affectant les fonds récemment transférés du 1er vers le 2nd pilier (de la Pac, ndlr) au financement de mesures de gestion des risques, et notamment pour une assurance climatique plus attractive dès les souscriptions 2018 », plaident l’AGPB, l’AGPM, la CGB et la Fop.

 éleveurs+pac+europe

13 Octobre 2017 | Actus nationales

«De bonnes déclarations d’intention en attendant les actes !» (FDSEA Aveyron)

La réaction de Dominique Fayel, président FDSEA Aveyron, suite aux dernières annonces d'Emmanuel Macron, lors des Etats généraux de l'alimentation :

«Nous attendions les annonces d’Emmanuel Macron avec appréhension car Michel-Edouard Leclerc, notamment, s’était largement épanché dans la presse, menaçant d’augmenter les prix alimentaires ce qui a, je pense, déstabilisé le gouvernement. La distribution reste une puissance qu’il ne faut jamais sous-estimer.

Le discours d’Emmanuel Macron marque un certain volontarisme. La plupart des thèmes que nous souhaitions voir figurer comme le seuil de revente à perte, le cadrement des promotions, la contractualisation ou encore l’organisation des producteurs, sont bien évoqués par le Président. Toutefois nous restons prudents, vigilants et même mobilisés sur la mise en œuvre. Emmanuel Macron a annoncé l’application d’ordonnances début 2018, de manière à avancer plus vite.

Nous ne nous arrêterons pas aux déclarations d’intention, nous attendons une déclinaison concrète. Sur l’évolution des droits de la concurrence à Bruxelles, l’Etat français doit s’impliquer pour repousser les limites européennes et ainsi laisser une marge de manœuvre au cadre national. C’est une question de cohérence !

Plus que jamais dans le contexte actuel de négociations commerciales, nous restons sur la brèche et passerons à l’action si les discours de la distribution sont en décalage avec ses pratiques au quotidien».

Recueillis par Eva DZ

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 12 octobre 2017.

 éleveurs+GMS+macron

12 Octobre 2017 | Actus nationales | Actus végétales /actualites/informations-fco-1.php

Etats généraux de l'alimentation : Macron annonce une loi avant la fin du 1er semestre 2018

(Photo Actuagri)

Au cours d'une longue intervention de plus d'une heure le 11 octobre au marché de Rungis, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la promulgation d'une loi issue des #EGAlim au premier semestre 2018 ; cela pourrait être sous forme d'ordonnance.

E. Macron a repris une partie des propositions issues des travaux du premier chantier, et confirmé les annonces faites la veille par l'Elysée : renforcement des organisations de producteurs et des interprofessions (ex. conditionnement de certaines aides à des tailles d'OP commerciales), meilleure information sur le droit de la concurrence (ex. l'autorité de la concurrence pourra être saisie pour rappeler le cadre réglementaire permettant de s'organiser), renforcement du contrôle et des sanctions (ex. instaurer le "name and shame" en cas de mauvaise conduite dans les relations commerciales), relèvement du seuil de revente à perte - pour les produits alimentaires uniquement - et encadrement des promotions.

Ces deux dernières mesures sont conditionnées à la livraison, d'ici la fin de l'année, de «contrats de filière» par les interprofessions fixant des objectifs d'évolution (ex. part de signes de qualité).

En attendant l'application de ce texte à venir, E. Macron attend des acteurs une application de «l'esprit» de cette loi dans les négociations commerciales qui débutent début novembre. Il a également annoncé une mission parlementaire à mi-mandat pour l'évaluation de cette future loi.

«Responsabiliser» avec des contrats de filière

Emmanuel Macron a dit aux acteurs de l’agriculture et l’agroalimentaire qu’il voulait «d’ici la fin 2017» qu’ils présentent «des plans de filières qui indiquent, filière par filière, les réformes qu’il y a conduire». «Si on n’a pas fait de réforme, ça finira dans deux ou trois mois chez le ministre de l’Agriculture à demander des idées d’urgence. Vous avez votre part de responsabilité», leur a-t-il dit.

Ces plans par filière ont pour objectif de dire « voilà ce dont nous avons besoin pour pour regrouper notre offre, investir pour répondre à la demande des concitoyens, monter en gamme et prendre à bras le corps les défis internationaux», a-t-il expliqué.

Le président de la République a réprimandé les responsables agricoles sur le fait qu’ils avaient «soutenu des choix absurdes» et protégé des filières qui «ne correspondent plus à nos goûts et à nos besoins», évoquant notamment le poulet grand export ou l'exportation de porcs.

Evoquant son souhait de ne pas faire de «chèque en blanc» en relevant le seuil de vente à perte, il a pointé du doigt la filière porcine, où le soutien du marché par la demande chinoise aurait conduit la filière à ne pas faire évoluer son offre.

Evoquant les contrats de filière, il a souhaité que l’on sorte d’une situation où «on continue d’espérer que les Chinois continuent d’acheter du porc à Plérin, à guetter le taux de change pour faire consommer à d’autres populations le poulet que nous n’arrivons à faire consommer aux Français ». Il a tout de même défendu l’idée d’être offensif à l’export.

Macron satisfait sur le fond les trois principaux syndicats agricoles

Quelques instants après les déclarations d'Emmanuel Macron, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a acté la reprise de certaines mesures issues des Etats généraux de l'alimentation, «où nous retrouvons beaucoup des solutions que nous avons portées». Elle a cependant regretté certaines remarques sur les filières d'exportation de porc et de poulet, dont le soutien par les pouvoirs publics a été jugé absurde par E. Macron: «Lorsqu'il a fait l'examen de l'agriculture, il a été approximatif et parfois caricatural sur certains secteurs, mais sur la volonté de montée en gamme, c'est quelque chose que nous portons».

Le président de la Coordination rurale Bernard Lannes «signe tel quel le projet présenté», car il fixe, selon lui, un cadre permettant la concrétisation de sa revendication d'interdire l'achat à perte aux agriculteurs. Il a apprécié l'évocation des négociations de la future Pac.

Le porte-parole de la Confédération paysanne Laurent Pinatel évoque «un discours à la hauteur», où il retrouve «beaucoup de choses que l'on porte depuis des années, notamment comment accompagner les producteurs à produire autrement». Toutefois il se méfie de la place importante des interprofessions dans ce projet: «elles auront besoin d'être rénovées».

Le délégué général de la FCD (grande distribution) Jacques Creyssel accueille de son côté «de bonnes nouvelles correspondant à l'accord que nous avions avec les agriculteurs et la transformation».

Sur son blog, Michel-Edouard Leclerc s'est dit satisfait que le relèvement du seuil de revente à perte ne concerne que les produits alimentaires.

 éleveurs+GMS+macron

12 Octobre 2017 | Actualités en vidéo | Actus nationales | Actus Aveyron

Plan loup : les éleveurs aveyronnais étaient à Lyon ! [vidéo]

Lundi 9 octobre, la ville de Lyon a assisté à la formidable transhumance de 1 200 brebis, suivies d’autant d’éleveurs, venus clamer leur détresse et détermination face aux dégâts considérables causés par le loup dans les pâturages. Parmi eux une délégation aveyronnaise d'une cinquantaine d'éleveurs, inquiets par la présence croissante du loup sur les Causses.

Le compte rendu de la manifestation est à lire dans la Volonté Paysanne, édition du 12 octobre 2017.

 éleveurs+ovins+loup

10 Octobre 2017 | Actus nationales /actualites/informations-fco-1.php

Prix du lait de vache : «un nouvel affront des entreprises» (FRPL Sud-Ouest)

La FRPL Sud-Ouest communique :

"Les annonces de prix du lait faites pour le mois d’octobre par les entreprises privées Lactalis (Lactel, Président …) et Savencia (le Rustique, St-môret, …) sont une nouvelle provocation pour les producteurs.

Alors que les producteurs de lait viennent de subir deux années de crises et que leurs trésoreries sont au plus mal, ces deux entreprises osent baisser, de façon unilatérale, le prix du lait payé aux producteurs en annonçant un prix de 320-325€ /1000L, alors que l’application des indicateurs contractuels de détermination du prix du lait conduisent normalement à un prix autour de 340€-350€ /1000L (prix de base payé en 38 grammes de Matière Grasse et 32 grammes de Matière Protéique).

Ces provocations doivent cesser. L’amélioration des marchés doit bénéficier aussi aux producteurs de lait français.

Si la coopération doit se remettre en question et gagner en efficacité pour garantir une meilleure rémunération à ses producteurs, car aujourd’hui cela n’est pas satisfaisant, les entreprises privées doivent cesser de toujours s’aligner sur le moins disant! Les entreprises doivent respecter les producteurs et leur travail !

Ce nouvel épisode prouve une nouvelle fois le dysfonctionnement de la contractualisation et le déséquilibre du rapport de force OP/entreprise et démontre tout l'enjeu des Etats généraux de l’alimentation.

Aussi, à la veille des annonces du Président de la république sur les conclusions du 1er chantier des Etats généraux de l’alimentation, et notamment celles des ateliers consacrés à la répartition de la valeur ou à l’amélioration des relations commerciales auxquels a activement participé la FNPL, la FRPL en appel à la responsabilité de tous et attend des réponses concrètes et rapides permettant le rééquilibrage du rapport de forces et une juste rémunération des producteurs".

 éleveurs+lait+FNPL

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