Aveyron | National | Par Didier Bouville

BEVIMAC Centre Sud : le pari gagnant des pays tiers

Le mois de juin est celui de l’assemblée générale de l’union de coopératives BEVIMAC Centre Sud mais le COVID étant passé par là, la réunion n’a pu se tenir dans les mêmes conditions que d’habitude. Hervé Chapelle, directeur de la structure, a fait le point sur l’activité 2019 et sur les perspectives 2020/2021.

Confiance est le mot d’ordre pour l’union de coopératives BEVIMAC Centre Sud en ces temps un peu perturbés. Confiance en l’avenir et en la capacité de la structure à répondre aux besoins des marchés. «Notre challenge ces dernières années a été de nous position- ner sur le marché des pays tiers et aujourd’hui nous recueillons les fruits de cette stratégie», commente Hervé Chapelle. «Lorsque le conseil d’administration a pris cette décision fin 2015, ce n’était pas une évidence pour tous, il a fallu s’adapter à ce marché d’animaux plus légers mais plus valorisés que chez nos partenaires historiques en Italie. Parfois il faut savoir oser…».

L’organisation en filière, l’engagement collectif, l’expérience de BEVIMAC à l’export, son savoir-faire en matière de logistique lui ont permis de faire sa place sur ces marchés en devenir. «Il y a encore peu d’opérateurs commerciaux sur ces marchés qui sont, il faut le savoir, soumis à des aléas (sanitaire, monétaire, politique…) mais aujourd’hui nous travaillons en direct avec les éleveurs algériens qui ont été séduits pas les animaux que nous leur proposons», poursuit Hervé Chapelle. La preuve en est en 2019, le volume d’animaux exportés vers les pays tiers a quasiment triplé.

D’ores et déjà, l’union de coopératives BEVIMAC Centre Sud prépare l’après : «nous allons continuer à entretenir les circuits commerciaux avec l’Algérie mais nous ne nous fermons aucune porte. Nous sommes prêts pour la Turquie, le Maroc, Israël…», explique André Veyrac qui préside la coopérative CELIA, partenaire historique de BEVIMAC aux côtés d’UNICOR. D’ailleurs CELIA prévoit d’investir dans un bâtiment à Carmaux qui lui permettrait de recevoir les animaux prêts à l’export, un «outil tampon» entre les élevages et les bateaux en partance de Sète. «Nous lançons de nouvelles prospections, nous avançons doucement mais sûrement parce que nous savons que ces pays peuvent se fermer très vite ! Il faut savoir être patient», confirme Hervé Chapelle.

Si la période de confinement a été plutôt calme, les bateaux repartent sur une belle dynamique. Trois sont prévus d’ici le 15 juillet et à BEVIMAC, on espère revivre le même 2e semestre que celui de 2019.

Eva DZ

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