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18 Avril 2016 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus végétales

 

Cerises et Diméthoate : pour une harmonisation européenne [point de vue]

Le ministre de l’agriculture a décidé d’interdire le Diméthoate, insecticide qui permet aux arboriculteurs de lutter contre la Drosophila Suzukii qui s’attaque notamment aux cerises. Les arboriculteurs craignent une perte de récoltes et la concurrence européenne, alors que Stéphane Le Foll a demandé l’interdiction de la mise en marché de cerises traitées avec ce produit, dans toute l’Union européenne. Une demande sans réponse aujourd’hui qui ajoute à l’inquiétude des producteurs. Le point de vue de Philippe Garlenq (notre photo), arboriculteur dans la vallée du Tarn.

- Quel est votre sentiment sur ce dossier ?

«Interdire le Diméthoate est une bonne chose pour la santé de l’utilisateur et du consommateur. Mais à condition que nous ne soyons pas concurrencés par des cerises importées de pays où cet insecticide est autorisé ! Parce que nos principaux concurrents, l’Italie, la Grèce, la Turquie l’utilisent ! Il faut savoir que cette concurrence déloyale existe sur d’autres produits comme la fraise. Les producteurs d’autres pays utilisent des produits qui sont interdits chez nous depuis plus de 20 ans?! Il faut arrêter ces incohérences pour que nous puissions être compétitifs ! Et que nos efforts en matière de diminution de traitement, soient pris en compte !

- Les arboriculteurs expliquent que le Diméthoate est le seul moyen de lutte contre la Drosophila Suzukii qui fait des ravages dans les vergers. Qu’en pensez-vous ?

Il faut savoir par exemple qu’en Espagne, ce produit est interdit depuis longtemps, nous l’avons constaté lors d’un voyage d’études. Et la pression de cette mouche est identique à celle que l’on constate dans nos vergers. Dans la vallée du Tarn, nous avons eu une grosse pression en 2013 mais depuis, la Drosophila Suzukii est moins présente et nous avons mis au point un calendrier de traitement avec des produits alternatifs moins agressifs et autorisés, testés dans le centre technique national des fruits et légumes».

Eva DZ

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 14 avril 2016.

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