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18 Septembre 2015

Extension de la zone de protection FCO : 78 communes aveyronnaises concernées

Un des deux cas de fièvre catarrhale ovine suspecté dans le département du Puy-de-Dôme s'est révélé positif. 78 communes aveyronnaises sont maintenant concernées.

Les Albres, Almont-les-Junies, Alpuech, Asprières, Aubin, Aurelle-Verlac, Auzits, Bessuejouls, Boisse-Penchot, Bouillac, Bozouls, Brommat, Campouriez, Campuac, Cantoin, Capdenac-Gare, Cassuejouls, Castelnau-de-Mandailles, La Cayrol, Condom-d’Aubrac, Conques, Coubisou, Cransac, Curières, Decazeville, Le Fel, Entraygues-sur-Truyère, Espalion, Espeyrac, Estaing, Firmi, Flagnac, Florentin-La-Capelle, Galgan, Golinhac, Graissac, Grand-Vabre, Huparlac, Lacalm, Lacroix-Barrez, Laguiole, Lassouts, Livinhac-le-Haut, Montezic, Montpeyroux, Mouret, Mur-de-Barrez, Muret-Le-Château, Murols, Nauviale, Le Nayrac, Noailhac, Pomayrols, Prades-d’Aubrac, Pruines, Rodelle, St Amans-de-Cots, St Chély d’Aubrac, St Come d-Olt, St Cyprien-sur-Dourdou, St Félix de Lunel, Ste Geneviève sur Argence, St Geniez d’Olt, St Hippolyte, St Parthem, St Santin, St Symphorien de Thenières, Salles la Source, Sébrazac, Sénergues, Sonnac, Soulages-Bonneval, Taussac, La Terrisse, Thérondels, Villecomtal, Vitrac-en-Viadène, Viviez.

Compte rendu de la réunion sur l’impact économique de la FCO du jeudi 17 septembre au Ministère de l’agriculture

Le Ministre de l’Agriculture a réuni ce jeudi 17 septembre l’ensemble des organisations professionnelles pour   « arrêter   les   modalités   de   gestion   de   la   Fièvre   catarrhale   ovine   (FCO)   et   les   mesures d’accompagnement des éleveurs ». Cette réunion fait suite au  CNO PSAV Santé animale qui s’est tenue le 14 septembre et  aux  différents  groupes  de  travail  qui  ont  eu  lieu  durant  la  semaine  auxquels  participaient la FNSEA et les AS ruminants. Stéphane Le Foll a clairement affiché la priorité de préserver les circuits commerciaux et d'engager les discussions avec les autorités sanitaires de chacun des pays partenaires, répondant ainsi aux demandes de la profession agricole. Concernant l’indemnisation des éleveurs, l’état prendra en charge l’ensemble des coûts de vaccination.

Priorité à la préservation des flux commerciaux

Les négociations en cours ont déjà permis de faire évoluer les exigences de certains pays importateurs d’animaux vifs vis-à-vis de la FCO :

  • Espagne : les animaux pourront être commercialisés après une analyse PCR (virologie) négative si l’animal a passé 14 jours dans un milieu désinsectisé. Accord politique, écriture des règlements en cours.
  • Italie : cette règle devrait également pouvoir s’appliquer dans un premier temps pour les animaux en partance pour l’Italie (le ministère attend la réponse de son homologue italien). Une autre discussion est en cours actuellement portant sur une vaccination de deux injections à 21 jours d'intervalle suivi d'un délai qui est en cours de négociation. Cette disposition a davantage vocation à s'inscrire dans la durée.
  • Pays-Tiers :  le Ministre a affirmé sa volonté de faire évoluer les certificats sanitaires des pays importateurs (Turquie, Algérie, Tunisie...). Les discussions sont engagées.
  • Algérie : l'exigence serait d'exclure les animaux issus d'une exploitation foyer FCO et de procéder à une PCR +14 jours de désinsectisation.
  • Turquie : l'actuel certificat sanitaire prévoit d'exclure les animaux issus de "districts" concernés par des foyers. Les autorités turques ont fait savoir que le district correspondait à la région. Donc à ce jour, seraient exclus les animaux d'Auvergne et du Limousin. Des discussions sur le nouveau certificat sanitaire devront s'engager rapidement avec les autorités turques car le nombre de régions risque de s'accroitre rapidement.

Vaccination
La vaccination restera souvent la première exigence des Pays-Tiers pour importer des animaux vifs d’un pays touché  par  la  FCO.  De  même, si  la  PCR  est envisageable  pour faciliter les échanges  entre  la  France  et  ses voisins espagnols et italiens, dans un premier temps, la vaccination permettra également d’assurer la commercialisation des animaux.
A ce sujet, INTERBEV a estimé le nombre de bovins vifs exportables à 450 000 d’ici la fin de l’année. Le nombre de doses de vaccin actuellement disponible devrait suffire à vacciner l’ensemble du cheptel bovin exportable d’ici la fin de l’année, ainsi que le cheptel ovin destiné à l’export et le cheptel ovin reproducteur.
Les doses  étant  limitées, il  est  impératif que  la  priorisation vers  les animaux  destinés  aux  échanges intracommunautaires et à l’export, ainsi qu’au cheptel ovin reproducteur soit bien respectée. La vaccination pourra démarrer dès la semaine prochaine.

Prise en charge des coûts de vaccination et d’une partie des coûts de blocage
L’ensemble des coûts de vaccination (vaccin et acte de vaccination) devraient être pris en charge par l’Etat. Concernant la compensation des pertes économiques, le Ministre a exprimé sa volonté de prendre en charge les coûts d’immobilisation des animaux sur les exploitations. Il est toutefois resté assez vague quant à la provenance des fonds qui seront mobilisés.
Par  ailleurs,  le  Ministre  a  indiqué  que  la  compensation  des  pertes  économiques  serait  traitée  au  sein  des cellules d’urgence départementales mises en place pour la gestion de la crise de l’élevage.

L'ensemble de ces éléments sont relatifs à des négociations en cours. Nous communiquerons au fur et à mesure des décisions officielles.

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