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15 Décembre 2014 | Actus Aveyron | Actus élevage

 

FDSEA-JA et la zone vulnérable : «ne pas lâcher la pression syndicale !»[point de vue]

La visite lundi 8 décembre du préfet de Région (photo ci-dessus) dans le Ségala n’a pas apporté la réponse attendue par la profession agricole (lire pages 3 et 9 de la VP du 11 décembre). Le point de vue de Thierry Contastin (photo ci-dessous), président de la section Environnement FDSEA Aveyron.

Votre sentiment, suite à la visite de Pascal Mailhos à Moyrazès ?

«Le préfet a certes été à l’écoute de la FDSEA, des JA et de la Chambre d’agriculture. Mais nous attendions plus. Les critères techniques du nouveau classement de la zone vulnérable en Aveyron ne sont toujours pas justifiés à nos yeux. Il est annoncé la suppression de 40 % des surfaces concernées au niveau du bassin. Alors que nous réclamons toujours la suppression totale de la zone vulnérable dans notre département.

Que comptez-vous faire maintenant ?

Ne pas baisser les bras ! La prochaine étape concerne l’enquête publique dans laquelle tous les éleveurs aveyronnais doivent s’impliquer. Notre réseau FDSEA, avec les JA, travaille dans ce sens pour qu’un maximum d’agriculteurs apportent leurs avis négatifs et argumentés contre cette nouvelle carte, sur internet ou par courrier. Rien n’est encore décidé tant que le décret n’est pas signé par le préfet de Région aux ordres du gouvernement. Oui, nous ne devons pas baisser les bras car il s’agit de l’avenir de l’élevage aveyronnais !

C’est-à-dire ?

Les conséquences sont énormes sur nos élevages en terme d’investissements nouveaux pour le stockage des lisiers par exemple. Les pentes représentent 75 % de la SAU départementale. Et on veut nous interdire d’épandre dessus ? Faudra-t-il faire moins d’élevage et plus de cultures en augmentant l’érosion des sols ? Tout cela est d’une incohérence écologique totale, contraire à ce nous pratiquons aujourd’hui. Ne plus répartir l’azote sur l’ensemble de nos prairies nous ferait revenir 25 ans en arrière !

Etes-vous optimiste pour la suite ?

Je le répète, tant que le décret n’est pas signé, il faut se battre pour nos élevages et peser sans relâche. Nous sommes décidés à porter cette affaire en justice si nécessaire. Et à conduire d’autres actions syndicales également !».

Recueilli par Didier BOUVILLE

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