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05 Janvier 2017 | Actus élevage | Actus nationales

Grippe aviaire : abattage des palmipèdes en parcours extérieur dans le Sud-Ouest

Le ministère de l'Agriculture annonce le 4 janvier l'abattage de «tous les palmipèdes en parcours extérieurs» d'une zone incluant une partie des départements du Gers, des Landes et des Hautes-Pyrénées. Soit environ 800 000 animaux, selon l'interprofession foie gras.

Les palmipèdes élevés en bâtiments (ex: reproducteurs) et les gallinacées (ex: poules) ne sont pas concernés. Certains élevages de palmipèdes assurant l'intégralité du cycle de production ne seront pas soumis à cette obligation.

L'opération sera suivie par un nettoyage et une désinfection des bâtiments et des parcours. Elle débutera le 5 janvier et se terminera le 20 janvier. Les abattages seront financés par l’État et les pertes liées à l'arrêt de production indemnisée, annonce le ministère.

Le coût du nouveau plan d'éradication estimé à 80M€ (profession)

Dans un communiqué paru le 4 janvier, l'interprofession du foie gras (Cifog) a apporté plusieurs précisions sur le plan d'éradication de la grippe aviaire H5N8, annoncé par le ministère de l'Agriculture. Le Cifog précise que les abattages seront suivis d'une période de vide sanitaire, estimée à trois mois.

Ces abattages se dérouleront sur quatre sites «afin d'isoler la zone, de limiter les transports d'animaux et ainsi réduire les risques de propagation du virus». L'interprofession estime que cette opération pourrait coûter 80 millions d'euros à la filière (qui s'ajoutent aux 500 millions d'euros du précédent plan de 2016).

«Un changement de paysage depuis quelques années»

«Depuis quelques années au niveau mondial, nous sommes dans un changement de paysage, nous observons une augmentation de l'importance et de la gravité des épisodes d'influenza aviaire, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, explique à Agra Presse, Jean-Luc Guérin, responsable de la chaire de biosécurité aviaire à l'école vétérinaire de Toulouse. «Nous sommes surement dans un changement de paradigme, l'influenza aviaire étant considérée il y a longtemps comme une maladie exotique».

Le chercheur n'explique pas cette augmentation. Cependant selon lui, elle ne peut pas s'expliquer uniquement par l'augmentation de la production. «Nous risquons d'avoir une exposition de plus en plus forte à l'influenza», estime-t-il.

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