National | Par Didier Bouville

Lait : S Le Foll a «bon espoir» de relever le prix d’intervention selon la FNCL

Pour Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), Stéphane Le Foll a «bon espoir» de relever le prix d’intervention au niveau européen afin de le faire passer de 220€/1000L à 270€ voire 280 €/1000L. Une réunion entre la FNCL, la Fédération national des industries laitières (FNIL) et le ministre avait lieu, le 26 août, afin d’«évaluer les engagements pris lors des accords du 24 juillet», selon Dominique Chargé. Ces accords au sein de la filière ont pour but de faire remonter le prix du lait au producteur.

D’après Dominique Chargé, il est ressorti de cette rencontre «l’absolue nécessité» de faire remonter le prix d’intervention européen. «Il n’y aura pas de revalorisation possible et durable du prix du lait en France sans cela», estime-t-il. Il est également revenu sur la nécessité d’élargir les accords à toutes les catégories d’acteurs et de production. Une position que la FNCL avait déjà clairement affichée dans un communiqué du 17 août.

Une réunion avec les acteurs de la restauration hors foyer (RHF) devait également avoir lieu le même jour au ministère de l’Agriculture. La Fédération nationale des producteurs de lait avait d’ailleurs rappelé dans un communiqué du 26 août l’importance pour la filière que la RHF s’oriente vers une origine France dans ses approvisionnements. Cette réunion aurait été reportée de quelques jours et n’aurait donc pas eu lieu, selon certaines sources.

 éleveurs+bovins+FNPL

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Michaël Chavatte, président de la section bovins lait FDSEA et de la FRPL, participait mardi 19 janvier au conseil d’administration de la FNPL.- Vous annonciez lors du conseil d’administration FDSEA du 15 janvier, l’absence d’embellie pour le lait de vache en 2016. Vos craintes se confirment-elles ?«En effet. La collecte de lait au niveau européen a progressé et qui plus est dans des proportions importantes dans les pays du nord de l’Europe. Il en est de même au niveau mondial, excepté en Nouvelle-Zélande. Et face à cette offre dynamique, la demande mondiale s’affaiblit notamment en Russie, en Chine. D’où ce manque de perspectives pour le prix de nos produits laitiers.- Quelle est l’attitude des transformateurs en France face à cette…