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16 Février 2015 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

Plan Loup : des actes maintenant ! [point de vue]

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La fédération nationale ovine a rencontré le 3 février au ministère de l’écologie les ministres Ségolène Royal et Stéphane Le Foll, en présence de Jean-François Carenco, préfet de Rhône-Alpes. Jean-François Cazottes, président de la section ovins viande FDSEA, réagit sur la teneur de la discussion.

Quel est votre réaction suite à ce rendez-vous ?

Il était temps qu’enfin les politiques se préoccupent du dossier loup ! La FNO monte au créneau sur cette problématique depuis 1993, lorsque les premières attaques sur troupeaux sont apparues dans la région alpine. En 20 ans cette menace s’est répandue dans une trentaine de départements avec un nombre de brebis victimes qui a explosé depuis 2009. La non réaction du gouvernement sur l’expansion du loup en France a largement profité au prédateur, qui voit aujourd’hui sa population atteindre les 300 individus estimés.

Que pensez-vous des annonces ?

Le plan loup existe depuis 2013, mais n’a pas démontré une grande efficacité jusqu’à aujourd’hui, au regard du nombre d’éleveurs qui arrêtent la production pour des raisons économiques, mais aussi psychologiques, tant leur désarroi est profond.

L’annonce d’une meilleure mise en oeuvre de ce plan, en fonction des revendications syndicales, est une avancée. Cependant, nous ne pouvons plus, dans l’urgence de la situation actuelle, nous contenter d’annonces. Nous nous prononcerons uniquement sur des actes !

Comment voyez-vous évoluer la situation dans l’immédiat ?

Le loup coûte actuellement 15 millions d’euros -indemnisation des éleveurs, aides aux moyens de protection des troupeaux, agents de l’office national de la chasse...- pris en charge entièrement par le ministère de l’agriculture, c’est inadmissible ! Dans l’urgence, nous demandons de réguler efficacement la population de loups en donnant les moyens aux chasseurs et aux agents de l’ONCFS de prélever enfin le quota prévu par la réglementation. Concernant notre département, des inquiétudes sont toujours présentes, car nous savons que le prédateur est à nos portes.

Recueilli par Bérangère CAREL

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 12 février 2015.

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