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16 Juillet 2019 | Actus nationales

UE-Mercosur : la Commission européenne tente de rassurer les ministres de l’Agriculture

Le commissaire européen Phil Hogan s’est efforcé, le 15 juillet à Bruxelles, d’expliquer aux ministres de l'Agriculture des Vingt-huit les concessions faites dans le secteur pour conclure l’accord commercial avec le Mercosur — et de les rassurer. «Nous n’aurons aucun produit arrivant dans l’Union européenne depuis les pays du [bloc sud-américain] qui ne soit pas conforme aux normes alimentaires de l’UE» ainsi qu’à son «ambition climatique et environnementale», a-t-il affirmé.

Espérant que les agriculteurs, comme les ministres, admettront que, «dans le contexte d’une longue négociation, où il y a eu bien sûr des gains importants pour l’industrie, nous avons aussi réduit notre niveau de concessions sur l’agriculture». «La position de la France est à la fois sereine et vigilante», a expliqué Didier Guillaume devant des journalistes. «Il va falloir vérifier un certain nombre de choses», a ajouté le ministre français, citant le niveau d’activation de la clause de sauvegarde (en cas de déstabilisation du marché) et la «capacité d’empêcher qu’entrent dans l’UE et en France des produits agricoles qui ne sont pas» aux normes.

La filière bovine maintient la pression avant le vote sur le Ceta à l'Assemblée

Deux jours avant l'examen par les députés, le 17 juillet, du projet de loi de ratification de l'accord de libre-échange UE/Canada (Ceta), l'interprofession bétail et viande Interbev «alerte une nouvelle fois sur le manque de garanties des viandes importées canadiennes» dans un communiqué du 15 juillet. Le même jour, le gouvernement a reconnu que ce texte pouvait conduire à l'importation de viandes issue d'animaux nourris aux farines animales.

«Rien, dans la règlementation européenne ou le texte de l’accord, ne permet à l’UE d’interdire ces importations», insiste la FNB (éleveurs bovins), dans son propre communiqué du 15 juillet. «Le gouvernement et sa majorité sèment une confusion inédite dans l’esprit des éleveurs et des citoyens», estime la FNB, qui demande «la non-ratification du Ceta.»

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