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PNR de l’Aubrac : le projet agricole se dessine

02 février 2017

PNR de l’Aubrac : le projet agricole se dessine

Mardi 31 janvier, le syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac, l’UPRA Aubrac et les Chambres d’agriculture de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal ont signé une convention de partenariat pour que soit pleinement intégré le volet agricole dans la charte du futur Parc naturel régional.

«Une convention qui servira le territoire», c’est ainsi qu’André Valadier, président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac a qualifié l’engagement des Chambres d’agriculture des trois départements de l’Aubrac et l’UPRA Aubrac dans la charte du PNR. Un engagement de la première heure puisque ces instances sont partie prenante dans le projet de PNR depuis son émergence et sont pleinement impliquées dans la phase d’élaboration du diagnostic de territoire ainsi que dans la rédaction des mesures notamment agricoles du rapport de charte.

«Nous avons apporté notre capacité à travailler de concert entre les trois régions et les trois départements, ce que nous faisons pour la race Aubrac depuis toujours», a avancé Henry Peyrac, président de l’UPRA Aubrac.

Et pour l’ensemble des acteurs, l’agriculture est le dénominateur commun. André Valadier a en effet rappelé que le concept de Parc naturel régional avait été initié par un ministre de l’agriculture, Edgar Pisani. Du «sur-mesure plutôt que du prêt à porter» comme aime à le qualifier André Valadier, le PNR doit permettre de faire travailler de concert les acteurs locaux au service de leur territoire. «Nous devons veiller à ce que l’agriculture, activité dominante de l’Aubrac, soit appréhendée de manière coordonnée et avec une unité de vue». Pour lui, la présence des Chambres d’agriculture dans le projet va aider à mieux cibler le projet de territoire en prenant en compte les difficultés et les points faibles.

Un territoire acteur

L’environnement n’est en effet, selon André Valadier appuyé par ses vice-présidents, Alain Astruc et Bernard Remise, pas la seule mission d’un PNR : «l’efficacité passe par l’orientation et la maîtrise de nos systèmes agricoles et génétiques. La race Aubrac en est un bon exemple». Pour la signature de ce partenariat, les initiateurs avaient en effet choisi la station d’évaluation de la race Aubrac à La Borie à St Chély d’Aubrac. «Cet outil est né de la volonté commune des éleveurs Aubrac du Massif central», rappelle en préambule Yves Chassany, président de l’Union Aubrac. «Le poste de pilotage de la race Aubrac», ajoute même André Valadier.

Elle a accueilli sa première série d’animaux en 1997, voilà bientôt 20 ans ! «Nous avons voulu cet outil en phase avec notre territoire puisque les animaux que nous y évaluons suivent les orientations d’une race que nous voulons aussi en phase avec son territoire», détaille Yves Chassany. Sa capacité à bien valoriser l’herbe, ressource naturelle de l’Aubrac, ses solides aplombs (la station est la seule en France où les animaux sont à l’attache), une croissance limitée à base de fourrages grossiers, sa facilité d’élevage... sont autant de choix raciaux pour être bien «en phase avec la réalité».

Fort de ces atouts, les responsables de la race Aubrac ambitionnent d’ouvrir leur station d’évaluation aux acteurs socio-professionnels pour communiquer plus largement sur les travaux réalisés dans la race Aubrac en adéquation avec son territoire et les attentes des consommateurs. «Nos travaux doivent continuer, en particulier sur la valorisation de l’herbe, dans nos élevages, par nos animaux. Nous comptons donc sur le soutien des Chambres d’agriculture pour mener ce travail en commun», a encouragé Henry Peyrac. Et Jacques Molières, président de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron de rebondir : «votre station répond complètement aux critères de l’agro-écologie dans ses volets économique, environnemental et social».

Concrètement, la mise en œuvre des mesures agricoles de la charte du Parc, la coordination des interventions des partenaires et la participation du secteur agricole aux actions à mener dans d’autres activités (tourisme, préservation des milieux, énergie,...) impliquent notamment la mobilisation des moyens humains existants au sein des Chambres d’agriculture de l’Aveyron, du Cantal, de la Lozère et de l’UPRA Aubrac. Un agent sera donc chargé d’impulser, d’animer, d’orchestrer la mise en œuvre du volet agricole de charte du PNR, en étroite collaboration avec ces partenaires. «Le travail peut commencer !», a conclu Jacques Molières.

Eva DZ