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Dominique Barrau : «Mont Lait s’installe bien»

05 avril 2018

Dominique Barrau : «Mont Lait s’installe bien»

 

Quatre ans après son lancement, où en est l’association ?

D. Barrau : «La marque Mont Lait s’installe et se développe à un rythme régulier. Elle est présente dans tous les magasins de notre zone de production, c’est un marqueur très fort. Mont Lait représente entre 5 et 25% de leur vente de lait, ce qui prouve qu’il y a encore une marge de progrès dans notre zone de production. Et nous avons entamé un développement sur Lyon, Toulouse. Nous souhaitons continuer d’enraciner la marque dans nos 7 départements et poursuivre son développement.

Quel est le retour aux producteurs ?

D. Barrau : C’est la quatrième année que les producteurs reçoivent un retour mais c’est la première année qu’il s’élèvera à environ 1 000 euros par exploitation. Certes cela ne change pas la vie sur une ferme mais c’est un peu un 13è mois, et la preuve concrète que notre démarche fonctionne. Le niveau de retour a marqué les producteurs qui commençaient à s’impatienter et je les comprends.

En 4 ans, les producteurs de lait de vache ont connu une seule bonne année. A l’APLM, les producteurs ont compris le sens de notre démarche par rapport au marché standard. Leur persévérance a fait la différence.

Quelles sont les voies de développement ?

D. Barrau : L’un des leviers est la communication directe des producteurs aux consommateurs, lors des animations en magasins. Les enseignes nous confirment des pics de vente au moment de ces animations. C’est indéniablement un élément qui installe le produit.

Nous sommes à 7 millions de litres de lait en 2017, nous ambitionnons d’atteindre 18 millions de litres d’ici 2 ans en augmentant les volumes de lait de consommation dans les magasins de notre zone de production et à l’extérieur et en ouvrant une nouvelle gamme de produits : la raclette qui sera présentée au Sommet de l’élevage. Nous travaillons aussi à un projet autour du beurre. Ce sont des décisions importantes pour l’association qui deviendrait alors un opérateur unique mais cela permet d’asseoir la démarche. C’est le conseil d’administration qui prendra la décision de cette étape.

Enfin la communication est aussi un axe de travail : dans la multitude de démarches de producteurs, il n’y a pas de concurrence mais simplement la recherche d’une meilleure rémunération des producteurs de lait. Et les consommateurs y sont sensibles au moment de leur achat. Là aussi l’association devra se prononcer sur la mise en place d’ambassadeurs de Mont Lait pour nous faire connaître.

Etes-vous à la recherche de producteurs ?

D. Barrau : Nous recevons quelques demandes. Nous avons sollicité l’INRA pour qu’il détermine quelques critères différenciant du lait de montagne. C’est à partir de ces critères techniques que le conseil d’administration se prononcera sur l’ouverture. Nous ne pouvons pas être fermés mais nous ne pouvons pas non plus nous ouvrir à tout, notre système de production et d’exploitation doit continuer de répondre à ce qu’attendent les consommateurs d’un lait issu d’une zone de montagne».

Recueillis par Eva DZ