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Confédération générale Roquefort : le Service élevage,une autonomie réaffirmée

05 octobre 2017

Confédération générale Roquefort : le Service élevage,une autonomie réaffirmée

Philippe Boudou, éleveur de brebis Lacaune aux Rives (Hérault), a pris la suite de Luc Estienne, à la présidence du Service élevage de la Confédération générale de Roquefort il y a un peu plus d’un an. Il revient sur le fonctionnement de cette structure et son rôle auprès des éleveurs du rayon de Roquefort.

Comment fonctionne le Service élevage ?

P. Boudou : «Nos 43 techniciens d’élevage apportent au quotidien un service global aux adhérents. Ce service se répartit entre le contrôle laitier, l’appui technique et l’insémination. Chez nous, chaque élevage a son propre référent de façon à proposer un service spécialisé et personnalisé et mettre à disposition la meilleure génétique possible disponible depuis notre centre d’IA au Bourguet à Vabres et notre centre d’élevage tout proche. Ces deux centres emploient 15 salariés. Nos six ingénieurs viennent en appui des techniciens pour les questions spécifiques. Au total, le Service élevage emploie 67 salariés.

Combien d’élevages sont adhérents au Service élevage ?

P. Boudou : Nous comptons 175 troupeaux en Contrôle laitier officiel (CLO), soit environ 80?000 brebis en sélection sur tout le rayon de Roquefort. 600 éleveurs sont utilisateurs de la génétique Lacaune du Service élevage, dont 480 sont en Contrôle laitier simplifié (CLS). Nous travaillons sur le schéma viande en partenariat avec le GID Lacaune dont nous accueillons une centaine de béliers au centre d’ IA.

Quelle est la gouvernance au Service élevage ?

P. Boudou : Quinze personnes élues par les adhérents du Service composent le conseil d’administration, qui élit un bureau et un président. Ne peuvent être élus à la gouvernance du Service élevage que des éleveurs titulaires d’une habilitation Roquefort et utilisateurs du Service.

La mise en place de la nouvelle réforme sur l’interprofession de Roquefort va-t-elle changer la donne pour le Service élevage ?

P. Boudou : Nous allons organiser de nouvelles élections pour renouveler le conseil d’administration en novembre. Mais finalement, l’instauration de nouveaux statuts ne changera rien dans les faits dans notre fonctionnement. Simplement, tout sera désormais écrit dans les statuts ! Ce seront toujours les adhérents du Service qui éliront leurs 15 représentants au sein du conseil d’administration. Dans le fonctionnement, rien ne change puisque nous étions déjà une entité indépendante : notre service est exclusivement financé par les cotisations de nos adhérents utilisa- teurs.

Quelles sont les missions du Service élevage ?

P. Boudou : Hier comme aujourd’hui, notre rôle est de bien réaliser le service global à nos adhérents. De continuer à mettre à disposition un référent par élevage qui peut en cas de demande spécifique, s’appuyer sur un ingénieur du Service.

Notre schéma de sélection Lacaune est encadré par l’OS. Nous partageons les orientations de la race avec les autres structures, Ovi-Test et UNOTEC notamment. Au-delà de la gestion quotidien-ne, nous nous impliquons aussi dans le suivi de projets au niveau régional et national avec les autres bassins laitiers (Pays basque, Corse), au sein du Comité national des brebis laitières (CNBL), avec l’INRA et l’Institut de l’élevage sur le développement et la recherche. Je prends l’exemple du programme Roquefort’In qui nous a permis de mutualiser l’avancée de la génomique en race Lacaune démarrée en 2016. Le transfert des compétences est un point clé de développement pour notre filière. Enfin, nous travaillons aussi sur les dossiers sanitaires des élevages en lien avec FODSA-GDS Aveyron».

Propos recueillis par Eva DZ