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BEVIMAC Centre Sud : SICAGIEB rejoint l’union de coopératives

07 juin 2018

BEVIMAC Centre Sud : SICAGIEB rejoint l’union de coopératives

Lors de son assemblée générale, l’union de coopératives BEVIMAC Centre Sud spécialisée dans l’export de broutards, a annoncé l’adhésion de SICAGIEB, organisation de producteurs de l’Allier. Un rapprochement qui va notamment permettre de développer l’export sur les pays tiers.

Soucieuse de constituer une offre complète source de valeur ajoutée pour les éleveurs, BEVIMAC Centre Sud a accueilli au sein de son conseil d’administration, SICAGIEB. «Nous avions déjà l’habitude de travailler avec ce partenaire, une organisation de producteurs de l’Allier pour exporter des animaux maigres de race Charolaise notamment, vers les pays tiers», a expliqué Pierre Terral, président de BEVIMAC. «Elle va nous permettre de proposer une offre complète à nos clients, durable dans le temps et régulière», a-t-il complété en présence de Maurice Chopin, président de SICAGIEB. Cette OP va entrer au même titre que CELIA et UNICOR, apporteurs historiques de BEVIMAC. «SICAGIEB va défendre son identité autour du Charolais en complémentarité de nos races rustiques», avancent les responsables de l’union de coopératives.

Ce rapprochement officialisé depuis le 1er janvier a déjà marqué l’activité de BEVIMAC. Grâce à l’apport intégral de l’activité de SICAGIEB à partir du mois d’août, l’union de coopératives a commercialisé 4 500 animaux de plus en 2017 (+5%), atteignant ainsi les 95 600 bovins vendus. BEVIMAC a également pu conforter son chiffre d’affaires , frôlant les 110 millions. A noter que l’union a pu verser un complément de prix de 730 000 euros aux associés.

Le plus important débouché reste l’Italie (81 873 têtes, soit 86% des débouchés). Mais grâce au rapprochement avec SICAGIEB, BEVIMAC peut désormais développer ses débouchés vers les pays tiers en particulier l’Algérie (9 227 têtes), la Grèce (4 090 têtes).

«Ces nouvelles opportunités sont créatrices de valeur ajoutée pour nos animaux même si nous avons rencontré quelques complications dues à la fièvre aphteuse en Algérie, au sérotype 4 de la FCO chez nous», témoigne Pierre Terral. «Le potentiel est là puisque par exemple en Grèce, sur le marché export de broutards, BEVIMAC en assure la moitié».

«Nous nous tenons prêts à répondre aux besoins»

Au fil du temps, l’union de coopératives a travaillé sur la logistique du commerce par bateau, depuis le port de Sète : «Nous avons acquis un certain savoir-faire en la matière, ce qui nous permet d’optimiser le coût du transport. Ce qui veut dire que lorsque la Turquie réouvrira ses portes définitivement, nous nous tenons prêts à répondre à ses besoins», assure Pierre Terral.

Pour 2018, les volumes progressent sensiblement. Ainsi à fin avril, les ventes de bovins de BEVIMAC ont augmenté de 8,5% (+ 2 650 têtes). Pour autant cela ne rattrape pas le retard causé par une importante décapitalisation du cheptel allaitant français : entre le 1er septembre et le 1er mars, le cheptel allaitant français a perdu 180 000 bovins, soit deux fois le nombre d’animaux qu’exporte BEVIMAC ! De même le déficit de naissances s’accentue.

L’augmentation de volumes de BEVIMAC laisse entrevoir de belles perspectives. «Sur les 4 premiers mois de 2018, nous enregistrons des hausses des ventes vers l’Italie (+ 14%), vers les pays tiers (+12%) ainsi que vers la Grèce», commente Hervé Chapelle, directeur de BEVIMAC. «Notre dynamisme commercial est soutenu par une demande croissante et à la mobilisation de nos équipes qui chargent des bateaux en une après-midi, parfois le dimanche !», poursuit-il. D’ailleurs BEVIMAC s’est attaché les services de deux personnes supplémentaires, l’une étant spécialisée sur la logistique et l’autre vient en appui du commercial. Une réorganisation qui là aussi, va permettre de faire face à la demande. «Si nous ne sommes pas embêtés par les problèmes sanitaires, nous avons une multitude d’opportunités à saisir et nous sommes prêts !», a conclu Pierre Terral.

Eva DZ