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Assemblée générale d’Ovi-Test : la belle dynamique continue !

08 mars 2018

Assemblée générale d’Ovi-Test : la belle dynamique continue !

L’assemblée générale de la coopérative Ovi-Test s’est déroulée mardi 6 mars au lycée agricole La Cazotte, à St-Affrique, sous la vice-présidence de Joël Agulhon.

«Notre assemblée générale prend hélas un ton particulier cette année, suite à la disparition en 2017 de deux personnes» a introduit le vice-président d’Ovi-Test, Joël Agulhon, «je prends la place du président Jean-Jacques Fabrègues qui nous a quittés à l’âge de 57 ans, au cours de ses six années de présidence de notre coopérative. Nous avons aussi perdu, en décembre dernier, notre ancien directeur, l’un des fondateurs d’Ovi-Test, Jean-Pierre Belloc, à l’âge de 66 ans...». L’assemblée générale a rendu un hommage appuyé aux deux hommes, avec une minute de silence dans l’amphithéâtre de La Cazotte.

Joël Agulhon et Béatrice Giral-Viala, directrice, ont dressé un bilan d’activité et financier positif pour l’exercice 2016-2017 de la coopérative regroupant 2 035 adhérents, chapeautée par un conseil d’administration de 23 personnes pour la section des adhérents coopérateurs. Le nombre d’adhérents actifs reste relativement stable.

L’activité insémination artificielle (IA) est en légère baisse cette année (- 5 616), et pour la première fois, du fait de l’augmentation significative de producteurs vers l’agriculture biologique, «dont le cahier des charges ne rend pas possible la synchronisation des chaleurs» précise Joël Agulhon. «Sur environ 1 000 producteurs faisant régulièrement des IA, 150 se sont orientés vers l’agriculture biologique l’an dernier. C’est une tendance importante». En revanche, cette évolution est positive pour la vente de reproducteurs mâles qui est en forte hausse.

Le marché export de reproducteurs mâles et femelles est sur une bonne dynamique, principalement vers l’Espagne qui concentre aujourd’hui les deux tiers des volumes.

Ovi-Test Ibérica

La coopérative a par ailleurs décidé l’an dernier de se développer dans ce pays avec la société Ovi-Test Ibérica, et la création d’un centre IA au sud de la région de Madrid. «L’activité de ce centre a été lancée en mai, avec des béliers Lacaune de notre centre de La Glène (Saint-Léons) et trois inséminateurs espagnols que nous avons formés ici» explique Joël Agulhon. «Nous avons le contrôle de cette société à hauteur de 70 % avec deux associés espagnols. Nos prévisions de développement sont déjà favorables avec des résultats IA équivalents à ceux réalisés chez nous». Une quinzaine d’élevages sont pour l’heure impliqués dans ce réseau espagnol, au rythme de 300 IA/jour, trois fois/semaine avec un total de 20 835 IA comptabilisées fin décembre 2017.

Pour Joël Agulhon, cette diversification d’Ovi-Test à l’international vise une ambition économique bien calculée : «notre centre IA espagnol doit générer des plus-values financières par la vente de reproducteurs (à bon prix) à Ovi-Test Ibérica et de la marge sur l’IA en Espagne. Tout cela contribuera à développer plus encore le schéma génétique sur notre bassin de production national». Les producteurs espagnols concernés sont à la tête de troupeaux importants en effectifs, et produisent du fromage de brebis dit «de garde» et de la tomme.

Nouvelle Zélande

Autre levier de développement de la coopérative Ovi-Test, la vente de semences congelées Lacaune vers La Nouvelle Zélande depuis 2017, en collaboration avec le service Elevage de la Confédération générale de Roquefort. «L’an dernier, chaque structure a exporté 4 500 doses vers ce lointain pays» indique Joël Agulhon. «C’est là-aussi un autre marché porteur. Les Néo-Zélandais veulent produire du lait de brebis pour le transformer en poudre, puis l’exporter vers le marché chinois».

Tous les voyants de la coopérative sont donc au vert. «Nous sommes dans une bonne routine» note Joël Agulhon, «avec un peu moins d’éleveurs du fait de l’évolution démographique agricole constatée partout, mais notre production ovine reste stable, installe des jeunes, dans une zone de production dynamique». Le vice-président insiste : «en dehors de la baisse des IA du fait des conversions AB, notre activité globale, reproducteurs, échographies (+ 4,41 %), est en augmentation pour la cinquième année consécutive. Le passage à la sélection génomique en ovin lait lancé depuis le millésime 2015 confirme la pertinence de cette méthode de sélection, avec un gain génétique de 25 % depuis trois ans !».

D.B