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Visite du ministre de l'agriculture : «Alimentation : engager une logique de valeur» (FDSEA-JA)

08 juin 2017

Visite du ministre de l'agriculture : «Alimentation : engager une logique de valeur» (FDSEA-JA)

Jacques Mézard, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, a été accueilli par la profession agricole samedi 3 juin, dans la matinée, sur une ferme bovins lait de Marcillac-Vallon. Les responsables des organisations professionnelles ont abordé avec lui l’ensemble des problématiques qui touchent le monde agricole aveyronnais, avant la réunion programmée dans la foulée à la préfecture à Rodez.

Jacques Mézard s’était déplacé en Aveyron pour soutenir les candidats «La république en marche !» aux élections législatives. Le nouveau ministre de l’agriculture n’a pas omis, en même temps, «de prendre le pouls de l’agriculture aveyronnaise», a-t-il dit en aparté. Il a été accueilli à Marcillac Vallon sur la ferme du GAEC Pradels par Dominique Fayel (FDSEA), Sébastien Granier, Anthony Quintard, Germain Albespy (JA), Jacques Molières (Chambre d’agriculture). Le ministre a échangé avec Isabelle et Jean-Claude Pradels dans la salle de traite, puis est entré en discussion dans la stabulation avec les représentants agricoles du département.

Dominique Fayel lui a fait part de l’inquiétude des producteurs de lait de vache : «les prix actuels ne reconstituent pas les trésoreries», relève le président de la FDSEA, «sur deux années de crise, une exploitation moyenne a perdu plus de 40 000 euros de chiffre d’affaires. Nous sommes ici dans une région où les terres ne sont pas plates, avec un parcellaire dispersé, et une agriculture familiale dont le modèle est un peu bousculé. Nous sommes dans une période charnière. Et des agriculteurs se demandent s’il faut continuer, ou bien laisser tomber...».

Etats généraux de l’alimentation

Dominique Fayel a appuyé le propos en lien avec le revenu, le prix payé au producteur : «depuis 40 ans, nous sommes dans une logique du moins cher, avec des exigences, des normes et des contraintes en plus. La question de la valeur des productions est plus que jamais au centre des préoccupations». Alors que «le consommateur demande plus de sécurité, de qualité des aliments, de bien-être animal, de qualité de l’eau, parle aussi d’impact sur le climat, de techniques culturales... Combien vaut l’alimentation ?», interroge le président de la FDSEA. «Quelle part de la valeur du produit pour le producteur ? Quel sera le revenu des agriculteurs demain ?».

Dominique Fayel a évoqué les prochains Etats généraux de l’alimentation (annoncés par le candidat Macron dans son programme), dont l’objectif est de «redéfinir de nouvelles relations commerciales» entre producteurs, transformateurs, distributeurs (GMS), mais aussi les consommateurs. Un sujet en lien avec la révision annoncée de la LME «où il est urgent de donner plus de poids aux producteurs», insiste encore Dominique Fayel. «L’Etat doit fixer des régles commerciales équitables, et les faire appliquer !», a martelé le président de la FDSEA, au côté de Jacques Molières.

D. B.