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CELIA, section Nord-Aveyron : «un avenir sécurisé»

10 mai 2018

CELIA, section Nord-Aveyron : «un avenir sécurisé»

En préambule de son assemblée générale fin juin, la coopérative CELIA réunit en assemblée générale ses sections territoriales. Celle du Nord Aveyron se déroulait vendredi 4 mai à Saint Rémy de Montpeyroux.

Malgré un contexte difficile, la coopérative CELIA a réussi à tirer son épingle du jeu en 2017. Les volumes d’activité sont constants : plus de 71 000 bovins et plus de 86 000 ovins commercialisés après une année 2016 à +12% avec l’arrivée des adhérents de Bovi PC. «Nous avons réussi à rattraper le retard de l’automne grâce à l’investissement de nos équipes pour apporter la meilleure valorisation possible à nos 2250 apporteurs», a avancé André Veyrac, président de CELIA. Ainsi toutes les catégories d’animaux ont vu leur prix augmenter : +11 centimes/kg pour les broutards par exemple.

La fidélité valorisée

Et les dirigeants de la coopérative ont tenu à remercier les adhérents OP qui accordent leur entière confiance à CELIA. «Nous essayons de les orienter et de les conseiller vers les marchés les plus rémunérateurs avec un accent particulier pour le débouché croisé», détaille ainsi Hervé Chapelle, directeur général, affichant + 51 euros/Aubrac croisé et +48 euros/Aubrac pur (+ 14 euros en Charolais et + 15 euros en Limousin). «A poids égal nous encourageons à hauteur de 3 centimes/kg, l’éleveur qui produit des animaux croisés», appuie-t-il. Parallèlement, Hervé Chapelle a présenté les résultats des taureaux d’excellence Charolais que les adhérents peuvent privilégier au vu de leurs résultats en facilité de naissance. Il a également encouragé les éleveurs à soutenir la filière Fleur d’Aubrac IGP, et à s’engager dans la bonne conformation des animaux.

Languedoc Lozère Viande, fer de lance

Sur le marché de la viande, le groupe CELIA peut s’appuyer sur les belles performances de Languedoc Lozère Viande (LLV), entreprise dans laquelle elle est engagée à hauteur de 92%. «Le groupe affiche un résultat net de 330 000 euros grâce notamment à la belle progression de LLV qui affiche un chiffre d’affaires en progression de 7%», assure Hervé Chapelle. L’atelier de découpe apporte les résultats attendus avec plus de 3 500 tonnes travaillées. «L’accent est davantage mis sur les viandes travaillées plutôt que sur les carcasses entières ou demi-carcasses, en réponse aux demandes des clients», a expliqué André Veyrac, qui, vu la croissance de LLV, prévoit un nouvel investissement à l’horizon 2020 pour agrandissement. «Grâce à cet outil, nous pouvons organiser la transformation des produits sur notre territoire et ainsi surfer sur cette image d’un produit attaché à son territoire», poursuit André Veyrac.

Le marché de la viande est aussi davantage porteur du fait de la décapitalisation du cheptel allaitant français (-100 000 animaux). Du côté du marché du maigre, les indicateurs sont aussi au vert notamment pour les systèmes naisseur - engraisseur. Question débouchés, les incertitudes demeurent sur le marché italien, qui s’il reste un acteur dominant, est victime d’une restructuration par la faillite et d’un resserrement sur des animaux ne dépassant pas les 16 mois et les 450 kg. «Nous devons être capables de nous diversifier. L’exemple de la Grèce a été probant en 2017 avec deux camions par semaine et une bonne plus-value», avance Hervé Chapelle. Une bonne nouvelle de courte durée malheureusement du fait de l’arrivée du sérotype 4 ! Les pays tiers sont toujours porteurs. Malgré quelques chahuts en Algérie avec la fièvre aphteuse, les procédures administratives et la FCO, le pays reste un débouché intéressant et intéressé par les animaux proposés, notamment la race Aubrac, par CELIA via BEVIMAC qui assure l’export. «Nous espérons aussi une réouverture des relations avec la Turquie», a indiqué André Veyrac. «C’est une cible prioritaire, un pays avec des besoins importants (13 kg/habitant/an) et qui a une bonne image du bétail français». Une délégation turque sera d’ailleurs reçue au centre de Saint Rémy de Montpeyroux dans le cadre du Sommet de l’élevage en octobre (lire aussi en page 12).

Pour suivre les tendances du marché, en particulier les nouvelles attentes des consommateurs, la coopérative est en refléxion sur une certification agro-environnementale de ses exploitations. «L’idée est de pouvoir apporter de l’information sur les conditions de production. Le bien-être animal, les gaz à effet de serre, la biodiversité,... sont autant d’éléments qui interrogent les consommateurs et sur lesquels nous pouvons apporter des réponses», avance Hervé Chapelle.

«Le marché est vaste, nous devons nous donner les moyens de prétendre à tous les marchés dès lors que nos animaux sont qualifiés indemnes IBR et vaccinés contre les sérotypes 4 et 8 de la FCO. Votre coopérative est à vos côtés et travaille pour l’avenir», a conclu plein d’espoir André Veyrac.

Eva DZ