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Union de coopératives BEVIMAC Centre-Sud : leader dans l’export d’un terroir

15 juin 2017

Union de coopératives BEVIMAC Centre-Sud : leader dans l’export d’un terroir

BEVIMAC Centre Sud a vécu une année exceptionnelle en nombre de têtes exportées, dépassant les 91 000 animaux, essentiellement des bovins et en chiffre d’affaires qui atteint les 100 millions d’euros. Un dynamisme que le nouveau président, Pierre Terral, compte bien mettre à profit pour développer encore la valorisation aux éleveurs via l’ouverture de nouveaux marchés.

L’Union de coopératives BEVIMAC Centre Sud affiche un joli résultat. En effet, le volume d’animaux qu’elle a exporté est en forte progression (+ 8 610 têtes soit +10 %). La majorité de l’activité repose sur des bovins (+ 91 000 têtes) réalisant un chiffre d’affaires dépassant les 100 millions d’euros. «Cette belle progression est à mettre sur le compte de l’activité en hausse vers les pays tiers et notamment l’Algérie depuis décembre 2015. Le conseil d’administration avait alors décidé de prendre à bras le corps ce marché en direct», détaille le directeur, Hervé Chapelle.

«Vendeur direct, c’est un nouveau métier pour nous, notamment en terme de logistique mais nous avançons pas à pas et nous pouvons compter sur nos partenaires pour satisfaire pleinement cette nouvelle clientèle», complète-t-il. Ainsi en lien avec son réseau de coopération, BEVIMAC Centre Sud complète son offre avec des veaux sevrés, des génisses laitières et babys via BEVI d’Oc. Même si les races rustiques en particulier la race Aubrac, reste la priorité. L’autre raison à cette poussée des volumes est la plus grande disponibilité de broutards à l’automne avec le décalage des vêlages. «Ces volumes supplémentaires ont pu être exportés en plus grand nombre vers l’Italie et la Grèce», expliquent les responsables de BEVIMAC.

Si le débouché vers les pays tiers (essentiellement vers l’Algérie) a été multiplié par trois (il représente 10 % de l’activité de BEVIMAC), néanmoins l’Italie reste une valeur sûre, représentant plus de 86% des volumes exportés. L’Union de coopératives est aussi le deuxième opérateur en Grèce. Mais elle ne compte pas rester sur ses acquis. Son nouveau président, Pierre Terral, donne la tendance : «le contexte économique reste difficile avec une baisse du potentiel engraissement en Italie, une restructuration des outils, des marchés vers les pays tiers soumis à des aléas sanitaires et politiques, mais nous allons tout mettre en œuvre pour que les produits de nos adhérents issus de CELIA (39,5% des apports), d’UNICOR (33,5% des apports) et BEVI d’Oc (27% des apports) bénéficient de la meilleure valorisation possible».

«Le marché des pays tiers permet de dégager une bonne plus-value mais c’est un marché exigeant, qui demande de la régularité dans les approvisionnements», complète Hervé Chapelle. Si pour l’heure le marché vers l’Algérie est bloqué en raison de cas de fièvre aphteuse, les responsables de BEVIMAC Centre Sud comptent sur le soutien du nouveau gouvernement et en particulier du nouveau ministre de l’agriculture pour faciliter les échanges avec les pays tiers. «Des portes pourraient s’ouvrir vers Israël, la Tunisie ou encore le Maroc où un plan de développement agricole est en cours. Notre gros avantage en Aveyron est la proximité avec ces pays méditerranéen et nos «entrées» sur le port de Sète», argumentent les responsables de l’Union de coopératives.

Eva DZ