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FD CUMA : qualité de travail, disponibilité à l’adhérent, baisse des coûts de revient

16 mars 2017

FD CUMA : qualité de travail, disponibilité à l’adhérent, baisse des coûts de revient

Maîtriser au mieux le prix des services, valoriser le service aux CUMA, s’adapter aux demandes et contraintes, c’est le challenge que doivent relever les CUMA pour pérenniser leur activité et s’assurer l’engagement de leurs adhérents. La FD CUMA s’est appuyée sur quatre témoignages de CUMA ayant mis en œuvre des actions pour optimiser leur matériel. La table-ronde a été animée par Pascale Calderan, nouvelle directrice de la FD CUMA de l’Aveyron qui partagera son temps avec la direction de la fédération départementale du Tarn.

«Il n’existe pas de solutions toutes faites mais on peut s’inspirer de ce qu’ont imaginé des CUMA pour avancer !». Quatre d’entre elles sont ainsi venues partager leur expérience.

Dominique Bessière est trésorier de la CUMA de Lebous (secteur Réquista), il a œuvré à la mise en place de Rés@CUMA, logiciel de gestion en ligne des plannings de matériel. «L’objectif était de soulager les responsables d’activité. Nous avons démarré sur le service téléscopique que je pilotais. La charge du planning devenait trop prenante surtout en fin de semaine avec une foule de coups de téléphone à gérer ! Au début, les adhérents étaient réticents sur cette nouvelle approche informatique, ils appréhendaient l’accessibilité à internet mais après seulement quelques mois d’utilisation, tout le monde l’a adoptée !

Chacun via un identifiant et un mot de passe a accès à la plateforme Res@CUMA sur ordinateur, tablette ou téléphone portable, où il consulte la disponibilité du matériel et réserve selon ses besoins. A chaque réservation, le responsable du planning est informé par SMS. Cette gestion en ligne n’a en rien coupé la communication entre les hommes, elle s’est même renforcée puisque les adhérents s’appellent souvent entre eux pour disposer du matériel quelques heures par exemple. Ils apprécient cette souplesse et c’est aussi plus transparent pour tout le monde ! En 5 ans, le matériel a été optimisé (gain de 100h par an), la prise de responsabilité est moins lourde et les adhérents sont davantage investis. Tout le monde est au même niveau !».

A la CUMA de Lalo (secteur Villefranchois), le chantier de semis de maïs a été optimisé. Il était jusqu’alors assuré par deux adhérents mais l’un d’eux partant à la retraite, il a été remplacé par le chauffeur de la CUMA qui s’est spécialisé sur le service complet. Les chantiers semis et entretien sont réalisés sur des journées complètes à partir de 6h?: l’adhérent démarre, le salarié prend le relais et l’adhérent reprend la main pendant les pauses.

La CUMA est passée de deux à un semoir avec un tracteur dédié à cette activité (elle peut compter sur le soutien des CUMA voisines en cas de panne). Aujourd’hui elle assure 150 ha semés pour 150 h facturées (32,5 euros pour le matériel + 16 euros/heure). Ce prix correct et compétitif couplé à une rapidité de service offre toute satisfaction aux adhérents.

Collaborations réussies

Sur la même commune, la CUMA du Plateau de Lunel et la CUMA de St Félix de Lunel collaborent depuis de nombreuses années. «Nous avions deux ensileuses en fin de vie, peu performantes, peu fiables et avec un coût de revient élevé, au moment du renouvellement, nous avons décidé d’investir ensemble», expliquent Fabien Veyrac et Damien Delagnes. Ils ont pris le temps pour mettre en adéquation les besoins et attentes de tous. Six mois de discussion ont été nécessaires !

Finalement ils ont acheté une machine performante et ont choisi de facturer en deux temps : pour moitié à l’hectare et pour moitié à l’heure, ce qui a permis de lever les craintes quant à la disponibilité du matériel et au temps d’attente et quant à la taille des chantiers. «Nous travaillons en binome, un responsable ensileuse dans chaque CUMA qui font un point hebdomadaire.

Désormais la charge de travail est concentrée sur 10 jours (170 à 180 h/an) pour un service optimisé», témoignent les deux représentants des CUMA. Pour simplifier, l’adhésion à l’activité est directe à la CUMA qui a investi, celle du Plateau de Lunel pour l’ensileuse. Cette collaboration réussie a donné d’autres envies aux deux CUMA, même si chacune entend bien garder sa propre structure pour une proximité de service et une responsabilité partagée. D’autres projets collectifs sont nés sur le rouleau en 2012 à St Félix de Lunel, le semis direct, la bétaillère,... «Nos matériels sont optimisés avec un coût de revient moins élevé pour les adhérents», concluent les responsables.