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Sections ovines FDSEA : agneau et Roquefort sur la route des vacances

17 aout 2017

Sections ovines FDSEA : agneau et Roquefort sur la route des vacances

Les sections ovines de la FDSEA ont organisé vendredi 11 août une dégustation de viande d’agneau Label Rouge et de fromage de Roquefort sur l’aire du Larzac, au bord de l’A75, sur la commune de l’Hospitalet du Larzac.

Le rendez-vous des éleveurs de brebis avec les vacanciers commence à devenir récurrent. En 2016, l’aire de l’Aveyron avait déjà accueilli une opération de promotion des produits issus de l’élevage ovin local. Après une première action en avril 2017, une semaine avant Pâques, les éleveurs se sont à nouveau retrouvés sur l’aire du Larzac, vendredi 11 août. Au menu : dégustation d’agneau fermier des Pays d’Oc, Label Rouge, et de fromage de Roquefort.

«L’aire du Larzac est un lieu de passage incontournable sur la route qui mène vers la Méditerranée», explique Jean-François Cazottes, président de la section ovins viande de la FDSEA de l’Aveyron. «Cela en fait un lieu stratégiquement intéressant pour faire la promotion de nos produits. D’autant que l’élevage ovin est un emblème du Larzac».

Les dégustations poursuivent ainsi plusieurs objectifs, présentés par Thierry Agrinier, président de la section ovins lait de la FDSEA de l’Aveyron. «Nous, éleveurs, devons participer à faire la promotion de nos produits. La viande d’agneau souffre encore de beaucoup d’a priori, concernant notamment son goût jugé trop fort». La consommation de viande ovine en France a en effet lourdement chuté en moins de 30 ans. En 1990 elle était de 5,4 kg par habitant et par an, contre 2,6 en 2015. En matière de viande, les habitudes alimentaires des Français se portent plutôt vers le porc (38 % de la consommation), la volaille (31%) et le bœuf (28%). La viande ovine ne représente en fait que 3% de la consommation totale de viande des ménages.

A travers les dégustations, les éleveurs ont l’opportunité d’expliquer les conditions d’élevage de l’agneau local qui lui confèrent un goût fin et une chair tendre. «Nous en profitons aussi pour expliquer l’impact de l’élevage ovin sur un territoire aussi difficile que le Larzac, en termes d’économie et d’écologie», commente Thierry Agrinier. C’est aussi l’occasion de rappeler à ce public de passage qu’il se trouve dans une région classée au patrimoine mondial de l’Humanité grâce à l’élevage ovin. «Ce type d’opération permet de donner envie aux gens qui n’en ont pas l’habitude de manger de l’agneau», présume Jean-François Cazottes. «Cela nous permet aussi de profiter d’un moment convivial pour faire passer certains messages syndicaux, comme l’intérêt de soutenir les productions locales, ou encore de défendre le pastoralisme face à la prédation qui le menace».

La famille Gineste, propriétaire de l’aire du Larzac, est toujours motivée à accueillir les éleveurs locaux lors d’opérations futures. Eux-mêmes sont de fervents défenseurs des produits locaux, qu’ils proposent d’ailleurs à la carte du restaurant de l’aire.

B. CAREL