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Réseau de suivi des ravageurs des prairies : état des lieux des pullulations

20 juillet 2017

Réseau de suivi des ravageurs des prairies : état des lieux des pullulations

A la fin du printemps et sur le début de l'été, et après les fauches pour avoir une meilleure visibilité de l’état des parcelles, les agriculteurs bénévoles du réseau de surveillance ont suivi la pullulation des ravageurs des prairies.

Les traces de présence des campagnols sont en général très limitées sur le département, avec cependant sur certaines communes quelques hameaux plus touchés (La Vitarelle à Montpeyroux, par exemple). A noter, pour certaines communes comme Saint Chély d'Aubrac, si en avril aucun indice de présence n'était notable, on observe début juillet un retour des campagnols terrestres, à faible densité mais sur tout le territoire communal.

En général, par rapport à l'an passé, il y a un net reflux de ces ravageurs, et la pression des prédateurs devrait être forte sur les populations résiduelles. A défaut, c’est le bon moment pour traiter, notamment dans un cadre collectif pour une meilleure efficacité.

La présence des taupes est plus importante en moyenne que celle des rats, tout en restant à un niveau comparable à celui des années précédentes à cette saison. Elle peut néanmoins être localement plus marquée, comme à Coupiac, Sainte Geneviève, Sainte Eulalie d'Olt ou sur les hauts de Laguiole. Sur d'autres communes, la présence de foyers est rapportée près de zones boisées (Muret) ou de ruisseaux (Rulhac),... et parfois le constat serait plutôt celui d'un reflux des populations (comme à Sainte Juliette sur Viaur ou Saint Jean Delnous).

Comme déjà rappelé antérieurement, il y a synergie entre la présence de galeries de taupes et la présence des rats taupiers. Lutter contre les taupes s'avère donc une stratégie payante, y compris dans la perspective de limiter la présence ultérieure des rats. Le piégeage est bien pratiqué sur le territoire : à certaines conditions, les moyens de lutte sont aujourd’hui pris en charge par le FMSE (Fonds national agricole de Mutualisation du risque Sanitaire et Environnemental). Il faut notamment être engagé dans un contrat de lutte et coupler la lutte chimique éventuelle à des moyens traditionnels et naturels (rubrique consacrée au FMSE et à l'état de la recherche sur le site internet de la Chambre d'agriculture).

Des formations pour le traitement au PH3 (phosphure d'hydrogène) sont proposées chaque année en février par Fodsa-GDS Aveyron. Pour plus de renseignements et/ou pour s'inscrire, prendre contact avec Claude Fabre, tél. 05 65 42 18 92.

Vianey Briand,Chambre d'agriculture, pour le réseau de surveillance «ravageurs des prairies»