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Prédation par le loup : FDSEA et JA allument le feu !

20 septembre 2018

Prédation par le loup : FDSEA et JA allument le feu !

Samedi 15 septembre en soirée, à Ste Eulalie de Cernon, Saint Chély d’Aubrac et Sévérac d’Aveyron, une centaine d’éleveurs de la FDSEA et des JA ont allumé trois feux pour dénoncer, une fois de plus, la prédation par le loup sur les troupeaux (photo ADN).

Partout en France, sur 39 sites exactement, des feux ont été allumés par les éleveurs, pour afficher la détresse des territoires soumis à la prédation. Ils ont répondu à l’appel de l’USAPR (Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales).

En Aveyron plus d’une centaine d’éleveurs de la FDSEA et des JA se sont mobilisés sur trois sites, sur le Larzac, l’Aubrac et à proximité de Sévérac-le-Château. Cette action également déclinée dans plusieurs pays européens, visait à remettre en cause la politique de gestion du loup au niveau de l’Union européenne.

Par ces feux, les éleveurs entendaient alerter les pouvoirs publics, les élus et l’Etat sur la nécessité de réguler la population de loup, de travailler à son déclassement comme espèce protégée au niveau européen et d’accompagner les éleveurs, victimes d’attaques sur leur troupeau. Ainsi en Aveyron, les élus locaux, maires, présidents de Communauté de communes, conseillers départementaux et le député Arnaud Viala notamment, se sont déplacés sur les feux organisés par les éleveurs, montrant par leur présence leur soutien à l’élevage.

En Aveyron, toutes les semaines, des troupeaux continuent d’être attaqués par le loup. Au 20 août, 30 attaques où le loup n’est pas écarté ont fait près de 90 victimes animales. Et depuis cette date, 11 attaques ayant fait 15 victimes animales sont en cours d’expertise. «C’est beaucoup trop et ce n’est plus tenable pour les éleveurs qui, psychologiquement ont du mal à supporter ces attaques, ils vivent dans la crainte permanente de perdre une partie de leur cheptel, ce n’est plus tenable», a avancé François Giacobbi, responsable du dossier sur le département. Il en appelle à la responsabilité de l’Etat pour prendre les décisions adéquates.

«Nous sommes prêts à repartir à l’action si rien n’est mis en œuvre pour réduire la prédation. Nous ne lâcherons rien sur le sujet», a averti le responsable professionnel, satisfait d’avoir pu compter sur le soutien des , élus locaux et de la participation des éleveurs sur trois sites en Aveyron.