lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Archives VP
Ruralité

20 juillet 2017

Deux étapes du Tour de France en Aveyron : le terroir aveyronnais en direct dans 190 pays !

Le pari n’était pas gagné d’avance mais le petit village de Laissac Sévérac l’église l’a relevé avec brio. L’accueil du Tour de France a été une grande fête, accessible à tous.

Profitant des grandes infrastructures autour des foirails bovins et ovins, la municipalité soutenue par la Communauté de communes et le Département a pu proposer un large choix d’animations toutes ciblées sur la mise en valeur du terroir aveyronnais et plus précisément des Causses à l’Aubrac, terrain de jeu du peloton entre Laissac - Sévérac l’Eglise et Le Puy en Velay dimanche 16 juillet.

Toutes les filières qualité du territoire étaient ainsi invitées à régaler les visiteurs. Brochettes de Bœuf Fermier Aubrac, Aligot de l’Aubrac, Roquefort, Pérail, Bleu des Causses, Laguiole, vins de l’Aveyron (Marcillac, Côtes de Millau, Entraygues le Fel, Estaing, IGP vins de l’Aveyron) accompagnés de quelques vignobles lotois et tarnais mais aussi les glaces artisanales de l’élevage Sanhes à Ste Radegonde, étaient ainsi au menu. Entre le samedi soir et le dimanche midi, près de 1500 repas ont été servis. «Nous avons dépassé nos objectifs !», résument ravis, les organisateurs. Même écho positif du côté des filières qui ont pu largement communiquer autour de leurs produits pendant tout le week-end.

Ainsi des éleveurs Aubrac du canton de Laissac s’étaient mobilisés pour présenter trois animaux : une vache, Jonquille et un veau, Nairo du GAEC Peyrac à La Gratarelle à Cruéjouls et un taureau, Duches du GAEC Delmas à Palmas d’Aveyron. Ils ont proposé un tombola autour du poids du taureau, histoire d’engager les discussions avec les nombreux visiteurs. D’ailleurs, Duches a tenu lui aussi, le haut de l’affiche, puisqu’il a été présenté au pied du podium du Tour de France, puis acclamé par les milliers de spectateurs, massés autour de la ligne de départ ! Une belle promotion pour la race Aubrac ! Et de bon augure pour le prochain concours spécial Aubrac pressenti à Laissac en 2018 !

Eva DZ

06 juillet 2017

Assemblée générale Oc’Téha : un interlocuteur de proximité

Oc’Téha a tenu son assemblée générale lundi 3 juillet, à Laissac. A domicile pour son président, Jean-Paul Peyrac, également à la tête de la Communauté de communes Des Causses à l’Aubrac.

Urbanisme, habitat, ingénierie sociale et gestion locative, Oc’Téha a plusieurs cordes à son arc. «Notre ambition est d’aider les particuliers et les collectivités locales à définir et monter les projets dans les domaines de l’habitat, de l’urbanisme, de l’aménagement, du développement local et de participer à toute action économique et sociale», a résumé le président, Jean-Paul Peyrac. Dans chacun de ces domaines d’activité, Oc’Téha a présenté les actions en place et en projet menées par son équipe d’une vingtaine de collaborateurs répartis entre Rodez et Mende.

L’amélioration de l’habitat est un axe fort notamment en Aveyron et en Lozère. Les domaines sont multiples : remise sur le marché de logements vacants, amélioration du confort et mise aux normes des logements, assistance des particuliers dans la réalisation de leurs projets, lutte contre l’habitat insalubre, contre la précarité énergétique,... Mais Oc’Téha intervient aussi dans la mise en valeur du patrimoine (rénovation de bâtis privés, opérations façades,...). En 2016, Oc’Téha a accompagné la réhabilitation de 679 logements pour près de 4 millions d’euros de crédits publics alloués générant près de 11 millions d’euros de travaux, principalement chez les propriétaires occupants, via l’ANAH (494 logements améliorés) mais aussi chez les propriétaires bailleurs. A noter que les demandes de travaux d’économie d’énergie sont en progression. Ces travaux s’ouvrent aussi aux retraités qui, avec l’aide de leur caisse de retraite, peuvent améliorer leur logement en vue de leur maintien à domicile.

Grâce au programme PIG Habiter mieux, 367 logements ont été réhabilités en Aveyron et 92 en Lozère pour un montant de travaux de 8 millions d’euros et 3,4 millions d’euros de subventions. Les enjeux sont divers : lutte contre la précarité énergétique, contre l’habitat indigne et très dégradé, adaptation des logements au vieillissement et au handicap, amélioration du confort,...

Mission sociale expérimentale

Oc’Téha a également été retenue pour l’animation de plusieurs OPAH RU (opération programmée d’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain) Cœur de Lozère dont la commune de Mende et les études de revitalisation du centre bourg de Marvejols et de Decazeville. Véronique Jouanne-Colomiers de la Communauté de communes du Bassin Decazeville Aubin a détaillé le projet : «300 logements ont été visités pour connaître les besoins des propriétaires en centre-ville. Une médiation est menée entre propriétaires et porteurs de projets privés et publics sur la rénovation d’immeubles vacants et délabrés au centre-bourg. Et un projet de percée urbaine entre le haut et le bas de la ville est à l’étude pour dynamiser le commerce». De même des études ont démarré sur la vacance de logements dans certaines communes, à la demande des élus, comme à Arvieu. «C’est une vraie préoccupation des communes de redynamiser leur centre-bourg plutôt que de construire des lotissements qui dépeuplent le cœur du village», constate Philippe Schaab, directeur d’Oc’Téha.

Sur le volet urbanisme, cartes communales, PLU, PLUi,... tout document ayant trait à ce domaine (planification urbaine, urbanisation opérationelle, maîtrise d’ouvrage,...) peut être réalisé avec l’appui d’Oc’Téha. Plusieurs projets sont menés sur le Larzac, le Réquistanais,... une trentaine de communes ou Communautés de communes dans l’Aveyron, la Lozère, le Gard, le Lot et le Cantal, mènent un projet de PLUi avec le soutien d’Oc’Téha.

Enfin, l’ingénierie sociale est un volet qui prend de plus en plus d’ampleur chez Oc’Téha. Depuis 2006, l’organisme est mandaté par le Conseil départemental pour aider les familles en difficulté à trouver un logement ou à rester dans leur logement. En 2016, 249 ménages ont été accompagnés. 137 dossiers sont en cours dont 72 prescrits pour 2017. «Nous constatons que de plus en plus de familles ont besoin d’être accompagnées et que les situations sont de plus en plus dégradées», souligne Philippe Schaab. Oc’Téha a donc renforcé son équipe et diversifié son champ d’action en participant à une action expérimentale sur 6 ans. Il s’agit de l’apprentissage à l’entretien du logement en partenariat avec le Conseil départemental : accompagner les familles en difficulté à prendre soin de leur habitat. En 2017, 30?000 euros sont alloués pour 20 familles identifiées locataires du parc public. Sud Massif central St Affrique est l’un des bailleurs adhérents à la démar-che?: «Depuis plusieurs années, nous observons une paupérisation et un manque d’éducation qui causent des problèmes de voisinage. Nous ne sommes pas en mesure de régler ces problèmes. J’espère qu’Oc’Téha pourra être un bon relais». Une nouvelle mission pour Oc’Téha !

Eva DZ

22 juin 2017

Le Tour fait étape à Laissac : le centre du monde pendant quelques heures !

Depuis la présentation du tracé 2017 du Tour de France en octobre et l’officialisation de la commune nouvelle de Laissac - Sévérac l’Eglise comme ville départ dimanche 16 juillet, il ne se passe pas un jour dans ce village de 2 300 habitants où l’on ne travaille pas sur l’accueil de cet événement de renommée mondiale. Elus, commerçants, associations, club local de vélo ou simples habitants, tous les acteurs locaux donnent de leur temps pour faire de ce rendez-vous, un moment inoubliable pour le territoire et pour les spectateurs ! La Volonté Paysanne part à la rencontre de ces «petites mains» du Tour de France !

Mikaël Lacan est l’interlocuteur d’ASO, Amaury Sport Organisation qui organise entre autres compétititions internationales, le Tour de France. Salarié à la mairie de Laissac, c’est lui qui assure le lien entre les organisateurs du Tour et la ville étape de Laissac - Sévérac l’Eglise. «Je ne passe pas un jour sans travailler sur le Tour de France !», sourit-il.

Un cahier des charges précis à suivre

«Tout est bien cadré, selon un cahier des charges très précis. Nos interlocuteurs à ASO sont à l’écoute, disponibles et réactifs dès que l’on a une question». Dès l’officialisation du départ à Laissac - Sévérac l’Eglise, les spécialistes d’ASO sont venus sur place, observer les infrastructures, les accès, les surfaces disponibles,... et échanger avec les locaux sur les moyens techniques et humains nécessaires à l’accueil d’un tel événement. Parmi les exigences d’ASO, pas de demandes farfelues mais des besoins énormes : «il leut faut 350 kg de glace ! A nous de les trouver et de les stocker !».

Idem pour la place disponible, un départ de Tour de France, c’est 4 à 5 ha couvert, le foirail de Laissac en propose 6 ! C’est aussi l’accueil de 4 500 personnes, 2 400 véhicules dont de gros semi-remorques, 1 200 voitures dont plus de 200 pour la caravane qui s’étend sur 20 km de défilé ! «Heureusement nous avons aussi nos zones d’activités, celle du Massagal accueillera une vingtaine de camions qui alimentent la caravane. De même les alentours de la piscine seront une aire de parking pour l’organisation».

Les bénévoles, la force de Laissac

La commune doit aussi gérer les stationnements, la circulation. «Nous comptons nous appuyer sur un bon vivier de bénévoles, habitués à se mobiliser à Laissac», avance Mikaël Lacan. Laissac - Sévérac l’Eglise jouit en effet d’une belle expérience en matière d’accueil d’événementiels dont beaucoup de sportifs : étapes du Midi Libre dans les années 2000, Roc Laissagais, Rallye du Rouergue, Championnat du monde de VTT Marathon en 2015,... Et la bonne note de l’UCI lors de l’accueil de ce championnat du monde a sûrement pesé en sa faveur. Sans oublier le soutien des élus locaux dont l’ancien président du Conseil départemental, Jean-Claude Luche. «Pour son tracé du Tour de France, Christian Prud’homme patron de la compétition cherchait une étape entre Rodez et Le Puy en Velay, il a choisi Laissac - Sévérac l’Eglise notamment pour ses infrastructures et sa facilité d’accès par la RN 88», assure Mikaël Lacan. «Toute la population joue le jeu dont plusieurs agriculteurs qui mettent à notre disposition des balles rondes et viennent nous aider à installer les barrières, notre plus gros budget vu le contexte d’état d’urgence».

La commune nouvelle profite de cet événement pour organiser une foule d’animations avant et pendant le Tour de France. Début juin, la fête du Vélo encadrée par le Vélo club, a réuni les foules. Spécialistes et amateurs de la petite reine, de 7 à 77 ans, ont parcouru les premiers kilomètres de l’étape qui partira de leur village (voir photo). Dans les écoles alentours, les enfants ont participé à la Dictée du Tour accompagnés des résidents des maisons de retraite locales... Et bien sûr, le week-end des 15 et 16 juillet, les rues de Laissac s’animeront autour d’un bœuf musical, de dégustations de produits lo-caux,... (détails dans nos prochaines éditions).

Eva DZ

15 juin 2017

Conseil départemental Aveyron : les espaces naturels sensibles sur smartphone

La commune de Bozouls a servi de cadre au Conseil départemental pour le lancement d’une application pour smartphone, afin de découvrir de manière interactive les 18 espaces naturels sensibles (ENS) de l’Aveyron.

Le site de Bozouls a été choisi pour l’ensemble des aménagements réalisés par la mairie, avec le soutien du Conseil départemental, afin de mettre en valeur le canyon.

Valoriser les ressources naturelles

«Après avoir mis l’accent sur l’économie et l’habitat, Bozouls œuvre aujourd’hui au développement du tourisme autour du canyon», explique Jean-Luc Calmelly. Après une phase de diagnostics environnementaux et paysagers, menés par différents acteurs dont la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et le cabinet Rural Concept, la nécessité de mettre en valeur ce site remarquable est devenu une évidence. En effet, au-delà de la curiosité géologique, le canyon renferme un trésor de biodiversité floristique et faunistique. «Grâce au label ENS, nous avons pu financer de nombreux aménagements qui permettent aux visiteurs de profiter pleinement du site». Des passerelles ont été créées sur le Dourdou, ainsi qu’une mare, des ruches ou autres «hôtels à insectes». «La dimension pédagogique est aussi très intéressante puisque nous avons impliqué les écoles de la commune». De plus, des travaux sur la voierie, afin de mettre en scène le site, sont encore en cours. Grâce à tous ces efforts, la mairie annonce un nombre grandissant de visiteurs depuis 4 ans. «En 2016 nous avons dénombré 200 000 visiteurs, et 2017 démarre sur les chapeaux de roues», se félicite le maire.

Sensibiliser à la protection du patrimoine naturel

En projet depuis deux ans, l’application, téléchargeable via Google Play et Apple Store, doit permettre de valoriser les ENS?encore trop méconnus. Cet outil a été pensé pour offrir une expérience interactive aux visiteurs. Elle permet en effet de préparer la visite et peut être utilisée en mode déconnecté sur site. L’application contient une manne d’informations sur la biodiversité, les paysages, le patrimoine... Une quinzaine de films thématiques ont aussi été réalisés pour sensibiliser le grand public à la protection de ces lieux.

Le volet pédagogique occupe donc une place prépondérante dans le projet, notamment auprès des plus jeunes. C’est pourquoi le Conseil départemental a créé l’opération Collegi’ENS à destination des élèves de 6ème et 5ème. Chaque classe étudie ainsi un espace naturel, avec l’accompagnement d’une structure experte en environnement, et en bénéficiant de supports pédagogiques. A travers cette action, le Département souhaite sensibiliser sur l’importance de la préservation du patrimoine naturel. Un potentiel de 6 000 élèves est concerné.

Pour Jean-François Galliard, «toutes les actions qui embellissent l’Aveyron doivent être accompagnées par le Conseil départemental. Se servir du numérique pour valoriser nos territoires fait partie de nos valeurs, à savoir mélanger la nature et la modernité».

B. CAREL

08 juin 2017

Printemps à la ferme : coup d’envoi de la saison estivale !

Neuf exploitations du réseau Bienvenue à la Ferme en Aveyron participaient le week-end dernier au printemps à la ferme. Si la météo a quelque peu perturbé les animations, les visiteurs sont tout de même venus nombreux à la rencontre des agriculteurs. De quoi bien démarrer la saison estivale !

Sur les neuf fermes participantes, certaines faisaient leurs premiers pas dans le Printemps à la ferme, cette animation organisée à l’échelle régionale par le réseau Bienvenue à la Ferme. L’occasion pour elles de se faire connaître et faire découvrir leur activité et leur produit.

C’est le cas de la ferme du Lévézou chez Franck et Véronique Josceran. Ils ont servi en un week-end, 450 repas dont 150 le dimanche. «Nous avions invité nos clients fidèles de toute l’année et les locaux étaient aussi bien présents, avec également des élus. Nous tenons à les remercier pour leur soutien et leur participation», résume Franck Josceran, à l’issue de l’opération. Des portes ouvertes, le couple en avait déjà organisées mais c’était la première fois dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme qu’ils ont rejoint il y a quelques mois. «J’ai d’importants clients dans le Vaucluse où le réseau Bienvenue à la ferme est particulièrement bien implanté. Désormais je fais le lien avec l’Aveyron où je peux bénéficier des conseils avisés de notre animatrice Magaly Bruel. Elle est d’un grand soutien et apporte de bonnes idées sur la communication», poursuit Franck.

Lui qui n’est pas issu du milieu agricole, a repris la ferme de ses beaux-parents il y a 14 ans. Avec sa femme, ils ont créé une activité de canards gras, qu’ils transforment pour une partie ainsi qu’un atelier veau. «C’est une reconnaissance de notre travail que de recevoir des gens heureux sur notre ferme !», ajoute Franck qui a l’habitude de partager sa passion pour son métier avec des jeunes au CFPPA Rodez-La Roque où il compte bien parler du réseau Bienvenue à la ferme !

Un week-end de découvertes

Les autres adhérents du réseau ayant ouvert leurs portes le week-end dernier, sont eux aussi satisfaits même si la météo a un peu perturbé leur animation. Ils n’ont en tout cas pas ménagé leurs efforts pour accueillir les visiteurs autour de randonnées, de goûters, de déjeuners à la ferme, d’ateliers cuisine,...

«Nous sommes contents de cette nouvelle édition du Printemps à la ferme qui offre à nos adhérents une fenêtre de communication supplémentaire avant de démarrer la saison et qui permet, pour les nouveaux, de se faire connaître. C’est une bonne dynamique pour notre réseau», a résumé Magaly Bruel, animatrice du réseau Bienvenue à la ferme pour la Chambre d’agriculture de l’Aveyron. «Ça fait plaisir de voir nos adhérents s’approprier ce type d’animations en synergie avec le réseau ! Nous sommes là pour les accompagner !».

Eva DZ

01 juin 2017

Législatives : FDSEA et JA testent les candidats

A?la veille des élections législatives qui se dérouleront les 11 et 18 juin, la FDSEA et Jeunes Agriculteurs Aveyron ont invité, mardi 30 mai, l’ensemble des candidats sur les 3 circonscriptions du département. A Compolibat, Saint-Amans des Côts et Saint-Affrique, les équipes locales se sont chargées de l’organisation de ces événements. Chaque rencontre a permis de donner la parole aux candidats qui avaient accepté l’invitation et de lancer un débat certes engagé mais cordial avec les nombreux agriculteurs et agricultrices présents.

1ère circonscription

Sur la ferme en race Aubrac de la famille Marty à St Amans des Côts, plus de 80 personnes ont assisté au débat des 5 candidats aux législatives ayant répondu à l’invitation de la FDSEA et des JA. La rencontre de plus de 3h, s’est déroulée dans un climat cordial et d’écoute et s’est achevée autour d’un aligot !

De nombreux agriculteurs et agricultrices ont pris la parole sur divers sujets : Roland Carrié est intervenu sur la transmission d’exploitation, la couverture numérique, le photovoltaïque, Michel Bessière sur le drainage, Noël Entraygues sur les marchés internationaux fermés sur décision politique sans un regard sur les enjeux économiques, l’abus de normes, les rats taupiers, François Fleys sur le manque de prix, le niveau des retraites, l’approvisionnement local des cantines, l’attractivité du métier et sa communication, Bruno Montourcy sur la représentativité des agriculteurs, le déploiement du 2nd pilier de la PAC sur le développement rural et Anthony Quintard sur les avenants imposés après l’installation, les appels d’offres difficiles d’accès, la complexité des dossiers PAC, l’éducation à l’alimentation dès l’école,...

Benoît Fagegaltier (FDSEA) et Anthony Quintard (JA) ont apprécié la soirée : «Merci aux équipes locales qui se sont mobilisées !». Ils regrettent néanmoins que les nombreuses questions concrètes des agriculteurs n’aient pas eu beaucoup de réponses !

2ème circonscription

L’exploitation en vaches laitières de David Mouly, sur la commune de Compolibat, a accueilli 5 candidats aux législatives, ainsi que des responsables de la FDSEA et des JA. A l’issue de la présentation des programmes de chacun, plusieurs thèmes ont été abordés dont la zone défavorisée, dont le maintien préoccupe grandement les éleveurs de piémont. Les candidats ont aussi été interpellés sur l’installation, le soutien à l’embauche de salariés, la zone vulnérable, ou encore la prédation par le loup. Les agriculteurs leur ont demandé de partager leur vision concernant les circuits courts -stratégie nationale ou filières de niche -, et le regroupement d’exploitations qui conduit à créer de grandes structures qui font vivre plusieurs actifs.

«L’exercice a été constructif et très intéressant», a commenté Laurent Saint Affre, secrétaire général FDSEA. «Leur connaissance des sujets agricoles est aléatoire, c’est pourquoi il était important de faire passer nos messages. Après ce premier contact, nous resterons très présents dans le débat». Pour Sébastien Granier, co-président de JA, «les sujets ont été abordés sans tabou et a priori avec honnêteté. Cette opération nous a offert un bel espace pour faire passer nos revendications. Quel que soit l’élu, nous avons entrouvert une porte qui devrait nous permettre de travailler dans la construction».

3ème circonscription

Une soixantaine d’agriculteurs ont accueilli quatre candidats dans un débat co-animé par Jean-Pierre Verlaguet et Valérie Serin, mardi 30 mai, à St-Affrique. La soirée d’échanges (3h) sur l’agriculture du sud Aveyron a été marquée par un dossier loup générant quelques prises de position «tranchées» chez la candidate de la France insoumise.

Le député sortant, Arnaud Viala, avait naturellement une longueur d’avance sur les dossiers agricoles de la circonscription face à ses challengers. Pour Jean-Pierre Verlaguet, accompagné des responsables régionaux FDSEA-JA du sud Aveyron, «les débats ont été passionnants, avec de grosses divergences de points de vue.?Les candidats ont appris des choses sur notre agriculture, même si beaucoup de sujets leur semblaient compliqués». Ces sujets furent nombreux lors des échanges entre les candidats et la salle du Cambon.

La formation des agriculteurs a été évoquée par Francis Grau, le volet environnement a été soulevé par Bertrand Bonnefous, en lien avec les projets de méthanisation, François Giaccobi précisant que la profession travaillait sur la baisse des intrants. Daniel Douls a parlé de bien-être des agriculteurs, avant le bien-être animal. Mattieu Bernat a indiqué que sans les aides PAC, le consommateur paierait deux fois plus cher sa nourriture. François Giaccobi est revenu sur le dossier loup qui menace l’agro-pastoralisme, aidé par Jean-Paul Malzac, ce dernier dénonçant également le faible niveau des retraites agricoles.

A noter que les quatre candidats ont signé la motion portée par la FNO contre le loup. Mathilde Calmels et Rémi Agrinier (JA) ont mis en avant le dossier installation (122 en 2016 en Aveyron) et celui de la transmission des exploitations, lançant alors des échanges animés sur la question du foncier.

25 mai 2017

Foire de Thérondels : succès sur toute la ligne !

La Foire de Thérondels s’est déroulée samedi 20 mai. Une édition réussie et préservée par la météo !

Au fil des années, la foire de Thérondels poursuit son bonhomme de chemin avec des animations confortées comme les marchés aux fleurs et du terroir, la vente des Bœufs du Carladez mais aussi des nouveautés telles que la vente aux enchères des meilleures vaches ou encore les animations pédagogiques avec la ferme de Marie Delpuech.

Le public était une nouvelle fois au rendez-vous malgré une météo parfois incertaine. «Notre foire n’est pas hors du temps et ne constitue pas seulement une tranche de notre folklore local mais c’est bien un rendez-vous qui compte, avec une plus-value pour le Carladez, des transactions», assure Daniel Tarrisse, membre du comice agricole de Thérondels, organisateur de l’événement. «Nous pouvons aussi remercier nos partenaires, les artisans commerçants de Thérondels, la mairie et le Crédit Agricole de Mur de Barrez», poursuit-il.

«Nous avons une nouvelle fois assisté à une belle fête du printemps autour d’un joli marché aux fleurs, d’un marché du terroir gourmand, d’une foire aux bœufs efficace et porteuse», relaie-t-il, soulignant les 180 repas servis pour le déjeuner, une constante maintenant à la foire autour d’un menu lui aussi, local. Sans oublier la collection de tracteurs en fonctionnement de M. Antoine, qui a ouvert un petit musée, tout près de la coopérative laitière de Thérondels !

Enfin, les organisateurs félicitent l’heureux gagnant de la cuisse de bœuf à la tombola, Maxime Bélard, jeune bénévole de Thérondels.

Quatre animaux vendus aux enchères

Du côté de la vente des boeufs gras du Carladez, c’est aussi une réussite puisque les 13 vaches limousines et les 14 vaches Aubrac ont toutes trouvé preneurs. «C’est une belle satisfaction !», a souligné ravi, Jean-Michel Guimontheil, pilote de cette vente. Parmi ces 27 animaux issus de 15 élevages du Carladez, côté Aveyron et côté Cantal, les quatre meilleurs jeunes et adultes ont été vendus aux enchères. «C’était notre deuxième édition pour une enchère et comme l’année dernière, tout s’est très bien passé», résume Jean-Michel Guimontheil.

La valorisation était aussi au rendez-vous puisque la vente générale a apporté une plus-value autour de 0,80 à 0,90 centime du kg au dessus des cours «classiques». Et les prix de la vente aux enchères s’échelonnent entre 5,60 €/kg et 6 €/kg. «Les acheteurs ont bien joué le jeu, qu’ils soient bouchers locaux comme Grialou, Dutrévis, Conquet, Geoffroy,... ou bien marchands comme Fabre de Pierrefort, Lamouroux,... ainsi que les groupements CELIA et Altitude», ajoute Jean-Michel Guimontheil.

Une fidélité et un engagement qui rassurent les organisateurs et les encouragent à poursuivre sur leur lancée. «Nous sommes tout jeune dans ce type de manifestation mais déjà, tous les participants, qu’ils soient éleveurs ou acheteurs, nous ont marqué leur confiance, c’est encourageant pour la suite», conclut ravi, Jean-Michel Guimontheil.

Dans quelques jours, les consommateurs pourront retrouver les bœufs du Carladez, sur les étals des bouchers locaux ou à la carte des restaurateurs du territoire ! Une reconnaissance supplémentaire pour cet événement redevenu incontournable dans les animations du printemps sur le Carladez.

Eva DZ

11 mai 2017

Gaspillage alimentaire : le lycée Rodez-La Roque référent régional

Depuis une dizaine d’années, le lycée Rodez-La Roque est en pointe au niveau du gaspillage alimentaire. D’ailleurs sa performance a été saluée à l’échelon régional puisque l’établissement est le référent avec un niveau très bas de déchets issus de sa cantine. Les étudiants de BTS PA 1e année ont mené une enquête très précise sur le sujet, auprès de plus de 500 apprenants de l’Agricampus.

Achats de produits alimentaires de qualité, mobilisation de l’équipe de cuisine pour optimiser la mise en œuvre des produits, possibilités de choix d’entrées, de plats et desserts pour les convives, sensibilisation auprès des jeunes,... le lycée Rodez-La Roque est particulièrement investi sur la question du gaspillage alimentaire. Le responsable de la restauration, Henry Paulhe et l’économe, Joël Deloustal y sont particulièrement sensibles. Et s’appuient sur des chiffres qui font référence : en 2015/2016, le self du lycée a affiché un faible niveau de gaspillage par repas et par convive, de l’ordre de 60g - hors pain ou 6,5% du plateau gaspillé - pain inclus. Pour aller plus loin dans ce processus, ils ont suggéré aux étudiants de BTS PA 1e année de mener l’enquête ! «Henry et Joël ont tout exploré sur la manière de gaspiller moins et la sensibilisation auprès des jeunes est un levier majeur», relèvent Chantal Estienne et Marc Nayrolles, enseignants, qui ont accompagné les 31 étudiants dans leur étude.

La classe a travaillé toute l’année, par groupe, sur une enquête très poussée auprès des apprenants de l’Agricampus Rodez-La Roque. Ils ont restitué les grandes lignes jeudi 4 mai en soirée à une soixantaine de personnes (étudiants d'autres classes de BTS, élèves internes, enseignants) en présence bien sûr des commanditaires de l'étude dont Joël Deloustal.

87% des jeunes sensibilisés

Fin novembre, 525 élèves, apprentis, étudiants, adultes de l’établissement ont été questionnés sur leurs pratiques. 87% d’entre eux disent être sensibilisés au gaspillage alimentaire que ce soit par leur entourage ou par l’école. Ils estiment gaspiller en moyenne, 16% de leur nourriture mais avec une forte variabilité. Les produits les plus cités sont les «plats mal cuisinés», une cuisine «non habituelle pour moi», les légumes, le pain, les fruits,... Parmi les enquêtés, 42% sont fils ou fille d’agriculteurs, 73% sont issus du milieu rural. «Ces populations sont davantage sensibilisés au gaspillage alimentaire, leur rapport aux produits potentiellement issus de leur exploitation ou d’exploitations qu’ils connaissent, est différent des jeunes issus du milieu plus urbain et «déconnectés» de l’agriculture», résument les étudiants dans leur enquête.

Outre les résultats purs de leur étude, les 31 jeunes ont évoqué les pistes pour mieux communiquer autour du gaspillage alimentaire sur le lycée. Au self, une télé interne permet de diffuser notamment le menu. Les étudiants suggèrent d’étoffer le «programme» en diffusant des informations sur le gaspillage et des détails sur les menus. «Six convives sur 10 disent que l’information donnée par le personnel de La Roque est utile. Il faut donc étendre cette sensibilisation à tous les apprenants lors de leur arrivée au lycée notamment pour les étudiants», évoquent aussi les jeunes.

Ils proposent d’utiliser les nouveaux moyens de communication comme l’ENT (espace numérique de travail). Cet outil est consulté une à deux fois par semaine pour regarder les notes, le cahier de texte,... Il pourrait être un support de communication pour des infos sur le gaspillage alimentaire.

Enfin, les étudiants suggèrent aussi de développer une application flash code. Un convive sur deux serait prêt à l’utiliser pour remplacer les affiches non lues dans le self. Ce code renverrait aux mêmes affiches mais sous une forme plus ludique. «L’idée est de susciter la curiosité des jeunes : les inciter à aller voir ce qui se cache derrière ces flash code !», résument les étudiants.

Globalement, les enseignants ayant suivi les étudiants pendant cette enquête sont satisfaits du travail accompli : «ils ont su malgré la masse de chiffres, tirer l’essentiel et apporter des pistes pour améliorer la communication. Ils se sont bien appropriés ce sujet qui a fait l’unanimité auprès d’eux. C’est bien la première fois !».

Eva DZ

04 mai 2017

Gîtes de France Aveyron : un label qui séduit toujours

L’association Gîtes de France Aveyron avait choisi un cadre de choix pour son assemblée générale jeudi 27 avril, le château de Bournazel, dont les propriétaires poursuivent la restauration. Un joli coin d’Aveyron, un département toujours très prisé des touristes, qui continuent de privilégier le label Gîtes de France pour leur hébergement.

Pour l’instant, les hébergements sous le label Gîtes de France en Aveyron tiennent bon face à la rude concurrence menée par les plateformes communautaires payantes de location et de réservation de logements de particuliers de type AirBNB. «L’Aveyron est un département qui compte notamment pour son parc de gîtes labellisés et dont le nombre est stable», se félicite le vice-président, Guy Soulié qui a remplacé au pied levé pour l’assemblée générale, le président, Olivier Mazars. «Aujourd’hui, les départs sont compensés par les créations de gîtes et il y a toujours des porteurs de projet», confirme la directrice Valérie Duchatelle. Ainsi l’association Gîtes de France Aveyron a reçu 143 demandes de porteurs de projet en 2016. Et 56 hébergements ont été labellisés dans l’année et déjà 25 depuis début 2017 ! «Il y a tout type de profil dans les futurs propriétaires, des personnes à la recherche d’un complément de revenu ou tout simplement soucieuses de remettre en état et de valoriser un patrimoine familial», détaille Guy Soulié.

Accompagnement et suivi qualité

«Les personnes recherchent nos prestations de conseil, l’appui de nos équipes», poursuit Anne Cavaignac, secrétaire de l’association. Ainsi 49 prestations conseil ont été proposées en 2016, 216 visites de suivi qualité (dont très très peu de litiges). L’équipe apporte aussi son savoir-faire en matière d’animation du réseau (accueil au bureau et téléphonique, portes ouvertes, formations, voyages découverte, espace adhérent sur le site départemental,...). «C’est cet apport auprès des propriétaires, de suivi et de conseils qui est très apprécié et qui nous différencie de tous les autres réseaux existants. Sans compter qu’il assure une prestation de qualité aux visiteurs», appuie Guy Soulié. Ainsi en Aveyron, la tendance au haut de gamme se confirme avec des gîtes labellisés 3 épis pour plus de 50% des 603 gîtes.

Plus de 15 millions d’euros

L’accompagnement porte aussi sur la promotion via le site national Gîtes de France, premier apporteur d’affaires et via le site départemental visité par 143 000 personnes, et la commercialisation. Au total, 462 gîtes sont en service réservation. Le montant total des séjours s’élève à 2,1 millions d’euros pour un prix moyen stable à 486 €.

Les chiffres confirment la bonne santé des Gîtes de France en Aveyron puisque le label apporte une contribution économique globale au département de plus de 15 millions d’euros dont 5 pour le volume d’affaires direct généré par les locations (3 500 €/ an pour les chambres d’hôtes et 5?000 €/an pour les gîtes) et 10 pour les dépenses indirectes (commerce, restauration, loisirs, transports,...). Et 1,5 million d’euros sont investis par les propriétaires dans les travaux.

Concernant les chambres d’hôtes, le produit subit davantage la concurrence des plateformes de logements de particuliers. «Nous participons à une réflexion nationale pour contrer cette concurrence», avance Valérie Duchatelle. Le travail porte sur l’utilisation optimale des technologies nouvelles : «des outils plus performants permettant d’être plus souples dans les plannings, plus réactifs dans les réservations, plus rapides dans les mises à jour des tarifs, des disponibilités,...», cite-t-elle. «Nous devons aussi être forts sur notre capacité à proposer un référencement unique plutôt que sur la multiplicité des sites départementaux qui perdent le client», ajoute-t-elle. Le tout en totale complémentarité de l’hôtellerie. «Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous devons présenter des photos soignées de nos hébergements, proposer un planning avec réservation, un paiement en ligne, et diffuser des avis clients, tout en maintenant un accueil client qui fait aussi notre notoriété», concluent les responsables de l’association.

Eva DZ

02 février 2017

PNR de l’Aubrac : le projet agricole se dessine

Mardi 31 janvier, le syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac, l’UPRA Aubrac et les Chambres d’agriculture de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal ont signé une convention de partenariat pour que soit pleinement intégré le volet agricole dans la charte du futur Parc naturel régional.

«Une convention qui servira le territoire», c’est ainsi qu’André Valadier, président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac a qualifié l’engagement des Chambres d’agriculture des trois départements de l’Aubrac et l’UPRA Aubrac dans la charte du PNR. Un engagement de la première heure puisque ces instances sont partie prenante dans le projet de PNR depuis son émergence et sont pleinement impliquées dans la phase d’élaboration du diagnostic de territoire ainsi que dans la rédaction des mesures notamment agricoles du rapport de charte.

«Nous avons apporté notre capacité à travailler de concert entre les trois régions et les trois départements, ce que nous faisons pour la race Aubrac depuis toujours», a avancé Henry Peyrac, président de l’UPRA Aubrac.

Et pour l’ensemble des acteurs, l’agriculture est le dénominateur commun. André Valadier a en effet rappelé que le concept de Parc naturel régional avait été initié par un ministre de l’agriculture, Edgar Pisani. Du «sur-mesure plutôt que du prêt à porter» comme aime à le qualifier André Valadier, le PNR doit permettre de faire travailler de concert les acteurs locaux au service de leur territoire. «Nous devons veiller à ce que l’agriculture, activité dominante de l’Aubrac, soit appréhendée de manière coordonnée et avec une unité de vue». Pour lui, la présence des Chambres d’agriculture dans le projet va aider à mieux cibler le projet de territoire en prenant en compte les difficultés et les points faibles.

Un territoire acteur

L’environnement n’est en effet, selon André Valadier appuyé par ses vice-présidents, Alain Astruc et Bernard Remise, pas la seule mission d’un PNR : «l’efficacité passe par l’orientation et la maîtrise de nos systèmes agricoles et génétiques. La race Aubrac en est un bon exemple». Pour la signature de ce partenariat, les initiateurs avaient en effet choisi la station d’évaluation de la race Aubrac à La Borie à St Chély d’Aubrac. «Cet outil est né de la volonté commune des éleveurs Aubrac du Massif central», rappelle en préambule Yves Chassany, président de l’Union Aubrac. «Le poste de pilotage de la race Aubrac», ajoute même André Valadier.

Elle a accueilli sa première série d’animaux en 1997, voilà bientôt 20 ans ! «Nous avons voulu cet outil en phase avec notre territoire puisque les animaux que nous y évaluons suivent les orientations d’une race que nous voulons aussi en phase avec son territoire», détaille Yves Chassany. Sa capacité à bien valoriser l’herbe, ressource naturelle de l’Aubrac, ses solides aplombs (la station est la seule en France où les animaux sont à l’attache), une croissance limitée à base de fourrages grossiers, sa facilité d’élevage... sont autant de choix raciaux pour être bien «en phase avec la réalité».

Fort de ces atouts, les responsables de la race Aubrac ambitionnent d’ouvrir leur station d’évaluation aux acteurs socio-professionnels pour communiquer plus largement sur les travaux réalisés dans la race Aubrac en adéquation avec son territoire et les attentes des consommateurs. «Nos travaux doivent continuer, en particulier sur la valorisation de l’herbe, dans nos élevages, par nos animaux. Nous comptons donc sur le soutien des Chambres d’agriculture pour mener ce travail en commun», a encouragé Henry Peyrac. Et Jacques Molières, président de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron de rebondir : «votre station répond complètement aux critères de l’agro-écologie dans ses volets économique, environnemental et social».

Concrètement, la mise en œuvre des mesures agricoles de la charte du Parc, la coordination des interventions des partenaires et la participation du secteur agricole aux actions à mener dans d’autres activités (tourisme, préservation des milieux, énergie,...) impliquent notamment la mobilisation des moyens humains existants au sein des Chambres d’agriculture de l’Aveyron, du Cantal, de la Lozère et de l’UPRA Aubrac. Un agent sera donc chargé d’impulser, d’animer, d’orchestrer la mise en œuvre du volet agricole de charte du PNR, en étroite collaboration avec ces partenaires. «Le travail peut commencer !», a conclu Jacques Molières.

Eva DZ

05 janvier 2017

Cinquième région en France : plus de 5,7 millions d'habitants en Occitanie

Au 1er janvier 2017, l'Occitanie compte 5 730 753 habitants. C’est la cinquième des treize régions métropolitaines par sa population. Entre 2009 et 2014, l'Occitanie gagne en moyenne 51 400 habitants chaque année.

Ces statistiques sont maintenant disponibles sur le site insee.fr : l'Insee a en effet publié la population légale des 35 868 communes de France, dont celle des 4 516 communes d'Occitanie sur http://www.insee.fr/fr/ information/2542644.

Ces populations légales sont déterminantes pour la vie des communes, sachant que la dotation versée par l'État à chaque commune est directement liée à ce chiffre officiel, mis à jour chaque année, ou encore que quelque 350 textes réglementaires s'appuient sur eux.

Quelques enseignements sont à retenir : l'Hérault, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne font partie des départements les plus dynamiques de métropole sur le plan démographique.

On recense 1 Lozérien pour 17 Hauts-Garonnais.

La région compte quatre communes de plus de 100 000 habitants... et six de moins de 10 habitants.

320 habitants de plus chaque année en Aveyron

Au 1er janvier 2014, l’Aveyron compte 278 644 habitants. Entre 2009 et 2014, la population y augmente à peine (+ 0,1 % par an en moyenne). Ce rythme est faible comparé à celui de la métropole (+ 0,5 %) et surtout de la région Occitanie (+ 0,9 %).

En cinq ans, l’Aveyron gagne 320 habitants en moyenne chaque année. Le département est relativement peu peuplé et figure dans le dernier quart des départements métropolitains les moins peuplés. L’évolution de la population n’est pas homogène sur son territoire : la croissance se concentre autour de la commune de Rodez, assez loin parfois, le long des axes routiers en direction de Decazeville, d'Albi ou vers l’autoroute A75, et dans une moindre mesure autour de Millau.

Un tiers des Aveyronnais autour de Rodez

Seule grande aire urbaine de l’Aveyron, l’aire de Rodez compte 86 373 habitants au 1er janvier 2014, soit près d’un tiers des Aveyronnais. Grâce au dynamisme démographique de sa couronne périurbaine (+ 1,0 % par an en moyenne entre 2009 et 2014) où vivent 36 000 personnes, la croissance de l’aire urbaine est relativement soutenue (+ 0,7 %). L’unité urbaine bénéficie aussi d’un taux de croissance positif (+ 0,5 %).

À l'inverse, la commune de Rodez perd des habitants (50 en moyenne par an), alors que les communes les plus peuplées de l’agglomération en gagnent sensiblement : 200 habitants supplémentaires par an en moyenne à Onet-le-Château, 50 à Luc-la-Primaube et 40 à Olemps. Ce dynamisme s’observe aussi dans certaines communes de la couronne périurbaine (Baraqueville, Salles-la-Source, Flavin…) où la croissance annuelle de population se situe autour de 1 %.

Dans cette même couronne, peu de communes perdent des habitants : seules Villecomtal, Calmont et Nauviale sont dans ce cas.

Des zones se désertifient

Au 1er janvier 2014, l’agglomération ruthénoise dépasse dé-sormais les 50 000 habitants.

L’agglomération de Millau, la deuxième de l’Aveyron, compte 23 650 habitants au 1er janvier 2014. Entre 2009 et 2014, la croissance y est faible (+ 0,1 %).

Celle de Decazeville continue de perdre des habitants, 190 en moyenne par an entre 2009 et 2014, tout comme celle de Villefranche-de-Rouergue, qui perd 70 habitants par an.

Enfin, la population de l'agglomération de Saint-Affrique est stable (moins de 10 habitants supplémentaires par an).

Hors de l’influence des villes, deux communes sur trois perdent des habitants. Ces communes peuplées pour la plupart d'entre elles de moins de 500 habitants se situent surtout dans le nord du département (Aubrac, vallées de la Truyère et du Lot) et plus au sud (Lévézou, Grands Causses).

Source INSEE Occitanie

29 décembre 2016

Domaine des Bourines à Bertholène : l’abreuvoir ovins retrouve une deuxième jeunesse

Samedi 17 décembre, l’association Les Bourines en Rouergue a inauguré une nouvelle phase de rénovation du patrimoine de ce Domaine agricole : la réfection du mur de l’abreuvoir grâce au mécénat d’Agneau Interpro avec la Fondation du patrimoine.

Une fois de plus l’équipe de bénévoles qui se réunit toujours plus étoffée chaque mois, a montré son talent dans la réfection du mur de l’abreuvoir des ovins. Ils ont présenté les résultats de leurs travaux aux partenaires, élus locaux,... samedi 17 décembre à l’issue de leur chantier mensuel.

Comme pour la calade des porcheries et l’abreuvoir des bovins, l’association Les Bourines en Rouergue qui porte ce projet de rénovation du domaine agricole, a pu s’appuyer sur son partenariat avec Agno Interpro et la Fondation du Patrimoine. Pour mémoire, cette opération Agneau Lacaune du Patrimoine, consiste à reverser 1 euro par agneau vendu à la Fondation du Patrimoine pour la réalisation de projets de restauration de patrimoine lié à l’élevage ovin, notamment de lavognes.

Pédagogie et convivialité sur chaque chantier

«Nous sommes ravis de pouvoir accompagner des projets comme celui que vous menez ardemment depuis tant d’années aux Bourines», a félicité Jérôme Redoules, président d’Agno Interpro, amoureux de ce lieu qu’il qualifie de «magique».

Même élan du côté de la Fondation du Patrimoine et son nouveau délégué départemental, Patrice Lemoux : «Nous mettons nos pas dans ceux qui ont créé ce site, je veux parler des moines du monastère hôpital d’Aubrac qui l’ont conservé et entretenu pendant plus de 600 ans ! Ils ont été des innovateurs dans la création de ce lieu».

En effet à chaque chantier, les bénévoles emmenés par Didier Combret et Christine Presne n’en finissent pas de découvrir des nouveautés que les moines avaient mises en œuvre à l’origine ! Sur la gestion de l’eau par exemple autour des abreuvoirs bovins et ovins.

Réunis autour de ce projet, Jacques Maisonnabe, maire de Bertholène et Jean-Paul Peyrac, président de la Communauté de communes du Laissagais ont félicité l’engagement des bénévoles : «Nous avons déjà assisté à plusieurs remises de prix aux Bourines, qui devient un lieu de visites incontournables pour les Aveyronnais mais aussi les touristes et de plus en plus de médias ! Depuis le démarrage de ces chantiers, on parle de plus en plus des Bourines !». Jean-Paul Peyrac a notamment souligné le rôle pédagogique de ces chantiers, lieux de transmission de savoir-faire et le rôle social, car à chaque chantier, c’est un grand moment de convivialité !

Travailler ensemble pour le patrimoine

Ce qui motive l’ensemble de l’équipe des Bourines en Rouer-gue, c’est cet engagement sans faille pour le patrimoine, comme l’ont rappelé avec émotion Christine Presne et Didier Combret. «Travailler pour le patrimoine est une source de motivation, encouragée par les nom- breux prix qui nous sont accordés». Tous deux ont aussi à cœur de partager leur connaissance de ce patrimoine en proposant des visites du domaine pendant tout l’été, avec chaque semaine, plus d’une centaine de visiteurs ! Didier Combret et Christine Presne tiennent d’ailleurs à remercier les propriétaires, M. et Mme Dauty du château ainsi que les agriculteurs, Françoise et Roger Naudan pour leur soutien et leur accompagnement sans faille dans le projet. «C’est aussi cela le résultat de la longévité de nos projets !», conclut avec le sourire Christine Presne.

Eva DZ

22 décembre 2016

Conférence JA-Groupe de Camboulazet-Cons. départemental : agricultures familiales de par le monde

Jeunes Agriculteurs Aveyron, en partenariat avec le groupe de Camboulazet et le Conseil départemental, a organisé mardi 13 décembre une soirée-débat sur l’agriculture familiale. Au menu de la soirée : diffusion du film «Ceux qui sèment», puis discussion avec Gil Flottes, ancien conseiller agricole et membre actif de l’AFDI, et Anthony Quintard, co-président de Jeunes Agriculteurs Aveyron.

La soirée du 13 décembre avait pour but d’expliquer au grand public, de manière pédagogique, ce qu’on entend par agriculture familiale. C’est dans cet objectif que les organisateurs se sont appuyés sur le film «Ceux qui sèment», réalisé en 2014 par des étudiants de SupAgro Montpellier et multi-diffusé dans le cadre du festival AlimenTerre.

Des enjeux multiples

Le réalisateur a capté des images d’agriculteurs disséminés dans le monde entier : en Inde, au Cameroun, en Equateur, au Canada et en France. Le film montre clairement la diversité des modèles d’agriculture familiale, qui s’exprime dans la taille des exploitations, le devenir de la production, un environnement et des politiques très différents... Cette hétérogénéité s’exprime aussi dans les multiples modèles familiaux. Les témoignages d’agriculteurs font apparaître les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des exploitations familiales, face à une agriculture qui se mondialise de plus en plus.

Agriculteurs et coopération

A l’issue du film, Gil Flottes a témoigné de son expérience et a livré sa vision des agricultures familiales. En préambule, il a présenté l’action de l’AFDI Aveyron (agriculteurs français et développement international). Cette association rassemble des organisations professionnelles agricoles, en partenariat avec les Conseils départemental et régional, les écoles d’agriculture aveyronnaises, le CIRAD de Montpellier (Centre international de recherche agricole et de développement), ainsi que la fondation FARM (Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde).

D’après Gil Flottes l’objectif de l’association aveyronnaise est de «créer des partenariats entre les organisations professionnelles aveyronnaises et celles du Sénégal et du Mali, pour mieux se connaître et engager des actions réciproques de développement de l’agriculture». Son action a ainsi démarré en 1982 au Sénégal et a conduit à la création d’une Maison du paysan, équivalent de la Chambre d’agriculture, ainsi que de la mise en place d’outils de mécanisation et de motorisation.

Le partenariat avec le Mali a débuté en 1998 et se poursuit encore. L’Aveyron a fourni son soutien au moment de la mise en place de la loi d’orientation agricole. L’AFDI a aussi accompagné la création d’une coopérative pour aider les agriculteurs à acheter des tracteurs. Grâce au micro crédit, une vingtaine de tracteurs d’occasion aveyronnais a été achetée par des Maliens. Deux Maisons familiales rurales ont aussi vu le jour, ainsi qu’un appui à la commercialisation de céréales.

Loin du modèle unique

Pour montrer la diversité des exploitations familiales, Gil Flottes s’est appuyé sur le parallèle entre l’Aveyron et le Mali. Dans le département, le lien entre la famille et l’exploitation est très diversifié : un seul membre, ou plusieurs, à exploiter, des couples mariés ou non, travaillant ensemble ou non, des enfants repreneurs ou non, des familles différentes qui s’associent... Par contre, au Mali les familles sont très nombreuses et sont toutes régentées par un chef, sorte de patriarche, «qui décide de tout, jusqu’à la distribution du revenu et son utilisation». Alors que la famille française est fragile, les couples se séparant plus facilement, la famille africaine est solide. Cette question de la pérennisation des exploitations familiales est au cœur des enjeux de demain.

Plusieurs facteurs entrent en jeu, comme le dynamisme du territoire sur lequel est située l’exploitation, l’organisation du travail et la possibilité de dégager du temps libre, la viabilité économique, et bien sûr la transmissibilité. «On estime en général que l’exploitation familiale est gérée «en bon père de famille», avec un outil de travail préservé, une production de qualité et une vie saine», explique Gil Flottes. Il ajoute néanmoins qu’«une exploitation familiale n’est pas seulement de petite taille et produisant avec le moins d’intrants possibles. Cela peut aussi être des exploitations importantes, intensives, avec des productions liées au sol ou non».

Ce qui rassemble les exploitations familiales c’est l’attachement à l’outil de travail et la volonté de le voir perdurer. En cela, l’agriculture familiale est la plus à même de répondre aux enjeux du développement durable, soit une agriculture qui fait vivre sainement l’exploitant et sa famille, nourrit la population mondiale et respecte son environnement. Tout ce que ne peut apporter une agriculture capitalistique.

B. CAREL

22 décembre 2016

Fête de la Vache Aubrac en Transhumance : devenez ambassadeur de l’Aubrac !

Plus qu’une fête, la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance est un véritable moteur de l’économie sur le plateau de l’Aubrac le temps d’un week-end. Mais l’événement a besoin de soutien pour continuer d’exister.

L’association Traditions en Aubrac qui porte la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance lance un appel à l’aide. Elle est à la recherche de nouveaux soutiens lui permettant d’assurer l’avenir de cet événement qui retentit chaque printemps, sur tout le plateau de l’Aubrac. «Que serait devenu l’Aubrac sans la Transhumance ?», s’interroge Serge Niel, président de Traditions en Aubrac.

«Tous les partenaires directs mais aussi indirects, je pense aux hébergeurs, aux restaurateurs,... jusqu’à 100 km à la ronde sont complets les week-ends de transhumance. C’est aussi à eux et à tous les partenaires publics, communes, Communautés de communes, collectivités que nous nous adressons pour pérenniser notre fête», poursuit l’éleveur de St Chély d’Aubrac.

Depuis 1981 date de sa première édition, la manifestation est montée en puissance, la communication a évolué et s'est tournée vers la promotion du territoire Aubrac dans son ensemble. Les enjeux financiers pour les acteurs économiques du territoire sont devenus plus importants.

C’est en effet une réelle performance que réalise chaque année, l’équipe de bénévoles pour accueillir plus de 10 000 visiteurs dans le petit hameau d’Aubrac d’à peine 10 habitants l’hiver ! «Financièrement, tout est chiffré, bien calé mais nous sommes de plus en plus soumis aux normes de sécurité, avec des charges et des frais en hausse sans que nos recettes progressent car nous ne pouvons pas augmenter chaque année le prix de l’entrée de la fête», résume Serge Niel. «Pour continuer d’accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions et leur proposer un programme de qualité autour des produits qui font la notoriété de notre territoire, nous avons lancé ce projet participatif».

Une aventure humaine

Le président s’appuie sur le poids de cette fête qui depuis plus de 35 ans, participe à la dynamique territoriale, à l’échelle de trois régions et trois départements. «Notre principal objectif est de promouvoir la race Aubrac. Le tourisme ne peut pas se développer sans l’agriculture qui contribue notamment à l’ouverture des paysages, alors que le tourisme permet aux agriculteurs de diversifier leur activité et de mieux valoriser leurs produits».

Au-delà de la montée des troupeaux vers les estives, l’association Traditions en Aubrac a étoffé son offre en organisant une soirée découverte de l’Aubrac (le jeudi avant la Transhumance) ou le Salon du Terroir Aubrac (le samedi et le dimanche de la Transhumance) qui fédèrent les acteurs du territoire afin de mettre en place des synergies entres les filières agricoles, touristiques, l’enseignement, les producteurs, mais aussi et surtout les éleveurs. «Merci aux éleveurs transhumants sans qui cette manifestation perdrait de sa valeur, les bénévoles, les éleveurs, les collectivités et les partenaires privés qui participent à la réussite de cette manifestation en s’investissant personnellement ou financièrement dans cette grande fête de la Transhumance !», salue Serge Niel.

Avant le 30 décembre

Alors pour continuer cette aventure humaine qui participe à la promotion d'un territoire qui mérite d'être connu : l'Aubrac, Traditions en Aubrac sollicite des ambassadeurs qui peuvent apporter un soutien (de 5 à 500 euros) en échange de prestations et cadeaux (tickets de tombola, affiche, entrée à la fête, randonnée avec un guide accompagnateur, déjeuner et panier du terroir, séjours sur l'Aubrac, repas chez Bras,...).

Pour en savoir plus et surtout apporter sa contribution, rendez-vous sur https://www.bulbintown.com/projects/la-vache-aubrac-en-transhumance. Ce projet est ouvert jusqu’au 30 décembre.

Traditions en Aubrac espère atteindre le premier palier des 5 000 euros qui pourront lui permettre de maintenir l’édition 2017.

Eva DZ

01 décembre 2016

Marchés de producteurs de pays : l’animation estivale préférée des Aveyronnais !

L’association de gestion des marchés de producteurs de pays de l’Aveyron était en assemblée générale jeudi 24 novembre autour de sa présidente, Cécile Contastin. Ses 167 adhérents en 2015 ont animé 240 marchés dans tout l’Aveyron.

Le marché de producteurs de pays est, dans certaines communes, l’animation préférée des visiteurs. Une fierté pour ses organisateurs mais aussi pour les producteurs qui l’animent, une récompense des efforts et du temps qu’ils investissent dans ce produit de qualité, désormais reconnu.

La présidente Cécile Contastin, tient d’ailleurs à remercier tous ceux qui s’impliquent au quotidien pour l’animation de ces marchés à valeur ajoutée pour tout un territoire : «les organisateurs sont toujours très impliqués pour permettre au marché de fonctionner correctement en respectant la charte nationale et le règlement départemental parce qu’organiser un marché de producteurs demande plus d’efforts et de temps».

Se démarquer de la concurrence

Ces marchés sont en effet sans équivalent, ils permettent aux producteurs de valoriser et de mettre en avant leur savoir-faire, leurs produits, leurs spécificités de producteurs, bref de se démarquer dans la foison de marchés dits «de terroir» ou «de pays». Car l’une des difficultés de l’association de gestion des marchés de producteurs est bien de se différencier : «Nous sommes parfois concurrencés par des marchés qui portent le même nom que le nôtre sans suivre les mêmes règles que nous ! Cela crée une confusion et le service de la Concurrence et de la Répression des Fraudes nous a confirmé que l’utilisation de l’appellation Marchés de producteurs sans élément pour certifier cette allégation est considérée comme une pratique commerciale trompeuse et peut être punie (jusqu’à 37?500 euros d’amende)», argumente Cécile Contastin.

Une communication intensifiée

Alors pour étendre sa notoriété, le réseau des marchés de producteurs de pays continue de miser sur la promotion et la communication. Outre les supports classiques dans les médias locaux et régionaux, l’association profite de la nouvelle version du site internet www.marches-producteurs.com : nouveau design, adaptabilité à tous les supports, simplification des rubriques, meilleur référencement,... Les mises à jour des pages réservées aux producteurs seront réalisées en 2017.

Bien sûr, le réseau, soutenu par la Chambre d’agriculture, la Chambre de métiers, le Conseil départemental, l’association des maires, la FDSEA, les JA et le CDT, va continuer d’être irréprochable par rapport à la charte et à l’annonce faite aux consommateurs. «Plus de la moitié de nos marchés sont contrôlés chaque année pour «coller» au terrain mais aussi informer, sensibiliser, conseiller de façon plus efficace sur de nombreux sujets techniques et réglementaires et surtout pour garantir aux consommateurs, le respect de notre charte et du règlement départemental», assure Cécile Contastin. Six points sont en effet évalués lors de la visite : la signalisation et la promotion du marché, la présentation, la publicité sur le lieu de vente, la qualité de l’accueil des producteurs et de l’organisation locale et la présence d’animations.

Un tandem organisateur-producteur gagnant

En 2015, 8 nouveaux agréments ont été acceptés auprès de producteurs. Désormais une visite est organisée en plus sur le site d’exploitation pour vérifier que l’activité et les produits correspondent bien aux critères définis.

La clé de la réussite pour Cécile Contastin est le tandem organisateur - producteur : «c’est le suivi des organisateurs qui nous permet de maintenir l’identité des marchés de producteurs, ils doivent pouvoir s’appuyer sur des représentants des producteurs afin de faire passer les messages».

Pour une meilleure connaissance du réseau, l’association va lancer une enquête auprès des producteurs et des organisateurs, l’idée étant de faire émerger des projets, des idées. Ainsi qu’une enquête auprès des consommateurs pour mesurer leur perception des marchés de producteurs et l’efficacité des canaux de communication.

Indéniablement les marchés de producteurs participent à l’animation dans les communes, notamment pendant la période estivale mais aussi toute l’année sur deux sites. «Nos marchés contribuent à l’animation et à l’attractivité des territoires, ils sont aussi une opportunité pour les agriculteurs de se lancer dans la vente directe sous la couverture d’une marque connue et reconnue», conclut Cécile Contastin. Un gage de réussite !

Eva DZ

06 octobre 2016

La petite enfance : une charte qualité

Les territoires ruraux ne resteront pas à la marge et la Fédération Familles Rurales y veillera. En effet, elle accompagne les collectivités qui désirent développer des structures d’accueil dans le département. L’attractivité des territoires dépend directement des services aux familles, et notamment en matière de solutions de garde pour les enfants non scolarisés.

La Fédération et les associations locales Familles Rurales proposent diverses solutions :

L’accueil en structure collective

La halte-garderie est un accueil occasionnel, une formule qui permet aux parents d’enfants de moins de 6 ans de les déposer une demi-journée ou une journée par semaine par exemple, afin de se libérer du temps. Un moyen également pour les enfants de faire de nouvelles rencontres et de contribuer à leur éveil et à leur socialisation. La halte-garderie peut être itinérante et s’arrêter chaque jour de la semaine dans un village différent.

Le Multi-Accueil est une structure «2 en 1». Elle associe un accueil régulier et un accueil occasionnel (une crèche et une halte-garderie en un même lieu).

La combinaison des deux modes de garde permet à un maximum de familles d’un même territoire de trouver une réponse à leurs besoins. En zones rurales, elles sont situées en centre-bourg où les multi-accueil dépassent rarement les 20 places.

La structure «Les Lutins de l’arc en ciel» à Réquista est ouvert du lundi au vendredi de 7h45 à 19h. Elle peut accueillir jusqu’à 20 enfants maximum simultanément. Il s’agit d’un lieu d’échange et de socialisation pour les enfants de 3 mois à 3?ans. Cela favorise l’accueil des enfants dans un lieu ludique, convivial, sécurisé et adapté. Pour inscrire son enfant, il suffit de retirer un dossier à la structure. La tarification dépend des revenus du foyer et du nombre d’enfants à charge. Le Centre de Loisirs «Arc-En-Ciel», situé dans le même bâtiment, prend le relais en accueillant les enfants à partir de 4 ans, les mercredis, petites et grandes vacances.

La micro-crèche est un type d’accueil identique à celui proposé en multi-accueil mais avec un nombre d’enfants restreint de 6 à 10 places. En milieu rural, ce type de structure correspond bien aux besoins des familles et à la dimension du territoire.

L’accueil individuel

Les assistantes maternelles sont directement employées par les familles. Elles exercent leur activité à leur domicile avec un accueil de 4 enfants maximum simultanément. Les horaires d’accueil peuvent être variables selon les contrats d’accueil de chaque enfant.

Les maisons d’assistantes maternelles (MAM) réunissent des assistantes maternelles pour travailler ensemble dans un espace commun d’une capacité de 9?enfants maximum, situé hors domicile. Les relations familles/ assistantes maternelles sont les mêmes que si elles exerçaient à leur domicile. Chaque assistante maternelle est responsable de l’enfant confié par la famille.

Dans les deux cas, les assistantes maternelles doivent être agréées par le Conseil départemental.

La garde d’enfants à domicile, outre la surveillance, la prise des repas, ou encore l’accompagnement à certaines activités, comprend également une action éducative et un accent mis sur l’éveil de l’enfant, notamment par le jeu.

Sur le lieu de vie de l’enfant, elle permet ainsi une garde de manière régulière ou occasionnelle afin de pallier l’absence de la famille liée à des horaires atypiques (soirée, nuit) et également une garde sur le temps périscolaire (avant et/ou après l’école).

Ce mode de garde peut venir compléter l’offre collective (halte-garderie, multi-accueil, micro-crèche).

Pour obtenir les renseignements sur les modes d’accueil individuel, se rendre au Relais Assistantes Maternelles (RAM), un lieu d’accueil, d’information, d’échange et de socialisation. Le RAM est un service gratuit. Il est ouvert selon les territoires sur des demi-journées ou journées organisées en deux temps :

- halte-jeux pour les enfants accompagnés de leur parent ou de leur assistante maternelle (arrivée et départ libres).

- permanence pour renseigner sur les modes d’accueil petite enfance du territoire, obtenir la liste des assistantes maternelles agréées, accompagner les parents employeurs et les assistantes maternelles (cadre professionnel, droits…), obtenir des renseignements d’ordre général…

Les structures organisent également des actions de parentalité dont le but est d’accompagner et de soutenir les familles dans leur rôle.

Renseignements auprès des structures les plus proches de votre territoire ou au service petite enfance de la Fédération départementale Familles Rurales au 05 65 75 54 00.

06 octobre 2016

Nos campagnes, regards croisés : plus de spectacles et plus de lieux différents !

Comme l’année dernière, l’action Nos campagnes, regards croisés propose des rendez-vous culturels dans les villages d’Aveyron. En octobre et novembre, les spectacles seront encore plus nombreux de Réquista à Conques !

Spectacles, films, rencontres, conférences, stages,... les acteurs de la vie culturelle accompagnés par Aveyron Culture - Mission départementale proposent un programme élargi et diversifié de rendez-vous culturels sur le thème de l’alimentation pendant les deux mois d’octobre et de novembre. «A la manière d’un laboratoire d’idées, nous avons construit une programmation libre et qui se veut l’écho des questionnements du territoire», expliquent les organisateurs.

Et le principe semble plaire puisque deux nouvelles structures culturelles de l’Aveyron, le Centre européen de Conques et Vallon de Cultures ont rejoint les 9 pionniers de la première édition. De même de nouveaux champs artistiques sont proposés comme un stage d’improvisation et de performance de danse ou encore des lectures musicales et poétiques ou bien des conférences, expositions et débats.

Le principe de cette opération est simple : c’est la rencontre entre culture et agriculture : «cinéastes, comédiens, danseurs, photographes, plasticiens,... vont à la rencontre d’hommes et de femmes de la campagne, de consommateurs et de producteurs, pour questionner notre rapport à la terre et à l’alimentation, des plaisirs de la table aux savoir-faire transmis de génération en génération, en passant par les secrets des plantes ou encore les jardins potagers patiemment travaillés de main d’homme», résument les organisateurs.

Selon les secteurs, les associations, centres culturels,... invitent à venir partager des moments de convivialité autour de soupe party, de marché gourmand, de thé littéraire et de dégustations en tout genre !

En 2016, 23 communes sont concernées (soit 5 de plus qu’en 2015) avec 16 propositions différentes (5 de plus qu’en 2015) programmées sur 29 communes (8 de plus qu’en 2015), parmi lesquelles Agen d’Aveyron, Alrance, Arvieu, Baraqueville, Canet de Salars, Cassagnes Bégonhès, Centrès, Connac, Conques, Durenque, Goutrens, Marcillac-Vallon, Prades de Salars, Quins, Réquista, St Christophe, St Léons, Salles Curan, Salles la Source et Valady.

Le public visé lui aussi se diversifie puisque les animations sont ouvertes aux résidents des maisons de retraite et certains rendez-vous s’adresseront aussi bien aux seniors qu’aux enfants, pour un mélange de générations autour des œuvres.

La Volonté Paysanne soutient cette manifestation et publiera au fil des deux mois, les différents rendez-vous dans son agenda.

Eva DZ

11 aout 2016

Entretien avec la présidente de Familles Rurales : priorité aux familles et à la jeunesse !

Avec 4 000 familles adhérentes, le réseau Familles Rurales est particulièrement bien implanté en Aveyron. Sa présidente, Adeline Canac, élue en 2012, du secteur de Réquis-ta, fait le point sur les actions réalisées, rappelle les missions de son réseau au service des familles et présente les projets à venir.

- Quel est le champ d’actions de Familles Rurales ?

A. Canac : Familles Rurales se partage entre deux branches : l’éducation populaire et le service aux familles. L’éducation populaire propose diverses activités à l’année, pour tous les membres de la famille. Le service aux familles se décline dans l’accueil des enfants (petite enfance, jeunesse), la formation à l’animation, le pôle handicap...

- L’accueil des enfants est particulièrement bien développé en Aveyron. Qu’en est-il ?

A. Canac : C’est vrai que Familles Rurales, à travers ses associations ou directement par la Fédération départementale, offre un bon maillage de services à la petite enfance dans le département. Avec 25 structures, les halte-garderies à la carte (1 jour/semaine, 1 jour/mois) permettent l’éveil des enfants. Elles sont aussi un lieu de rencontres entre les enfants, les parents et les professionnels en s’appuyant sur les Relais d’Assistantes Maternelles. En partenariat avec la MSA, la CAF et les collectivités, nous avons aussi ouvert des crèches ou des micro-crèches, cela s’appuie sur la dynamique locale et la volonté des élus. Justement un schéma départemental a été réalisé en Aveyron montrant qu’il manquait encore des places d’accueil des enfants en milieu rural. Familles Rurales se positionne pour développer des structures pour la Petite Enfance, l’enfance, la parentalité.

- Familles Rurales, c’est aussi les activités de loisirs. Comment se décline votre offre ?

A. Canac : Une vingtaine d’associations proposent un accueil de loisirs permanent à l’année les mercredi et pendant toutes les vacances, d’autres (qui représentent une majorité) sont ouverts de 3 à 6 semaines exclusivement l’été. D’autres encore accueillent les enfants l’été et pendant les vacances scolaires. Depuis 2 ans, nous avons répondu à la demande des collectivités sur le TAPS (temps d’accueil périscolaire) en lien avec la DDCSPP et bien sûr les municipalités. Nos associations locales ou la Fédération départementale en direct assurent l’accueil des enfants 3h par semaine, avec deux animateurs minimum autour d’un projet pédagogique. Nous ne proposons pas un simple gardiennage ! En septembre, nous allons démarrer la 3e année sur ces TAPS et de plus en plus de collectivités font appel à Familles Rurales pour assurer ces temps d’accueil. Pour nous, cela correspond tout à fait à notre mission de services aux familles.

- Et sur la jeunesse ?

A. Canac : Cela fait partie de nos projets de développement. Nous souhaitons développer l’accueil des 15 - 18 ans, les collectivités sont demandeuses ! Nous avons mené une réflexion sur les besoins de ces jeunes vivant en milieu rural. Nous avons concrétisé un projet MOUV’ACT : l’ouverture d’un local dédié aux lycéens internes dans le centre de Rodez notamment le mercredi après-midi. Ils sont encadrés par notre animateur jeunesse qui leur propose des activités innovantes, créatives, artistiques, sportives,... Ensemble ils réalisent des projets et partagent leurs compétences et leurs passions. Ouvert depuis février, les premiers retours sont encourageants. Nous accueillons 10 à 15 jeunes chaque mercredi. Par ailleurs, nous avons aussi initié un comité départemental jeunesse MOUV’JEUNES. Un groupe de jeunes de 18 - 25 ans de tout l’Aveyron, s’est constitué prêts à s’investir et à s’engager pour porter leurs idées au sein du conseil d’administration de la Fédération départementale. Cette politique envers la jeunesse, nous souhaitons vraiment la développer. L’idée est bien de «faire «pour» et «avec» les jeunes».

Recueilli par Eva DZ

11 aout 2016

Fête des battages à l’ancienne à Salles-la-Source : «une belle réussite syndicale et collective»

La fête des battages à l’ancienne organisée dimanche 7 août à Salles la Source a été un franc succès, avec la présence d’environ 800 personnes ravies d’assister à une démonstration de machinisme agricole du temps jadis, proposée par l’équipe locale FDSEA.

Le soleil était lui aussi de la partie sur la parcelle de Jean-Paul Malgouyres, président communal FDSEA de Salles la Source, au hameau de Souyri. Après le samedi consacré aux préparatifs et derniers réglages des machi-nes, l’équipe de bénévoles emmenée par Bernard Fernandez, retraité agricole de Salles la Source, collectionneur de machines agricoles anciennes, était sur le pont dès le dimanche matin pour le petit-déjeuner aux tripoux rassemblant une centaine de personnes.

Le repas du terroir du midi a attiré plus de 220 convives autour de l’aligot saucisse servi à l’ombre sur les tables dressées sur la ferme de Jean-Paul Malgouyres. Après les ultimes réglages de la matinée, la batteuse de 1955, le tracteur de 1949, la presse de 1935, le petit tracteur de 1952, de marque Société Française de Vierzon (SFV), près de la lieuse Mac Cormick de 1948 en présentation, se sont mis au travail sans encombre !

Un ensemble unique

Bernard Fernandez a utilisé un chalumeau pour chauffer le carburateur du tracteur SFV dont le moteur animait la batteuse reliée à de longues courroies. «Nous avons sorti 1,5 tonne de graines de blé et utilisé 200 litres de gazole pour les deux jours», indique Bernard Fernandez. Pour lui, cette fête des battages est un succès : «nous avons présenté un ensemble de machines unique de la SFV. Cette journée est une belle réussite syndicale, collective et conviviale animée par le réseau FDSEA. Nous avons par ailleurs accueilli des céréaliers du Lauragais, des agriculteurs de la Lozère et du Cantal, des non-agriculteurs, des jeunes et moins jeunes».

«Créer du lien social»

Dominique Fayel, président de la FDSEA Aveyron, présent à Souyri confirme : «notre syndicat agricole porte les revendications de ses adhérents mais il sait aussi créer du lien social entre ruraux, citadins, jeunes et anciens, à travers un dimanche comme celui-ci porté par une efficace mobilisation locale».

Rappelons que cette journée était organisée en partenariat avec RAGT (semences), Groupama d'Oc, l’entreprise Braley (environnement-énergie), la Sarl Nadal (machines Kubota), CMA (New Holland), Rouergue-Motoculture (machines Deutz-Fahr), l’assureur Axa, Hydraulique Mécanique Services, FODSA-Farago Aveyron, Foulquier Jérôme Travaux agricoles, Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, Ets Vernhes (voitures d’occasion Bel Air), Ets Netco (caoutchouc et courroies) d’Onet le Château la FDSEA Aveyron et les JA du canton de Conques-Marcillac très sollicités à la buvette !

D.B.

28 juillet 2016

Ferme équestre : entre balades et cours à la Goudalie

A la ferme de la Goudalie sur la commune de Rodelle, le poney club a ouvert ses portes il y a bientôt 5 ans. C’est Elodie Bottelin en rejoignant le GAEC de son compagnon Nicolas Mouysset, qui a initié cette activité à côté de l’élevage limousin. «Je me suis installée en 2005 d’abord avec un élevage de chevaux (poneys Welsh Cob et chevaux Selle Français) mais cette activité étant difficilement rentable seule, il me fallait me diversifier».

Avec sa belle-mère Jeanne, alors associée dans le GAEC (elle est aujourd’hui à la retraite), Elodie a participé à une formation pilotée par le réseau Bienvenue à la ferme en Aveyron sur l’accueil à la ferme et les diverses prestations possibles. «Depuis que je suis toute petite je monte à cheval, j’ai suivi des études agricoles, et je voulais m’installer autour d’un atelier qui me plaît en l’occurrence le cheval. L’idée d’un centre équestre me plaisait car la structure collait bien à mon projet», explique Elodie. Grâce à l’embauche d’un salarié à temps plein, titulaire d’un diplôme d’Etat, elle a pu ouvrir son poney club. «Bien sûr il nous a fallu aménager nos bâtiments, nos abords, les accès et créer une écurie, une carrière, un manège. Pour réaliser ces investissements, nous avons été bien épaulés par le réseau Bienvenue à la ferme qui nous a aidés à monter les dossiers de subventions de l’Europe et de la Région», se souvient Elodie.

Pour offrir une activité à l’année, la jeune femme se partage entre l’accueil de touristes pour des balades pendant l’été et l’enseignement (dressage, obstacles, cross, jeux, balades,...) le reste de l’année majoritairement auprès des enfants (dès 4 ans) mais aussi des adultes. «On ne touche pas le même public l’été, ce sont surtout des gens en vacances qui recherchent une activité de loisirs autour du cheval à la campagne, près d’une ferme», détaille Elodie qui fait le lien avec les campings alentours, les offices de tourisme,... Toute l’année, le poney club forme une soixantaine de cavaliers licenciés. Un petit groupe de jeunes s’est même détaché et réalise quelques concours à l’échelon départemental. «La plupart de nos licenciés sont des gens du village, du canton ou des communes voisines jusqu’à Villecomtal, Onet le Château, Sébazac,...», avance Elodie.

Elle organise aussi un spectacle de fin d’année et quelques animations pour se faire connaître. Elle propose également quelques balades au Festival UNICOR, dans les fêtes des écoles locales et à la demande. «Je sais que je peux encore progresser dans la communication, ce n’est pas facile de connaître toutes les ficelles quand on n’est pas du métier mais on apprend au fil des saisons !», sourit Elodie, également présente sur les réseaux sociaux et sur internet (la-goudalie.fr). Elle ne serait pas contre une formation via le réseau Bienvenue à la ferme autour des sites internet. Et attend aussi du réseau leader dans l’accueil à la ferme, un soutien dans la communication auprès des prestataires touristiques de son secteur et dans la signalisation sur le bord des routes.

«Mon objectif est de développer encore ma clientèle car je dois assurer l’emploi à temps plein pour ma salariée. L’enseignement est un axe fort que je souhaite conforter ainsi que l’accueil de chevaux en pension», conclut Elodie, ouverte aussi à l’échange avec d’autres adhérents du réseau Bienvenue à la Ferme.

Eva DZ

28 juillet 2016

Fédération départementale des chasseurs : la biodiversité en question

Les sociétés de chasse du Rougier de Camarès (Belmont, Briols, Camarès, Montlaur et Vabre), conviées par la Fédération Départementale des Chasseurs, se sont donné rendez-vous le 20 juin à la maison de la chasse de Belmont sur Rance afin de faire le bilan des huit années d’opération PROBIOR (Promotion de la Biodiversité Ordinaire).

Cette opération initiée par les Fédérations des Chasseurs régionale et départementales, a associé chasseurs, associations, collectivités, agriculteurs et la Maison familiale de St Sernin, à un projet de recensement, puis d’aménagement et de préservation du patrimoine paysager et faunistique local.

Plusieurs actions ont été menées :

- recenser et restaurer parfois les mares et points d’eau du secteur ainsi que la diversité faunistique locale.

- recenser et préserver certaines zones à fort potentiel cynégétique (jachères, bandes enherbées, cultures faunistiques, etc…)

- aménager points d’eau, agrainoirs favorables à l’ensemble de la faune locale.

- associer toutes les sociétés de chasse afin d’harmoniser le repeuplement de la zone avec des perdrix rouges (espèce emblématique du Rougier) de souche dite «antagène» c'est-à-dire d’une pureté génétique reconnue scientifiquement, effectuer un suivi régulier des populations et mettre en place des règles de gestion communes à l’ensemble du secteur.

Après ces 8 ans, les responsables cynégétiques locaux sont satisfaits du travail accompli et des résultats obtenus, notamment au niveau du caractère plus «fuyard» des oiseaux sur le territoire. La seule ombre au tableau reste les difficultés pour préserver un plus grand nombre de poussins lors des premières semaines suivant les éclosions de printemps.

La Fédération des Chasseurs remercie toutes les bonnes volontés qui ont œuvré à cette opération, chasseurs, agriculteurs, élus, associations, élèves et professeurs de la MFR de St Sernin, les techniciens de la Fédération des Chasseurs de l’Aveyron et Fédération des Chasseurs Midi-Pyrénées, et les invite à poursuivre l’accompagnement nécessaire à la pérennisation de ces résultats. L’intégration de ce territoire typique du sud Aveyron à une étude scientifique nationale sur la diversité génétique des perdrix rouges devrait voir le jour dès cette année et donner ainsi une continuité à cette opération.

21 juillet 2016

Programme d’Intérêt Général «Habiter mieux» : des crédits encore disponibles

Le bureau d’études Oc’téha anime le Programme d’Intérêt Général (PIG) «Habiter mieux» du Département. Ce dispositif permet aux propriétaires occupants ou bailleurs de bénéficier de soutiens pour la rénovation énergétique, l’adaptation du logement et l’habitat dégradé. Le premier bilan est positif et des crédits sont encore disponibles.

Alain Calmels est propriétaire d’un logement qu’il occupe au lieu-dit Les Pourquiols sur la commune de Moyrazès. Désireux de réduire sa facture énergétique mais doté de ressources modestes, il a sollicité le PIG Départemental pour isoler ses combles, changer ses menuiseries et installer une VMC. Il s’est appuyé sur le bureau d’études Oc’Téha, chargé de l’animation du PIG pour réaliser toutes les démarches. Résultat : son projet a été subventionné à hauteur de 68% du montant des travaux et sa consommation énergétique a gagné 29%.

Dans le bourg de Moyrazès tout proche, Solange Baillet, propriétaire bailleur a décidé de réhabiliter une maison individuelle, vacante depuis 1970, en deux logements locatifs (70 et 75 m²). Aucune isolation, ni WC, ni salle d’eau,… cette maison était très vétuste. Là aussi avec l’appui d’Oc’téha, la propriétaire a pu évaluer les travaux et déposer une demande de soutien auprès de l’ANAH et de la Région. Résultat : son projet a été financé à hauteur de 35% par l’ANAH (plafonné à 1000 m²), elle a bénéficié d’une prime FART de 1600 euros/logement, d’un éco-chèque de 1000 euros/logement, d’un abattement de 60% des revenus fonciers pendant la durée de la convention. Le projet a été subventionné à hauteur de 31% du montant des travaux.

Ces deux exemples sont à l’image de la réussite du PIG Habiter Mieux lancé en juillet 2014 dans le département. Depuis, cette opération a permis à 488 propriétaires occupants leur résidence principale de bénéficier de plus de 5 millions de subventions (pour près de 8,5 millions de travaux réalisés). De même, 22 logements locatifs ont été rénovés, dont les propriétaires ont pu bénéficier de 474 208 euros de subventions pour 1,6 million de travaux réalisés.

Un bilan positif

Les partenaires de ce programme, Gérard Guyader, directeur adjoint de la DDT, représentant les services de l’Etat (ANAH), Danièle Vergonnier, vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’habitat et Jean-Paul Peyrac, président d’Oc’Téha ont salué le bilan positif de ce PIG Habiter Mieux. «Pour accompagner les ménages français à réduire leurs dépenses énergétiques, l’Etat par le biais de l’ANAH propose aux propriétaires occupants et bailleurs, ce programme national d’aide à la rénovation thermique des logements privés, dénommé Habiter Mieux», a expliqué Gérard Guyader. «Midi-Pyrénées est la première région utilisatrice de ce programme», tient-il à préciser. Forts d’un bilan positif (plus de 2000 logements en Aveyron), les services de l’Etat encouragent les ménages à solliciter ce programme qui permet un gain énergétique moyen de 40%. «Cette opération apporte un confort supplémentaire dans nos campagnes, une nouvelle capacité d’accueil dans nos bourgs c’est aussi une belle richesse pour notre patrimoine et surtout une bouffée d’oxygène pour nos artisans», poursuit Danièle Vergonnier s’appuyant sur les montants de travaux occasionées via le PIG Habiter Mieux en Aveyron.

Et Jean-Paul Peyrac d’inciter les personnes intéressées à venir prendre contact avec Oc’téha, au siège à Rodez ou lors de ses permanences délocalisées (lire notre agenda chaque dernière VP du mois). «Il existe un vrai potentiel, avec des enveloppes de subvention disponibles, sachant que la moitié des propriétaires occupants du département pourraient potentiellement bénéficier d’une aide de l’ANAH pour la rénovation de leur logement», a-t-il encouragé. Le conseil est gratuit mais attention, les travaux ne doivent pas commencer avant l’instruction du dossier de demande de subvention !

Eva DZ

Infos : Oc’Téha - Carrefour de l’agriculture - 12 026 Rodez Cedex 9 - 05 65 73 65 76.

14 juillet 2016

Projet de PNR Aubrac : le Préfet salue une «démarche citoyenne»

Le Préfet de l’Aveyron a rencontré les élus du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac mercredi 6 juillet. Le président, André Valadier accompagné des membres du bureau lui ont présenté l’avancée du projet et les différents programmes d’action en cours ou à venir. «Une belle démarche citoyenne», saluée par le Préfet coordonateur.

Ce n’était pas la première fois que le Préfet de l’Aveyron rencontrait les acteurs du PNR Aubrac mais Louis Laugier, par ailleurs préfet coordonnateur du projet a souhaité prendre le temps d’échanger avec les membres du bureau du syndicat mixte de préfiguration du futur Parc mercredi 6 juillet.

Optimisme

«A travers nos échanges, j’ai pu voir les choses de près !», a-t-il résumé à l’issue de la rencontre. «Ce que je remarque, c’est que les acteurs locaux n’ont pas attendu d’obtenir la labellisation d’un parc pour travailler ensemble, mener des actions et concrétiser des projets», a-t-il tenu à noter, séduit par «ce territoire vivant». «Vous avez déjà des capacités d’initiatives qui seront améliorées par l’installation du Parc. Et les services de l’Etat que je représente, seront à vos côtés pour les mettre en œuvre», répondant ainsi parfaitement à sa contribution au développement des richesses du département.

Très «optimiste» sur la concrétisation du futur parc, le Préfet de l’Aveyron a constaté avec intérêt les mesures mises en œuvre sur le territoire comme les Maisons pluridisciplinaires de santé qu’il a inaugurées récemment dans le nord Aveyron. «Votre territoire rural a beaucoup d’atouts de par son agriculture, son offre de commerce, son maillage d’artisans, son attractivité touristique, mais son principal challenge est de lutter contre la déperdition démographique, la création de ces maisons de santé est un premier pas», a poursuivi le représentant de l’Etat.

Un territoire acteur et actif

André Valadier le confirme : «ce qui rassemble le territoire, c’est le parc et l’adhésion de la population à ce projet fait que les difficultés s’aplanissent. M. le Préfet a été le témoin de cette unité, cette volonté partagée de travailler ensemble. D’ailleurs les faits le prouvent déjà avec plusieurs actions concrétisées sur le territoire».

Le président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac a confié l’importance de la présence du Préfet coordonateur pour qu’il puisse mesurer le degré d’appropriation du projet. «Nous avons fait ressortir et démontré que notre action était profitable aux trois départements concernés (33 communes en Aveyron, 12 communes dans le Cantal, 37 communes en Lozère et 25 communes associées), et donc aux trois régions (désormais deux)».

Les élus du territoire, membres du bureau du syndicat mixte ont en effet eu à cœur de montrer au représentant de l’Etat leur union pour renforcer le devenir d’un territoire acteur et actif. Ils défendent un «projet actuel et crédible» qui répond aux attentes des acteurs locaux et des habitants mais aussi à la société. «Notre panier de biens agricoles a été renforcé et valorisé par des actions liées à l’environnement, à la biodiversité pour donner un maximum de chances à nos produits», avance André Valadier. «Agriculture et environnement sont compatibles et agriculture et tourisme sont complémentaires. Notre projet prend en compte toutes les composantes d’un milieu rural», poursuit-il (lire aussi encadré).

Les prochaines étapes

Le président du syndicat mixte de préfiguration en a profité pour faire le point sur l’avancée du projet de PNR. «Le travail à la loupe sur notre territoire a permis de présenter un bon diagnostic grâce à un partenariat public - privé réussi. Nous avons eu de la part de la commission nationale des parcs, des retours très favorables, suite à la visite d’experts sur l’Aubrac, en particulier sur le degré d’appropriation du milieu agricole et touristique autour du projet», se réjouit André Valadier. «Certains attendent le parc depuis longtemps !».

Plus motivés et déterminés que jamais, les membres du syndicat de préfiguration espèrent un retour officiel positif afin de pouvoir engager au plus vite l’enquête publique qui conduira à un décret ministériel pour la labellisation du territoire. Une concrétisation attendue d’ici fin 2017.

Eva DZ

07 juillet 2016

Marchés de producteurs de pays : la saison est lancée

La saison estivale démarre et avec elle, les marchés de producteurs de pays, devenus un incontournable dans le calendrier des animations de l’été en Aveyron.

Ce concept national unique né en Aveyron et aujourd’hui porté par les Chambres d’agriculture est un rendez-vous attendu à la fois par les locaux mais aussi par les touristes à la recherche de produits authentiques et de contacts directs avec les agriculteurs.

En Aveyron, là où tout a commencé sous la houlette de Sylvette Hermet, pas moins de 16 sites de marchés sont proposés (voir la liste ci-dessous) dont deux à l’année, à Rignac et à St Geniez d’Olt. Deux autres communes organisent un marché autour d’un événement, à Decazeville samedi 23 juillet en marge du festival pyrotechnique et dans l’été à Ste Geneviève sur Argence dimanche 14 août toute la journée, pendant le vide-grenier.

L’association de gestion des marchés de producteurs qui réunit 250 adhérents, sera une nouvelle fois mobilisée pendant toute la saison pour offrir des moments d’animation, de détente et de plaisir autour des produits du terroir aveyronnais, à consommer sur place ou à emporter. Puisque les produits présents sur les marchés proviennent directement et exclusivement des producteurs qui les commercialisent, c’est la marque de fabrique des marchés de producteurs !

Eva DZ

07 juillet 2016

Fédération des chasseurs de l’Aveyron : le préfet découvre le parc des Gachounes

Le préfet de l’Aveyron, Louis Laugier, a visité le centre de formation au permis de chasser du parc des Gachounes à Rodelle, mardi 5 juillet. Il a été accueilli par le nouveau président de la fédération départementale des chasseurs, Jean-Pierre Authier.

La fédération départementale des chasseurs a ouvert son nouveau centre de formation pour le permis de chasser l’été dernier sur la commune de Rodelle, sur un site de 63 ha. La fédération aveyronnaise a validé, en 2014-2015, 12 230 permis de chasser. Elle est ainsi «la première fédération de Midi-Pyrénées», selon le directeur Didier Béteille, après la présentation générale effectuée par Jean-Pierre Authier, qui a succédé récemment à Michel Gombert à la présidence de la fédération départementale.

MM.Authier et Béteille étaient accompagnés par des administrateurs et une partie des salariés de la structure dont le siège est à Bourran, à Rodez. Ils ont indiqué que la fédération aveyronnaise avait plusieurs missions, notamment «de participer à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et la gestion de la faune sauvage et de ses habitats, et d'organiser la formation des candidats aux épreuves théoriques et pratiques de l'examen pour la délivrance du permis de chasser, ainsi que des formations ouvertes aux personnes titulaires du permis pour approfondir leurs connaissances de la faune sauvage de la réglementation en général». Sur ce dernier point, le parc des Gachounes est un outil adapté avec un large volet pédagogique et de formation des chasseurs.

336 candidats au permis de chasser

La fédération a accueilli en 2015, 336 candidats au permis de chasser, en plus des formations de perfectionnement, concernant des Aveyronnais, mais aussi des Tarnais. Ce chiffre est en progression depuis 2012, a noté Didier Béteille, reconnaissant toutefois que le nombre de permis baissait chaque année (environ 120), une tendance nationale, même si l’Aveyron maintient une bonne dynamique. Le parc des Gachounes est un lieu exceptionnel pour les futurs chasseurs et ceux qui veulent se mettre à jour, qu’ils pratiquent le fusil ou le tir à l’arc, et un outil de formation ouvert par ailleurs aux personnes à mobilité réduite. Ses travaux d’aménagement ne sont pas encore bouclés, avec à l’étude, la réalisation d’une voix d’accès plus pratique, et pour 2017, la création d’un sentier d’interprétation, notamment pour les scolaires et le jeune public.

Didier Béteille a présenté au préfet les autres actions de la fédération, comme la réserve du Causse Comtal, la tourbière de Bouloc, l’observatoire de Ste-Geneviève d’Argence, auxquels il faut ajouter diverses animations scolaires autour de la faune sauvage et des espaces naturels sensibles. Les responsables ont guidé le préfet sur différents postes de tir, mettant en avant les consignes de sécurité draconiennes du site.

Louis Laugier a confié qu’il n’était «pas chasseur» mais qu’il considérait comme «majeur le poids des chasseurs dans l’aménagement du territoire, avec en particulier, l’efficacité des plans de chasse. Ces derniers permettent de réguler les espèces, c’est donc important pour l’agriculture et la société en général. La chasse est une passion utile pour tout le monde», a insisté le préfet de l’Aveyron.

D.B.

16 juin 2016

Réseau Bienvenue à la Ferme : les fermiers aubergistes font leur promotion

Pour clore le Printemps à la ferme, les fermiers aubergistes du réseau Bienvenue à la Ferme de l’Aveyron ont invité les professionnels du tourisme à découvrir leur offre touristique pour la prochaine saison estivale, jeudi 9 juin à la ferme de Jassenove, à Millau. Une façon de relancer la dynamique autour de ce métier encore peu connu et pourtant si exigeant et source de valeur ajoutée dans les exploitations et pour l’agriculture du département.

Quel meilleur cadre qu’un joli corps de ferme, autour d’anciennes granges réaménagées, des produits du terroir et une journée ensoleillée pour découvrir l’offre touristique des agriculteurs engagés dans le réseau Bienvenue à la ferme.

Après quelques années «en sommeil» et sans réelle communication autour de leur activité, les fermiers aubergistes et propriétaires de fermes pédagogiques et découverte, bref les agriculteurs engagés dans l’agrotourisme au sein du réseau de la petite fleur ont décidé de lever le voile sur leur activité en créant un moment de partage avec les professionnels du tourisme et les élus. La famille Galtier de la ferme de Jassenove à Millau, fidèle à la marque depuis 36 ans, les accueillait ainsi jeudi 9 juin.

Leader dans l’accueil à la ferme

«Ce rendez-vous est une manière de rappeler que, parmi toutes les offres touristiques proposées dans le département, notre réseau existe et est le symbole de l’authenticité, de la convivialité, d’un accueil personnalisé, de qualité et empreint de grandes découvertes», a souligné Cécile Contastin, responsable du réseau Bienvenue à la Ferme en Aveyron. «Nous nous appuyons sur une marque portée par l’assemblée permanente des Chambres d’agriculture, un réseau leader national de l’accueil à la ferme», poursuit la responsable professionnelle.

Pour beaucoup d’agriculteurs engagés dans le réseau, Bienvenue à la ferme leur a permis de développer une activité d’agrotourisme, «une alternative au dynamisme du territoire».

Isabelle Gély, propriétaire d’un camping à la ferme et d’une ferme découverte, souligne l’utilité de leur action auprès du grand public : «Si certains à leur arrivée sur la ferme, nous parlent de l’odeur de la bergerie, repartent, à l’issue de la visite, totalement ravis de cette découverte, méconnaissant pour la plupart notre façon de travailler et notre métier pourtant à l’origine d’un produit noble qu’ils connaissent bien, le Roquefort». L’agricultrice a également invité sur sa ferme, les responsables d’offices de tourisme et syndicats d’initiative locaux qui eux non plus, ne connaissaient pas le concept et ne pouvaient donc pas le faire découvrir à leurs visiteurs. «Nous comptons beaucoup sur ces opérateurs pour relayer notre action parce que ce sont nos brebis qui font nos paysages !».

Une demande partagée par les agriculteurs du réseau, comme Véronique Lombard propriétaire de la ferme auberge de Quiers à Compeyre depuis 35 ans : «35 ans de bonheur ! Même si notre activité est difficile puisqu’elle exige beaucoup de temps mais tellement gratifiante en terme de partage ! C’est un réel plaisir de faire découvrir notre patrimoine culinaire, si prisé. Mais cette authenticité, cette sincérité, cette convivialité, attendues par les consommateurs, doivent être accompagnées». C’est ce qu’attendent les agriculteurs engagés dans ce réseau, notamment les petits derniers qui ont choisi d’investir dans ce concept, dont Anne Rieucau de la ferme auberge de Séveyrac à Bozouls, qui a démarré son activité il y a 4 ans.

Authenticité, sincérité, convivialité

Autour de ces agriculteurs, la Chambre d’agriculture continue d’apporter conseils et soutiens dans les projets et accompagnera les animations, par l’intermédiaire de Magaly Bruel, conseillère Produits Fermiers et Agri-tourisme des Réseaux Bienvenue à la ferme et Marchés des Producteurs de Pays. Le directeur, Bruno Roussel, l’a bien rappelé : «Nous sommes ici sur des activités non délocalisables autour de personnes attachées à leur territoire et soucieuses d’en faire la promotion. Nous serons à vos côtés pour accompagner votre communication».

De même, Pierre Calmelly, responsable du Comité départemental du tourisme (CDT) veut «accompagner l’espoir» d’une activité qui «correspond à tout un pan de l’économie aveyronnaise» et surtout qui contribue à l’attractivité du territoire, thème cher au Conseil départemental.

Cet échange a permis de rappeler aux professionnels du tourisme, que le réseau Bienvenue à la Ferme est organisé et bien présent sur tout le département : «Nous avons besoin de reconnaissance car nous sommes, nous aussi, soumis à une rude concurrence qui plus est déloyale, de la part des hébergeurs particuliers», dénoncent les responsables du réseau, citant notamment l’exemple de Millau qui recense 300 loueurs de chambres non déclarés !

Mais les membres du réseau Bienvenue à la Ferme sont bien résolus à faire parler d’eux, autour d’une communication commune et collective, preuve de leur solidarité !

Eva DZ

16 juin 2016

Foncier : les Safer en ordre de marche pour une fusion annoncée en avril 2017

La Safer Aveyron Lot Tarn et Tarn-et-Garonne s’est réunie en assemblée générale le 6 juin à Albi. Au programme, des témoignages pour mettre en lumière les missions de la structure et une table-ronde sur la fusion des Safer en région.

Le 6 juin, avait lieu, la dernière assemblée générale de la Safalt dans sa configuration actuelle (Safer Aveyron Lot Tarn et Tarn-et-Garonne, ce dernier département ayant rejoint les trois autres début 2016). En effet, la fusion des trois Safer présentes sur le territoire de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées interviendra en avril 2017 (lire encadré).

Cette assemblée générale fut d’abord l’occasion de mettre en avant, au travers de trois témoignages, les missions des Safer dans trois grands domaines : l’installation en partenariat avec la Chambre d’agriculture, l’aménagement foncier et les actions environnementales.

22% des rétrocessions sont destinées à l’installation

Le premier témoignage fut celui de Lucas Honoré et de Marion Quenton, jeune couple nouvellement installé en caprin lait. Ces deux jeunes, ingénieur agronome pour l’un et titulaire d’un BTS ACSE pour l’autre, cherchait une exploitation en élevage ovin lait et/ou caprins lait dans un rayon d’une heure autour de Toulouse, en vue de transformer et commercialiser leur production. Après plusieurs expériences infructueuses dans le département, Jean-Marc Trulhet, conseiller de la Safalt leur propose de visiter une exploitation et un agriculteur à la recherche de repreneurs. Le projet semble bien engagé et les études et démarche d’installation reprennent en lien avec les conseillers de la Chambre d’agriculture. «Le rôle de la Safer a été primordial et nous avons été très bien accompagné. Il y a eu une très bonne articulation entre les conseillers Safer et ceux de la Chambre d’agriculture, ce qui nous a permis d’avancer rapidement», expliquent Lucas et Marion.

Christine Vaysse, conseillère à la Chambre d’agriculture en charge de l’installation et de la transmission a détaillé les dispositifs en place dans ce genre de situation, aussi bien en matière d’accueil individuels que de formations collectives ou d’organisation d’évènements comme le forum transmission, qui se déroule tous les deux ans. Alain Bou, président du comité technique du Tarn rappelait quant à lui l’importance, pour ce type de projets, d’anticiper au maximum les choses et de poursuivre les relations entre les organisations agricoles pour faciliter l’installation et la transmission des exploitations.

Les CLAF, piliers de l’aménagement foncier

Deuxième exemple, celui d’une préemption de la Safalt contre un jeune qui projette de s’installer. «Ce n’était pas évident et c’est pourtant ce qui s’est passé», résume Alain Bou. En effet, deux agriculteurs voisins demandent, dans ce dossier, la préemption pour faire un aménagement foncier. Les débats se déroulent en CLAF – CDT (commission locale d’aménagement foncier et comité technique Safer). L’objectif final est d’opérer une restructuration du foncier tout en gardant au final la priorité à l’attribution du jeune. Christophe Rieunau, secrétaire général JA et qui a participé aux travaux de la CLAF, a donné sa vision des choses. «Les débats ont été très constructifs et la CLAF a permis de mettre les gens d’accord et de trouver la solution de l’aménagement». Alain Bou constate «l’importance de la consultation locale et de l’implication de responsables locaux en utilisant le savoir-faire de nos conseillers fonciers».

Contribution à l’agri-environnement

Le dernier témoignage présentait une action menée par la Safalt sur le causse de Saint Géry dans le Lot, par Alain Delmas, conseiller Safalt. Il a réalisé un travail de fourmi pour retrouver 12 propriétaires de 180 parcelles pour 68 hectares, dans le but de réinstaller un troupeau de vaches allaitantes sur ce territoire en proie à la friche. La preuve, pour Aurélien Constant, le président du comité technique Safalt du Lot, que la Safer a un rôle primordial dans la gestion des territoires, le maintien de l’élevage et de l’activité agricole, et d’un environnement ouvert. «C’est aussi un rôle important pour lutter contre les incendies, sujet auquel sont sensibles les élus. Tout ce petit parcellaire que la Safalt traite, même les situations en vallée sur les berges du Lot, deviendra de la friche si on ne s’en occupe pas». Et Aurélien Constant de rappeler que le temps passé sur ce type de dossier est pris en charge par la Safer et non répercutable sur les acquéreurs. «Il n’y a que la Safalt qui peut le faire, jusqu’à quand sans aide ?» conclut-il.

A. RENAULT

Le Paysan tarnais

09 juin 2016

Printemps à la ferme : de nouveaux concepts pour l’été !

Trois exploitations ont participé au Printemps à la ferme le week-end dernier. A la vigne au Domaine Bertau à Montjaux, à la Ferme des Capellous pour un troc de plants et d’animaux à La Capelle de Florentin ou encore à la Ferme des autruches à Sébrazac, la découverte était totale !

Comme un galop d’essai aux animations qu’elles proposeront tout l’été, des exploitations du réseau Bienvenue à la Ferme ont ouvert leurs portes samedi 4 ou dimanche 5 juin.

Au Domaine Bertau, par exemple, sur la commune de Montjaux, le vigneron a inauguré son nouveau concept de dégustation des produits locaux autour bien sûr, d’un verre de vin issu de ses vignes ! Il propose de déjeuner dans des duelles, assiettes fabriquées à partir du bois des tonneaux où vieillit le vin. Une première qui a ravi la trentaine de convives qu’il a reçus pour déjeuner à l’ombre de son chai. Le Printemps à la ferme lui a permis de se tester pour améliorer son concept qu’il va décliner tout l’été, une fois par semaine.

Il en est de même à la Ferme des autruches de Montégut à Sébrazac où chaque été, Daniel et Sophie Frank accueillent le public autour de la visite de leur ferme et d’un repas fermier dans la grange qu’ils ont aménagée. Le coup d’envoi de leur saison a donc été donné à l’occasion du Printemps à la ferme. Ils ont ainsi reçu de nombreux visiteurs toute la journée et servi un déjeuner à une vingtaine de personnes. Toutes ont découvert avec curiosité le parc des veaux et surtout celui des autruches, avec des petits de quatre jours à peine ! L’autre attraction de la ferme est la possibilité d’être hébergé dans des yourtes !

Enfin à La Capelle de Florentin, Valérie et Lucien Veyre ont lancé un nouveau concept : un troc de plants, de plantes et d’animaux (essentiellement volailles et lapins). Toute la journée de samedi (et même le dimanche), les visiteurs ont apporté à la ferme, les fleurs qu’ils avaient en trop pour les échanger contre de nouvelles espèces. «Ce principe plaît beaucoup visiblement et du coup, nous avons surtout touché un public local qui a pu par la même occasion, découvrir notre exploitation», avance Valérie Veyre.

Car c’est bien là l’objectif du Printemps à la ferme, permettre aux agriculteurs d’ouvrir les portes de leur ferme, pour expliquer leur métier, présenter leurs produits et échanger avec leurs voisins ! Pari réussi pour cette nouvelle édition !

Eva DZ

26 mai 2016

Convention RTE- Fédération des chasseurs à Bertholène : bio-diversité sous les lignes électriques

La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron, la Fédération régionale des chasseurs de Midi-Pyrénées, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et la municipalité de Bertholène ont signé jeudi 19 mai une convention régionale de partenariat en faveur du maintien de la bio-diversité sous des lignes électriques haute tension.

«Tracer des chemins de vie pour la biodiversité sous les lignes électriques en Midi-Pyrénées» est l’appellation de cette action unique dans la région, parmi les 40 déjà réalisées en France. Ce partenariat se traduit par la réalisation d’aménagements favorables à la bio-diversité, avec des couverts d’intérêt faunistique et floristique, des plantations arbustives effectuées sous les lignes électriques à haute et très haute tension du réseau de transport d’électricité.

11 ha aménagés

A Bertholène, au bord de la forêt des Palanges, 11 hectares ont été aménagés sur une bande de 50 mètres de largeur et une longueur de 1,5 km. Ces hectares sont entretenus par les chasseurs du Groupement d’intérêt cynégétique (GIC) des Palanges. «Diverses espèces animales, notamment grives, lièvres, chevreuils et insectes, y trouvent désormais un habitat favorable».

Michel Gombert, président de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron, Serge Castéran, président de la Fédération des chasseurs de Midi-Pyrénées, et Jean-Marc Panis, directeur du Centre Maintenance Sud-Ouest de RTE (Réseau de Transport d’Electricité) ont signé la convention régionale de partenariat à la salle des fêtes de Bertholène. Ils s’étaient auparavant rendus sur le site où a été planté un panneau explicatif de cette démarche en faveur de la bio-diversité, guidés par Bernard Blanchy, technicien de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron en charge du suivi du projet. Le groupe était accompagné de Jean-Pierre Authier, trésorier de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron, président du GIC des Palanges, et de Jean-François Fabry, agriculteur et chasseur à Bertholène, co-président de la section chasse et dégâts de gibier FDSEA Aveyron.

«Une première régionale»

«C’est en effet le premier projet de cette nature mis en œuvre en Midi-Pyrénées», confirme Jean-Pierre Aubertin, directeur du groupe maintenance réseaux Massif-Central Ouest de RTE. «L’objectif est la gestion raisonnée des terrains sous les lignes électriques haute tension. Ils sont situés en forêt ou en plaine et constituent, parce qu’ils sont continus, des zones propices à la protection, à la reproduction, à l’alimentation et à la circulation du gibier, à condition d’adapter les modalités d’entretien et de gestion de la végétation».

Dans le protocole il est précisé que RTE co-finance le projet en partie. «Les chasseurs effectuent les aménagements et assurent leur l’entretien, sous la responsabilité de la Fédération des chasseurs, avec l’accord des propriétaires des parcelles concernées». Cette démarche prévoit notamment «un appui méthodologique à la mise en place de projets locaux d’aménagement, à la communication sur les actions mises en œuvre, au respect de la réglementation et des règles de sécurité».

Didier BOUVILLE

19 mai 2016

Préfiguration du PNR Aubrac : le Comité de programmation LEADER «Aubrac, Olt, Causse» en place

Jeudi 12 mai se tenait, à Montpeyroux, la première réunion du Groupe d’Action Locale «Aubrac, Olt, Causse» (communément appelé GAL) en charge du pilotage du programme LEADER sur ce territoire composé de 9 Communautés de communes de l’Aveyron et 1 Communauté de communes du Cantal : Argence, Aubrac-Laguiole, Bozouls-Comtal, Caldaguès-Aubrac, Carladez, Espalion-Estaing, Entraygues-sur-Truyère, Laissac et Pays-d’Olt-et-d’Aubrac.

Ce fonds européen, dont le Syndicat mixte de préfiguration du Parc naturel régional de l’Aubrac a obtenu la gestion pour ce territoire sur la période 2015-2020, est une véritable opportunité. Les 2,12 millions d’euros qui ont été alloués au territoire permettront de soutenir une nouvelle stratégie locale ayant pour objectif de développer les activités économiques locales et d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Cette première réunion avait pour but l’installation du comité de programmation qui constitue l’instance décisionnelle du GAL. Composé de 35 membres dont 16 de la sphère publique et 19 de la sphère privée représentant les acteurs socioprofessionnels du territoire, ce comité de programmation assurera la mise en œuvre du programme et procédera à la sélection des projets (publics ou privés) qui seront soutenus.

A l’occasion également de ce premier comité, Simone Anglade, conseillère départementale de l’Aveyron, a été élue présidente du GAL et Bernard Remise, maire de St Urcize (Cantal) a été élu vice-président.

La mise en œuvre de la programmation LEADER démarrera dès la signature de la convention entre la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées et le Syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac. Cette signature devrait intervenir d’ici la fin du premier semestre 2016.

Contact : Emilien Soulenq - Syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac

Tél. 05 65 48 19 11

Mail : e.soulenq@projet-pnr-aubrac.fr

12 mai 2016

Prix du patrimoine : le patrimoine aveyronnais est bien valorisé

Le Conseil départemental a récompensé, lundi 9 mai, les Aveyronnais qui s’investissent pour la préservation, l’entretien et la promotion de leur patrimoine. Associations, particuliers et collectivités locales sont en effet nombreux dans le département à se mobiliser sur des chantiers de restauration. Cette année, le prix du patrimoine a notamment mis à l’honneur, le Domaine des Bourines et ses porcheries, sur la commune de Bertholène.

L’association Les Bourines en Rouergue est exemplaire à plusieurs titres, d’abord parce qu’elle intervient sur un bâti exceptionnel dans l’ancien plus grand domaine agricole de l’Aveyron, en partie toujours exploité par Françoise Brégou et Roger Naudan. L’ancien grenier de l’Aveyron n’en finit pas de dévoiler ses secrets qui ont permis aux moines de l’Aubrac de bénéficier de réserves dans la vallée pour nourrir les montagnards ! Les porcheries, bâties au XVIIe siècle en sont le dernier exemple en date.

Depuis plusieurs années, les nombreux bénévoles de l’association Les Bourines en Rouergue s’attèlent une fois par mois, sous la houlette de Christine Presne et Didier Combret, à leur remise en état pour en faire un lieu de visite ouvert tout l’été et un lieu d’animations avec la réception de concerts notamment. «C’est un bel exemple d’une restauration réussie et qui participe à la promotion de notre département, que nous avons voulu mettre à l’honneur», a ainsi expliqué Jean-François Galliard, vice-président du Conseil départemental en charge de la culture. «Mais notre choix a été difficile car sur les 18 initiatives présentées, la mobilisation de nombreux bénévoles est à saluer à chaque fois», a complété Jean-Claude Luche, président du Conseil départemental.

«A patrimoine exceptionnel, mobilisation exceptionnelle», tel a été le credo rappelé par Jacques Maisonnabe, maire de Bertholène, au sujet de l’investissement des bénévoles autour du Domai-ne des Bourines.

Neuf lauréats

Le prix départemental du patrimoine encourage depuis près de 30 ans, les initiatives de restauration et de mise en valeur du patrimoine ainsi que la création contemporaine. A travers 4 catégories, il récompense à la fois le caractère novateur de l’idée, la qualité des restaurations, de la mise en valeur et de la création. Nombre de lauréats ont été accompagnés dans leur réalisation, par Louis Causse des Bâtiments de France, par ailleurs bénévole de l’association Les Bourines en Rouergue.

Restauration du patrimoine : 1er prix à l’association Les Bourines en Rouergue pour la restauration des anciennes porcheries des Bourines (2 000 €) ; 2e prix à Sophie et Philippe Rigaux pour la restauration d’un corps de ferme à St Igest et la réalisation de travaux de grande ampleur dans le respect du patrimoine bâti et des matériaux utilisés, avec l’appui de Maisons Paysannes de France (1 500 €) ; 3e prix ex aequo à l’association Vivre à Campagnac et dans ses hameaux pour la restauration de la croix de mission monumentale de Campagnac (750 €) et à l’association diocésaine paroisse de St Amans du Larzac Dourbie et Cernon pour la restauration de l’église St Jean Baptiste à St Jean du Bruel, église construite au XVIIIe siècle dans un climat protestant ! (750 €).

Rénovation et adaptation du patrimoine : 1er prix à l’association Histoire et patrimoine d’Anglars du Cayrol pour la restauration du grenier refuge de l’église d’Anglars afin de recevoir des expositions au Cayrol (2 000 €) ; 2e prix ex equo à la commune de La Cavalerie pour la restauration et la mise en valeur du rempart aménagé pour recevoir l’office de tourisme (1 000 €) et aux Amis du château et du patrimoine sévéragais pour la restauration de la maison des Consuls afin d’aménager le musée d’histoire locale sur la commune de Sévérac le Château (1 000 €) ; 3e prix à la commune de Capdenac pour la restauration de la halle où deux grandes fresques ont été réalisées par les bénévoles (500 €).

Pour la catégorie création contemporaine, aucune candidature n’a été présentée.

Mise en sécurité du patrimoine mobilier : 1er prix à la commune de Montsalès pour la restauration et la mise en sécurité d’un corbillard en lien avec l’association Galerie Tour associative de Montsalès. Restauré par deux spécialistes des calèches, ce corbillard a été très applaudi lors du défilé annuel des calèches à Villeneuve ! (500 €).

Eva DZ

05 mai 2016

Réseau Gîtes de France Aveyron : une marque de qualité et de sécurité

L’assemblée générale des Gîtes de France de l’Aveyron s’est déroulée jeudi 28 avril à la salle des fêtes de Rodez en présence d’une centaine de personnes et de la directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France.

Gîtes de France Aveyron, co-présidé par Myriam Andrieu et Olivier Mazars, a dressé son bilan d’activité 2015 devant de nombreux propriétaires de gîtes du département, en présence de la directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France, Anne-Catherine Péchinot et Alain Soucaze, co-président de la future union régionale des Gîtes de France Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

Myriam Andrieu a rappelé les cinq missions de la structure départementale : développement de l’accueil en milieu rural et en ville, accompagnement des porteurs de projet, labellisation et agrément des prestations et hébergements, visites de contrô-les périodiques, site internet...

En Aveyron, le parc d’hébergement 2015 est en hausse avec 607 gîtes, mais en baisse pour les chambres d’hôtes, avec 307 unités, et 107 maisons d’hôtes, 21 gîtes de groupe, 11 campings et 3 propriétaires de 47 chalets. L’an dernier, 157 demandes de porteurs de projets ont été enregistrées, «c’est au dessus de la moyenne nationale», a souligné Anne-Catherine Péchinot. Les trois-quarts concernaient des projets de gîte rural (11 % de chambres et 5 % de city-break). Sur ces 157 demandes, 38 projets ont été suivis, avec au final, 8 nouveaux adhérents, dont 6 en gîte, un en chambre, et un autre en gîte de groupe.

Labellisation et site internet

En 2015 toujours, 65 visites de labellisation Gîtes de France ont été réalisées, avec 57 gîtes labellisés, dont 27 en service de réservation, 1 en planning partagé et 13 en location directe. Sept maisons d’hôtes ont également été labellisées, dont 19 chambres d’hôtes. A noter dans ce bilan 2015 que 48 gîtes ont quitté le label, suite à des problèmes de santé, retraite, vente immobilière...

Enfin, le site internet national Gîtes de France a attiré 14 millions de visiteurs uniques en 2015, celui de l’Aveyron en a compté 98 400, contre 90 000 en 2014. Concernant le service réservation, 459 propriétaires ont confié leur commercialisation au service dédié de Gîtes de France, avec 56 % de dossiers par internet, 42 % par téléphone et 2 % transmis par les propriétaires. Les séjours de 7 nuits restent les plus courants, représentant 56 % des contrats. La clientèle est française à 94 %, suivie par les Belges avec 2 %.

La directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France a indiqué que le réseau national proposait «un parc de 60 000 hébergements de qualité, un chiffre stable». Anne-Catherine Péchinot ajoute : «le volume d’affaires a augmenté de 7 % en 2015, après les 5 % déjà observés en 2014. Pour ces premiers mois de 2016, nous sommes à plus 6 %. Nos produits sont attractifs pour les propriétaires et les clients. Notre marque est gage de qualité et de sécurité, avec une tendance qui se confirme : les clients Gîtes de France recherchent de plus en plus une offre qualitative». La montée en gamme des produits au-delà de trois épis est une tendance constatée en France comme en Aveyron.

Didier BOUVILLE

17 mars 2016

Habitat : H&D 12-48 devient Oc’téha

«Le changement dans la continuité !», Habitat et Développement 12 - 48 a décidé de quitter le réseau H&D12 pour créer sa propre association, baptisée Oc’téha. Pour cette nouvelle structure maintenue sur l’Aveyron et la Lozère, les missions, les valeurs et les engagements restent les mêmes autour des territoires, de l’habitat et de l’aménagement.

H&D 12 - 48 n’est plus ! Son conseil d’administration n’a pas souhaité adhérer à la fusion du réseau Habitat et Développement et PACT’ARIM et a décidé de sortir de la Fédération Habitat et Développement, devenue Soliha. «Nous ne nous retrouvions plus dans les valeurs de notre réseau national, nous avons donc décidé de reprendre notre autonomie en créant une nouvelle identité mais en gardant notre cœur de cible à savoir le territoire, l’habitat et l’aménagement», a expliqué le nouveau président, Jean-Paul Peyrac. Cette nouvelle structure, c’est Oc’téha, Oc pour Occitanie et téha pour territoire, habitat et aménagement.

«Nous allons continuer d’intervenir en Aveyron, en Lozère et dans les départements limitrophes sur nos activités historiques», a confirmé le directeur Philippe Schaab. Le siège reste donc à Rodez, une antenne est maintenue à Mende et l’association s’autorise à accompagner les collectivités et particuliers, qui le souhaitent, des départements voisins (Lot, Tarn, Gard,…).

Un champ d’action élargi mais toujours local

«Notre axe premier reste le développement local, nous voulons conforter notre ancrage territorial», poursuivent les responsables de cette structure qui se veut «neutre, indépendante, réactive, responsable et de proximité».

Oc’téha s’appuie en effet sur une expérience de plus de 60 ans dans l’appui aux collectivités pour la définition de leurs stratégies de territoire et aux particuliers dans leurs projets d’amélioration de leur logement.

Son équipe de 19 salariés, à Rodez et Mende, met à leur service ses compétences autour de quatre pôles d’activité : l’habitat, l’urbanisme, l’ingénierie sociale et la gestion locative. Ainsi, Oc’téha anime deux programmes départementaux, l’un en Aveyron, l’autre en Lozère, PIG Habiter mieux, qui apportent conseils techniques, administratifs et financiers en termes d’économies d’énergie, d’adaptation au handicap, de conditions décentes dans les logements et de réhabilitation en vue d’un projet locatif. «Notre structure est un relais de la politique de l’Etat en matière d’habitat», assure Jean-Paul Peyrac.

Par ailleurs, président de la Communauté de communes de Laissac, il entend «mettre en avant les compétences de l’équipe d’Oc’téha de façon à proposer des solutions clé en main à tous les projets de ses partenaires, qu’ils soient des collectivités ou des particuliers». Récemment, Oc’téha a mené un projet avec la CAF et la MSA sur un diagnostic jeunesse et petite enfance. «Notre intervention se veut mobile, souple, efficace et rapide !», enchaîne Philippe Schaab.

Depuis son rapprochement avec la Lozère, H&D 12 - 48 devenue Oc’téha s’est ouvert des portes et a développé ses champs d’action, passant d’une équipe de 6 personnes il y a 15 ans à 19 aujourd’hui. «A notre création, qui remonte à l’après Seconde Guerre mondiale, notre mission se cantonnait à l’amélioration de l’habitat puis nous nous sommes ouverts à l’urbanisme, la gestion locative et désormais à l’ingénierie sociale», résume Philippe Schaab. Oc’téha est ainsi capable de constituer un document d’urbanisme de A à Z. Et sur les dossiers spécifiquement agricoles, elle travaille en complémentarité avec la Chambre d’agriculture.

Eva DZ

21 janvier 2016

Villefranche de Rouergue : la 13ème foire expo sur les rails !

La 13ème Foire expo de Villefranche de Rouergue aura lieu du jeudi 8 au lundi 12 septembre sur le foirail de la Madeleine.

C’est reparti pour un tour chez les bénévoles du comité d’organisation de la foire expo de Villefranche du Rouergue présidé par Sébastien Augé. Ce rendez-vous commercial et festif organisé tous les trois ans à Villefranche de Rouergue, en alternance avec les foires expo de Figeac et Rieupeyroux, avait accueilli environ 22 000 visiteurs lors de la dernière édition 2013. «Un chiffre certes légèrement en baisse du fait d’une météo exécrable», se souvient Sébastien Augé. Pour 2016, le curseur est déjà placé au- delà de cette fréquentation, avec un thème central axé sous le signe de l’innovation en matière économique. «Innovation au sens très large, allant de la médecine, l’agriculture, la maison, etc», disent les représentants du comité foire expo.

Agriculture et animaux

Louis Castan, responsable du secteur agricole annonce la présence d’animaux sur le foirail : «nous attendons deux animaux par race, ovine, bovine, caprine, porcine, équine, et des ânes, avec la participation de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron», note-t-il. Et de confirmer la présence d’un espace machinisme : «les entreprises Agri-Pôle et Lagarrigue ont confirmé leur inscription à notre édition 2016», se réjouit Louis Castan.

Entre 180 et 200 exposants sont attendus sur cet espace d’un hectare où seront mobilisés une centaine de bénévoles. Le commissaire de la foire sera cette année José Corréia.

Pour les renseignements et inscriptions, les bureaux sont ouverts, Avenue du 8 mai 1945, face à l’abattoir. Le secrétariat y est assuré par Emilie Gaubert, chargée de projet événementiel.

Contact : 05 65 45 61 32.

D.B.

21 janvier 2016

Convention Générations Mouvement-Logements Entraide Générations : accueillir un colocataire

Générations Mouvement et l’association Logements Entraide Générations ont signé un partenariat autour d’un nouveau concept : la colocation intergénérationnelle. Ce dispositif permet à un senior de pouvoir héberger un jeune en recherche de logement. Les deux structures veulent le développer en Aveyron.

Lutter contre l’isolement, développer un lien intergénérationnel sont deux fils conducteurs dans l’action de Générations Mouvement (ex fédération des Aînés Ruraux) et l’association Logements Entraide Générations. «Nous nous sommes rapidement mis en relation pour développer ce nouveau concept de colocation intergénérationnelle», avance Jean-Claude Lépinat, président de Générations Mouvement en Aveyron.

Le domicile partagé

L’idée est simple : permettre à un senior d’héberger un jeune en recherche d’un logement. «A travers ce dispositif, nous recréons du lien social, nous luttons contre l’isolement et le sentiment d’insécurité des seniors et nous favorisons l’accès au logement des jeunes», explique Elisabeth Boularand, directrice de Logements Entraide Générations.

Depuis son lancement il y a deux ans dans le Tarn, une trentaine de «binômes» se sont créés et tous ont été reconduits, preuve que le dispositif plaît et remplit ses objectifs ! Deux «binômes» sont effectifs dans le Tarn et Garonne. Et des projets se dessinent en Aveyron.

L’association Logements Entraide Générations veut s’appuyer sur le réseau de Générations Mouvement, ses 115 clubs et ses 11 000 adhérents, pour faire connaître la colocation intergénérationnelle. «Lors de nos prochaines rencontres d’information des clubs, nous avons invité Elisabeth Boularand à venir présenter le dispositif», annonce Jean-Claude Lépinat. Ce concept s’inscrit en complémentarité du partenariat entre Générations Mouvement et Habitat & Développement 12 autour du soutien à la rénovation de maisons en vue d’accueillir un jeune.

«Il faut savoir que nous avons quatre jeunes demandeurs pour un senior accueillant», avance la directrice de Logements Entraide Générations. «D’où l’importance de communiquer et de faire connaître notre action», appuie-t-elle. Pour le senior, accueillir un jeune, c’est un moyen d’échapper à la solitude, de bénéficier d’une présence bienveillante, de rassurer l’entourage, de pouvoir continuer à rester chez soi, d’aider un jeune. Et pour le jeune, être hébergé chez un senior, c’est un moyen de se loger confortablement, à moindre coût, de rassurer sa famille, d’échapper à la solitude dans une ville que l’on ne connaît pas, d’aider, de partager et de créer un lien avec un senior.

Mais cet engagement ne doit pas se faire à la légère, c’est pourquoi l’association Logements Entraide Générations propose un accompagnement à toutes les étapes : «sélection» des candidats jeunes et seniors en fonction des affinités, rencontre des deux parties individuellement, mise en relation et suivi pendant un mois : «Nous restons à l’écoute de tous pendant toute la durée de la convention d’hébergement en cas de besoin de médiation ou autre», précise Elisabeth Boularand. «Ainsi qu’au moment des au-revoir, toujours difficiles !».

Trois formules au choix

Trois formules sont proposées. Toutes laissent la possibilité aux jeunes de rendre quelques petits services aux seniors : fermer les volets, aller à la pharmacie,... La première formule est gratuite pour le jeune contre une présence régulière, la deuxième engage une participation de 50 euros par mois contre une présence ponctuelle et la dernière une participation de 150 euros par mois sans obligation de présence.

Il y a aussi une contribution envers l’association (210 euros par an pour le senior et 350 euros par an pour le jeune) et des frais de dossier de 30 euros. A noter que l’association a signé une convention avec le RSI (régime social des indépendants) qui prend en charge la cotisation des seniors. Des discussions sont en cours avec la MSA et la CPAM.

Les personnes intéressées peuvent contacter l’association Logements Entraide Générations au 06 71 05 02 49 ou par mail info@l-e-g.fr. Infos sur le site www.l-e-g.fr

Eva DZ

14 janvier 2016

Vente de chiens et de chats : de nouvelles règles, notamment pour les annonces

Obligations, fiscalité, mentions obligatoires dans les petites annonces… le point sur le cessions de chiens et de chat onéreuses ou gratuites.

En matière de vente de chiens et de chats, jusqu’alors tout le monde n’était pas logé à la même enseigne. D’un côté les éleveurs dits «professionnels», qui doivent se plier à de nombreuses obligations. Et de l’autre, les particuliers, qui peuvent vendre un animal sans avoir à faire quelque déclaration que ce soit à l’administration. En effet, à moins de 2 portées par an, rien n’obligeait quiconque vendant un chien ou chat à procéder à certaines déclarations, ne serait-ce qu’à l’administration fiscale. Une nouvelle réglementation sur la cession de chiens et de chats à titre gratuit ou onéreux vient de voir le jour.

Ce qui ne change pas

• Toute cession de chien ou de chat nécessite une identification, quelle soit gratuite ou onéreuse. En effet l’article L.212-10 du code rural stipule que préalablement à leur cession, à titre gratuit ou onéreux les chiens et chats doivent être identifiés. Il stipule en outre qu’il est obligatoire d’identifier les chiens nés après le 6 janvier 1999 âgés de plus de quatre mois et les chats de plus de 7 mois nés après le 1er janvier 2012. Donc dans la pratique, seuls des chiens nés avant le 6 mai 1999 et des chats avant le 1er août 2012, n’ayant jamais été cédés peuvent n’être pas identifiés sur le territoire national.

• Il est interdit de céder des chiens ou chats de moins de huit semaines (art. L.214-8) et des chiens de première catégorie (art. L.215-5).

• Toute cession à titre gratuit ou onéreux par un particulier d’un chien ou d’un chat doit s’accompagner d’un certificat de bonne santé du vétérinaire (art L.214- 8) ainsi que d’un certificat d’immatriculation.

• Toute cession à titre gratuit ou onéreux par un professionnel doit s’accompagner ( art. L.214- 8) d’une attestation de cession, d’un document d’information sur les caractéristiques et les besoins de l’animal contenant au besoin des conseils d’éducation et, pour les ventes de chien d’un certificat vétérinaire.

• Toute publication d’une offre de cession gratuite ou onéreuse de chats ou de chiens, quel que soit le support utilisé doit mentionner le numéro d’identification du professionnel (SIREN) ou mentionner soit le numéro d’identification de chaque animal, soit le numéro d’identification de la femelle ayant donné naissance aux animaux, ainsi que le nombre d’animaux de la portée.

• L’annonce doit comporter également l’âge des animaux et l’existence ou l’absence d’inscription de ceux-ci à un livre généalogique reconnu par le ministère de l’agriculture (art. L214-8).

• Si les animaux ne sont pas inscrits au LOF les termes de race, pure race ou assimilés ne peuvent être utilisé dans les annonces (art R.214-32-1). Lorsque l’éleveur est amateur la mention «particulier» doit en outre figurer dans l’annonce (art R.214-32-1).

• A noter qu’aucun vaccin n’est obligatoire pour céder un animal mais qu’en cas de maladie de carré, d’hépatite de Rubarth ou de Parvovirose 30 jours après la livraison, le vendeur tombe sous le coup des vices rédhibitoires. Ils sont du coup le plus souvent effectués.

Ce qui change depuis le 1er janvier

Jusqu’à présent les particuliers ne vendant pas plus de deux portées par an n’étaient pas considérés éleveurs, dorénavant toute personne produisant et vendant au moins un chien ou un chat d’une femelle lui appartenant est considérée éleveur.

Or un éleveur a pour obligation de se déclarer en Chambre d’agriculture pour avoir un SIREN, d’avoir les connaissances requi-ses.

Les agriculteurs ayant déjà un SIREN n’ont pas à en demander un nouveau, il faudra cependant fiscalement rattacher le montant des ventes aux autres productions ou le montant des revenus au réel, suivant les régimes fiscaux des exploitants et soumettre la vente à la TVA à 20%. Techniquement il faudra se conformer aussi aux obligations des éleveurs canins.

Dérogation

Il existe une dérogation pour les gens ne produisant et ne commercialisant qu’une portée par an et par foyer fiscal de chiens ou de chats. Il faut toutefois que ces animaux soient inscrits sur un livre généalogique.

Pour bénéficier de cette dérogation, ces éleveurs «occasionnels» devront obtenir de la centrale canine ou du livre officiel des origines félines un numéro de portée. Ce numéro sera reporté obligatoirement sur les annonces. Il n’est donc plus possible de produire des chiens ou chats non inscrits pour les céder à titre onéreux sans avoir un SIREN. Le ministère de l'agriculture estime à 50 000 le nombre de particuliers qui vont sans doute se déclarer auprès des Chambres d'agriculture.

Chiens et chats pourront être cédés à titre gratuit à condition que le cédant respecte tout ce qui a été décrit pour les cessions à titre gratuit : identification, mention des annonces...

En outre l’ensemble des recettes (ensemble des ventes encaissées) devra être déclaré sur la déclaration complémentaire à la déclaration d’impôt la 2042C PRO page 3 à la rubrique : revenus non commerciaux et non professionnels (lignes 5KU ou 5LU ou 5MU suivant le déclarant du foyer). Un abattement de 34% sera pratiqué sur ce montant brut, le reste 66% sera imposé avec les autres revenus, l’administration appliquera aussi les prélèvements sociaux.

Il faut aussi ne pas avoir plus de neuf chiens ou chats de plus de quatre mois, ne pas avoir d’autres activités liées aux animaux, respecter les règles de l’arrêté du 3 avril 2014 et tenir le registre des entrées et sorties. L’attestation de cession, le certificat vétérinaire et le document d’information deviennent aussi obligatoires.

Cas de revente

Les particuliers qui revendent un chien qu’ils ont acheté ne sont pas concernés par cette loi, du moment qu’ils n’ont pas produit l’animal. Ils doivent néanmoins respecter les lois relatives aux cessions à titre onéreux que l’on a vu au paragraphe : «ce qui ne change pas». Le résultat de la transaction sera alors sans doute, considéré comme une activité commerciale occasionnelle, n’impliquant pas le statut de commerçant par le fait de sa non-répétition régulière.

E. THOUY

24 septembre 2015

Association des maires de l’Aveyron : 300 élus vent debout contre la baisse des dotations de l’Etat

L’Association Départementale des Maires de l’Aveyron (ADM) s’est associée à l’action nationale des maires de France, samedi 19 septembre, visant à «protester contre la baisse drastique des dotations de l’Etat». Près de 300 élus étaient rassemblés à Onet le Château lors d’une assemblée générale extraordinaire de l’ADM présidée par Jean-Louis Grimal.

Forte mobilisation des élus aveyronnais samedi 19 septembre lors de la journée nationale de protestation contre la baisse de dotations de l’Etat, lancée par l’association des maires de France. Les maires et les parlementaires aveyronnais, (la députée Marie-Lou Marcel excusée), étaient présents à la tribune de la salle des fêtes d’Onet le Château, accueillis par son maire Jean-Philippe Kéroslian, et Jean-Louis Grimal, président de l’ADM Aveyron. Ce dernier a souligné «l’importance et la gravité du mouvement national, organisé aujourd’hui lors des journées du patrimoine.?Nous sommes ainsi mobilisés car la commune est un patrimoine en danger !», a lancé Jean-Louis Grimal.

Les élus ont dénoncé «les conséquences de la baisse des dotations d’Etat et de la réforme territoriale pour les collectivités locales, dans le cadre de la réduction du déficit public et les mesures d’économie de 21 milliards prévues par le gouvernement pour 2015, dont 3,7 milliards sont supportés par les collectivités locales». Pour la période 2014-2017, «la baisse cumulée de la dotation globale de fonctionnement du bloc communal constituera au total un prélèvement sur recettes de 15,8 milliards d’euros», fustige encore Jean-Louis Grimal. Pour le président de l’ADM12, «les maires ont trois leviers d’actions face à la baisse de ces recettes, réduire les investissements publics, diminuer les services à la population et augmenter les impôts ! Il faut donc convaincre l’Etat qu’il fait fausse route. Notre seul choix est de ne pas nous résigner, pour que le gouvernement change de cap, face à son projet qui asphyxie les communes».

«Nous voulons un Etat partenaire, pas censeur !»

L’enquête lancée en juillet par l’ADM12 auprès de 350 structures communales ou intercommunales adhérentes, a reçu la réponse de 85 d’entre elles, afin de mesurer un état des lieux sur la période 2013-2015. Le constat est unanime, variable selon l’importance de chaque collectivité. Il impose aux élus de nouvelles orientations budgétaires. Sont ainsi évoquées, dans l’ordre, «les économies d'énergie, la suspension des projets d'investissement, la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, la renégociation des contrats et la hausse de la fiscalité». En revanche, les élus affirment «être attachés à préserver les services offerts à la population».

Les parlementaires ont tour à tour réagi à la tribune, le sénateur Alain Marc, et les deux députés de l’Aveyron présents. «Les collectivités locales génèrent 60 % des investissements publics, et ne pèsent que de 4 % sur la dette publique. Ces décisions gouvernementales vont coûter 0,2 % de croissance au pays», selon Yves Censi. Arnaud Viala, élu récemment sur la circonscription de Millau, a relayé «les messages de désespoir entendus lors de sa campagne électorale, illustrés notamment par la forte abstention des citoyens», plaçant aussi le débat sur la nouvelle carte intercommunale jugée comme «une provocation supplémentaire».

Jean-Claude Luche, sénateur et président du Conseil départemental a dénoncé «un Etat censeur, alors que nous voulons un Etat partenaire. Nous perdons notre capacité à investir. D’ici 2018, avec la hausse des charges obligatoires, il manquera entre 40 et 50 millions d'euros au département. En 2014, nous avions 39 millions d'épargne nette. En 2018, elle sera égale à 0 !».

Didier BOUVILLE

10 septembre 2015

Chasse et parc des Gachounes à Rodelle : un centre de formation unique

La Fédération départementale des chasseurs s’est dotée d’un centre de formation exceptionnel de par ses dimensions, ses aménagements, et son ambition pédagogique. Le parc des Gachounes, situé à Rodelle, est un site naturel de 62 ha (dont 38 ha de bois) offrant les meilleures conditions d’accueil aux candidats du permis de chasser et autres.

Ce centre d’examen et de formation est ouvert depuis janvier. «Il occupe une ancienne chasse privée gérée par la Fédération à un propriétaire» confie le directeur de la Fédération départementale des chasseurs, Didier Béteille. Des premiers aménagements ont été réalisés autour du lac de 2000m2, puis avec la construction d’un bâtiment et des différentes fosses de tirs et buttes de terre. «Nous avons aussi aménagé 9 parcelles de cultures à gibiers pour les lapins, lièvres et introduit des faisans vénérés et communs, perdreaux rouges et gris», précise le directeur. «Des tests de jachère fleurie ont été menés avec RAGT par exemple. Nous avons installé des couveuses pour les poules naines destinées aux nids de jeunes perdreaux ou faisans sauvages découverts notamment lors de travaux agricoles. Nous avons aussi des volières de conduite d’élevages».

La Fédération des chasseurs a également ouvert des chemins et végétalisé certains endroits. «Nous avons demandé à l’ADASEA de faire un inventaire de la flore et de la micro-faune du site», ajoute Didier Béteille. «Nous possédons des chevreuils sauvages qui étaient déjà présents sur le parc avant notre arrivée, ainsi que huit chevaux du propriétaire que nous soignons dans le cadre de notre accord».

Maîtrise et sécurité

Le parc des Gachounes accueille donc les candidats au permis de chasser de l’Aveyron et du Tarn. «C’est environ 600 personnes par an, un chiffre stable», précise Didier Béteille. «Le site est conçu pour accueillir les personnes à mobilité réduite, c’est le seul de Midi-Pyrénées à pouvoir le faire. Notre bâtiment permet d’avoir une vue à 180 degrés sur les différents postes d’examen. C’est aussi l’autre point fort, avec l’ensemble des espaces de tirs sécurisés, le rail où se déplace un sanglier fictif, etc. Tout est conçu ici pour apprendre à devenir chasseur et maîtriser parfaitement l’ensemble des règles de sécurité. C’est un point sur lequel nous sommes intransigeants. Il est fondamental et même éliminatoire pour obtenir le permis de chasser».

«Le site propose également les formations obligatoires des piégeurs, des archers, des chefs de battues, la chasse à l’approche, pour le chevreuil à la mi-juillet ou le cerf en octobre, lors du brame. Nous accueillons donc des personnes qui ne sont pas toujours de l’Aveyron et qui sont des touristes dans notre département !».

Ouvert au grand public

Le parc des Gachounes sera ouvert au grand public «fin 2015 ou début 2016», annonce Didier Béteille. «Nous avons prévu des visites guidées sur rendez-vous et des animations de fin d’année scolaire. Nous avons décidé de créer un Club Nature pour les vacances scolaires afin de faire découvrir aux jeunes cet environnement, et leur apprendre à réaliser des nichoirs, des arcs, un hôtel à insectes pour le jardin familial, etc. Le tout étant encadré par un animateur diplômé». Ce dernier travaille déjà sur la mise en place d’un sentier pédagogique qui doit ouvrir au printemps 2016.

«Il y a un travail de signalétique à élaborer, avec des plans, des panneaux, des empreintes et cris d’animaux... Nous pensons aussi à la vidéo, aux tablettes tactiles..., des supports maîtrisés par le jeune public», conclut Didier Béteille.

Didier BOUVILLE

13 aout 2015

Concours de chiens de berger à Ségur : un triplé aveyronnais pour les 25 ans !

Les éleveurs aveyronnais accompagnés de leur chien ont marqué de leur empreinte la 25e édition du concours de chiens de berger de Ségur. Et particulièrement dimanche 9 août, puisqu’ils ont réalisé le triplé en niveau III !

Les concurrents du 25eme concours de chiens de berger à Ségur sont passés entre les gouttes de pluie le week-end dernier ! Et malgré le temps maussade et le changement de date de cet événement estival, le public a lui aussi été au rendez-vous. Pour le plus grand plaisir de l’ensemble des bénévoles du comité d’animation de Ségur !

Pour la deuxième année, c’était en effet les habitants et associations du village appuyés par la municipalité d’Hubert Capoulade qui ont pris sous leur aile, toute l’organisation du concours et des deux jours d’animations. «Il y a eu une belle fréquentation pendant tout le week-end, avec une bonne participation des touristes et des locaux», se réjouissent les organisateurs. Ainsi la restauration rapide mise en place le samedi midi et les «repas terroir» du dimanche midi ainsi que le repas du comité des festivités le samedi soir ont fait le plein.

Des bénévoles de 7 à 77 ans !

Toutes les animations, que ce soit le pôle enfants et la Marmoteuf pilotés par Familles Rurales, les démonstrations de tonte et de traite, les balades en poneys, les stands des producteurs et artisans locaux, ont été plébiscitées par le public.

Les démonstrations de l’association blagnacoise des chiens d’utilité ont particulièrement impressionné le public, dont une large partie était composée de passionnés de chiens. Les organisateurs tiennent à remercier particulièrement les adolescents de Ségur qui se sont investis dans la préparation et l’organisation des animations. «Nous avons rassemblé des bénévoles de 7 à 77 ans ! C’est tout le village de Ségur qui était en fête !», se réjouit le comité d’animation.

L’avis du juge !

Michel Pillard venait pour la première fois en Aveyron. Eleveur ovins viande en race Charollaise au Châtelet dans le Cher, il n’a jamais eu l’occasion de venir à Ségur, que ce soit comme concurrent - il fait des concours depuis 1978 - ou comme juge. «C’est un concours très bien organisé», a-t-il déclaré en préambule, ravi de l’accueil qui lui a été réservé. «Sur les trois niveaux de concours que j’ai eus à juger, j’ai observé de bons professionnels de l’élevage, agréables à regarder travailler et évoluer avec de bons chiens», a-t-il analysé à l’issue du week-end. «Et des progrès sont encore à réaliser pour les non professionnels de l’élevage», a-t-il ajouté. Un petit mot aussi sur les lots de brebis mis à disposition par la coopérative Unicor, «des animaux qui allaient bien».

Michel Pillard, sélectionné pour les Championnats de France dans 15 jours cette fois-ci comme concurrent, retrouvera celui qu’il a classé premier du niveau III, l’Aveyronnais Denis Malbouyres.

Lors de la remise du palmarès en présence des élus locaux, départementaux et régionaux, Alain Marc, sénateur, Régis Cailhol, conseiller régional, Arnaud Viala, président du syndicat mixte du Lévézou, Chrystel Sigaud-Laury, conseillère départementale Raspes et Lévézou, des maires des communes voisines, Hubert Capoulade a remercié l’ensemble des bénévoles, des concurrents avec un clin d’œil particulier pour Léon Etienne, doyen du concours et qui n’a jamais manqué un concours à Ségur depuis 25 ans qu’il existe ! «J’espère que la Société centrale canine continuera d’appuyer notre candidature pour de nouvelles éditions du concours de chiens de berger?!», a-t-il avancé, donnant d’ores et déjà rendez-vous à tous, concurrents et visiteurs pour 2016 !

Eva DZ

06 aout 2015

Salles la Source : la batteuse SFV de 1955 reprend du service

Bernard Fernandez, ancien apiculteur et éleveur ovin viande installé à Salles la Source, est passionné de longue date par la mécanique et le machinisme agricole. Il vient de finaliser la restauration d’une batteuse de type T1S construite en 1955 par la Société Française de Vierzon (SVF).

«Je l’ai achetée il y a plus de vingt ans dans la région de Rieupeyroux», confie Bernard Fernandez. «Elle était donc encore en bon état. Je n’ai commencé à la restaurer qu’à partir de Noël dernier, chaque jour pendant trois mois». Il a ainsi poncé la peinture, «graissé à l’huile de coude» la mécanique, pour remettre l’ensemble en parfait état de fonctionnement et de présentation originale.

«La machine est une batteuse type T1S de 1955 ayant appartenu à une entreprise agricole. Elle correspondait parfaitement aux volumes de grains moyens récoltés dans notre région à cette époque. Elle avait un rendement de 15 à 17 quintaux/heure, soit l’équivalent de 15 à 17 tonnes de grains/jour, pour des journées de travail de dix heures.

Cette machine est également équipée d’un monte gerbe et d’un engraineur Simplyx favorisant la régularité de la paille sur le batteur. A l’arrière, l’ensachage permettait de stocker la machine entre deux gerbiers». L’ensemble est animé par un tracteur SFV type FV1 de 1949 (40 chevaux) conçu pour ce type de battage. «Il est doté d’un échappement en bas qui ne nécessite aucun démontage et facilite la mise en place de la courroie de transmission. Je possède ce tracteur depuis 30 ans. Il a participé à une fête du battage à Villecomtal dans les années 1990», complète Bernard Fernandez.

«Du premier coup»

Pour restaurer la batteuse, le retraité agricole a dû faire des recherches pour retrouver la couleur originale de l’ensemble, «un ocre clair dont j’ai pu retrouver les différents composants grâce à un ami, professionnel de la peinture. Il a scanné un échantillon avec son ordinateur et retrouvé la couleur exacte. Un autre ami décorateur m’a aidé pour restituer à l’identique les lettres de la marque et son logo en noir».

Pour la mécanique, Bernard Fernandez a tout démonté, nettoyé, graissé. «Le mécanisme est basé sur des roulements à billes d’une longévité exceptionnelle. Il m’a fallu cependant installer la chaîne à godet que j’ai récupérée par chance chez un casseur. Les quinze courroies ont été refaites par une entreprise de Rodez».

L’ancien éleveur continue, toujours enthousiaste : «tout a fonctionné du premier coup lorsque j’ai mis la machine en fonctionnement en mai dernier ! J’ai fait un essai durant 1 h 30 au régime nominal de 1 100 tours/minute. Pas un problème !». Il a prévu une démonstration de ses machines l’an prochain (2016) avec un groupe d’agriculteurs locaux, à Salles la Source. Il recherche toujours de la documentation sur la batteuse T1S. Contact : 05 65 67 39 59.

Didier BOUVILLE

30 juillet 2015

"Hier un village" à Flagnac à partir du 30 juillet : une aventure humaine depuis plus de 30 ans

500 000 visiteurs par an, plus de 350 figurants et bénévoles mobilisés chaque soir, un décor grandiose dans un site naturel, un spectacle de près de 2h, sept soirées chaque été, en 33 ans, le spectacle son, lumière et gestes Hier un village a fait du petit village de Flagnac le théâtre d’un grand rendez-vous estival de Midi-Pyrénées.

«Une belle aventure humaine qui perdure depuis plus de 30 ans», Christian Roques, président de l’association Hier un village, n’est pas peu fier de l’élan créé autour du spectacle son, lumière et gestes dans le petit village de Flagnac qu’il a rejoint comme instituteur en 1976. Tout a commencé autour de la fête traditionnelle du village. «En arrivant avec ma femme, Marie-Christine à Flagnac, nous avons rejoint le comité des fêtes, alors le lieu des loisirs !», se souvient Christian Roques, originaire du village voisin de St Parthem.

En 1978, en famille, il a découvert le spectacle du Puy du Fou : «Ce fut un déclic ! Nous cherchions à renouveler notre fête votive, alors je me suis dit, pourquoi pas créer deux ou trois décors et monter un petit spectacle à notre échelle d’amateurs !». En 1982, après quelques heures de répétition l’après-midi même, la fête de Flagnac s’est achevée autour d’une petite mise en scène qui retraçait la vie «de nos grands-parents» et réunissait déjà près de 70 personnes !

Une décharge émotionnelle

«Autour de 5 ou 6 projecteurs, la sono de la maison, quelques décors en carton rudimentaires récupérés des jeux inter-villages, quelque chose s’est produit !», se souvient Christian Roques, évoquant même une «décharge émotionnelle». «Avec notre imagination, notre travail, nous nous sommes découverts un peu artistes, chacun à son niveau !», confie-t-il.

Et c’est tout le village de Flagnac qui s’est pris au jeu ! Encouragé par le succès, dès la deuxième année, un habitant a mis à disposition un terrain au cœur du village pour accueillir le spectacle. Si bien que lors du spectacle, le vieux Flagnac retranscrit dans les décors, se confond avec le village actuel ! «La réalité de notre village rentre dans notre spectacle, c’est un plus indéniable aussi pour les commerces de Flagnac pendant le spectacle», assure Christian Roques. Le terrain devenu propriété de la mairie en 1995, est mis à la disposition de l’association pour le spectacle. Peu à peu le site a été remodelé pour accueillir des gradins, certains décors peuvent être laissés en l’état l’hiver puis remis à neuf pour l’été.

Pour Christian Roques, la principale raison de la pérennité de ce spectacle et de l’engagement toujours important des bénévoles est la réussite de l’événement : «Nous sommes tous très fiers de ce succès, le public vient de partout pour nous applaudir !», confie Christian Roques.

Que ça dure !

Du coup, grâce aux recettes, l’association peut investir mais pas sans réfléchir ! «Nous utilisons les nouvelles technologies au service du spectacle car notre but premier est de renforcer l’émotion et le ressenti sans perturber son âme», précise le président. «Dans la vie, il y a tellement de petits désagréments, quand on peut vivre un moment de partage, de convivialité, d’amitié autour de ce spectacle, vivons-le ! C’est aussi cet état d’esprit partagé par tous les bénévoles qui participe à la pérennité de notre aventure», ajoute-t-il.

Aujourd’hui les enfants des adhérents des premières années sont aussi devenus bénévoles. Et même s’ils ont quitté Flagnac pour réaliser leur projet professionnel, ils se retrouvent chaque été pour Hier un village. Mais l’association pense aussi à son renouvellement et c’est pour cette raison qu’elle s’est étendue aux communes voisines. «Nous avons besoin de tout le monde !».

L’association rassemble 600 adhérents, le spectacle mobilisant chaque soir plus de 350 personnes (figurants, bénévoles en charge de l’intendance, de l’accueil, de la billeterie, des costumes, techniciens sons et lumières,...). Petit à petit, les bénévoles se sont formés à la technique de la lumière et du son, certains en ont même fait leur métier depuis ! «Nous assurons les jeux de lumières, la sono, les jets d’eau, la pyrotechnie, nous avons créé un vrai savoir-faire du spectacle à Flagnac», avance fièrement Christian Roques, qui a, à de nombreuses reprises, été sollicité par des associations ou des communes de la région pour partager son expérience. Aujourd’hui, l’association ne fait appel qu’à deux prestataires pour les lasers et cette année pour la projection d’images.

Mais cet investissement humain est un travail de longue haleine, l’association vit toute l’année notamment pour tout ce qui a trait à la communication, la promotion du spectacle avec une salariée embauchée à trois quarts temps toute l’année. Et deux mois avant l’été, les bénévoles se retrouvent deux fois par semaine pour préparer les sept soirées.

S’il avait un souhait, Christian Roques «c’est que cela dure au-delà de tous les participants actuels» : «J’aimerai que les nouvelles générations s’approprient ce spectacle», conclut-il.

Eva DZ

23 juillet 2015

Le Tour de France en Aveyron : l'agriculture aveyronnaise au cœur du peloton !

Pour la première fois, le Tour de France faisait étape pendant deux jours en Aveyron avec une arrivée dans la capitale ruthénoise vendredi 17 juillet au Val de Bourran et un départ le lendemain devant la cathédrale et sur l’esplanade des Ruthènes.

Ce qui a valu une belle et longue retransmission télévisée des paysages aveyronnais sur le Réquistanais, une partie du Ségala et le Ruthénois dans l’étape Muret - Rodez puis sur le Lévézou et le sud Aveyron dans l’étape Rodez-Mende.

Des paysages façonnés par le travail des agriculteurs du département également partie prenante de ce grand événement sportif avec le land’art du coq sur la commune de La Selve.

Depuis lundi une vingtaine de bénévoles des cantons FD et JA de Cassagnes et Réquista étaient à pied d’oeuvre pour réaliser un superbe coq, dessiné par Z’lex sur une parcelle en haut de la côte de La Selve. Le jour J ils étaient une trentaine à faire vivre le dessin devant les caméras de France Télévisions.

16 juillet 2015

Habitat et Développement Aveyron-Lozère : une activité 2014 en hausse

L’assemblée générale d’Habitat et Développement Aveyron-Lozère s’est déroulée jeudi 9?juillet à Rodez. Le nombre de logements réhabilités atteint un niveau record en 2014 pour la structure.

Le président Jean-Michel Lalle a déclaré en préambule que «2014, fut, comme les précédentes, une année où on ne parlait que de crise avec la difficulté d’imaginer des jours meilleurs. Mais gardons l’optimisme car nos résultats sont encourageants», a-t-il tenu à souligner. En 2014, 796 logements on en effet été réhabilités, contre 664 en 2013, et 205 en 2004. Depuis dix ans, jamais la structure aveyronnaise élargie aujourd’hui à la Lozère n’avait connu un tel niveau. Pour le directeur Philippe Schaab, cela représente un total de travaux «de plus de 13,27 millions d’euros, avec un montant d’aides publiques attribuées de 6,12 millions d’euros». Les propriétaires occupants sont les principaux bénéficiaires (624 logements), avec une demande accrue concernant les travaux d’économie d’énergie, avec les aides de l’ANAH, complétées par celles du Conseil régional. «La majorité des travaux réalisés par les bénéficiaires concourent à favoriser leur maintien à domicile», note Habitat et Développement Aveyron-Lozère dans son bilan d’activité. Les aides de l’ANAH ont également permis la réhabilitation de 42 logements destinés à la location.

«Proches des collectivités locales»

Jean-Michel Lalle a rappelé que la structure avait continué en 2014 ses actions «accompagnement social lié au logement» dans le cadre de conventions signées avec le Conseil départemental et la DDCSPP. L’objectif est de trouver des solutions permettant de maintenir dans leur logement les personnes et ménages en difficulté ou de les reloger dans un lieu plus adapté. Habitat et Développement Aveyron-Lozère travaille aussi avec les collectivités locales sur les problématiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de développement local. Jean-Michel Lalle a relayé «la confirmation des craintes annoncées en 2014 relatives aux multiples réformes engagées (loi Alur, réforme territoriale, etc)», et regretté «les difficultés rencontrées par les élus, notamment les ruraux», en lien avec «les questions d’intercommunalité, de compétences» a-t-il insisté.

Il a en revanche souligné la relance de l’activité urbanisme de la structure (créée en 2005), constatée en ce début d’année, suite à la demande de plusieurs communes. «Nous devons rester fidèles à notre ligne de conduite, ne pas laisser les plus modestes sur le bord de la route, rester à l’écoute de nos partenaires, être proches des collectivités locales» clame le président. Des exemples d’aménagements ont été présentés par des élus, sur les communes de Cruéjouls, ainsi que des opérations programmées d’amélioration de l’habitat en Lozère, dans les Gorges Causses-Cévennes, les Monts de Lacaune, en présence de Patricia Cirgue, du Pôle solidarités départementales du Département de l’Aveyron et de Jean-Pierre Cure, délégué de l’ANAH.

Didier BOUVILLE

02 juillet 2015

Christian Prudhomme (Tour de France) : «L’Aveyron, là où la culture de l’agriculture vit fièrement»

A la veille du départ du Tour de France, ce samedi 4 juillet des Pays-Bas, Christian Prudhomme, directeur de cette grande course cycliste populaire, a répondu en exclusivité aux questions de La Volonté Paysanne (photo ASO).

Sur le Tour, le dernier départ de Rodez date de 2010 et la dernière arrivée de 1984, pourquoi ce choix de Rodez cette année comme ville arrivée et départ ? Quels sont les arguments qui ont pesé dans votre choix ?

C. Prudhomme : «Rodez est une ville qui aime le Tour de France. Elle nous a accueillis récemment, successivement sur le Tour (en 2010) puis sur Paris-Nice (en 2012). Elle est le symbole d’une relation qui s’est construite progressivement grâce à la volonté des élus locaux (M. le maire, Christien Teyssèdre, est d’ailleurs un véritable passionné de vélo et un pratiquant aguerri !) mais aussi à l’opportunité que nous offre sa géographie sur le plan sportif.

L’arrivée se déroulera au sommet d’une côte, devant le siège RAGT : comme un clin d’œil à votre partenaire ?

C. Prudhomme : Rodez propose en effet une arrivée alléchante, avec le passage dans le final de la côte Saint-Pierre, à quelques mètres des portes de RAGT, le partenaire du classement par équipes du Tour. Ce final est compliqué pour les purs sprinters. Il est plus favorable aux puncheurs et à ceux qui savent passer les bosses en fin d’étape.

Avez-vous un pronostic pour cette arrivée à Rodez ?

C. Prudhomme : Je ne m’aventure jamais sur le terrain des pronostics, mais ce type d’arrivée pourrait convenir à des coureurs comme John Degenkolp, Peter Sagan ou le Français Alexis Vuillermoz par exemple.

Quelle vision avez-vous de l’Aveyron ? Quels sont ses atouts ?

C. Prudhomme : Rodez c’est pour moi une ville qui a un patrimoine culturel fantastique. Entre la superbe cathédrale Notre-Dame et le récent musée Soulages, on est certain de pouvoir y trouver son bonheur. L’Aveyron dans son ensemble regorge d’endroits splendides : Mur de Barrez, Conques, les chemins de Compostelle… et les gorges de la Truyère évidemment, que j’apprécie beaucoup. Je ne passe d’ailleurs pas un été sans aller y faire un tour au moins une fois.

A travers la retransmission télévisée, le Tour est une belle vitrine des paysages façonnés par l’agriculture, un bon vecteur de communication.

C. Prudhomme : Les paysages français ont une importance capitale pour le Tour de France. L’Aveyron nous offre à chaque passage du Tour ses paysages splendides à contempler. Quand on évoque l’Aveyron, je pense à ces paysages, mais aussi à la ruralité, car l’Aveyron est bel et bien un endroit où la culture de l’agriculture vit encore fièrement. Le Tour c’est la mise en valeur des territoires, des terroirs, des paysages et de la ruralité. C’est pourquoi il est forcément lié à ceux qui subliment la nature et la travaillent chaque jour. Mettre en avant les paysages et faire de la France ce magnifique tableau que le monde entier peut apprécier chaque été à la télévision, c’est aussi ce que font au quotidien les agriculteurs.

ASO et le Tour de France ont un partenariat depuis plusieurs années avec la FNSEA, pourquoi ce partenariat avec l’agriculture ?

C. Prudhomme : Le rôle que les agriculteurs tiennent et la qualité de leur savoir-faire sont trop souvent négligés, alors qu’ils effectuent quotidiennement un travail capital qui met en valeur les paysages français. Je suis d’ailleurs époustouflé chaque année par les réalisations fantastiques et les fresques qui nous sont données à voir dans le cadre du concours «les agriculteurs aiment le Tour», que nous organisons en partenariat avec la FNSEA.

Connaissez-vous les spécialités aveyronnaises ?

C. Prudhomme : Non seulement je connais les spécialités aveyronnaises, mais je les apprécie ! L’aligot, le roquefort… on peut difficilement y résister. J’ai un plaisir malin et gourmand à goûter les produits du terroir, et ceux de l’Aveyron sont particulièrement appréciables... Je garde par ailleurs de chacun de mes passages chez Bras des souvenirs fantastiques. Mais ne le dites pas trop fort, je tiens à avoir une table à ma prochaine visite en Aveyron…! ».

Recueillis par Eva DZ

18 juin 2015

Grande région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon : une région agricole de premier plan

 

Le 1er janvier 2016, l’union des deux régions historiques Languedoc-Roussillon et Midi- Pyrénées sera effective. Avec 5,6 millions d’habitants, la future région comportant 13 départements est la cinquième région la plus peuplée de France. Au sein de cette nouvelle région, l’agriculture est un enjeu important, notamment au niveau de l’emploi.

Avec une superficie de 73 000 km², la future région représente 13% du territoire national et devient la deuxième région française en superficie. Midi-Pyrénées contribue à hauteur de 62% à la constitution de cette nouvelle entité. L’artificialisation des sols y est parmi les plus faibles de métropole, les sols artificialisés n’occupant que 8% du territoire régional. Les surfaces boisées et les territoires agricoles prédominent, représentant respectivement 32 et 48% du nouveau territoire.

Près de 50% du territoire valorisé par l’agriculture

La région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées compte près de 2,4 millions hectares de forêt, soit 14 % de la superficie forestière métropolitaine. Malgré une troisième place au palmarès national pour les surfaces en forêt, la nouvelle région n’arrive qu’en 5ème position concernant l’exploitation forestière. Cette sous-exploitation de la ressource s’avère plus prononcée en Languedoc-Roussillon qu’en Midi-Pyrénées, même si les ressources forestières sont réparties plus ou moins équitablement entre les deux régions.

Avec environ 3,5 millions hectares de SAU, la future région accède à la 2ème place du palmarès national pour ce critère. Les terres arables s’étendent sur 1,9 million hectares. Dans la composition de la SAU, viennent ensuite les surfaces toujours en herbe (STH) et les superficies en vigne. Avec 1,3 million hectares, les STH contribuent à 38% de la superficie agricole régionale.

Quant aux surfaces en vigne (273 milliers d’hectares), leur part dans la SAU est de 8 %. Les surfaces en cultures fruitières ne représentent que 1,1 % de la SAU régionale avec 37 milliers d’hectares.

La nouvelle région présente une agriculture diversifiée, en lien avec son territoire. Si Midi-Pyrénées domine concernant les surfaces en terres arables, Languedoc-Roussillon inverse la tendance pour les surfaces en vigne et les deux régions jouent à parts égales pour les superficies fruitières.

78 300 exploitations : 2e région en France

La nouvelle région compte 78 300 exploitations, ce qui la place en 2ème position pour ce critère au palmarès national.

Essentiellement sous forme individuelle, 61% des exploitations ont leur siège en Midi-Pyrénées. Environ 2 100 installations se concrétisent en moyenne chaque année.

Du point de vue de la dimension économique, alors qu’au niveau national la répartition est presque égale entre petites, moyennes et grandes exploitations, dans la région la part des petites exploitations atteint 45%.

Le poids de celles-ci est assez limité : elles ne mettent en valeur que 13 % de la SAU régionale et ne pèsent que 7 % de la production brute standard (PBS).

Les exploitations agricoles de la nouvelle région emploient au total 103 300 unités de travail annuel. La main d’œuvre saisonnière minoritaire est davantage mobilisée en Languedoc-Roussillon, en viticulture et en arboriculture. Avec 140 200 personnes, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées est la deuxième plus grosse région en main d’œuvre permanente.

L’agriculture de la nouvelle région présente plusieurs spécialisations. La viticulture domine sur les départements littoraux situés à l’est, les exploitations spécialisées en grandes cultures se concentrent à l’ouest. Les exploitations orientées vers l’élevage (ovins et bovins principalement) se répartissent le long des chaînes montagneuses (Pyrénées et Massif central). Les exploitations orientées en cultures de fruits et légumes, dispersées sur le territoire, occupent une place clef.

Première région française concernant le nombre d’exploitations certifiées en agriculture biologique, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées se distingue également par sa production sous signe de qualité. La région recense 69 AOP, 64 IGP et 27 Labels rouges. Des produits sous signe de qualité dominés par la filière viticole comptant 52 AOP et 34 IGP.

Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées affiche une valeur de production de la branche agriculture de près de 6,9 milliards d’euros. De manière plus prononcée qu’au niveau national, la production est orientée sur les produits végétaux. Ces derniers concourent à 65 % du total de la valeur de la production régionale. Avec 4,4 milliards d’euros, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées est la 3ème région française pour les productions végétales.

À l’inverse des produits végétaux, la part des produits animaux dans la valeur de la production totale est moins importante dans la nouvelle région (30 %) qu’au niveau national (38 %). La nouvelle entité territoriale affiche une valeur de 2 milliards d’euros pour les produits animaux, essentiellement générés par Midi-Pyrénées. Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées accède à la première place nationale concernant la production ovine.

La PAC

Les exploitations implantées dans la future région ont touché 800 M€ en 2013, au titre du premier pilier de la PAC, soit 10 % des aides nationales. Concernant le second pilier de la PAC, 250 M€ ont été versés à la future région, soit 21 % du montant national.

Compte tenu de l’importance des zones défavorisées sur le territoire régional, les ICHN représentent 60 % des aides du second pilier, contre 45 % au niveau national. La PHAE et les autres mesures agroenvironnementales sont moins représentées. Que ce soit en montant ou en nombre de bénéficiaires, pour le premier ou le second pilier, Midi-Pyrénées concentre l’essentiel de ces aides.

Sandra Hartmann Le Réveil Lozère

Source : Agreste

11 juin 2015

Marchés de producteurs de pays : en direct du terroir aveyronnais !

 

A l’heure où les premiers marchés de producteurs de pays de l’été vont démarrer la saison, leur association de gestion a tenu son assemblée générale vendredi 5 juin.

Les marchés de producteurs de pays sont un concept national unique. Leur marque, leur logo, la qualité de leur organisation, la présence de producteurs de pays en font des marchés sans équivalent.

L’Aveyron, qui a initié ce concept, reste le réseau le plus important de France avec 450 adhérents, 23 sites de marchés (dont 2 à l’année) et 280 marchés (188 estivaux, 90 hors saison et 2 pendant les fêtes de Noël). Et une présence sur l’ensemble du département. Sans oublier la participation des producteurs aveyronnais sur 11 marchés au printemps et à l’automne à Paris, en région parisienne, à Lyon et à Toulouse.

Les marchés de producteurs sont bien identifiés auprès des consommateurs, grâce à leur marque et leur visuel unique propriété de l’APCA et relayé dans le département par l’association de gestion des marchés de producteurs. «Le maintien de la qualité de nos marchés est la clé de leur pérennité», a expliqué la présidente, Cécile Contastin. «Pour cela, nous devons nous différencier et continuer de mettre en avant nos spécificités, accentuer leur attractivité».

Une saison 2014 en demie-teinte

Car les marchés de producteurs c’est la garantie de trouver des produits venus tout droit de la ferme ou de l’atelier de l’artisan, c’est l’occasion de découvrir la richesse et la diversité du terroir aveyronnais, c’est aussi aller à la rencontre des producteurs. D’ailleurs, l’idée originelle de Sylvette Hermet, fondatrice de ces marchés, était bien de permettre aux producteurs de promouvoir leur savoir-faire, de se réapproprier la vente de leurs produits.

Et pour les communes qui les accueillent, les marchés de producteurs sont des lieux de vie, qui créent une animation, favorisent le lien social tout en dynamisant l’économie locale. Pour Brigitte Mazars, représentant le Conseil départemental, les marchés de producteurs sont «une vitrine de l’agriculture aveyronnaise. Un concept qui répond aux attentes des consommateurs et qui gagne à être connu».

Et chacun, producteurs et organisateurs, œuvre pour l’amélioration de la qualité de ces marchés. Ainsi, lors de la saison 2014, les marchés ont continué de s’améliorer grâce à l’implication des organisateurs et aux efforts des producteurs. «Les organisateurs sont toujours très impliqués pour permettre aux marchés de fonctionner correctement en respectant la charte nationale et le règlement départemental», a félicité Cécile Contastin.

Se démarquer encore et toujours !

«Du côté des producteurs, le chiffre d’affaires est en diminution en raison d’une météo peu favorable l’été dernier», regrette la présidente. «Mais les producteurs sont satisfaits de participer à cette démarche, dont la marque leur permet de se différencier, de prouver la qualité de leur production par des signes distinctifs comme les plaquettes, les badges,...», assure-t-elle.

Les marchés avec consommation sur place (soit 60% des sites) continuent de séduire les visiteurs. Les marchés d’approvisionnement restent stables. Globalement, tous font un effort d’animation (sonorisation de rue, groupes musicaux, jeu tombola,...).

Une promotion accentuée

En 2015, l’association de gestion des marchés accentuera encore la promotion de son réseau. Elle y consacrera environ 40% de son budget à travers le matériel fournis aux communes et aux producteurs (20 000 dépliants, 500 affiches, badges, sets de table en partenariat avec EDF, billets de tombola,...), des encarts publicitaires dans la presse et 150 spots audios mais aussi sur le site internet national qui décline une page départementale avec à la fois un emplacement pour les sites de marché et un emplacement pour chaque producteur.

L’association maintient ses partenariats forts avec la Chambre d’agriculture, le Conseil départemental, le Comité départemental du tourisme et bien sûr avec les organisateurs de marchés, les offices de tourisme, les syndicats d’initiative,...

Dynamiser le réseau

L’autre objectif de l’association, identifié par Cécile Contastin est de «maintenir et développer la qualité du réseau et dynamiser les actions de notre association». Pour celà elle a demandé aux participants de l’assemblée générale, producteurs et organisateurs, leurs attentes et leurs propositions en la matière.

«La marque «marché de producteurs de pays», a été créée pour les producteurs, nous souhaitons les inciter à participer davantage à la vie du réseau», avance Cécile Contastin. Pour la saison 2016, l’association propose d’envoyer à tous les producteurs, au moment du renouvellement de leur adhésion, une PLV qui leur soit propre : tablier, nappes, chapeau,... ainsi qu’une pochette où ils pourront ranger leur plaquette, leur badge,... Et pendant les commissions de contrôle sur les marchés de cet été, une enquête sera menée auprès des producteurs pour connaître leurs attentes vis-à-vis de l’association, ses atouts et peut-être ses défauts !

L’association souhaite également soutenir les organisateurs dans l’animation des marchés, qui représente un budget important. Elle regrouperait les offres d’animations, listerait les contacts et leurs prestations afin de proposer une offre mutualisée aux organisateurs.

En attendant la concrétisation de ces projets, Cécile Contastin a souhaité une bonne saison de marchés 2015 !

Eva DZ

28 mai 2015

SAFALT : concilier aménagement foncier local et périmètre régional

Le foncier agricole est au cœur de nombreux enjeux : préservation du potentiel agricole, levier pour l’installation de nouveaux agriculteurs, outil pour le développement des exploitations… Rencontre avec le nouveau président de la SAFER du territoire pluri-départemental Aveyron - Lot et Tarn, Dominique Barrau.

- La SAFALT fait parfois l’actualité pour des dossiers individuels, mais quelles sont ses principales missions ?

D. Barrau : «La mission première des SAFER est d’assurer une régulation dans la gestion du foncier agricole, en établissant des priorités au premier rang desquelles figure l’installation de jeunes et nouveaux exploitants dans nos communes.

Vient en second l’attribution de terres pour l’agrandissement des structures, avec des critères objectifs d’équivalence pour apprécier les dossiers des candidats. Plus globalement, les SAFER permettent à tout porteur de projet viable - qu'il soit agricole, artisanal, de service, résidentiel ou environnemental - de s'installer en milieu rural. Les projets doivent être en cohérence avec les politiques locales et répondre à l'intérêt général.

Dans nos territoires du nord de Midi-Pyrénées, la SAFALT fait également un travail important pour aménager. A chaque fois que nous sommes impliqués suite à une notification de transfert de foncier, et que nous sommes saisis avec une demande de préemption, nous engageons un travail de terrain pour proposer et favoriser des aménagements sur un secteur.

Historiquement, sur nos 3 départements de la SAFALT, nous avons des petits parcellaires, morcelés, qui n’ont pas été remembrés. L’intervention de la SAFALT sur un dossier permet d’engager ce travail d’aménagement, en prenant notamment en compte de meilleurs accès aux parcelles, et des espaces suffisants autour du bâti agricole ou non.

Réforme territoriale

- Pour réaliser vos missions, les échanges d’information sont essentiels jusqu’au niveau local. Comment fonctionnez-vous ?

D. Barrau : Ce n’est pas être partisan que de rappeler tout simplement l’histoire des SAFER : le réseau qui est à l’origine de la création de cet outil pour tous les agriculteurs est celui des FDSEA et des JA. C’est un réseau qui s’est structuré localement sur un système électif, avec le renouvellement des responsables tous les 3 ans. A l’échelle d’une ou d’un regroupement de communes, ce réseau a la capacité de porter des avis éclairés, au plus près du terrain. On peut en mesurer l’efficacité depuis 50 ans, sur de nombreux domaines.

Aujourd’hui, les autres syndicats représentatifs, Confédération Paysanne et Coordination Rurale, ont demandé à être reconnus. Aussi, nous leur communiquons la même information complète, adressée aux sièges départementaux. Ils n’ont pas choisi de se structurer localement. La SAFALT ne peut pas se substituer à cette organisation dans les communes et cantons. Si ces syndicats sont aujourd’hui invités, via leurs représentants au Comité Technique Départemental, ils ne peuvent pas néanmoins avoir la même place et la même pertinence que les représentants élus localement. Les décisions du conseil d’administration de la SAFALT sont visées par les ministères des finances et de l’agriculture.

S’agissant de la gouvernance, la prochaine étape a été fixée dans la Loi d’Avenir. En même temps que le processus de régionalisation, la représentativité de tous les syndicats représentatifs officiellement sera aussi assurée au sein du conseil d’administration de notre SAFER. Il y aura 3 collèges distincts : celui des organisations syndicales, celui des collectivités territoriales et un collège pour les autres partenaires, dont les associations. C’est une évolution dans la continuité.

- Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’évolution de la SAFALT demain ?

D. Barrau : Nous travaillons en ce moment à préparer l’élargissement territorial de nos SAFER. La première échéance pour notre SAFALT aujourd’hui Aveyron-Lot-Tarn est l’ouverture au Tarn-et-Garonne, prévue pour le 1er janvier 2016. En conformité avec la réforme territoriale de l’Etat, nous préparons aussi une étape future qui verra la SAFER épouser le périmètre de la future grande Région.

Il s’agira alors d’organiser le fonctionnement des 3 sociétés que nous connaissons aujour-d’hui, la SAFALT, la SAFER du sud de Midi-Pyrénées et la SAFER de Languedoc-Roussillon. Ces 3 structures ont des savoir-faire assez différents, nous rechercherons à faire bénéficier à chacun des territoires des savoir-faire acquis par les autres. A titre d’exemple, nos collègues sont plus tournés vers le développement économique en relation avec les collectivités, au regard du poids des agglomérations.

Dans nos réflexions actuelles pour préparer nos fonctionnements futurs au sein d’une région qui sera particulièrement vaste, nous avons mis en évidence le rôle essentiel qui sera alloué aux Comités Techniques Départementaux. Les CTD sont et seront des instances de concertation très utiles pour assurer le lien avec les enjeux locaux».

Recueilli par La Défense Paysanne du Lot

21 mai 2015

Tourisme : la nouvelle destination «Hautes Terres d’Aveyron»

Comme un clin d’œil au lancement de la saison estivale, le soleil était de la partie, lundi 18 mai à Entraygues sur Truyère pour la présentation de la nouvelle destination «Hautes Terres d’Aveyron», partagée par les cinq offices de tourisme du Causse Comtal aux Gorges de la Truyère en passant par la Vallée du Lot.

Ils étaient tous présents, les élus locaux et les représentants des offices de tourisme des communes de Mur de Barrez, Bozouls, Entraygues sur Truyère, Estaing et Espalion, comme un symbole de la démarche collective qu’ils viennent d’initier sur leur territoire : créer une destination touristique «partagée, mutualisée et volontaire».

Son pilote, Jean-François Albespy, appuyé par Jean-Claude Anglars pour Espalion - Estaing, Jean-Luc Calmelly pour Bozouls et Lucette Fontange pour le Carladez a expliqué le principe de ce futur office de tourisme inter-communautaire. «En 2012, les élus des Communautés de communes de Bozouls Comtal, du Carladez, d’Entraygues sur Truyère et d’Espalion - Estaing, ont décidé de fusionner leurs offices de tourisme en une structure unique». Et Jean-Claude Anglars de compléter : «L’objectif est de structurer ensemble une politique de destination pour être plus efficaces, répondre aux attentes des touristes afin d’exploiter le potentiel touristique de nos 27 communes et stimuler l’économie locale».

47 millions d’euros pour le territoire

Il faut préciser que ce potentiel touristique est en effet conséquent : d’après une étude menée par les offices de tourisme concernés, en septembre 2014, le nombre de nuitées sur le territoire en un an est estimé à 450?000 (+ 480 000 nuitées en résidences secondaires ou chez des parents et amis). Et les retombées économiques annuel-les du tourisme sont évaluées à près de 47 millions d’euros. Et les 11 animatrices des 4 offices de tourisme ont accueilli en 2013, 85 000 visiteurs.

Pour construire cette nouvelle offre touristique collective, les élus référents tourisme, les équipes des offices de tourisme accompagnés par le Pays du Haut Rouergue ont travaillé avec un cabinet d’études et une agence de communication. Un diagnostic de l’offre touristique notamment, ainsi que des enquêtes auprès des professionnels et des clients, des enquêtes terrain,... ont permis de définir une identité. Et après «moultes discussions et réunions», selon Jean-François Albespy, le nom des Hautes Terres d’Aveyron est né !

«Nous devions passer du tourisme de «cueillette» au tourisme de destination qui mutualise nos moyens. Il s’agit de faire mieux ensemble ce que l’on faisait partiellement tout seul», détaillent Lucette Fontange et Jean-Luc Calmelly.

Pour ce futur office de tourisme intercommunautaire qui devrait voir le jour début 2016, les partenaires ont défini quatre axes steratégiques : s’organiser pour travailler efficacement ensemble, devenir une destination touristique, améliorer la performance de la démarche d’accueil et organiser, professionna- liser le réseau des prestataires et renforcer la qualité de leur offre.

Outre sa nouvelle identité, l’office de tourisme intercommunautaire pourra s’appuyer sur deux supports de communication?: un guide d’accueil et une carte touristique, résultats d’un travail collectif entre les équipes des quatre offices de tourisme.

Stimuler l’économie locale

Le guide présente la richesse patrimoniale et naturelle du territoire, les sites à visiter, les activités pleine nature, les hébergements, la restauration,... et fait la part belle aux produits du terroir avec les adresses des producteurs locaux de volailles, charcuteries, viandes, poissons, fromages, farines, châtaignes, huiles et épices, miel, confitures, vins,... Au total, 340 partenaires ont contribué à la réalisation de ce guide.

«Notre message est clair : notre destination mérite d’être découverte», a résumé Jean-François Albespy. «Elle doit donner envie aux touristes d’y venir et d’y revenir», a enchaîné Jean-Claude Anglars. «L’objectif étant, a conclu Jean-Luc Calmelly, de tirer notre territoire vers le haut».

Eva DZ

14 mai 2015

Vols dans les exploitations : prévenir pour se prémunir

Les exploitations sont de plus en plus les cibles de vols de matériels, de carburant, de véhicules,... Et les agriculteurs aveyronnais ne sont pas épargnés. Pour leur apporter plus de sécurité, la gendarmerie a signé avec la Chambre d’agriculture et la FDSEA, une convention de partenariat.

«De 2012 à 2014, le nombre de vols constatés par les services de police et de gendarmerie, dans les exploitations est passé de 36 à 75 en Aveyron. Si ces chiffres restent encore faibles il n’en demeure pas moins insupportables», a signalé le préfet, Jean-Luc Combe en préambule de la signature du partenariat entre la gendarmerie et la profession agricole.

Un réseau d’alerte

Dans un département qui compte près de 9 000 fermes, vulnérables car parfois isolées, dotées de matériels sophistiqués, coûteux, dont les accès ne sont pas toujours sécurisés, la vigilance et la prévention sont les maîtres-mots de cette convention. «Les services de gendarmerie et la profession à travers les réseaux locaux de la Chambre d’agriculture et de la FDSEA, sont tous mobilisés pour faire bénéficier d’une protection en milieu rural comme en zone urbaine», a poursuivi le préfet.

Le plan d’action mise sur la prévention, la dissuasion et la surveillance à partir des échanges avec la profession. «Nous allons installer un réseau d’alerte. Dès que des faits récurrents seront constatés dans une zone géographique précise, nous alerterons les réseaux de professionnels afin que les agriculteurs soient au courant le plus rapidement possible et soient vigilants», détaille le colonel Frédéric Le Meur.

Des conseils gratuits

De même deux référents sûreté sont à la disposition des agriculteurs pour les conseiller sur leur exploitation, les appuyer dans la mise en place de mesures de protection (système d’alarme, serrures aux granges, les points à surveiller,...). Les agriculteurs peuvent faire appel gratuitement à leur service auprès de leur gendarmerie locale. Thierry Contastin, représentant la FDSEA, en convient : «les agriculteurs doivent faire évoluer leurs pratiques, adopter des réflexes de protection sur nos outils, dans nos ateliers : fermer les granges, ne pas laisser les clés sur le contact des véhicules,...».

«Ça n’arrive pas qu’aux autres !»

Le mot d’ordre du président de la Chambre d’agriculture, Jacques Molières, est de «prévenir pour se prémunir» : «cette convention est une déclinaison de celle mise en place au niveau national, elle est le reflet des liens qui peuvent exister entre les services de l’Etat et la profession agricole».

Cette convention de partenariat, signée pour deux ans, est complémentaire du plan anti-cambriolage en vigueur dans tout le département.

Eva DZ

07 mai 2015

Assemblée générale de Gîtes de France Aveyron : une marque à forte notoriété !

L’assemblée générale de Gîtes de France Aveyron s’est réunie jeudi 30 avril à Pont-de-Salars en présence du président national du réseau, Yannick Fassaert.

Le réseau Gîtes de France qui fête ses 60 ans cette année rassemble en Aveyron un parc total de 597 gîtes, dont 48 % sont classés en trois épis. Les maisons d’hôtes, au nombre de 111, représentent 296 chambres d’hôtes. Le réseau départemental compte aussi 20 gîtes de groupe, 11 campings, 47 chalets et un gîte d’enfants. Le parc est donc en hausse, comparé aux 576 gîtes recensés en janvier 2014. La structure départementale Gîtes de France, co-présidée par Myriam Andrieu et Olivier Mazars, a enregistré 147 demandes de porteurs de projets au cours de l’année 2014.

L’an dernier, 61 gîtes ont été labellisés, ainsi que 8 maisons d’hôtes et 4 gîtes de groupe. Mais 43 propriétaires de gîtes ont quitté le label ainsi que 15 propriétaires de chambres d’hôtes, «pour cause de retraite, santé, ou vente du bien immobilier», note Gîtes de France Aveyron. Olivier Mazars a loué le bilan positif de l’activité, «avec un total de 73 labellisations en Aveyron, au dessus de la moyenne nationale des réseaux départementaux qui est de 55 labellisations». Il a précisé que la structure aveyronnaise visait les 55 % de classements en trois épis et la barre des 100 labellisés en 2015.

Le président national de Gîtes de France, Yannick Fassaert, est installé à Méry-sur-Seine dans l’Aube, sur une exploitation céréalière avec des gîtes de groupe. «Notre réseau national rassemble 47 000 propriétaires (dont 15 % d’agriculteurs) et 60 000 hébergements. Notre activité génère un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros par an, et environ 2 milliards d’euros de retombées économiques. Le parc national est stable avec un chiffre d’affaires ayant progressé de 5 % en 2014. Il est en hausse de 1,8 % pour ce premier trimestre 2015, comparé à celui de 2014».

Force et valeurs

Le président national était aussi en Aveyron pour confirmer la forte notoriété de la marque Gîtes de France. «76 % des Français la connaissent ! Nous figurons derrière le Club Med (84 %) et Center Parcs (80 %). Nous devons prendre conscience de notre force, garder nos valeurs, nos racines, en faveur d’une ruralité que nous défendons avec notre activité touristique et économique». Yannick Fassaert a aussi évoqué des dossiers 2016 et «le travail de lobbying» pour défendre les adhérents du réseau. Avec notamment la nécessité «de conserver les 71 % d’abattement fiscal au titre de micro BIC. La menace est présente et nous l’avons refusée auprès du ministère de l’économie. Ce sera l’un des dossiers importants de l’année qui pourrait nous contraindre, pour conserver les 71 %, à quitter notre classement en épis pour un classement en étoiles».

Il a par ailleurs confié que le réseau entendait travailler avec l’ensemble des acteurs touristiques, afin de favoriser notamment les centrales de réservation uniques par département. Il a aussi souligné l’importance d’internet dans les réservations, lesquelles en Aveyron, ont réuni 90 000 visiteurs uniques durant l’année 2014. «Il est donc indispensable que les propriétaires présentent sur le site de belles photos de leur produit avec des plannings de réservation mis à jour. Gîtes de France sera également plus présent dans les réseaux sociaux», a-t-il annoncé. En 2014, le relais départemental Gîtes de France a enregistré plus de 4 000 dossiers de réservation, contre 3 600 en 2013, dont 48 % par internet. Les séjours de 7 nuits représentent 56 % des contrats. La clientèle est française à 94 % chez les 397 propriétaires confiant la commercialisation de leur structure au service de réservation Gîtes de France Aveyron.

Didier BOUVILLE

16 avril 2015

Fédération départementale des Chasseurs : «des sangliers en surdensité»

L’assemblée générale de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron s’est déroulée samedi 11 avril à Luc-La Primaube, sous la présidence de Michel Gombert.

L’ouverture générale de la chasse se fera en Aveyron le dimanche 13 septembre à 7 h, avec une clôture fixée au 29 février au soir, a annoncé le président Michel Gombert. La fédération aveyronnaise qui a validé 12 464 permis de chasser en 2013-2014 (en baisse de 2,38%), a accueilli de nombreux chasseurs lors de son assemblée générale à laquelle participait le Juracien Christian Lagallice, président national de l’association communale des chasses agréées. Les députés Marie-Lou Marcel et Yves Censi ont également salué l’ensemble des chasseurs et élus présents.

Dans son rapport moral, Michel Gombert a fait le point sur la saison de chasse qui s’achève, en commençant par le grand gibier. Il a notamment insisté sur «le sanglier qui pose de gros problèmes en ce début d’année, de nombreuses communes sont en effet impactées. Il faut agir vite et j’invite les responsables à se rencontrer pour faire une analyse de la situation et identifier l’origine des surdensités». Pour le petit gibier, le président a noté que «le lièvre se porte bien surtout sur les territoires gérés» mais que «le lapin restait toujours le grand absent de l’ouverture». Il a également évoqué la mise en place du centre de formation et d’examen du permis de chasser de la fédération, basé à Rodelle. «Il vient d’être agréé et le nombre de candidats journaliers pour l’examen est passé de 10 à 12 personnes». Un sentier de piégeage sera réalisé sur le site pour la formation de juin, en attendant la création prochaine d’un sentier pédagogique ouvert notamment aux scolaires. La salle de formation est au stade de l’appel d’offre, a aussi indiqué Michel Gombert.

«Protéger et servir»

Le président a par ailleurs salué Claude Rabayrol, Alain Julliaguet et René Aussel, les représentants de la section Chasse et dégâts de gibier au sein de la FDSEA jusqu’aux dernières élections. «Ils étaient depuis de nombreuses années nos interlocuteurs». Rolland Aubeleau, nouveau co-président de la section Chasse et dégâts de gibier FDSEA, était présent à l’assemblée générale.

Auparavant, Michel Gombert a également fait un point régional et national, sur les dossiers en cours. Il a évoqué la réforme territoriale et le rapprochement des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, avec de nombreuses interrogations. «Que pouvons-nous en attendre ?», a-t-il lancé. Un groupe de travail a été mis en place. «L’échelon régional est important mais il ne doit pas laisser pour compte les départements dont la proximité avec les chasseurs est indispensable», selon Michel Gombert. Il a aussi relayé les paroles de Bernard Baudin, président de la Fédération Nationale de la Chasse (FNC), dont la mission est de «protéger et servir». C’est à dire, «servir les fédérations, notamment dans le domaine juridique, informatique, ou celui des outils de communication. Et protéger la chasse dans l’anticipation, le lobbying, les études, l’innovation...».

Didier BOUVILLE

26 mars 2015

Réseau Gîtes de France Aveyron : des nouveaux médaillés du tourisme

Le réseau Gîte de France Aveyron a remis, vendredi 20 mars, des médailles du tourisme de bronze à trois de ses adhérents, au titre de la promotion du 1er janvier 2015.

La cérémonie s’est déroulée en présence des co-présidents de Gîtes de France Aveyron, Myriam Andrieu et Olivier Mazars. Le réseau aveyronnais qui recense 650 établissements labellisés a ainsi récompensé trois de ses adhérents, avec une médaille de bronze délivrée par le ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Il s’agit de Jacqueline Romiguière, Guy Soulié et Paul Mestre. Agnès Jayr, elle aussi médaillée, était excusée.

- Jacqueline Romiguière, gîte trois épis à Flagnac. Son gîte rural a été aménagé dans une ancienne grange en 1999. Il est commercialisé en service de réservation depuis plus de quinze ans. Les propriétaires proposent bénévolement des visites guidées, cathédrale de Rodez, etc.

- Guy Soulié, gîte trois épis, chambres d’hôtes et camping à Castelnau-Pégayrols. En 1972, aménagement d'un camping à la ferme. En 1985, aménagement de chambres d'hôtes dans la maison du propriétaire. Puis en 2004, aménagement du gîte sur l'exploitation agricole. M. Soulié propose des vols ULM aux touristes pour découvrir le viaduc de Millau, les lacs du Lévézou, les Gorges du Tarn… Il est administrateur des Gîtes de France Aveyron depuis 2009 et vice-président depuis 2013.

- Paul Mestre, gîte trois épis à Thérondels. Création du gîte en 1983. Correspondant «voya-ges conseil» du Crédit Agricole. Président de l'Office de Tourisme de Mur-de-Barrez de 2004 à 2014. Administrateur des Gîtes de France de 2005 à 2013.

Les 60 ans du réseau

Le réseau national Gîtes de France fête cette année ses 60 ans d’existence. En Aveyron, une porte ouverte célébrera l'événement samedi 28 et dimanche 29 mars à Chantefriboule, commune de St-Juéry, chez Mme Birot. Ce site est situé dans le Sud-Aveyron, dans le Parc Naturel Régional des Grands Causses. Il est aussi un hameau de plusieurs gîtes «trois épis», proposant notamment piscine, SPA, salle de jeux...

Par ailleurs, l’assemblée générale de Gîtes de France Aveyron est programmée jeudi 30 avril, à la salle des fêtes de Pont de Salars. Yannick Fassaert, président de la Fédération Nationale des Gîtes de France (venant de l’Aube), sera présent.

Didier BOUVILLE

19 mars 2015

Pays de l’Argence : préserver les cours d’eau

Vendredi 13 mars, sur la commune de Luc-La Primaube, une rencontre était organisée sur la problématique de la préservation des cours d’eau. Des agriculteurs du secteur de l’Argence (canton de Sainte Geneviève), accompagnés de l’association HalieutiLot, sont venus se rendre compte des aménagements effectués le long du Trégou.

«Notre région comporte beaucoup de petits ruisseaux qui courent dans les parcelles de pâturage», explique Roland Carrié, agriculteur à Vitrac en Viadène, portant, pour le secteur agricole, le programme de préservation des cours d’eau en Viadène. «Les animaux pataugent pour s’abreuver, salissant l’eau et provoquant l’érosion des berges. Nous sommes venus constater des aménagements faits sur le Trégou pour reproduire cette action chez nous». Il était accompagné, entres autres, de Clément Jouvet, de l’association HalieutiLot, à l’origine du projet sur le nord Aveyron. Au bord du Trégou ils ont été reçus par Vincent Miquel, responsable eau du Grand Rodez, Marion Sudre, du contrat de rivière Aveyron Amont, et Nicolas Vacquier, agriculteur sur la commune de Luc-La Primaube.

Ensemble ils ont fait un tour d’horizon des aménagements qui ont été faits au niveau du cours d’eau. Tout d’abord, des clôtures ont été installées tout le long pour éviter le piétinement des animaux qui provoque la destruction des berges et l’ensablement des ruisseaux. «Nous avons sacrifié 2 mètres de chaque côté du ruisseau mais nous en aurions perdu beaucoup plus sans réagir. Nous étions perpétuellement en train de refaire les clôtures ! Cela ne pouvait plus continuer», affirme Nicolas Vacquier. Des descentes stabilisées, grâce à un empierrement, ont été créées pour permettre aux vaches d’atteindre l’eau sans pour autant pénétrer dans le ruisseau.

La mise en place du programme de protection du Trégou a été un travail de longue haleine. Les premiers constats ont débuté en 2008. S’en sont suivies de nombreuses réunions avec les agriculteurs, l’ONEMA, la DDT, la communauté d’agglomération du Grand Rodez, les associations de pêche, de chasse, la LPO... D’après Vincent Miquel, «l’implication des agriculteurs locaux était primordiale. Nous avons échangé pendant 2 ans avant le démarrage des travaux. Il ne fallait pas qu’ils vivent cette action comme une contrainte, mais qu’ils en deviennent des acteurs. Leur engagement dans la démarche est totalement volontaire». «L’activité agricole est compatible avec la protection des milieux aquatiques et tout le monde a intérêt à avoir des cours d’eau de qualité», ajoute Nicolas Vacquier.

Sur le secteur de l’Argence, tous les agriculteurs adhèrent à la démarche. Tous les frais seront pris en charge : clôtures lisses électrifiées, passerelles, descentes aménagées, bacs d’abreuvement... Le financement est réparti entre l’Agence de l’eau (60 %), la communauté de communes de l’Argence (20 %), le Conseil général (10 %), la région Midi-Pyrénées (10 %). Les agriculteurs donnent, quant à eux, du temps et de l’énergie pour la réalisation des travaux. L’association de pêche locale va aussi s’impliquer en fabriquant des échelles permettant d’enjamber les clôtures. Pour Roland Carrié, emporter l’adhésion des agriculteurs a été plutôt simple. «Il faut se lancer et ça fait boule de neige !».

Cette question de la gestion des cours d’eau est aussi une préoccupation des pouvoirs publics. «Aujourd’hui un travail est engagé sur le Viaur et l’Aveyron. Il devrait s’étendre sur tout le département. L’Agence de l’eau demande d’avoir une vision large pour mettre en place des solutions durables», confie Vincent Miquel. Marion Sudre complète ce propos : «sur le bassin versant de l’Aveyron nous travaillons non seulement sur l’agriculture, mais aussi d’autres thématiques comme l’urbanisme, ou l’industrialisation».

Bérangère CAREL

05 février 2015

Elections MSA Midi-Pyrénées Nord : les assurés sociaux agricoles ont voté à près de 35%

La population agricole, exploitants agricoles, salariés, employeurs et retraités vient de renouveler pour les cinq années à venir les délégués cantonaux qui vont les représenter à la MSA.

112 056 électeurs ont été invités entre le 12 janvier et le 27 janvier à voter pour élire les délégués de terrain de la MSA MPN. 40 000 d’entre eux se sont mobilisés.

Pour la première fois, les électeurs ont eu le choix entre le vote par internet et le vote par correspondance. Le nouveau mode de vote par internet a été choisi par 15,87 % des votants.

La participation à ces élections au niveau national est de 31 %.

Pour la MSA MPN il est de 34,53% et représente :

• 38,34% pour le département de l’Aveyron

• 35,93% pour le département du Lot

• 33,51% pour le département du Tarn

• 29,27% pour le département Tarn et Garonne

Dans le contexte actuel de crise économique et sociale, les résultats de ce scrutin restent satisfaisants et sont une confirmation de l’attachement des adhérents MSA à leur régime de protection sociale. Les récentes avancées sociales obtenues par le régime agricole (indemnités journalières Amexa, petites retraites) n’ont pas encore produit leur plein effet alors qu’elles sont le résultat de l’engagement constant de la MSA auprès des pouvoirs publics pour améliorer la protection sociale de ses ressortissants.

Le conseil d’administration de la MSA MPN remercie tous ceux et celles qui se sont impliqués dans ce scrutin, par leur vote, ou par leur engagement en se portant candidats, montrant ainsi leur volonté de défendre l’action et les valeurs que porte la MSA.

Malgré un certain tassement des résultats par rapport à 2010, ce score montre l’attachement que porte la population agricole et rurale à son régime social géré par des élus, couvrant l’ensemble de la protection sociale, constitué en guichet unique et tourné vers la proximité des services.

L’ensemble des délégués ainsi élus, soit plus de 1 000, se retrouveront lors de l’assemblée générale du 5 mars à Albi pour élire le conseil d’administration de la MSA MPN. La MSA et ses nouveaux élus, forts de leurs valeurs de solidarité et de responsabilité, poursuivront plus que jamais leur engagement et leur action pour la défense de la protection sociale au service des populations agricoles.

Nous reviendrons plus en détail dans une prochaine édition sur le résultat de ce scrutin professionnel.

Article MSA

29 janvier 2015

Partenariat AVEM et FD CUMA : mécanisation partagée avec le Sénégal

La FD CUMA et l’Association Vétérinaire des Eleveurs du Millavois (AVEM), engagée dans une action de développement solidaire au Sénégal, ont signé, vendredi 23 janvier, une convention de partenariat.

La convention a été paraphée par Sébastien Clergeau, président de l'AVEM (Association Vétérinaire des Eleveurs du Millavois) et Frédéric Carrière, président de la FDCUMA. Une action de développement solidaire est conduite au Sénégal depuis plus de 15 ans par l’AVEM (1). L’association regroupe 157 élevages du Sud-Aveyron, quatre vétérinaires salariés, un agronome, une secrétaire et un comptable. Elle pilote l’opération de coopération décentralisée auprès de 600 éleveurs de la région de Kaolack au Sénégal, regroupés dans l'Agroprov. Cette convention porte sur l’attribution d’un microcrédit de 2 000 euros pour le financement de matériels agricoles. «La FD CUMA s’engage également à promouvoir l’opération auprès de ses partenaires et de son réseau avec l’ambition de faire exemple et d’élargir le soutien», explique Frédéric Carrière.

La FD CUMA a communiqué sur cette action lors de ses 17 réunions de secteurs auprès de 370 responsables de CUMA locales. Des CUMA se sont engagées, comme celle de Coubisou (60 adhérents) avec un apport de 1?000 euros de trésorerie. D’autres initiatives individuelles, issues des CUMA de Palmas ou de Sévérac le Château, sont des dons en matériels notamment. Jean Seguin, ancien président de la FD CUMA, retraité à Sévérac le Château, souligne la nécessité de cet engagement collectif : «nous avons plus de dix ans de recul sur ces actions. Les agriculteurs sénégalais manquent de reconnaissance dans leur pays. Le travail est encore essentiellement manuel, alors qu’ils ont des atouts, avec des grandes villes alentour. Et ils ont envie de travailler !».

Réserves fourragères

Cette action vise donc à aider les éleveurs de la région de Kaolack, deuxième ville du Sénégal après la capitale Dakar. «Ils ont en moyenne des troupeaux de 50 brebis», commente Patrice Combettes, vice-président de l’AVEM, «avec de nombreuses petites structures». Les premiers échanges avaient mis l’accent sur la constitution de réserves fourragères, puis la récolte avec l’introduction de motofaucheuses gérées collectivement par des groupements d’utilisation de matériels agricoles (GUMA). Depuis 2012, les éleveurs sénagalais expriment le souhait de réduire la pénibilité des travaux agricoles avec la mécanisation.

«La réussite et la reconnaissance de l’opération des motofaucheuses par les autorités sénégalaises a donc incité l’AVEM et les CUMA à accompagner les éleveurs de l’AGROPROV pour l’acquisition et la gestion collective de tracteurs et de matériels agricoles». Un premier tracteur a été été expédié au Sénégal fin 2013, accompagné par la formation des chauffeurs à la conduite et à l’entretien, suivi en 2014 par l’apprentissage de la faucheuse. Aujourd’hui, les objectifs d’actions de l’AVEM sont d’équiper les six GUMA de tracteurs, de matériels de fauche et de labour légers. La demande est estimée à dix tracteurs équipés, du matériel d’occasion. L’AVEM souligne aussi les besoins en bénévoles, qu’ils soient éleveurs ou non, et en mécaniciens, «les retraités sont les bienvenus !».

Didier BOUVILLE

(1) www.avem12.org

04 décembre 2014

Chasseurs-Education Nationale : réserve de chasse du Causse Comtal et partenariat

Le président de la Fédération départementale des chasseurs et le directeur académique des services de l'Education nationale de l'Aveyron ont signé mercredi une convention de partenariat pour l'encadrement d'activités scolaires de découverte des milieux naturels, en lien avec la nouvelle réserve chasse-faune sauvage créée à Sébazac-Concourès et La Loubière.

Michel Gombert, président des chasseurs de l'Aveyron et Dominique Roure, directeur académique, ont paraphé la convention de partenariat au siège de la Fédération départementale des chasseurs à Rodez ce mercredi soir. Elle a pour but «d'encadrer les activités scolaires de découverte des milieux naturels, d'éducation à la citoyenneté, à l'environnement et au développement durable». Le site couvrant environ 400 ha sur le Causse Comtal a été aménagé «avec l'appui de plusieurs partenaires, l'Europe (FEDER), le Conseil régional, le Conseil général, les maires de La Loubière, Sébazac-Concourès, et la Fédération des chasseurs qui est le financeur et le porteur du projet», a indiqué Michel Gombert. L'espace naturel sensible de réserve de chasse du Causse Comtal a été accompagné dans sa réalisation par de nombreuses associations environnementales et piloté par Karine St-Hilaire, directrice de la fédération régionale des chasseurs. Il a été adapté pour accueillir le public, avec notamment un sentier de découverte (2,8 km).

«Ce site rassemble plusieurs composantes, l'écologie, l'économie et le patrimonial, dans un espace sécurisé élaboré avec deux conseillers pédagogiques de l'Education nationale», ajoute Karine St-Hilaire. Dominique Roure, directeur académique, a rappelé que la convention illustrait la mission première de l'Education nationale qui est «l'acquisition de connaissances des milieux naturels», mais aussi «l'éducation des jeunes à un comportement responsable et citoyen au développement durable». La réserve du Causse Comtal bénéficie de l'appui des techniciens de la fédération des chasseurs, et d'une signalétique, documents et fiches pédagogiques illustrés avec un «carnet de l'explorateur» distribué aux visiteurs, dont les scolaires des classes du CE2 au lycée.

Pâturage des brebis

L'espace naturel du Causse Comtal est aussi le début «d'une reconquête du pâturage» sur des pelouses sèches naguère abandonnées. «Cinq exploitations agricoles de Sébazac-Concourès et une de La Loubière sont associées au projet dans le cadre notamment d'une prochaine convention pâturage signée entre la Fédération des chasseurs et les agriculteurs concernés», poursuit Karine St-Hilaire. C'est environ un potentiel de «2 000 brebis» qui pourra pâturer en plusieurs petits troupeaux distincts sur cette espace naturel de 400 ha.

Pour Michel Gombert, «l'objectif de la convention signée avec l'Education nationale est de favoriser la découverte des différents sites naturels proposés par la Fédération des chasseurs, et d'aborder, à partir de l'attrait des enfants pour les activités de pleine nature, les notions de fonctionnement et de préservation des milieux naturels à travers de multiples compétences transversales et disciplinaires contenues dans les programmes des écoles primaires publiques».

La Fédération des chasseurs est déjà propriétaire ou gestionnaire de sites remarquables comme le centre de formation de la Gachoune à Rodelle (classé espace naturel sensible), la réserve de gibier d'eau de la Gourde à Canet de Salars, la tourbière de Bouloc à Salles-Curan et du lac de Ste-Geneviève sur Argence où est installé un observatoire pour le gibier d'eau.

Didier BOUVILLE

20 novembre 2014

Gîtes de France Aveyron : des médaillés du tourisme !

Quatre adhérents du réseau Gîtes de France Aveyron ont reçu la médaille du tourisme attribuée sur la promotion 2014, mardi 18 novembre, dans les locaux du réseau à Rodez, quartier de Bourran.

«Ce sont des médailles du tourisme que la préfète de l’Aveyron souhaitait attribuer aux adhérents d’un réseau sérieux, organisé», confie Jean Laurens, ancien président de l’APATAR, auquel a succédé il y a un an Myriam Andrieu et Olivier Mazars, co-présidents de Gîtes de France Aveyron. Jean Laurens a précisé que le réseau départemental Gîtes de France était «un label autonome financièrement et garant d’une qualité d’hébergement reconnue». La remise des médailles s’est déroulée en présence d’Olivier Mazars et de Valérie Duchatelle, directrice du réseau aveyronnais.

«Un cahier des charges strict»

Les médailles ont été remises à Joëlle et Jean-Paul Barrillio, de St-Beauzély, Brigitte Boissel, de St-Jean et St-Paul, et Yves et Marie-Françoise Randeynes, de Nauviale. Madeleine et André Alazard, de Coubisou, étaient indisponibles. Jean Laurens a rendu hommage à «ces pionniers» du tourisme vert en Aveyron, André Alazard fut par ailleurs président de l’APATAR durant douze ans avant Jean Laurens. Ce dernier en a ensuite loué «la qualité professionnelle des médaillés au sein d’un réseau départemental et d’une marque nationale guidée par un cahier des charges strict». Et d’ajouter : «vous êtes des professionnels du tourisme depuis plus de 15 ans et menez un travail de qualité. C’est aussi pour toutes ces raisons que les pouvoirs publics ont souhaité vous distinguer par ces médailles du tourisme», a indiqué Jean Laurens.

Le co-président Olivier Mazars, propriétaire d’un gîte à Onet le Château depuis 1993, a rappelé «la diversité des hébergements et des produits du réseau Gîtes de France» et souligné «son maillage territorial conséquent sur les communes de l’Aveyron. Nous avons plus de 800 adhérents et autant de produits d’hébergement labellisés dans notre réseau Gîtes de France Aveyron».

Les médaillés

- Joëlle et Jean-Paul Barrillio, la ferme de la Tacherie, à St-Beauzély. Ils sont installés depuis 1986 et ont ouvert leur camping à la ferme en 1999 près d’une production ovins lait Roquefort AB. De 25 places à ses débuts, le camping a aujourd’hui une capacité d’accueil de 40 places, avec 6 500 nuitées comptabilisées cette année. Le couple tire désormais son revenu pour moitié de son activité touristique.

- Brigitte Boissel, de St-Jean St-Paul. Documentaliste de métier et néo-Aveyronnaise, elle travaille dans le tourisme vert depuis 1993, puis a étoffé son activité en 2000. Son gîte rural dispose du label Tourisme et Handicap (uniquement mental et auditif) et d’une accessibilité «handicap moteur avec une certaine autonomie».

- Yves et Marie-Françoise Randeynes, de Nauviale. Ce retraité de la fonction territoriale a créé son gîte de groupe en 1992, puis l’a amélioré en 1999 avec un second bâtiment. Le couple a enregistré plus de 3 000 nuitées cette année. Il est aussi adepte du caravaning en dehors de la saison, ce qui lui permet de bien connaître les attentes de la clientèle.

Didier BOUVILLE

20 novembre 2014

SDIS et Service remplacement : agriculteurs et pompiers volontaires

La Chambre d'agriculture, le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) et le Service Remplacement en agriculture (SRA) ont signé une convention départementale de partenariat visant à faciliter l’engagement des agriculteurs comme pompiers volontaires.

La convention a été signée vendredi 14 novembre au SDIS situé à Bel-Air à Rodez par Jean-Claude Anglars, président du SDIS, Jacques Molières, président de la Chambre d'agriculture et Jean-Pierre Verlaguet, président du SRA. Elle s’est déroulée en présence du colonel Eric Florès, du lieutenant-colonel Serge Rieutort, responsable de la cellule volontariat SDIS et du lieutenant-colonel Olivier Théron.

En Aveyron, le SDIS compte 1 300 sapeurs pompiers, dont 1 200 volontaires. Parmi ces derniers, 50 sont agriculteurs dans 21 centres de secours sur les 40 du département. Les sapeurs pompiers volontaires sont âgés de 16 ans (avec tuteur) à 59 ans. «Le SDIS repose donc sur le volontariat», dit Jean-Claude Anglars, «avec des femmes et des hommes travaillant à proximité d’un centre de secours». Selon lui, «les agriculteurs sont comme les artisans, il ont un sens pratique efficace, essentiel dans leur mission de secours à la personne ou aux biens». L’engagement de l’agriculteur comme pompier volontaire est donc facilité par la convention de partenariat entre le SDIS et la Chambre d’agriculture en lien avec le SRA.

«Notre service a recensé en 2013, 70 000 heures de remplacements, avec 38 équivalents temps plein», précise Jean-Pierre Verlaguet. «Nous avons 14 salariés en CDI présents sur 10 secteurs géographiques avec un agriculteur bénévole par secteur capable de planifier les interventions. Il y a 250 personnes différentes qui remplacent des agriculteurs pour des missions de 1 à 3 jours, ou de 1 à 115 jours pour les congés maladie ou maternité».

Engagement citoyen

«Cet engagement citoyen, de proximité» a également été loué par Jacques Molières : «les agriculteurs sont partout sur le territoire, dans un département de l’Aveyron classé au premier rang national en nombre d’exploitants. Etre engagé comme sapeur pompier volontaire pour un éleveur, c’est aussi confier son élevage à une autre personne qualifiée, pour une mission d’intérêt général soutenue par la Chambre d’agriculture».

Les lieutenants-colonels Serge Rieutort et Olivier Théron ont rappelé que «sans les pompiers volontaires, le SDIS ne fonctionnerait plus». Le SDIS doit chaque année remplacer environ 100 de ses pompiers volontaires, suite aux départs pour cause de limite d’âge. «Nous avons besoin de nouveaux volontaires chaque année pour maintenir notre effectif. Les sapeurs pompiers volontaires ont les mêmes compétences que les professionnels, du fait de leur programme de formation. Nous organisons chaque année 7 000 journées individuelles de formation, avec aujourd’hui des spécificités nouvelles comme les interventions sur les panneaux photovoltaïques ou les unités de méthanisation».

Garde et formation

Virginie Lignon, maraîchère âgée de 25 ans, installée dans un GAEC à trois dans le sud Aveyron, est pompier volontaire depuis un an. «J’assure une garde au centre de secours de St-Affrique, une semaine par mois, avec parfois des journées de formation. C’est en effet assez lourd mais le fait d’être remplacée rapidement est une solution bien adaptée à mon métier», confie-t-elle. Benoît Gladin apprécie, lui, son statut de salarié remplaçant au SRA depuis 25 ans. Il a pu se rendre compte, lors de la signature de la convention au côté d’Anne-Lise Brioudes, animatrice du SRA, que le dispositif du SDIS était rapide et efficace dans ses interventions, grâce à toutes les composantes du milieu agricole.

Le SDIS Aveyron est financé par les communes, les communautés de communes et le Conseil général. «Le SDIS Aveyron est placé au troisième rang national pour la faiblesse de son coût de fonctionnement par habitant», souligne Jean-Claude Anglars. «Cela, avec une efficacité optimisée, confortée notamment par des améliorations de voies routières rendant les interventions toujours plus rapides».

Didier BOUVILLE

30 octobre 2014

Agriculteurs et chasseurs : mieux comprendre la chasse

La section chasse et dégâts de gibier de la FDSEA a sollicité la DDT, la Fédération des Chasseurs, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, les lieutenants de louvèterie et l’association des piégeurs pour réaliser un dossier afin d’aider agriculteurs et chasseurs à mieux comprendre la chasse, son fonctionnement, ses règles... Claude Rabayrol, président de la section chasse et dégâts de gibier, présente le document.

Pourquoi ce document ?

C. Rabayrol : «Il existe en Aveyron, une bonne synergie entre les différentes structures spécialisées et la profession agricole pour que la chasse se passe dans les meilleures conditions. Notre section chasse et dégâts de gibier de la FDSEA est active, elle se tient régulièrement informée auprès de ces structures et maintient avec elles, de bonnes relations de travail.

Mais la chasse reste un dossier complexe, aussi avons-nous pensé réaliser collégialement un dossier qui informe les agriculteurs comme les chasseurs sur la réglementation de la chasse.

Comment avez-vous procédé ?

C. Rabayrol : La section a été force de propositions dans les sujets à aborder. Nous sommes partis sur une forme de questions - réponses, de manière à clarifier les informations en particulier sur l’évolution de la réglementation d’aujourd’hui, les informations juridiques, la procédure d’indemnisations, la protection des cultures,... Puis nous avons travaillé de concert avec les services compétents pour apporter des réponses précises et justes.

Quel est l’objectif ?

C. Rabayrol : A travers ce dossier, nous souhaitons inciter le monde agricole à se rapprocher de celui de la chasse. Il est en effet important que les agriculteurs s’intéressent à ce domaine, qu’ils soient présents dans les orientations et les décisions des chasseurs, qu’ils s’impliquent dans l’acte de chasse afin de maintenir un équilibre entre nos deux activités et de bonnes relations. C’est dans l’intérêt de chacun, agriculteur comme chasseur de conserver des échanges.

Que contient ce document ?

C. Rabayrol : Nous avons voulu rédiger un document détaillé, compréhensible pour tous, qu’agriculteurs et chasseurs pourront partager et afficher. Certes, il est pas exhaustif mais il se veut un outil sur lequel ils pourront s’appuyer pour répondre à toutes les questions».

Recueillis par Eva DZ

16 octobre 2014

Jean-Luc Combe, nouveau préfet de l’Aveyron : sensible à l’agriculture

Le jour de sa prise de fonction, lundi 13 octobre, Jean-Luc Combe, nouveau préfet de l’Aveyron s’est présenté à la presse aveyronnaise.

Pour son deuxième poste de préfet, après 19 mois dans le Cantal, Jean-Luc Combe est arrivé en Aveyron le 13 octobre dans un département qu’il avoue connaître peu mais qu’il souhaite «découvrir au plus vite». «A plusieurs niveaux, l’Aveyron est proche du Cantal avec un socle économique basé sur l’agriculture, l’élevage en particulier, et de nombreuses entreprises agroalimentaires».

Déterminé à «s’attacher aux enjeux du territoire» et à «travailler dur pour mettre en œuvre les solutions qui conviendront le mieux aux Aveyronnaises et Aveyronnais», le nouveau préfet souhaite rencontrer au plus vite les acteurs locaux. «Je suis un homme de terrain et je veux rencontrer rapidement les entrepreneurs, les bénévoles des associations, les agriculteurs,... les acteurs économiques de l’Aveyron pour comprendre les problématiques et agir», a-t-il avancé, misant sur un dialogue ouvert avec tous.

Conscient de l’importance de l’agriculture dans l’économie départementale, Jean-Luc Com-be espère rencontrer ses responsables pour évoquer avec eux les sujets cruciaux comme celui de l’application de la Directive nitrates : «nous entrons dans une phase de concertation. Nous avons reçu les documents du préfet de Région, coordonnateur pour le bassin Adour Garonne et nous voulons en discuter avec les acteurs concernés sur la base d’une transparence totale».

Selon le représentant de l’Etat, «les mesures doivent être bien établies en adéquation avec la réalité du terrain, sans aberration ni contradiction et sans pénaliser indûment les exploitants et les territoires». Il ajoute : «un argumentaire bien charpenté ne laissera pas indifférenet la commission de Bruxelles sachant que la préservation des espaces naturels et de la qualité de l’eau est un enjeu partagé par tous, professionnels inclus».

Bientôt une rencontre sur une exploitation avec la profession

Au-delà de ce sujet d’actualité, le préfet de l’Aveyron entend «faire vivre pleinement les bénéfices des arbitrages de la PAC pour l’élevage», citant également les avancées positives sur la revalorisation de l’ICHN et la reconnaissance des actifs. «Autant de perspectives à saisir pour défendre notre agriculture et plus particulièrement celle en zone de montagne».

L’aménagement du territoire et notamment les nouveaux réseaux de communication, l’amélioration du réseau routier, figurent aussi parmi ses priorités : «Je suis fondamentalement optimiste sur l’aboutissement de ces dossiers, je me battrai en tout cas aux côtés des acteurs du territoire», a-t-il avancé.

La situation de l’emploi, la sécurité des Aveyronnais, l’organisation territoriale sont aussi des enjeux importants à ses yeux. «Nous travaillerons aux côtés des élus dans un dialogue toujours ouvert», a-t-il poursuivi.

Eva DZ

28 aout 2014

Ouverture de la chasse dimanche 14 septembre : une saison qui se présente bien !

Les chasseurs de l’Aveyron seront nombreux en campagne dimanche 14 septembre pour l’ouverture générale de la chasse. La tradition sera une nouvelle fois respectée dans un département qui comptait l’an dernier 12 700 titulaires d’un permis de chasser. Entretien avec Michel Gombert, président de la fédération départementale de la chasse (notre photo).

- L’Aveyron reste-t-il une importante fédération de chasseurs ?

«En effet, avec exactement 12 768 timbres fédéraux vendus durant la saison 2012-2013, selon nos derniers chiffres. Nous connaissons une petite érosion chaque année, avec des départs dus au vieillissement de nos adhérents et qui ne sont compensés qu’en partie par l’arrivée de jeunes. Car nous accueillons de jeunes chasseurs ! Nous recevons chaque année une moyenne de 300 candidats, dont 270 seront reçus à l’examen théorique et pratique du permis de chasser. Notre département est au second rang de la région Midi-Pyrénées, derrière la Haute-Garonne, en nombre de permis de chasser.

- Comment se présente cette saison 2014-2015 ?

Elle devrait être un bon millésime sur le plan général, suite à un hiver clément et un printemps favorable. Je peux affirmer que la reproduction 2014 est bien meilleure que celle des années précédentes.

- Quelle est la situation du grand gibier ?

Le cerf est dans une progression constante. Le chevreuil me paraît stable, car suite à un printemps précoce et des naissances survenant tard après le débourrement de la végétation, la qualité du lait des chevrettes (femelle du chevreuil) baisse et affecte la survie des faons. Nous avons observé un pic des mises bas des chevrettes se situe mi-mai, situation constatée depuis 30 ans.

- Et le sanglier ?

Pour le sanglier, il est difficile de faire un inventaire mais la situation me paraît être stable, avec des mises bas tardives, et des marcassins qui vont gêner le bon déroulement des battues. Je souhaite que l’on maintienne la pression afin que la population diminue pour limiter les dégâts sur les cultures. Et de fait, alléger le budget dégâts de gibier de notre fédération !

- Où en est le petit gibier ?

Je dirai que l’heure est à l’optimisme. Car comme je l’ai précisé auparavant, le printemps a été favorable également pour le lièvre et le gibier à plumes. Le lapin rencontre beaucoup de difficultés pour reconquérir des territoires. Par contre, la population des lièvres sur les territoires bien gérés explose et donne entière satisfaction. Pour les faisans et les perdrix, il en est de même, à moins que le mois de juillet pluvieux anéantisse quelques nichées ou petits oiseaux. Car les nichées me paraissent plus nombreuses sur certains secteurs.

- Pour quelles raisons ?

Ce résultat est à mettre à l’actif des chasseurs qui s’impliquent dans l’amélioration de l’habitat, la gestion des espèces... En effet, le fait d’implanter des intercultures servant de couvert pour la protection et la nourriture pendant la période hivernale, ceci accompagné par un maillage d’agrainoirs fonctionnant toute l’année, est une mesure simple et efficace à mettre en pratique pour la sauvegarde du petit gibier naturel en période de disette.

- La sécurité demeure-t-elle toujours une priorité de votre fédération ?

Nous y sommes en effet très attentifs pour la chasse au petit, comme au grand gibier. Pour le grand gibier, je rappelle que les chefs de battues doivent effectuer :

- le rappel des consignes de sécurité ;

- le report de l’identité de chaque tireur (sur le carnet de battue) ;

- l’affectation individuelle des postes de tirs (numérotés ou matérialisés), et en précisant le nombre de postes affectés au tir à plomb du chevreuil (si c’est le cas). Il faut aussi noter que le carnet de battue n’est valable que pour le territoire sur lequel il a été délivré.

- La chasse reste-t-elle une activité ouverte à tous et toutes ?

Evidemment ! Et je dirai que notre fédération milite et travaille pour pérenniser une chasse populaire et démocratique, gestionnaire de la nature et des territoires, accessible économiquement à tout le monde.?Bonne ouverture et bonne saison de chasse à tous les chasseurs !».

Recueilli par Didier BOUVILLE

21 aout 2014

JA Aveyron : clôture gastronomique pour «Découvrez nos fermes !»

L’opération estivale de Jeunes Agriculteurs s’est achevée jeudi 14 août, de manière très gourmande, sur la ferme d’Edith et Patrick Gaubert, éleveurs et transformateurs de canards gras, en vente directe, sur la commune de Centrès.


Les exploitants, habitués à recevoir du public toute l’année, ont ainsi fait découvrir aux quelque 150 visiteurs tous les secrets de la qualité de leurs produits. En effet les Gaubert font partie des rares éleveurs à travailler avec des canards de Barbarie, cette race, de haute qualité, étant plus délicate et plus longue à gaver que les autres utilisées traditionnellement.
C’est donc avec plaisir que les aviculteurs ont partagé leur passion et leur mode d’élevage basé sur le respect du bien-être animal, ingrédient principal de la qualité des produits transformés dans le laboratoire de l’exploitation.
Les Jeunes Agriculteurs du canton de Réquista-Cassagnes ont quant à eux servi 70 repas de terroir à base de canard, d’aligot, de saucisses et de Roquefort. Malgré un temps assez maussade, la journée a donc été placée sous le signe de la gastronomie, pour le plaisir des habitués et des touristes, qui ont pu repartir avec un panel des gourmandises élaborées par la ferme du Camp-Grand.

Une saison placée sous le signe de la diversité

Ainsi s’est achevée cette saison de l’opération «Découvrez nos fermes !». Cette année, les JA sont satisfaits d’avoir fait évoluer leur action en ouvrant des fermes tout au long de l’été, laissant libre choix de la date aux cantons organisateurs. Ce sont donc cinq fermes qui se sont dévoilées au grand public, d’Espeyrac à Saint Léons, en passant par Agen d’Aveyron, Manhac et Centrès. Cette édition 2014 aura été placée sous le signe de la diversité et de la diversification, avec des productions atypiques (minoterie, huilerie, lapins, etc.) comme des plus classiques (bovins viande, ovins lait), parfois se côtoyant sur la même exploitation, comme à Manhac avec pas moins de trois ateliers différents (bovins lait, bovins viande, volailles).

Les débouchés n’ont pas échappé à cette règle, allant de la vente directe à la filière internationale, en passant par des circuits locaux organisés. Comme toujours, la volonté de Jeunes Agriculteurs a donc été de faire la promotion de tous les modèles agricoles qui font la richesse du département de l’Aveyron. Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres découvertes !

Article JA

21 aout 2014

L’équipe JA : une belle fête de l’agriculture !


«Un grand rendez-vous de la ruralité, une fête de l’agriculture», les 6èmes Agrifolies des JA seront tout cela à la fois, selon leur président départemental Sébastien Granier. Il était présent sur le terrain en début de semaine avec son équipe pour caler les derniers détails de cet évènement majeur, dans le calendrier estival aveyronnais.

«La communication sur l’agriculture, ses métiers et ses valeurs, c’est l’une des missions phares des JA de l’Aveyron», résume le président Sébastien Granier. «Nous voulons des projets pour tous, des agriculteurs nombreux, des territoires vivants et une alimentation qui a du sens». Les Agrifolies s’inscrivent dans cette ambition, alliant une agriculture de qualité et des territoires dynamiques portés par une agriculture vitale pour le monde rural.

«Notre fête est donc ouverte à tout le monde. C’est une fête de l’agriculture, avec un esprit festif JA. Elle est aussi agroalimentaire car toutes les filières liées à nos productions sont des facteurs de développement rural qui génèrent aussi de l’emploi en Aveyron». Le programme des 6èmes Agrifolies est une nouvelle fois très dense et varié. Les démonstrations d’aéromodélisme et le concours de burger aveyronnais, dans l’animation «découvrez l’Aveyron, de la fourche à la fourchette», sont nouvelles. Les Agrifolies restent fidèles à des valeurs sûres que sont notamment les concours et présentation d’animaux, avec cette année le concours de la race Limousine rassemblant des éleveurs de l’Aveyron et du Tarn. Idem pour le concours départemental des chevaux lourds de l’Aveyron, fidèle aux JA depuis plusieurs années.

Avec le comité des fêtes

Les Jeunes Agriculteurs se sont associés au comité des fêtes de Drulhe pour mutualiser leurs moyens humains et techniques, et associer la fête du village à celle des Jeunes Agriculteurs. Le chapiteau dédié à la restauration en sera un bel exemple, dressé sur le stade de la commune. «Nous avons réuni nos complémentarités, en unissant nos forces pour montrer ce qu’est une dynamique de territoire efficace», souligne Sébastien Granier, aux côtés de Didier Massol et Anthony Quintard, respectivement secrétaire général et secrétaire général-adjoint des JA. Ils étaient présents sur le site cette semaine avec notamment Bruno Cantaloube et Julien Bros, co-présidents du canton JA Montbazens-Rignac, chevilles ouvrières des 6èmes Agrifolies aidés de nombreux bénévoles. «Notre objectif est aussi de fédérer la profession agricole du département autour d’un projet commun, de mettre en avant les valeurs de solidarité, de mutualisme et d’ouverture qui animent l’agriculture aveyronnaise». Cette belle vitrine aveyronnaise vise aussi à valoriser les missions économiques, sociales et territoriales de l’agriculture autour des JA, avec tous les agriculteurs, élus, organisations professionnelles agricoles, et les filières qualité associés aux Agrifolies.

Pour cette 6ème édition, les JA attendent entre 10 000 et 15 000 personnes sur les deux jours... Le beau temps devrait lui aussi être au rendez-vous !

Didier BOUVILLE

14 aout 2014

Chambre d’agriculture : André Cazals nous a quittés

Le monde agricole aveyronnais est en deuil depuis vendredi 8 août et l'annonce du décès d'André Cazals qui avait fêté ses 87 ans le 16 juillet. L'ancien maire de Colombiès présida la Chambre d'agriculture de 1976 à décembre 1994. Il sera vice-président de l'APCA et à l’origine des Centres techniques d’études agricoles (CTA) œuvrant au progrès et à la vulgarisation du développement agricole. Il fut aussi l'un des piliers de la coopérative laitière de la CALA, aujourd’hui dans le groupe Sodiaal.

André Cazals faisait partie du «quatuor professionnel agricole aveyronnais» issu de la JAC, qui pesa sur les orientations agricoles départementales et nationales plusieurs dizaines d’années, composé de Raymond Lacombe, décédé en février 2002, Marcel Bruel, décédé en novembre 2007, et André Laur, décédé en janvier dernier.

Les obsèques d’André Cazals ont été célébrées lundi 11 août, en l’église de Baraqueville, en présence de nombreuses personnalités locales et régionales.

André Cazals, natif de Colombiès où il fut agriculteur et maire, a été élu président de la Chambre d’agriculture en 1976. Un organisme consulaire qu’il quittera en décembre 1994 en passant le relais à Jean Laurens. «Je passe la main six mois avant la fin de mon mandat, après 35 ans de mandats divers, dont 18 à la présidence de la Chambre d’agriculture. C’est l’élection de 1976 qui m’a porté à cette tribune», déclarait-il lors sa dernière session.

Vision économique

Avant de tourner cette page de l’agriculture aveyronnaise, André Cazals avait tenu à «asséner ses vérités», selon la presse de l’époque, «pas un testament, mais un message d’espoir», en s’appuyant sur l’évolution de l’agriculture départementale, qui comptait alors 13 000 exploitations agricoles, soit 1,57 % de la représentativité nationale. Entre 1983 et 1993, le nombre d’actifs familiaux a particulièrement progressé, l’Aveyron passant du 12ème au 6ème rang national. Il louait alors le nombre de jeunes installés, «38 % des 18 000 agriculteurs aveyronnais, soit 5 600 jeunes depuis 1976 et jusqu'en 1994». Sa vision économique était très claire, et n’a pas pris une ride : «l’agriculture est condamnée à avoir un schéma économique au sein duquel le secteur privé et coopératif devront cohabiter. Il faut adapter la production au marché et surtout savoir garder la valeur ajoutée dans notre terroir», déclarait-il encore lors de sa dernière session. Il y évoqua aussi «les aides directes», qu’il jugeait «nécessaires à l’Aveyron et à l’équilibre économique».

Agriculteur-entrepreneur

Dans son dernier discours, André Cazals, évoquait les grands défis de sa génération de professionnels agricoles : «nous sommes passés de la condition de paysans, à l’état d’une profession, d’une position économique, dans un monde nouveau qui s’organisait. Nous avons dû admettre qu’il fallait assurer des équilibres fonciers, organiser les structures pour une société plus solidaire, prenant en compte l’efficacité économique. Et passer de l’assistance au développement, du paysan à l’agriculteur-entrepreneur, faire entrer le technicien dans l’exploitation agricole. C’était une révolution».

L’équipe aveyronnaise

Il reviendra aussi sur le quatuor «Laur, Lacombe, Bruel et moi-même dont on parle souvent dans la presse. Je suis toujours gêné», confiait-il, encore à l’époque, «car nous ne symbolisons pas seuls le débat aveyronnais, ce n’est pas cela l’équipe aveyronnaise. Derrière nous, il y a des dizaines et des dizaines d’agriculteurs qui sont dans nos équipes et que je remercie», concluait-il, avant de quitter la présidence de la Chambre d’agriculture.

Didier BOUVILLE

07 aout 2014

Tourisme en Aveyron : un mois de juillet jugé «difficile»

Le Comité Départemental du Tourisme de l'Aveyron (CDT) a mis en place un baromètre d'opinion des professionnels du tourisme. Il a recueilli, début août, les avis de plus de 300 professionnels aveyronnais pour connaître leurs opinions sur la saison touristique 2014. «L'ensemble des éléments présentés ne traduit pas des résultats de fréquentation mais exprime le ressenti des professionnels aveyronnais qui répondent au baromètre», note le CDT.

Ce mois de juillet est marqué par une fréquentation globale en retrait : 56 % des professionnels aveyronnais jugent leur activité de juillet «insatisfaisante» ou «peu satisfaisante». «Les dépenses liées aux activités et à la restauration sont toujours à la baisse», selon les professionnels du tourisme interrogés. «Le contexte économique et les conditions météo ont découragé nombre de vacanciers et rendent inquiets les professionnels», complète le CDT.

Pouvoir d’achat

Le mois de juillet est jugé «comme un millésime très particulier car on ne sent pas les gens en vacances, ils sont soucieux, indécis, sans engouement», selon les professionnels du tourisme. «Les clients louent de plus en plus une chambre sans repas du soir ni petit-déjeuner. La météo est le premier moteur de réservation et donc d'annulation. Les relations tournent toujours sur le constat de crise et de diminution du pouvoir d'achat avec la négociation systématique des prix». Enfin, «certains clients ont écourté leur séjour» mais «les étrangers à fort pouvoir d'achat restent des client fidèles». Globalement, «les touristes font la traque aux prix par rapport à la même période de l'an dernier, en fin juillet», selon le baromètre du CDT. Les réservations de dernière minute sont toujours soutenues, avec internet représentant plus de la moitié du chiffre d’affaires de 60 % des professionnels aveyronnais. Fin juillet, 57 % des professionnels jugeaient leurs réservations pour la suite de la saison en retard par rapport à 2013.

Des atouts et des espoirs

Face à ce constat morose, l’Aveyron fait preuve de résistance. La richesse de l’offre touristique reste un point fort, de même que l’ouverture récente du musée Soulages à Rodez. En revanche, les professionnels remarquent la réduction de la durée des séjours, le marchandage des prix déjà souligné, et une hyper concentration de la saison estivale. Avec des activités de plein-air lourdement pénalisées par les mauvaises conditions météo en juillet.

Et pour ce mois d'août 2014, 58 % des professionnels estiment qu’il sera supérieur ou équivalent à août 2013. Et 54% pensent que septembre 2014 sera inférieur à septembre 2013.

Les espoirs se portent aujourd’hui sur une météo plus favorable, sur la qualité et la diversité des animations programmées en août. Et des réservations de dernière minute facilitées par l’outil internet.

31 juillet 2014

Goûter à la ferme des autruches à Montégut

Plusieurs exploitations, adhérentes au réseau Bienvenue à la ferme en Aveyron, proposent des goûters. La ferme de Montégut, sur la commune de Bozouls, entame sa deuxième année. Tous les mardis de l’été, cette ferme invite au dépaysement avec une rencontre inédite avec des autruches et une visite dans les yourtes !

Les températures fraîches et les quelques gouttes de pluie n’ont pas découragé les curieux mardi 29 juillet. Ils étaient 26 personnes à venir à la rencontre de Daniel Frank, éleveur de vaches allaitantes et d’autruches. Engagé dans le réseau Bienvenue à la ferme depuis de nombreuses années, il propose chaque mardi un goûter à la ferme.

«Nous avons aménagé une grange que nous avons inaugurée avant l’été pour accueillir nos visiteurs mais pour l’instant le mois de juillet est un peu calme», note l’éleveur. Plutôt que d’organiser ponctuellement des portes ouvertes, Daniel mise sur un rendez-vous hebdomadaire : «cela permet de mieux organiser les visites et de pouvoir consacrer du temps aux échanges».

S’il a choisi d’ouvrir les portes de son exploitation, c’est avant tout pour favoriser le contact avec le public : «je suis heureux de pouvoir partager un moment avec les consommateurs, leur expliquer comment je travaille, leur présenter mes produits». Ce contact, Daniel l’a cultivé sur les marchés hebdomadaires de Bozouls, Espalion et Rodez, ainsi que les marchés de producteurs et nocturnes de l’été à Millau, Espalion, St Chély d’Aubrac, Estaing, Bozouls, St Côme, où il commercialise ses produits et fait griller quelques escalopes et saucisses à déguster sur place.

Une majorité de visiteurs locaux

Il vend en effet les deux tiers de sa production de veaux en direct ainsi que sa production d’autruches. Un élevage qu’il a démarré un peu par hasard en 1997. «Jusqu’alors, nous gavions des canards pour une coopérative, mais il fallait passer un cap dans les effectifs avec une mise aux normes, or les banques ne nous ont pas suivi. J’ai donc cherché une autre production. C’est alors que j’ai rencontré un éleveur d’autruches qui m’a vendu quelques jeunes, et c’est parti comme ça !», raconte Daniel.

Aujourd’hui, il élève 10 autruches (reproducteurs mâles et femelles). Une production qui attire les curieux ! «Nous recevons quelques touristes mais aussi beaucoup d’habitants du coin qui veulent en apprendre plus sur cette production inédite, découvrir les produits et surtout passer une soirée conviviale sur une ferme locale, c’est d’ailleurs cette demande locale qui nous a incitée à nous lancer dans ces goûters», explique Daniel. Un goûter un peu amélioré puisque les visiteurs dégustent une entrée, un plat et un dessert pour 12 euros.

Combien pèse une autruche ?

«Combien mesure une autruche ? Combien pèse-t-elle ? Les œufs sont-ils énormes ?... Les enfants et même les parents ont beaucoup de questions», souligne Daniel. Ainsi au cours de la visite, on apprendra qu’une autruche mesure 2 m de haut, qu’un mâle reproducteur peut peser jusqu’à 150 kg pour une carcasse de 120 kg à l’abattage et environ 30 à 40 kg de viande avec les abats récupérés pour la transformation en pâtés, conserves, steak,...

La météo est un élément déterminant dans la fécondation des œufs, les autruches aimant les périodes de grosses chaleurs, sans grand écart de température, sous-entend que cette année n’est pas très favorable !

Une autruche pond entre 30 et 40 œufs par an, des œufs, que Daniel place en incubateur à 36,5°, pendant 42 jours où ils sont tournés automatiquement toutes les 2h. «Nous pouvons en mettre une quarantaine en même temps mais tous n’éclosent pas car tous ne sont pas fécondés», explique l’éleveur, aux enfants ébahis devant la taille des œufs ! Un œuf pèse en moyenne 1,5 kg et équivaut à une vingtaine d’œufs de poule !

Daniel garde les jeunes jusqu’à 120 kg, il faut environ 20 mois avec une alimentation similaire à celle d’une vache (à base de luzerne, pulpe de betterave, céréales...). Une autruche mange environ 2 kg de matière par jour. Une fois le poids atteint, il les fait abattre à Villefranche de Rouergue : «Au début nous avions notre propre salle d’abattage mais la nouvelle réglementation nous interdit d’abattre des animaux sauvages et les autruches entrent dans cette catégorie», regrette l’éleveur, qui a tout de même gardé son laboratoire où il réalise la découpe de la viande et la transformation des produits. Des produits que les visiteurs prennent plaisir à déguster !

Non sans avoir préalablement fait un détour pour découvrir les yourtes, nouvel hébergement que Daniel propose depuis cette année sur son exploitation. Des tentes fabriquées en Mongolie, qu peuvent accueillir jusqu’à cinq personnes. Une autre originalité de la ferme de Montégut !

Eva DZ

24 juillet 2014

Chiens de berger à Ségur : les Aveyronnais ont survolé l’épreuve reine !

Malgré la météo orageuse, le concours des chiens de berger à Ségur a reçu, le week-end dernier, un public nombreux. Pari réussi donc pour cette fête recentrée dans le village, la nouvelle formule du comité d’organisation !

Pendant tout le week-end, Ségur a accueilli un public fourni autour de son concours de chiens de berger, nouvelle formule. «Malgré les pluies orageuses, les visiteurs n’ont pas fui, ils se sont retrouvés dans la salle des fêtes ou sous les chapiteaux en attendant le retour du soleil !», se réjouissent les organisateurs. Très satisfaits, ils ont servi plus de 250 repas le samedi soir et plus de 350 déjeuners le dimanche midi ! «Notre objectif est doublement atteint puisque la foule a répondu présente et que cet événement a retrouvé son esprit convivial de fête de village», poursuivent-ils.

Ainsi, le concours et toutes les animations attenantes étaient installés au cœur de Ségur, autour de la salle des fêtes et du terrain de sport. «Les concurrents étaient eux aussi satisfaits, le terrain de sport étant tout à fait adapté au parcours proposé pour leur chien. Ils nous ont confiés que les obstacles étaient plus visibles, que le parcours, même semé des traditionnelles embûches, était agréable !», rapporte Marie-Noëlle Chauzy, membre du comité d’organisation.

Un parcours favorable aux Aveyronnais !

Un parcours qui semble avoir porté chance aux Aveyronnais puisque qu’ils sont présents aux premières places du concours de niveau 2 (Philippe Mirabel et Dick de Rignac) et du concours de niveau 3 (François Garibal et Athos de Rignac) - lire le palmarès complet en encadré. «Les Aveyronnais ont été particulièrement performants à domicile, une belle prestation qui nous encourage à poursuivre», assure Alain Bertrand, co-responsable du concours et membre de l’association des chiens de troupeau de l’Aveyron. De même les animations proposées par l’ACT 12 pendant le week-end ont ravi les spectateurs.

Du côté des exposants, la satisfaction est aussi de mise. Ils étaient plus d’une quinzaine à faire la démonstration de leur savoir-faire artisanal ou à présenter leurs produits locaux. «Nous leur avions réservé une place le long du terrain de sport, ce qui permetttait une bonne proximité avec le public», explique Marie-Noëlle Chauzy qui s’occupait de ce dossier. «Il y avait une très belle ambiance autour des stands».

Le pôle enfants, animé par les parents d’élèves de Familles Rurales, a lui aussi fait le plein pendant deux jours. Les organisateurs tiennent d’ailleurs à remercier les bénévoles de l’association pour leur engagement : «Ils ont proposé des jeux inédits en bois, ont accompagné les enfants pour décrocher le diplôme du petit berger,... Leur stand de crêpes ne désemplissait pas !».

La réussite collective de tout un village

De façon générale, le comité d’organisation salue la mobilisation des associations locales autour de cet événenement, le club de randonnée pour la balade du dimanche matin, le comité des fêtes pour la soirée du samedi et tous les bénévoles du village autour des animations (tonte et traite des brebis, exposition de tracteurs anciens,...). «Toutes les associations ont répondu présentes pour que cet événement puisse continuer à vivre à Ségur et c’est une belle réussite collective», ont félicité les organisateurs. «L’ambiance était très conviviale comme celle des fêtes traditionnelles de village et nous avons vu beaucoup de familles de Ségur et des alentours participer aux diverses animations, les locaux s’y sont retrouvés !», poursuivent-ils. Les touristes étaient aussi au rendez-vous, la météo les a fait déserter les lacs du Lévézou pour venir découvrir le travail des chiens de berger autour des brebis !

Bref, cette nouvelle édiiton du concours des chiens de berger a été une belle réussite : «Nous avions un peu peur de la réaction du public, habitués à trouver un événement de taille exceptionnelle. Nous renouvelions le concours mais dans un nouveau contexte, le week-end nous a pleinement rassurés !», estime l’équipe de bénévoles qui a dé-sormais pris ses nouveaux repères au cœur de Ségur. «Notre objectif est atteint et nous espérons le même engouement pour l’édition 2015 !», conclut-elle.

Eva DZ

17 juillet 2014

Marchés de producteurs de pays : la saison est lancée

Chaque semaine, pendant tout l’été, aux quatre coins du département, les marchés de producteurs de pays donnent rendez-vous aux Aveyronnais comme aux touristes de passage, pour déguster les spécialités locales.

L’association de gestion de ces marchés avait choisi la bastide de Sauveterre de Rouergue pour lancer la saison estivale de ses 200 marchés de producteurs de pays. Chaque année, elle organise en effet une soirée pour ses partenaires, sur un marché différent afin de mettre en avant l’engagement des organisateurs et le savoir-faire des producteurs et artisans.

A Sauveterre, dans l’un des Plus Beaux Villages de France, une vingtaine d’exposants, fidèles et petits nouveaux, se retrouvent tous les vendredis soir de juillet et août avec une fréquentation de 200 jusqu’à 800 personnes entre le 14 juillet et le 20 août ! Ce marché fidèle à la démarche marchés de producteurs de pays depuis une quinzaine d’années, est organisé par l’association des commerçants, artisans et professions libérales de la bastide. «Nous avions envie d’inscrire notre marché dans une démarche de qualité», explique Jean-Christophe Coupat qui co-préside l’association avec Pascale Mathieu - Charre.

«Créer de l’événement dans notre commune»

Ils font partie de la quarantaine de commerçants et artisans de Sauveterre, soucieux de créer de l’événement dans leur village. «Le réseau des marchés de producteurs nous permet aussi de bénéficier d’une communication commune et mutualisée, c’est important pour des associations comme nous !», poursuit-il. «C’est l’une des manifestations les plus importantes à Sauveterre, qui apporte une belle dynamique tous les vendredis», ajoute Jean-Christophe, par ailleurs restaurateur dans le village. «Les marchés de producteurs draînent une nouvelle clientèle et chacun, exposants, commerçants, trouve sa place».

L’association travaille également à l’élaboration d’un annuaire des actifs de Sauveterre, distribué dans les villages vacances, hébergements et aux Aveyronnais. Elle étudie aussi un projet d’animations pour les enfants, avec des promenades en calèche (en plus de celles proposées les soirs de marché). «Notre ambition est d’étendre la période touristique au-delà des mois de juillet et août», conclut le responsable.

Cet engagement des bénévoles et la qualité du marché qu’ils proposent avec les producteurs exposants chaque vendredi ont séduit Cécile Contastin, présidente de l’association de gestion des marchés de producteurs de pays. Entourée des partenaires de la démarche (Conseil général, Chambre d’agriculture, Chambre de métiers, association des maires, CDT, JA, FDSEA,...) et de la fondatrice du réseau, Sylvette Hermet, elle a fait le tour des stands. Macarons, fruits et légumes, foie gras, farçous, truffade avec les pommes de terre du Ségala, aligot, magrets grillés, charcuteries, brochettes de viande, fromages, gâteaux à la broche, glaces, confitures, miels, vins,... les visiteurs n’avaient que l’embarras du choix pour composer leur menu du soir !

«Un joli marché»

«Le marché de producteurs de Sauveterre est un bel exemple pour tout notre réseau, il est à l’image de nos marchés de producteurs en nocturne : des organisateurs bien impliqués et des producteurs et artisans fidèles qui respectent bien notre charte», a commenté Cécile Contastin. Car l’ambition de l’association est bien de maintenir cette qualité de marché afin de se différencier dans le paysage foisonnant des marchés de pays.

Afin de mieux identifier les marchés de producteurs, l’association met en place une communication «offensive» à travers des actions de promotion (sets de table, publicités dans la presse et les magazones, diffusions de la vidéo des marchés de producteurs,...). «Notre réseau compte, avec 450 adhérents, il est le premier réseau de France», rappelle Cécile Contastin.

Eva DZ

26 juin 2014

Habitat et Développement Aveyron-Lozère : un bilan 2013 positif

L’assemblée générale d’Habitat et Développement Aveyron-Lozère s’est déroulée mardi 24 juin à Rodez sous la présidence de Jean-Michel Lalle. Et en présence du personnel et des partenaires de la structure.

«2013 a été une bonne année en termes d’activité pour Habitat et Développement. Avec la confirmation que ce fut un bon choix d’intégrer Habitat et Développement Lozère dans notre association», a indiqué Jean-Michel Lalle, évoquant ainsi le rapprochement avec la Lozère depuis mi 2012. «Cette mutualisation de moyens humains et techniques nous permet d’affronter avec plus d’assurance, la période tumultueuse que nous traversons», estime-t-il. «Ce n’est qu’en améliorant la qualité de nos services, en qualifiant encore davantage nos équipes et en leur mettant à disposition des outils plus performants, en améliorant notre présence et notre organisation territoriale, que nous continuerons à être un interlocuteur indispensable pour les collectivités locales et les propriétaires privés».

Il poursuit : «avec l’ensemble de nos partenaires, et ce, malgré le marasme économique actuel, Habitat et Développement s’engage à trouver des solutions dans l’accompagnement des plus modestes, dans leur projet habitat, à apporter une véritable assistance technique auprès des collectivités locales».

664 logements réhabilités

L’activité 2013, que dirige Philippe Schaab avec ses 14 collaborateurs, affiche donc de bons résultats, avec un total de 664 logements réhabilités, contre 478 en 2012. Près de 5 millions d’euros de crédits publics alloués ont généré près de 14 millions d’euros de travaux, et ce, avec l’appui des artisans locaux. Une activité qui concerne principalement les propriétaires occupants, avec 430 logements améliorés, et une demande accrue de travaux d’économie d’énergie.

Parmi ces 430 propriétaires, 112 retraités ont bénéficié de travaux favorisant leur maintien à domicile avec l’aide complémentaire de leur caisse de retraite, principalement la CARSAT, ajoutée aux subventions de l’ANAH (agence nationale de l’amélioration de l’habitat). Du côté des propriétaires bailleurs, les aides de l’ANAH ont contribué à la réhabilitation de 75 logements destinés à la location. «Cela permet à autant de ménages modestes de vivre dans de meilleures conditions et de gagner du pouvoir d’achat en faisant des économies sur leur facture de chauffage», selon le président.

Mission de service public

Habitat et Développement Aveyron-Lozère est une structure au service du développement territorial intervenant dans le domaine de l’urbanisme, de l’habitat, de l’aménagement et du développement, dans le cadre d’une mission de service public.

Pour l’urbanisme, elle a ainsi mis en avant lors de son assemblée générale l’action menée sur la commune de Moyrazès, présentée par son maire Michel Artus. Avec un exemple «associant urbanisme opérationnel et urbanisme réglementaire au service du développement territorial». Sur une localité «de 1 160 habitants, de 4?800 ha, de 100 lieux-dits et de 100 km de voiries communales», a précisé le maire, soucieux «d’ouvrir de nouvelles zones d’habitats». D’autres dossiers et réalisations ont été présentés comme le projet d’éco-hameau de Malzac (Lozère), de programme d'intérêt général du Pays du Rouergue Occidental ou les OPAH de Villefranche de Rouergue ou des Gorges Causses et Cévennes.

Patricia Cirgue est aussi intervenue au nom du Conseil général sur les missions d’accompagnement social du département relatives aux logements, avec 104 dossiers accompagnés en 2013. Jérôme Souyri, représentant l’ANAH au niveau de la région Midi-Pyrénées, a rappelé l’activité nationale 2013, précisant par ailleurs une hausse de 22 % des subventions allouées à l’Aveyron pour cette année 2014.

Didier BOUVILLE

19 juin 2014

SAFALT : un rôle conforté dans la future loi d'avenir

La SAFALT tenait son assemblée générale le 16 juin à Cahors sous la présidence d'Alain Bou en présence de son nouveau directeur Christian Lelièvre. Une table ronde a débattu sur le futur enjeu de la loi d'avenir où les safer verront leur rôle renforcé pour mieux préserver le foncier agricole et aménager l'espace rural.

Marché en hausse

L'année 2013 est marquée par une légère hausse du marché, le foncier agricole représentant 80 % du marché total. En moyenne, sur les trois départements, la Safalt traite 18 à 20 % du foncier échangé avec des variations importantes selon les régions.

Sur 2013, les prix sont en augmentation de 4,6 % sur les terres et prés non bâtis. Le marché des biens à destination non agricole est resté quant à lui stable. Dans ce contexte, la Safalt améliore sa part de marché, confirmant son rôle déterminant de régulateur de l'aménagement foncier.

Ainsi, l'activité d'acquisition du foncier s'est renforcée en 2013. Sur l'Aveyron, on retrouve un niveau moyen d'activité avec majoritairement des petites opérations en valeur. Sur le Lot, la croissance d'activité se poursuit. Dans le Tarn, le niveau d'activité reste élevé avec des opérations importantes en valeur.

Rappelons que les préemptions ne représentent que 1 % des échanges de foncier notifiés. Ainsi, comme le rappelait le directeur Chritian Lelièvre, l'activité de la Safalt repose avant tout sur les services d'appui que les équipes techniques proposent aux propriétaires, aux collectivités ou aux professionnels. Il soulignait également l'équilibre budgétaire assuré grâce à quelques opérations importantes qui permettent de financer les nombreuses acquisitions de faible valeur.

Les rétrocessions sont également en hausse avec des destinations habituelles : la moitié des surfaces pour l'agrandissement / maintien, le quart pour l'installation, 12 % pour les remaniements parcellaires et 11 % pour les réorientations du foncier.

Perpectives d'avenir

La loi d'avenir, en cours d'adoption au parlement, envisage la régionalisation des Safer en instaurant de nouveaux périmètres d'action régionaux voire interrégionaux. Pour Midi-Pyrénées, «La régionalisation ne nous fait pas peur, dans le sens où nous voulons rendre un meilleur service et renforcer l’échelon départemental dans la proximité du terrain», déclarait Alain Bou.

Le texte de loi prévoit également la clarification de la gouvernance avec la création de trois collèges : le collège syndical agricole (tous les syndicats, les Chambres d'agriculture...), le collège des collectivités territoriales et le collèges des partenaires (Etat, actionnaires, environnement...).

Il vise à améliorer la transparence des processus de décision. Il conviendra également de travailler sur le modèle économique : missions, moyens financiers... Cette nouvelle loi affirme clairement l'ambition de préserver le foncier agricole aujour-d'hui trop gaspillé par l'urbanisation anarchique.

La directrice de la FNSafer, Muriel Gozal, se félicitait du rôle dévolu à sa structure pour mener à bien cette mission ambitieuse : «Les safer sont confortées dans leur rôle de régulateur et d'aménageur foncier sur les trois grands domaines, agriculture, environnement et développement local, en partenariat avec les collectivités locales. C'est une chance pour pouvoir y défendre l'agriculture et l'espace rural...».

Table ronde

Lors de la table ronde, les invités donnaient leur point de vue sur cette loi d'avenir. Dominique Barrau (FNSEA) insistait sur la nécessité de préserver le foncier agricole pour l'alimentation des générations futures et l'importance de défendre le modèle d'exploitation familial basé sur la maîtrise foncière.

Vincent Labarthe (Conseil régional) approuvait les orientations de cette loi en se félicitant de la régionalisation des Safer qui seront l'interlocuteur privilégié sur l'aménagement rural. Il souhaitait un partenariat renforcé pour travailler plus étroitement avec la profession.

Jean-Claude Huc (Chambre d'agriculture du Tarn) soulignait l'indispensable complémentarité entre les Safer, les collectivités locales et les aménageurs, en s'appuyant davantage sur le savoir faire et la connaissance du terrain qu'ont les Safer.

Alain Bou (président Safalt) insistait sur la nécessité de préserver le foncier agricole qui est aujourd'hui le plus mal protégé. Jean-Luc Debrosses (président de la Safer Bourgogne Franche Comté) témoignait se la fusion de ses deux Safer qui s'est bien déroulée et amène une nouvelle force à l'organisation.

Pascal Augier, DRAAF, concluait les débats en insistant sur les avancées de cette loi d'avenir qui se veut ambitieuse en faveur de l'activité agricole, protectrice de son foncier et régulatrice d'un aménagement rural durable. Il reconnaît le rôle central et déterminant des Safer pour y parvenir. En fin d'assemblée, Alain Bou remerciait l'ancien directeur, André Jacquot, qui a fait valoir ses droits à la retraite après 23 ans à la tête de la Safalt.

Article La Défense Paysanne du Lot

29 mai 2014

L’Aubrac séduit jusqu’au Japon !

Une équipe de tournage d’une émission populaire au Japon a réalisé un reportage sur la transhumance et Junko, professeur d’université à Tokyo, est venue découvrir le terroir de l’Aubrac. Quand l’Aveyron s’exporte !

C’est aussi cela la Fête de la vache Aubrac en transhumance : faire découvrir le terroir du plateau de l’Aubrac au grand public français comme étranger. Cette année, le Japon était particulièrement présent sur la fête avec la venue de l’équipe de tournage d’une émission populaire et d’une professeur d’université spécialisée dans les produits de terroir.

La première a montré son intérêt pour la culture française. «Notre émission présente un pays à travers sa culture, son histoire.?Pour le numéro de juillet, nous avons choisi la France et comme notre période de tournage correspondait à la fête de la transhumance, nous avons foncé !», explique l’une des membres de l’équipe. «Nous voulons montrer comment les habitants de l’Aubrac se mobilisent autour de cette tradition pour faire vivre leurs villages», poursuit-elle. Serge Niel, éleveur président de Traditions en Aubrac, les a accueillis et leur a même offert la cloche de son troupeau en souvenir !

La Transhumance c’est «so special» !

Sans savoir que des compatriotes étaient présents sur la fête, Junko avait prévu son séjour sur l’Aubrac depuis l’automne lors d’un forum international terroir à Genève. Là bas elle avait sympathisé avec Isabelle Baldit, aujourd’hui chargée de mission à la Communauté de communes Aubrac - Laguiole. Impressionnée par les nombreux produits issus du terroir Aubrac, elle a voulu en savoir plus sur les agriculteurs qui les produisent. Présente pendant quelques jours en Aveyron, elle a ainsi rencontré des producteurs fermiers de Laguiole ainsi que les responsables de Jeune Montagne qui lui ont fait découvrir l’Aligot de l’Aubrac. «Chez nous au Japon, tout est concentré dans les grandes villes, nous avons perdu le côté artisanat et notre agriculture très productive est calquée sur le modèle américain. Nous n’avons pas vraiment de «culture terroir» puisque 60% de notre alimentation est importée. Mais notre ministère de l’agriculture y travaille d’où mes travaux !». Junko dit aussi que le Japon est soumis à une rude concurrence de son voisin chinois avec des produits bon marché. «Nous devons travailler à l’éducation à l’alimentation auprès de nos enfants», a-t-elle avancé.

Elle s’est dit marquée par le calme, la paisibilité des vues panoramiques sur l’Aubrac, impressionnée de pouvoir suivre un troupeau le jour de la transhumance et séduite par le goût du Laguiole ! «Au Japon, nous n’avons pas une culture fromagère mais ça démarre !», explique Junko qui au cours de son séjour, va rencontrer des producteurs de Rocamadour, de Roquefort et des vins de Marcillac. Cette professeur va aussi échanger avec les responsables des lycées d’enseignement de La Roque en Aveyron et St Flour dans le Cantal sur leur implication dans le territoire. Après son séjour, elle livrera dans une de nos prochaines éditions son carnet de voyages en Aveyron !

Eva DZ

29 mai 2014

18ème Fête de la brebis : Réquista, capitale ovine et festive !

La 18ème Fête de la brebis, dimanche 1er juin, sera une nouvelle fois le rendez-vous festif du Réquistanais, au cœur du premier canton moutonnier de France.

Près de 5000 personnes, dont 1500 pour les repas, sont attendues dimanche 1er juin à Réquista pour la 18ème fête de la brebis. Un rendez-vous annuel qui attire grand public et éleveurs de la région. «C’est aussi une rencontre entre ruraux et citadins», commente Michel Laurens, co-président de l’association Fête de la brebis, éleveur ovins lait installé en GAEC à Réquista. «La brebis Lacaune fait vivre toute une région. C’est une richesse économique qui fait travailler beaucoup de monde, éleveurs de la filière Roquefort notamment, sur une commune de Réquista où est installée une laiterie qui emploie plus de 50 salariés». La laiterie de Société des Caves (groupe Lactalis) est aussi partenaire de cette 18ème édition, portée par les sept localités de la Communauté de communes.

Premier marché ovin de France

Francine Barthes, animatrice de la Communauté de communes, fédère l’ensemble des associations locales et bénévoles mobilisés sur l'événement depuis le début de l’année. «Nous nous voyons une fois par semaine, depuis janvier», confirme Maurice Jalade, coprésident de l’association Fête de la brebis, agent d’assurance et tondeur de brebis. Il fera notamment des démonstrations de tontes à l’ancienne, avec ciseaux, tondeuses manuel-le et électrique.

Réquista, c’est aussi le premier marché ovin de France le lundi. Il accueille environ 50 000 ovins chaque année, une structure qui est en gestion communale. «Et nous avons aussi sur le canton, La Selve, la première commune ovine de France !» ajoute Michel Laurens. C’est donc tout un territoire dévoué à la brebis Lacaune qui sera en fête dimanche 1er juin. Une foule d’animations est au programme, avec comme moments forts, les deux passages du troupeau réunissant 600 brebis Lacaune, sous la conduite du berger Etienne Serclerat et ses chiens Border-Collie, aidé par une partie des cent bénévoles mobilisés. «Le passage du troupeau a toujours eu pour idée d’évoquer la tradition pastorale de notre métier», confie Michel Laurens.

La ronde des brebis

La journée débute le matin par une randonnée pédestre. La «ronde des brebis» avait accueilli l’an dernier 560 randonneurs. Elle devrait en rassembler au moins autant dimanche, si le beau temps est de la partie. Car la présence du soleil est primordiale pour faire de cette 18ème édition un grand-rendez-vous populaire, mêlant traditions, animations de rue, musiques, avec le 11ème Salon du livre français-occitan. Des animations majoritairement renouvelées et toujours étoffées par un petit marché et un tournoi de quilles de huit lancées le dimanche matin près du marché ovin !

Didier BOUVILLE

22 mai 2014

Fête de la vache Aubrac en transhumance, ce week-end : préparez-vous au grand départ !

Depuis plus de 30 ans, Traditions en Aubrac a fait de la transhumance, un événement identitaire dans le petit village d’Aubrac. Parce que les éleveurs transhumants se sont réappropriés la fête en réunissant autour d’eux tous les acteurs économiques de l’Aubrac en vue d’un objectif unique et partagé : promouvoir leur territoire.

Chaque année, le pari est osé : accueillir des milliers de visiteurs dans le tout petit village d’Aubrac le temps d’un week-end. Et le challenge est encore plus relevé lorsque la météo n’est pas de la partie. La dernière édition s’est en effet déroulée sous la neige ! Pour autant, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, ils sont des milliers à venir applaudir les belles Aubrac, encourager les éleveurs et goûter un morceau d’Aubrac chaque année ! Ils prennent place dans les pâtures autour du village plusieurs jours avant l’événement, histoire de s’imprégner de ce territoire.

Soucieux de répondre à leurs attentes, les organisateurs, réunis dans l’association Traditions en Aubrac, ont fait évoluer la fête, en proposant depuis plusieurs années, un salon du terroir, qui réunit pendant deux jours les artisans producteurs de l’Aubrac, les éleveurs qui présentent leurs animaux et prennent le temps d’échanger avec le public ainsi que des stands d’information sur le terroir Aubrac, les traditions et savoir-faire.

Un salon du terroir pour fédérer

«C’est aussi cela que recherche le public, le contact avec les gens du terroir», explique ainsi Serge Niel, éleveur transhumant et président de Traditions en Aubrac. «Et les éleveurs ont aussi besoin de communiquer sur leur métier, leurs pratiques», ajoute-t-il. Le salon du terroir est donc un espace de rencontre entre la filière agricole, le milieu professionnel et le grand public. «C’est important de pouvoir impliquer les différentes filières et acteurs de la vie économique, agricole, touristique et culturelle du territoire», affiche Serge Niel, dans l’objectif commun de travailler ensemble à la dynamique du territoire. Ainsi un premier travail est en cours entre toutes les fêtes de la transhumance du territoire Aubrac (St Geniez, Bonnecombe, St Chély d’Aubrac,...) pour défendre ensemble la race Aubrac, le territoire et l’économie locale. «Nous avons tous le même objectif, à nous d’y œuvrer d’une même voix», a-t-il conclu.

Car la fédération des acteurs de l’Aubrac est le maître mot de cette fête de la vache Aubrac en transhumance. Au-delà de la tradition séculaire de la montée des troupeaux en estives, Traditions en Aubrac veut montrer le rôle et le poids de l’élevage, socle de l’économie locale : «Nous som-mes une des rares grandes fêtes qui fédère le monde agricole, économique dans son ensemble et touristique. Nous sommes tous liés», expliquent les organisateurs.

Eva DZ

15 mai 2014

Gîtes de France Aveyron : un premier «cinq épis» bien réfléchi !

Le gîte Emeraude situé sur la commune de Mostuéjouls est le premier cinq épis du réseau Gîtes de France Aveyron. La bâtisse contemporaine accrochée à un coteau surplombant le Tarn allie confort cinq étoiles et environnement naturel de qualité. Une prestation délibérément haut de gamme déjà prisée par la clientèle après une année de fonctionnement.

L’Aveyron s’est doté de son premier Gîte de France cinq épis, un hébergement cinq étoiles offrant une prestation haut de gamme réservée à une clientèle familiale. Et pour plusieurs familles ! Le gîte d’une capacité de deux à neuf personnes permet d’accueillir éventuellement plusieurs couples avec enfants, avec un rapport qualité-prix exceptionnel, vu la qualité de l’hébergement total de 164 m2. Il est construit aux normes BBC sur deux niveaux, doté de quatre chambres, de salles d’eau et de bain, autour d’un salon-cuisine moderne, avec du mobilier et une décoration intérieure dignes des plus beaux magazines de décoration. Il est aussi conçu pour les personnes à mobilité réduite. Un jacuzzi, terrasse, patio, chaises longues, peignoirs et linges de maison font partie de l’offre facturée 2 300 euros la semaine, en très haute saison.

Etude de marché

Les propriétaires Natacha et Sébastien Roques-Unal, âgés de 35 et 40 ans, ont mûrement réfléchi leur projet. «Nous l’avons préparé durant deux ans, avant l’ouverture en juin 2013. Nous avons notamment participé à des réunions d’information ouvertes aux porteurs de projets organisées par le réseau Gîtes de France. Nous avons été confortés dans notre démarche et rejoint ce réseau renommé pour sa qualité, sa marque, complémentaires de notre ambition de réaliser un produit haut de gamme».

Le couple a fait appel à deux architectes de Rodez pour dessiner la bâtisse contemporaine construite en béton brut, acier et bois, matériaux adaptés au design haut de gamme souhaité par le couple. La construction a été réalisée par des artisans de la région et un paysagiste. Le gîte domine le Tarn situé à 50 mètres, au bord duquel y est associée une plage privée. Tout cela en contre-bas du village de Mostuéjouls, au lieu-dit la Resclauze, dans le Parc naturel régional des Grands Causses, à l’entrée des Gorges du Tarn. «C’est en effet un écrin et un endroit qui ont de nombreux atouts», confie Natacha, salariée par ailleurs dans le secteur touristique local. «Nous avons fait une étude de marché avant de nous lancer, sur l’Aveyron et la Lozère toute proche où ce type d'hébergement n’existe pas dans le réseau Gîtes de France. Nous voulions dès le début un produit haut de gamme, capable d’accueillir plusieurs familles».

Design et nature

La formule est déjà encourageante à l’issue de la première année de fonctionnement : «nous en avions parlé sur notre blog internet (1), puis sur facebook avant l’ouverture, pour faire notre promotion avant l’ouverture de notre projet design et nature», ajoute Natacha. «Nous sommes ouverts toute l’année depuis juin 2013 et nous sommes satisfaits. Le gîte est déjà complet pour les mois de juin, juillet et août prochains». Le retour clientèle et les avis déposés sur internet sont jugés positifs : «le bouche à oreille fonctionne très bien et des clients sont déjà revenus plusieurs fois. La clientèle est majoritairement étrangère, britannique, hollandaise, belge», indique Natacha, qui parle anglais et espagnol. «Et nous écoutons et améliorons sans cesse notre produit».

Pour Valérie Duchatelle, directrice du réseau Gîtes de France Aveyron, «ce produit est une belle vitrine pour nous, le seul de cette catégorie parmi nos 600 hébergements. Il y a une clientèle pour cette prestation haut de gamme où l’Aveyron a une belle carte à jouer là-aussi. Nous enregistrons cette année 2014 une hausse des réservations de 12 %. Un produit comme le gîte Emeraude est un bel exemple de la dynamique touristique aveyronnaise !».

Didier BOUVILLE

(1) www.gite-design-nature-gorgesdutarn.com

Voir aussi notre vidéo ICI

17 avril 2014

Tourisme : l’APATAR devient Gîtes de France Aveyron

 

L’assemblée générale de l’APATAR s’est déroulée jeudi 10 avril à Salles-la-Source. L’association change de nom et devient Gîtes de France Aveyron.

La structure est co-présidée depuis l’automne par Myriam Audrieu et Olivier Mazars, respectivement propriétaires à St-Chély d’Aubrac et à Onet-le-Château. Le duo remplace Jean Laurens qui présida l’APATAR de 2003 à 2013. Présent à cette assemblé générale, il a été unanimement salué pour son travail à la tête de ce relais départemental du réseau Gîtes de France, acteur de développement du milieu rural avec son offre d'hébergement labellisée.

En Aveyron, le nombre d’hébergements est stable avec 576 gîtes (dont 45 % classés en 3 épis), 118?maisons d’hôtes proposant 319 chambres d’hôtes, 22 gîtes de groupe, 12 campings, 3 chalets-loisirs et 2 gîtes d’enfants. «Gîtes de France Aveyron est régulièrement sollicité par des personnes intéressées par des formules d’accueil, soucieux de rentabiliser leur projet grâce à la notoriété du label», résume Valérie Duchatelle, directrice de la structure (3,5 équivalents temps pleins), installée dans le quartier de Bourran à Rodez.

165 demandes de projets ont été enregistrées en 2013, dont une grande majorité concerne des projets de gîte rural et 3 city-break, hébergement proposés dans les villes. En 2013, 46 gîtes ont été labellisés, ainsi que 14 chambres d’hôtes, 1 gîte de groupe et 1 chalet-loisirs. Et 55 propriétaires de gîtes ont quitté le label, 20 pour les chambres d’hôtes, pour cause notamment de départ à la retraite ou raison de santé. «Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux propriétaires, de jeunes notamment», annoncent Mme Audrieu et M. Mazars «pour étoffer notre réseau qui comptait au total 4 600 lits en 2013».

50?% des réservations avec internet

Le taux de fréquentation en Aveyron est d’une quinzaine de semaines par an. «Il est de 18 semaines au niveau national», continue Christophe Maridet, directeur marketing de la Fédération nationale des Gîtes de France. «Au niveau national, le réseau propose une trentaine de thématiques autour de l’hébergement, avec par exemple la randonnée, l’équitation, le bien-être, la ferme, la moto, le cyclotourisme...».

En France, les réservations Gîtes de France sur internet représentent aujourd’hui 50 % des ventes de contrats, pour un total de 450 000 opérations, soit l’équivalent de 5,2 millions de nuitées. «Notre force est de proposer un accueil téléphonique permanent, chaque jour de la semaine par les centrales de réservation, comme celle qui existe en Aveyron. Ce sont des Aveyronnais qui répondent aux clients, des opérateurs locaux, c’est aussi une valeur ajoutée de notre réseau».

Un réseau dont la notoriété est un gage de sécurité pour le client et le propriétaire, dans un secteur du voyage et du tourisme leader dans le domaine de l’e-commerce, le commerce sur internet, selon Christophe Maridet.

Les agriculteurs représentent en France le tiers des propriétaires Gîtes de France. «L’argument du complément de revenu est la première motivation de ceux qui ont un patrimoine immobilier à valoriser, avec le sens de l’accueil !», précisent Mme Audrieu et M. Mazars. «Nous regrettons par ailleurs le manque de partenariat avec le Département», ajoutent les co-présidents, «notre activité est pourtant un secteur à part entière de l’économie aveyronnaise».

Didier BOUVILLE

19 septembre 2013

PNR Aubrac : une nouvelle étape

Vendredi 6 septembre, le Parc naturel régional de l’Aubrac a franchi une nouvelle étape vers sa concrétisation.

Le bureau de l’association d’émergence du Parc naturel régional de l’Aubrac s’est réuni récemment à Aubrac, sous la présidence de Martin Malvy, coordonateur du projet de PNR de l’Aubrac au nom des régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Auvergne.

82 communes

Le premier point à l’ordre du jour relevait du périmètre d’étude du projet de Parc et en particulier les demandes d’ajustement. En février, le préfet a adressé l’avis d’opportunité aux trois présidents de Régions confirmant l’approbation de l’Etat sur le projet de création de ce parc mais a formulé quelques recommandations sur le périmètre. Après discussion, le bureau s’est rangé sur la proposition de Martin Malvy de retenir 82 communes sur les 107 du projet initial. Concrètement, en Aveyron, les communes du Carladez et celles du sud et de l’ouest de la rivière Lot auraient le statut de communes ou communautés de communes «associées».

Les communes concernées par le projet de PNR seront prochainement consultées pour prononcer leur choix d’adhésion.

Bientôt un syndicat mixte de préfiguration

Le bureau a ensuite examiné le projet de statuts du futur syndicat mixte de préfiguration, qui devrait naître en fin d’année. Il a défini la participation des régions, départements et communes au sein de cette nouvelle structure.

D’ici là l’association dessine son projet de territoire, qui fixera pour 12 années le cadre d’intervention du futur Parc, en y associant les collectivités, l’Etat et les acteurs locaux (élus, socioprofessionnels, représentants associatifs). Elle s’appuie sur le diagnostic du territoire, soumis à l’expertise des services des collectivités territoriales, de l’Etat, des chambres consulaires, des organismes et des associations à caractère professionnel lors de commissions thématiques organisées au premier semestre et qui s’achèveront en octobre.

Ce diagnostic est présenté et partagé avec les acteurs locaux (élus, responsables professionnels et associatifs) invités à participer à des ateliers. Ces travaux se prolongeront jusqu’à la fin de l’année.

Six conférences, ouvertes à tous, sont programmées à l’automne pour apporter un éclairage sur certaines thématiques à enjeux pour l’Aubrac, situer le territoire, ses évolutions globales.

Un forum territorial clôturera en fin d’année la concertation.

Des avancées

Plusieurs missions sont déjà en cours. Le bureau a fait un point d’étape. Sur l’eau, le diagnostic est en cours de finalisation. La renaturation d’une ancienne tourbière exploitée (Montorzier) a été lancée avec l’appui des communes de St Chély d’Aubrac et de Prades d’Aubrac. L’association assure un encadrement technique.

Concernant la charte forestière de territoire, six commissions ont été organisées avec les professionnels (bois-énergie, transformation, exploitation, boisements, multifonctionnalité, loisirs). L’état des lieux est finalisé et la réflexion sur le plan d’actions va démarrer.

Une formation autour du développement de la station d’évaluation de la race Aubrac se poursuit jusqu'à la fin de l'année. Sept agriculteurs, administrateurs de l’UPRA, y participent.

L’étude de faisabilité du projet de méthanisation collective de Ste Geneviève sur Argence s’est achevée en janvier. Les porteurs de projet constituent actuellement la société qui assurera les dernières études, la construction puis la gestion de l’unité.

Le financement de la Trame verte et bleue vient d’être validé par les trois Régions, l’Agence de l’Eau Adour Garonne et le programme Massif central. Un animateur devrait être recruté à l’automne.

Un site pour se tenir informé

Le site internet de l’association est en ligne depuis juin (www.projet-pnr-aubrac.fr) avec toutes les informations sur l’avancée du projet, les comptes rendus,…

Par ailleurs, l’exposition sur le projet de Parc est utilisée lors de différents évènements (salons, évènements festifs, culturels, réunions...) et peut également être mis à disposition gratuitement à toute structure intéressée, sur réservation.

Enfin un film documentaire de 25 minutes ainsi qu'une version courte de 7 minutes ont été réalisés au printemps sur le projet de PNR de l’Aubrac à partir des témoignages d'acteurs locaux et institutionnels.

La version courte est en ligne sur le site internet. La version intégrale sera très prochainement visionnable sur le site d’Aubrac TV avec qui ce projet a été réfléchi et réalisé.

Eva DZ

29 aout 2013

Foire de Villefranche de Rouergue : le CDAV partenaire !

Yves Cazol, horticulteur, maraîcher, producteur de porcs à Livinhac le Haut, est président du Comité de Développement Agricole du Villefranchois (CVDAV).?

- Pourquoi cette présence de la Chambre d’agriculture à la foire expo ?

“Ce rendez-vous commercial organisé tous les trois ans est une tradition pour le secteur agricole et agroalimentaire. C’est une superbe tribune pour conforter notre activité dans l’économie départementale et régionale, aux côtés des artisans, des commerçants et des entreprises. Il faut préciser que la région du Villefranchois est la première du département en nombre d’agriculteurs, région qui accueille notre centre de formation de Bernussou et son pôle porcin de pointe que nous avons construit et fait évoluer en relation étroite avec tous les élus locaux.

- Quel sera le message du CDAV ?

Nous avons un rôle d’interface entre l’agriculture, les ruraux, les néo-ruraux et les gens de la ville. Personne ne comprendrait que nous ne soyons pas présents à ce rendez-vous commercial. J’ai été membre des JA il y a plus de vingt ans, avec Jacques Molières, actuel président de la Chambre d’agriculture installé dans le Villefranchois. Nous savons qu’il faut toujours communiquer pour vanter l’agriculture, favoriser l’installation agricole, et répéter que notre secteur innove, contribue à l’économie locale et génère des retombées positives dans plusieurs secteurs, comme celui du machinisme agricole et autres. Durant la foire, nous allons notamment mettre en avant notre action Ecophyto et signer la charte transmission-installation pour les cantons de Najac et de Villefranche portée par les Jeunes Agriculteurs (lire en pages suivantes).

- Qu’est-ce qui distingue cette région du Villefranchois ?

Il y a donc un nombre d’agriculteurs important sur cette région, son centre de formation de Bernussou, mais aussi ses nombreux établissements scolaires et lycées agricoles, Rignac, Beauregard, Monteils, François-Marty.?Il sont l’avenir de notre métier ! Je dois ajouter que le CDVA dispose désormais d’une animatrice territoire à temps complet toute l’année, suite à la nouvelle organisation de la Chambre. C’est le signe que le CDAV veut être au plus près de ses ressortissants et accompagner avec efficacité toutes les initiatives locales visant à développer notre agriculture, en relation avec l’ensemble des acteurs du monde rural”.

22 aout 2013

Chiens de chasse : bon à savoir

- Chaque chien de chasse doit obligatoirement être tatoué par le vétérinaire ou être doté d’une puce électronique sous l’oreille.

- Un carnet de santé accompagne la vie du chien. Y figurent les vaccins, les dates de rappel de vaccin, les éventuelles maladies contractées. La vaccination n’est cependant pas obligatoire en France mais vivement recommandée. Elle est en revanche obligatoire pour déplacer un chien de chasse dans l’UE.

- Pour la reproduction, l’éleveur doit déclarer chaque naissance de chiot à la société centrale canine, avec la race mentionnée par le propriétaire. Une année plus tard, un juge agréé validera ou non la race déclarée, au cours d’expositions canines notamment.

- Le LOF, ou Livre des Origines Français, est le registre créé en 1885 où sont répertoriées les origines des chiens français de race. Seuls les chiens inscrits au LOF ont droit à l’appellation «chien de race» justifiant un prix plus élevé qu’un chien croisé, d’apparence ou de type racial. Un chien LOF possède un pedigree. Le pedigree est un document officiel comportant la généalogie du chien certifiant l’exactitude de ses origines. Il est donc obtenu après l’inscription définitive au LOF.

- Le prix d’une saillie est d’environ 300 euros. Il est parfois coutume de donner un chiot en échange de cet acte.

- Quelle alimentation ? Un chien de chasse mange de la viande ou des croquettes équilibrées en général, entre 0,5 et 1 kg par jour, selon que l’animal est au chenil ou en période d’activité de chasse. Un kg de croquettes coûte environ 1 euro.

- Un chien de chasse doit consulter au moins une fois par an un vétérinaire.

- La vente d’un chien est réglementée.?La carte de tatouage et sa carte d’identité doivent mentionner le nom du propriétaire. A chaque transaction, le vendeur la déclare à la société centrale canine à Paris (timbre de 3 euros) afin d’enregistrer le nom du nouveau propriétaire à qui sera ensuite adressée la carte de tatouage mise à jour.

- Assurance. Un chien de chasse doit être assuré. Le permis de chasser peut prendre en compte cette option avec l’assurance. Il existe des cotisations par tranche, selon le nombre d’animaux dans un chenil.

- La vermifugation du chien de chasse est une mesure de prévention importante luttant contre l’apparition de parasites internes comme les vers ronds et les vers plats. L’animal est verfimugé au moins deux fois par an avec un comprimé (environ 8 euros la pièce). La première prise de vermifuge se fait entre 12 et 15 jours après la naissance avec un vermifuge à donner trois jours de suite.

- Tiques et puces. Il existe un grand nombre de solutions (pipettes, sprays, shampooings, colliers, poudres...) pour traiter le chien de chasse contre les puces et les tiques. Il est aussi nécessaire de traiter le chenil régulièrement.

- La maladie de Carré est une maladie virale contagieuse chez le chien. Elle peut provoquer des signes cliniques peu marqués chez certains canins, mais être mortelle chez d’autres, en particulier chez les chiots. La vaccination a réduit considérablement l’incidence de cette maladie.

- Accidents. Les chiens de chasse sont évidemment exposés aux accidents de chasse avec le gros gibier, dont le sanglier et ses canines redoutables. Les pertes peuvent parfois atteindre jusqu’à 4 chiens par an, pour une meute de 15 chiens. Et peut s’acquitter de factures de vétérinaire de plus de 3 000 euros par an pour les soins, selon les saisons de chasse.

- La réglementation du chenil. Un particulier peut détenir au maximum neuf chiens âgés de plus de quatre mois, sans aucune formalité. Un établissement détenant plus de neuf chiens âgés de plus de quatre mois constitue une installation classée nécessitant une déclaration auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT).

22 aout 2013

13 000 chasseurs prêts avec leurs chiens !

Environ 13 000 chasseurs ont rendez-vous avec le gibier dimanche 8 septembre dès 7h. Un effectif stable dans un département où la chasse demeure une valeur culturelle et sportive sûre !

Les fusils sont briqués, les cartouches préparées et les chiens affûtés ! Et les commerçants de produits de chasse affairés derrière leur comptoir depuis quelques semaines. Selon Jean-Claude Ramondenc, administrateur de la fédération départementale de la chasse, «notre activité représente en effet un secteur économique qui dégagerait en France plus de 3,5 milliards de chiffre d’affaires». Et d’ajouter, «notre fédération compte par ailleurs plus de licenciés que le football ou le rugby !». La chasse est donc une valeur sûre en Aveyron, département où le nombre de permis de chasser se stabilise autour de 13 000, quasiment comme l’an dernier, même si les départs de chasseurs âgés ne sont encore compensés qu’en partie.

Un permis de chasser coûte 150 euros par an, le permis national est lui délivré contre 392 euros pour chasser sur tout le territoire national. «Notre activité est donc importante pour le commerce, mais aussi pour son côté culturel et social» poursuit Jean-Claude Ramondenc. «Nous représentons un véritable réseau, dans lequel le salarié et son patron peuvent souvent partager une même passion. La chasse est aussi un ascenseur social qui permet d’échanger des expériences, d’entrenir des relations positives sur un même territoire».

C’est aussi une activité sportive où les meilleurs peuvent se distinguer. Selon une statistique connue dans le milieu des chasseurs, sur sept balles tirées en période de chasse, une seule tuerait un sanglier. La chasse est une école d’humilité !