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23 Avril 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

 

Une brebis prédatée à Saint-Chély d’Aubrac, parmi une vingtaine de vautours...

Vautours : de nouvelles attaques sur des troupeaux en Aveyron [point de vue]

Des attaques de vautours sur des troupeaux ont été constatées récemment sur l’Aubrac et le Lévézou, mettant en alerte les éleveurs inquiets des conséquences économiques sur leur cheptel. Le point de vue de Benoît Fagegaltier (photo ci-contre), 1er vice-président FDSEA Aveyron, délégué régional Nord-Aveyron.

- Où ont eu lieu ces dernières attaques de vautours ?

Benoît Fagegaltier : «Elles ont eu lieu sur des zones où, de mémoire d’homme, aucune attaque de vautours n’avait été constatée, sur un secteur de l’Aubrac et de La Viadène qui n’ont pas de falaises. Contrairement à la région des Grands Causses où les vautours avaient été réintroduits il y a une quinzaine d’années. Une première attaque a donc eu lieu à Saint-Chély d’Aubrac, sur une brebis, jeudi 15 avril. Sur cette même région, une deuxième, puis une troisième attaque ont eu lieu sur un troupeau bovins à Soulages-Bonneval, endroit proche des habitations, samedi 17 avril. Le troupeau a été affolé, et un veau s’est cassé une patte. Le lendemain, un autre veau a été prédaté sur cette même ferme. Nous avons également enregistré une autre attaque, sur le Lévézou cette fois, jeudi 15 avril, sur un élevage bovins de Pont-de-Salars.

- Comme réagissez-vous à ces nouvelles attaques ?

B.F.. : «La situation est très inquiétante car nous sommes au printemps, et les animaux sont dehors. Les petits veaux de un, deux ou trois mois sont dans la nature, sans défense, à part celle de leur mère. Il faut donc que l’Etat prenne ses responsabilités, que ces attaques soient reconnues comme de vraies prédations. A Soulages-Bonneval, 25 vautours ont été vus, filmés, et autant sur la commune de Saint-Chély !

- Comment se déroule la procédure pour les éleveurs touchés par ces attaques ?

B.F. : «Les éleveurs appellent la gendarmerie. Des représentants de l’Office français de la biodiversité(1) viennent constater la prédation. Nous faisons ensuite remonter le dossier à la préfecture. Il n’y a pas d’indemnisation pour les éleveurs car le vautour n’est pas reconnu comme prédateur, malgré son comportement de prédateur...

- Quand le comité vautours départemental doit-il se réunir ?

B.F. : «Nous demandons qu’il se réunisse instamment, qu’il s’engage en faveur d’une régulation de l’espèce. Il faut que les dommages avérés sur les troupeaux soient indemnisés ! L’Etat doit assumer la réintroduction de ces rapaces qui n’ont plus assez à manger dans les Grands Causses et viennent donc se nourrir sur l’Aubrac ou le Lévézou !».

D.B.

(1) En cas d’attaque, contacter l’OFB au 05 65 87 07 31.

Mail : sd12@ofb.gouv.fr

bovins+vautours+aubrac

19 Avril 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

Produits laitiers : «prix hors la loi» (FDSEA-JA Aveyron)

Les producteurs de lait de vache de la FDSEA et des JA lors des relevés de prix dans les rayons d’une GMS de l’agglomération ruthénoise, mercredi 10 février.

Communiqué de la section bovins lait FDSEA et JA Aveyron :

«La loi (1) est pourtant simple. Les prix des produits alimentaires doivent être construits à partir des coûts de production des éleveurs. La Fédération Nationale des Producteurs de Lait a fait le calcul. Par exemple, pour 1 litre de lait :

- 38,8 centimes pour le producteur, indicateur validé par l’UE + 25 centimes pour l’industriel ;

- + 6,3 centimes pour le distributeur (la loi Alimentation interdit la revente au- dessous de 10 % de marge) ;

- + 3,85 centimes pour l’Etat.

Le prix du lait vendu au consommateur ne peut donc pas être inférieur à 74 centimes le litre. De la même manière :

-  les yaourts natures ne peuvent pas être vendus en dessous de 1,34 €/kg ;

-  l’emmental râpé ne peut pas être vendu en dessous de 6,23 €/kg ;

-  un camembert ne peut pas être vendu en dessous de 5,80 €/kg.

Et vous savez quoi ? Il suffit de faire le tour des GMS aveyronnaises pour constater que la loi n’est pas respectée. Ces dernières semaines, les éleveurs de la section bovins lait de la FDSEA ont relevé les prix de ces quatre produits de base dans les Leclerc, Super U, Netto, Intermarché, Lidl, Leader Price, Aldi et Carrefour à Sébazac, Olemps, Villefranche, Saint Christophe, Pont de Salars, Onet-le-Château, Séverac, la Primaube et Baraqueville.

Sur les 40 relevés de prix, 28 sont en infraction. Toutes les GMS ont des prix hors la loi. C’est une honte.

En février dernier (notre photo), les éleveurs s’étaient rendus dans 4 supermarchés aveyronnais pour rappeler à leurs responsables qu’ils ont à respecter la loi. Faut-il y revenir ?».

(1) Loi Alimentation issue des Etats Généraux de l’Alimentation, adoptée par le Parlement le 2 octobre 2018 et promulguée le 30 octobre 2018.

 lait+GMS+FNPL


16 Avril 2021 | Actus végétales | Actus Aveyron

Gel : viticulture et arboriculture lourdement impactées en Aveyron [points de vue]

A gauche, Philippe Teulier, président de la Fédération des vins de qualité de l’Aveyron, et Frédéric Julien, président de la SICA Valfruits.

Les forts épisodes de gel de la semaine dernière ont lourdement impacté la vigne et les vergers de l’Aveyron. Le point avec Frédéric Julien, président de la SICA Valfruits (Rivière-sur-Tarn) et Philippe Teulier, président de la Fédération des vins de qualité de l’Aveyron et de l’ODG AOP Marcillac.

- Quel est le bilan des dégâts à ce jour, pour vos productions respectives ?

Frédéric Julien : «C’est la catastrophe. Selon nos premières constatations, 80 % des vergers n’ont plus de fruits, sur les cerisiers, mirabelliers et abricotiers de la vallée du Tarn. On verra la suite pour certaines variétés tardives de cerisiers, mais pour les mirabelles, on s’oriente vers les 100 % de pertes. A la SICA Valfruits (une trentaine de producteurs), nous faisions autour de 500 tonnes de fruits par an. Cette année, on sera très loin du compte...».

Philippe Teulier : «Nos dégâts sont moins importants que ceux constatés chez les arboriculteurs. Nous avons quatre aires d’appellation AOP sur plusieurs zones de l’Aveyron. Certaines parcelles de vignes ont été touchées par le gel, principalement dans la vallée du Lot, sur Entraygues-Le Fel et Estaing. Là, selon les premières estimations, 80 % des vignes ont été touchées par le gel avec des températures autour de - 5 degrés. D’autres parcelles sont impactées entre 20 et 80 %. Il faudra attendre une dizaine de jours pour mesurer avec plus de précision les dégâts, selon la tête des bourgeons».

- Est-ce que ce sont des gelées exceptionnelles ?

Frédéric Julien : «Nous sommes descendus à -6 au bord du Tarn, et -4 sur les coteaux, la semaine dernière. Ce lundi 12 avril, nous avons encore de petites gelées... Mais le mal est fait, c’est cuit, les cerises sont noires. Nous avons eu un dernier hiver pas assez froid, et des chaleurs de fin mars qui ont favorisé le démarrage des arbres beaucoup trop tôt. Habituellement, ils démarrent vers le 10 avril. Les dernières gelées sont donc exceptionnelles. Elles ont eu un impact désastreux sur des fruits déjà bien avancés. Nous savons que c’est le risque du métier. Mais cela risque encore de se reproduire, avec un climat qui change. Cela nous inquiète pour l’avenir de notre métier».

Philippe Teulier : «Cet épisode de gelée noire, comme nous l’appelons, aurait pu être pire. La vigne était heureusement sèche. C’est une chance. Une végétation sèche permet en effet de limiter les dégâts du gel».

- Qu’attendez-vous maintenant, en terme de soutien ?

Frédéric Julien : «Nous avons eu, heureusement, une bonne année en 2020 permettant de faire un peu de trésorerie. Mais les arboriculteurs de la vallée du Tarn ne sont pas assurés contre ce type de dégâts. Un dossier calamité agricole doit être constitué, avec des visites de terrain programmées sur nos vergers par la DDT. En 2017, nous avions pu bénéficier d’aides financières à cause du gel au titre des calamités agricoles. Nous savons que la Région a pro- mis son soutien aux viticulteurs et arboriculteurs. Jamais nous n’avions subi autant de dégâts dans notre vallée !».

Philippe Teulier : «Pour le moment, nous faisons le tour des dégâts, afin de récolter des données précises, et d’avoir une position commune au niveau de l’Aveyron. J’ai participé au bureau de la Chambre d’agriculture ce lundi où les dégâts du gel sur nos productions viticoles et arboricoles ont été évidemment évoqués. La réunion de l’interprofession des vins du Sud-Ouest à laquelle j’ai participé ce mardi 13 avril a permis de faire le tour de la situation, de dresser un premier bilan des dégâts au niveau régional, avec un point par département. Là-aussi, l’objectif est d’avoir une position commune, afin de soutenir les producteurs les plus touchés par cet épisode de gel qui nous est tombé dessus après des chaleurs de mars beaucoup trop précoces».

D.B.

 vigne+cerises+gel

14 Avril 2021 | Actus Aveyron

Anciens exploitants FDSEA Aveyron : retraites agricoles et dossiers en cours

Co-présidente de la section des anciens exploitants FDSEA, membre du bureau national de la SNAE, Marie-Pierre Lanne (notre photo) fait le point sur quelques dossiers en cours.

- Quelle est votre réaction suite à la revalorisation prochaine des pensions de retraites des anciens exploitants agricoles ?

«C’est une réponse positive à une revendication que la profession agricole demande depuis 17 ans. Hélas, cette revalorisation des pen- sions de retraite à 85 % du SMIC aura une portée limitée. Sur les 1,4 million d’agriculteurs retraités français, seulement 196 000 seront finalement concernés. Car pour en bénéficier, il est nécessaire d’avoir été chef d’exploitation durant 42 années, exclusivement. Il faut donc une carrière complète sans avoir été aide familial ou salarié. A la SNAE, le travail n’est donc pas fini ! Nous voulons une prise en compte plus large. Sur les 196 000 retraités agricoles français concer- nés, nous ne savons pas combien seront bénéficiaires en Aveyron. Je rappelle que 85 % du SMIC représente 1 035 euros brut par mois.

- Quels sont les autres chantiers en cours ?

La SNAE travaille sur une nou- velle loi agricole visant à rénover les relations bailleurs-fermiers, avec la SNFM (fermiers) et la SNPR (propriétaires). C’est une loi de 1948 qui a besoin d’évoluer et d’être améliorée. Autre dossier, nous travaillons pour la mise en place d’un forfait pour les retraités ayant eu trois enfants, remplaçant la valorisation de 10 % des pensions de retraite. Car ce système pénalise évidemment les petites pensions, surtout celles des femmes.

- Comment s’organise la section des anciens avec la crise sanitaire ?

Je participe en visioconférence aux réunions de la SNAE. Mais à cause du Covid, nos rencontres et voyages sont évidemment annulés. Certains anciens ont encore des soucis pour être remboursés des acomptes versés l’an dernier, auprès des VVF ou voyagistes...».

Article extrait du dossier spécial "Anciens exploitants" de notre édition papier du jeudi 8 avril 2021.

 retraites+anciens+MSA

09 Avril 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

Réforme de la PAC : l’élevage condamné ! [point de vue]

Photo FDSEA12 @EuPaFa

Jeudi 8 avril, les agriculteurs de l’Aveyron ont muré les trésoreries et les centres des impôts partout en Aveyron. Une action de plus pour défendre la place de l’élevage dans la prochaine PAC. Le point de vue de Laurent Saint Affre, président de la FDSEA Aveyron.

- Pourquoi cette nouvelle mobilisation ?

L. Saint Affre : «Le 25 mars à Clermont-Ferrand et à Lyon, face à l’attente intransigeante des plus de 6 000 éleveurs de l’ensemble du Massif central, le ministère de l’agriculture avait fini par nous accorder, non sans mal, une réunion en visioconférence pour écouter nos craintes face au projet de réforme de la PAC.

Le 31 mars, cette visioconférence a confirmé nos craintes. Si le ministre s’est voulu rassurant sur une énième évolution du cadre règlementaire des prix agricoles avec la construction d’un dispositif de «non-négociabilité», nous restons inquiets parce que sur de nombreux points, il s’est montré inflexible : confirmation de la diminution de l’enveloppe des aides animales au bénéfice des aides végétales ; confirmation de l’abandon de l’exigence de vêlage pour bénéficier de l’aide ; confirmation donc d’une volonté de baisse de la production et d’un recul de l’activité de l’ensemble du secteur de l’élevage dans nos territoires. Il nous faut donc main- tenir la pression pour nous faire entendre une fois de plus.

- Quelles sont les actions en perspective ?

L. Saint Affre : Le 8 avril, nous murons avec de vieux pneus, les entrées de 11 trésoreries publiques centres des impôts, aux quatre coins du département. Nous voulons faire passer un message clair à l’Etat : nous ne voulons pas d’une politique de décroissance ni d’un plan social de l’élevage en zone de montagne ! Nous ne voulons pas assister à la disparition de notre identité culturelle fondée sur une agriculture familiale, une nature et des paysages préservés par le pâturage et une alimenta- tion qui font encore la réputation de la France. Nous sommes mobilisés le 8 avril et nous maintiendrons cette pression syndicale dans les jours et semaines à venir !».

 éleveurs+PAC+ICHN

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