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30 Novembre 2020 | Actus Aveyron | Actus élevage

Le prochain comité loup se réunit début décembre [point de vue]

Les attaques de troupeaux où le loup ne serait pas écarté, ont repris depuis le début du mois de novembre. FDSEA, JA et la Chambre d’agriculture ont demandé la réactivation du comité loup sous l’égide de la préfète. Le point de vue de Thierry Agrinier, secrétaire général adjoint FDSEA, en charge du dossier loup à la Chambre d’agriculture (notre photo).

- Où en est-on des attaques sur les troupeaux en Aveyron ?

T. Agrinier : «Nous avons traversé une période calme sur le front des attaques de troupeau. Mais depuis début novembre, plusieurs éleveurs ont déclaré de nouvelles attaques sur les secteurs de La Couvertoirade, Saint-Léons et Salles-Courbatiés. Parmi ces attaques, certaines ont été expertisées par l’OFB comme étant «loup non écarté».

- Comment la profession a-t-elle réagi sur le dossier ?

T. Agrinier : Nous suivons de très près les remontées du terrain et nous avons demandé la réactivation du comité loup qui ne s’était pas réuni depuis plusieurs mois du fait de la baisse des attaques. Nous avons obtenu de la préfète, qui pilote ce comité, une rencontre début décembre. L’occasion pour nous de faire le point sur la situation notamment avec l’OFB, la DDT, qui nous confirmeront leurs expertises terrain mais aussi de maintenir la pression, de montrer que nous sommes vigilants sur le dossier.

- Quelles seront vos demandes ?

T. Agrinier : Sur les secteurs situés en zone difficilement protégeable, et qui sont victimes d’attaques, nous solliciterons la mise en place de tirs de défense simplifiés sans conditions. Il sera aussi intéressant de savoir si le loup est revenu s’implanter sur notre territoire ou s’il est de passage. Des appareils photos ont été placés pour observer le passage des individus. Nous profiterons aussi de ce comité loup pour reparler de la problématique vautours qui a été mise en suspens cet automne suite au report d’une réunion d’un comité inter-départemental sur le sujet. Là aussi nous voulons des avancées.

- Quel est votre message aux éleveurs ?

T. Agrinier : Il est important, en cas de suspicion d’attaques, de bien suivre la procédure : recouvrir et protéger la ou les dépouille(s) des animaux afin qu’ils ne soient pas sur-consommés par d’autres (renards, vautours,...). Dans la mesure du possible, ne pas les déplacer. Isoler les animaux blessés. Signaler immédiatement l’attaque au 05 65 73 50 90 (7 jours/7 et 24h/24). Au cas où l’appel basculerait sur un répondeur dédié, il est indispensable de laisser clairement son nom et surtout son numéro de téléphone (attention : délai maximal de 72h entre la date d’attaque supposée et la déclaration). L’administration mandatera l’OFB, l’Office national de la Biodiversité, qui procèdera sous 48h à un constat de dommage et à la recherche d’indices. Des conclusions de l’expertise dépend l’indemnisation du dommage».

Eva DZ

 éleveurs+ovins+loup

27 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

La FNPL mécontente du prix du lait

(Photo archives VP)

«Le compte n’y est pas», s’est insurgée le 26 novembre, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), dans un communiqué de presse.

Certes, le prix du lait a augmenté de 10€/1000 litres, souligne la FNPL qui reconnaît aussi que «les effets de la loi Egalim ont évité un séisme lié aÌ la crise de la Covid-19, mais les éleveurs ne peuvent «toujours pas se rémunérer décemment», indique le communiqué de presse.

«Les éleveurs, eux, tiennent leurs engagements sur l’environnement et le bien-être animal », remarquent les éleveurs laitiers. C’est pourquoi ils estiment «essentiel de rattraper le retard et de poursuivre le travail sur le prix. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures» dans le plan de filière «France, Terre de Lait», annoncent-ils.

La FNPL réclame l’application pleine et entière de la loi Egalim pour qu’elle profite aussi aux producteurs.

 éleveurs+lait+FNPL

25 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : la crise a bouleversé le marché (Idele)

Hausse des achats à domicile, renationalisation de la consommation, explosion du steak haché, dégringolade des jeunes bovins : les conséquences de la crise actuelle sont multiples, selon l’Institut de l’élevage (Idele).

Premier constat qui ressort de l’analyse de la très atypique année 2020 : les consommateurs privés de lieux de restauration pendant de longues périodes cette année se sont massivement reportés sur les achats au détail. «En cumul du 1er janvier au 30 septembre, les achats de bœuf à domicile (piécés et hachés, hors élaborés) ont progressé entre 2019 et 2020 de +5,5 % par rapport à l’année dernière et de +7,5 % en chiffre d’affaires», a expliqué Caroline Monniot du service Économie des filières de l’Idele.

Sur neuf mois, l’évolution globale de la consommation, estimée cette fois par bilan, reste cependant négative, avec une baisse de 2,5 %. La situation est particulièrement contrastée suivant l’origine des produits. Les séquences récentes ont en effet plutôt bénéficié à la viande française, dont les achats ont progressé de +1,2 %, tandis que les importations affichaient une baisse de plus de 15 %.

«La fermeture des restaurants a surtout pénalisé la viande bovine importée qui est majoritairement commercialisée dans ces circuits», observe Caroline Monniot. A l’inverse, la viande bovine française (VBF) a bénéficié d’une demande soutenue en GMS et en boucherie. «En outre, on a assisté pendant cette période à une envolée du steak haché, qui est essentiellement produit en France, pour le frais en tous cas».

L’envol du steak haché

Le nouveau boom du steak haché est en effet un autre phénomène remarquable de cette année, ont constaté les experts de l’Idele. «C’est une tendance de fond que l’on constate depuis plusieurs années en grande distribution comme en restauration», observe Caroline Monniot. Lors du premier confinement, les achats de viande hachée en grande distribution ont connu un bond de 31 % en frais et de 57 % en surgelé, d’après l’institut Nielsen.

«Même si la tendance s’est tassée lors du déconfinement, les ventes sont restées dynamiques, notamment en frais, et ont redémarré lors du couvre-feu et depuis le début du deuxième confinement», souligne l’analyste. Cette lame de fond est à double tranchant. « La consommation de haché n’a pas été freinée par la hausse des prix, ce qui montre l’intérêt des consommateurs pour cette catégorie », indique Caroline Monniot.

Mais ce déplacement spectaculaire de la consommation tend à déséquilibrer la valorisation de la carcasse et aboutit à un appauvrissement économique. «Beaucoup de pièces à griller, qui étaient vendues en restauration, sont aujourd’hui vendues en haché, à un prix bien évidemment moindre. La hausse des prix du haché est aujourd’hui insuffisante pour compenser ce déséquilibre», estime la responsable du service Economie.

Enfin, la chute de la demande extérieure risque également d’avoir des impacts durables sur la filière. «Si les exportations ont globalement mieux résisté que les importations, la chute de la demande extérieure a particulièrement affecté certaines catégories, en particulier celle des jeunes bovins (JB)», souligne Caroline Monniot.

Les débouchés traditionnels des taurillons finis, que sont l’Italie ou la Grèce où l’on apprécie cette viande maigre, ne sont plus acheteurs, entraînant une dégringolade des prix depuis le début de l’année. «Il faudrait trouver des pistes pour valoriser ces animaux sur le marché intérieur français, peut-être avec la restauration collective », conclut Caroline Monniot. «C’est un sujet d’actualité majeur pour la filière bovine française».

 éleveurs+viande+bovins

17 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Lait : le Cniel publie un nouveau prix de revient en hausse de 19 € à 403 €/1000 litres

L’interprofession laitière (Cniel) publie le 16 novembre une mise à jour des indicateurs de prix de revient de la production laitière qui sont en hausse pour cette nouvelle année.

Sur 2019, le prix de revient est de 403 €/1000 litres pour les exploitations laitières conventionnelles de plaine, de 483 €/1000 litres en zone de montagne et de 547 €/1000 litres pour les exploitations certifiées en agriculture biologique.

L’année dernière, l’interprofession avait publié des prix de revient sur l’année 2018 de 384 €/1000 litres en conventionnel de plaine et de 459 €/1000 litres en zone de montagne. Grâce à une amélioration de son échantillon, le Cniel a également mis à jour ces prix de revient de l’année 2018. Ainsi, ils étaient de 400 €/1000 litres pour les exploitations conventionnelles en zone de plaine et de 461 €/1000 litres en zone de montagne.

«Les sécheresses à répétion depuis deux ans et l’augmentation des coûts du salariat liée à la mutation des exploitations laitières explique aisément cette augmentation», décrypte Daniel Perrin, secrétaire général de la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA). Les prix de revient doivent servir de base dans les négociations commerciales annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs.

 fnpl+lait+cniel

17 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Grippe aviaire H5N8 : toutes les volailles françaises confinées

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté en Haute-Corse a annoncé le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation le 16 novembre dans un communiqué de presse.

«Le cas a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues. Tous les oiseaux ont été euthanasiés », précise le communiqué.

En conséquence, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque  élevé» à compter de ce 17 novembre, poursuit le communiqué.

Concrètement, les éleveurs de volailles de tous les départements métropolitains et de la Corse doivent respecter les obligations suivantes :

- claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;

- interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;

- interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du territoire ;

- interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;

- interdiction d’utilisation d'appelants.

Le ministère de l’Agriculture rappelle que « la consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’homme ». Le 4 novembre, ce même ministère avait placé 46 départements français en « risque élevé ». La grippe H5N8 avait été détectée début juillet en Russie et au Kazakhstan. Le 5 novembre, les autorités néerlandaises avaient annoncé qu’elles allaient procéder à l’abattage de 215 000 volailles dans la province de Gueldre. D’autres cas hautement pathogènes avaient depuis lors été détectés au Royaume-Uni (9 novembre) et en Allemagne (13 novembre).

 canards+volaille+grippe

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