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26 Octobre 2021 | Actus nationales

La transition agroécologique expliquée à Barbara Pompili

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert avait invité la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, à visiter l’exploitation de Pierre Lhopiteau à Éole-en-Beauce (Eure-et-Loir). Objectif : la convaincre que la transition écologique passe aussi par l’agriculture.

Pas de transition sans agriculteur

« On ne réussira pas la transition écologique sans l’agriculture (…) Les agriculteurs sont une partie de la solution. On ne peut pas faire sans eux », a déclaré la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, visiblement convaincue. Il est vrai que la ferme de Pierre Lhopiteau est un exemple de vertu agroécologique avec les panneaux photovoltaïques installés sur les toits de ses hangars, son unité de compostage qu’il valorise à d’autres agriculteurs « à la fois bio et conventionnels », a-t-il précisé.

Sur cette ferme qu’il a reprise en 1993 après une première installation en 1980, il réussit à capter 183 tonnes de crédit carbone par an « soit 180 allers-retours Paris-New York» par an, a précisé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. La voix quelque peu étranglée, Pierre Lhopiteau a admis que tous ses efforts méritaient « une reconnaissance » qui ne venait pas toujours « C’est ce qui manque et c’est également un frein à beaucoup de projets d’installation », a-t-il insisté.

Cette incompréhension née d’un manque de dialogue que ce soit avec les consommateurs et les pouvoirs publics, Christiane Lambert l’a également soulignée à plusieurs reprises au cours des quatre ateliers qui ont rythmé la visite ministérielle : le premier sur la neutralité carbone, le deuxième sur le photovoltaïque, le troisième sur le compostage et le dernier sur l’atténuation des émissions et impacts agricoles. Sans être distendues ni rompues, les relations entre Barbara Pompili et les agriculteurs, notamment la FNSEA, sont parfois sujettes à quelques frictions sur des dossiers sensibles comme la biodiversité et la prédation. C’est bien dans un esprit d’apaisement avec la volonté de « donner de la visibilité sur cette transition » que la ministre a accepté l’invitation.

Besoin de dialogue

« Le rôle de l’agriculture est central et déterminant pour nos territoires, y compris dans son rôle pour la préservation de la biodiversité », a indiqué, Barbara Pompili refusant que « l’on oppose agriculture et écologie » et appelant à « démonter cette idée reçue ». La ministre semble également avoir pris conscience que la transition ne s’effectue pas en un tournemain et que « changer les pratiques culturales réclame du temps long. Il faut garder à l’esprit que l’agriculture est le travail de la patience », a-t-elle affirmé.

Évoquant son optimisme sur une possible planification avec les acteurs agricoles pour réussir la transition écologique, elle a aussi indiqué vouloir avancer sur le dossier des haies. Pour sa part, Christiane Lambert a insisté sur ce « besoin de dialogue » et la nécessité d’avoir une vision globale sur la contribution de l’agriculture, en « n’oubliant pas le volet nourricier » de la profession. « Oui les agriculteurs sont des climato-acteurs », a-t-elle martelé soutenant l’importance de donner, dans cette transition, de « l’efficacité économique aux exploitations ». Sans quoi, «Il n’y aura pas d’objectif neutralité carbone tenu sans l’ agriculture », a-t-elle conclu.

Le dossier sensible des haies

« Il y a un vrai sujet des haies », ont martelé Christiane Lambert et Hervé Lapie, secrétaire général adjoint de la FNSEA lors du parcours pédagogique sur la ferme de Pierre Lhopiteau. En effet, « il existe des inégalités au gré des réglementations, en termes de plantation et de déplacement », a indiqué Christiane Lambert. Parfois, « nous sommes contraints, pour des soucis de gestion de nos exploitations, d’aménagement du territoire de déplacer une haie. Et ça pose plein de problèmes », notamment administratifs, s’est ému Hervé Lapie.

La FNSEA, désappointée que le programme « Plantons des haies » de France Relance (50 millions d’euros, ndlr) soit si peu doté et finalement ne concerne que peu d’exploitations, aimerait le voir abondé. « On va voir ce qu’on peut faire. Il est vrai que ce programme “haies” n’était qu’une amorce, une impulsion », a indiqué Barbara Pompili. L’objectif du gouvernement est que 7 000 km de haies soient replantées d’ici fin 2022.

La rédaction

 transition+agroécologie+pompili+FNSEA

20 Octobre 2021 | Actus nationales

Egalim 2 : «Que la main du gouvernement ne tremble pas»

Après un passage à la Commission mixte paritaire, la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau visant « à protéger la rémunération des agriculteurs »,a été adoptée en dernière lecture par le Sénat le 14 octobre.

Patrick Bénézit, secrétaire général adjoint de la FNSEA, livre son sentiment sur cette loi très attendue par la profession agricole.

La loi Egalim 2 vient d’être adoptée en ultime lecture par les sénateurs. Quel est votre état d’esprit ?

Patrick Bénézit : "Je pense que les manifestations que l’on a pu faire à la fin de l’hiver et au début du printemps dernier ont marqué les esprits et porté leurs fruits. Nous dénoncions avec force les effets de bord et les insuffisances de la loi Egalim de 2018 pour laquelle la FNSEA avait formulé des propositions que nous retrouvons maintenant dans la loi Egalim 2. Sous la pression syndicale, le Gouvernement a dû revoir sa copie et nous ne pouvons que nous en féliciter. Grâce à elle, nous avons réintroduit la notion de formation du prix en marche avant, c’est-à-dire à partir des indicateurs de coût de production, au départ de la cour de ferme. La proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau a été améliorée à l’aune des discussions à l’Assemblée et au Sénat, en tenant compte aussi de nos propositions.

Concrètement, qu’est-ce que la loi Egalim 2 apporte aux agriculteurs ?

PB : Elle leur assure que la base même du contrat et donc des négociations part du coût de production. Elle oblige aussi les interprofessions à s’accorder sur des indicateurs qui détermineront ce coût de production. Si elles n’y parviennent pas, ce rôle reviendra aux Instituts techniques agricoles. Dans tous les cas, les agriculteurs auront l’assurance d’avoir une grille d’indicateurs qui sera une référence pour ce coût de production.

Surtout, la loi consacre le principe de non-négociabilité de la matière première entre d’un côté les industries et/ou les coopératives et de l’autre, la grande distribution. Ce qui rend ce processus de construction de prix beaucoup plus transparent. De plus toute demande baisse de tarif que la grande distribution pourrait négocier devrait être justifiée par une contrepartie. C’était également une demande de la FNSEA et nous avons été suivis sur ce point qui revient sur les dérèglements de la loi de modernisation de l’économie de 2008.

Ce renforcement de la législation semble donc vous satisfaire…

PB : Oui dans le sens où les bases sont aujourd’hui posées. Mais il reste à appliquer concrètement cette loi, au quotidien. Pour la loi Egalim, l’action gouvernementale a été réduite à une action que nous pourrions qualifier d’“a minima”. Il s’est contenté de vérifier le respect de l’augmentation du seuil de revente à perte et de l’encadrement des promotions. Il n’est pas allé au-delà. C’est pourquoi la FNSEA souhaite que le gouvernement fasse paraître rapidement les décrets d’applications et qu’il mette en œuvre les contrôles nécessaires. Il faut aussi que les opérateurs comme les organisations de producteurs et les coopérations se saisissent des opportunités offertes par la loi et qu’elles se les approprient.

Ce texte est-il suffisant ou demande-t-il à être améliorer ?

PB : Le cadre législatif n’occulte pas les responsabilité des acteurs. Ce texte constitue une avancée indéniable. Il reste une boîte à outils pour permettre aux agriculteurs et à leurs mandataires d’aller négocier avec des armes plus affûtées que celles de la loi Egalim. Que la main du Gouvernement ne tremble pas dans l’application pleine et entière de ce texte".

La rédaction

egalim+alimentation+senat+loi

18 Octobre 2021 | Actus nationales

Viande bovine : la contractualisation, l’outil indispensable

Trois ans après la mise en place de son pacte sociétal, la filière élevage et viande fait un point d'étape à l'occasion d'une conférence organisée au Sommet et intitulée : «Comment concilier économie et attente sociétales en viande bovine».

Depuis trois ans, la filière élevage et viande s’est engagée dans une démarche de responsabilité sociétale baptisée «Aimez la viande, mangez-en mieux», afin d’apporter une réponse globale aux attentes de la société sur les bonnes pratiques de production et de consommation de viande. Encadrée par la norme ISO 26 000, cette démarche de progrès vient d’obtenir le niveau 3 sur 4 de la labellisation «Engagée RSE confirmé», octroyé par l'AFNOR Certification. Cette nouvelle évaluation renforce le plan d'actions de l’interprofession visant à répondre aux enjeux qui s’imposent aux éleveurs.

Des outils pour des enjeux

Les quatre enjeux définis dans le Pacte sociétal sont de taille. Celui sur l’environnement vise à réduire, notamment, l’empreinte carbone des élevages de -15% d’ici 10 ans. Interbev propose l’outil CAP’2ER qui permet d’évaluer les impacts environnementaux à l’échelle d’une exploitation. A ce jour, 5 630 diagnostics ont été réalisés dans la filière viande.  Deuxième enjeu : le bien-être, la protection et la santé des animaux. L’outil Boviwell co-construit avec les acteurs économiques et scientifiques, permet de sensibiliser les éleveurs et les technicienst, d’évaluer la ferme dans sa globalité et d’identifier les bonnes pratiques de l’éleveur et les pistes d’amélioration. «Près de 3 400 diagnostics sont déjà réalisés, dont 1 200 en bovin viande. L’objectif est d’atteindre 100% des élevages en 2025»,  a présenté Christelle Demont d'Interbev. Le Pacte sociétal s’engage aussi à garantir la protection des bovins dans le transport et dans la mise en marché : gestion des pointes caniculaires via des alertes auprès de tous les maillons de la filière, mise en place d’un outil de diagnostic de protection des bovins en centre de rassemblement. Enfin sur l’abattage, 223 indicateurs ont été définis par l’interprofession pour couvrir toutes les étapes de l’abattage, de l’arrivée jusqu’à la mort  de l'animal, quel que soit le mode d’abattage. «40 diagnostics ont été réalisé mais à terme, tous les abattoirs sont ciblés», précise Christelle Demont.

Assurer une juste rémunération

Garantir une juste rémunération des acteurs de la filière et l’attractivité des métiers est le troisième enjeu inscrit dans le Pacte sociétal. Le plan de filière bovine affiche une double ambition : créer de la valeur et assurer une rémunération correcte de chaque acteur. La contractualisation s’avère être la solution la plus efficiente pour y parvenir. L’interprofession mise d’ailleurs sur un objectif de 30% de transactions sous contrat d’ic 2023. «C’est la seule solution pour sécuriser les relations commerciales et maintenir la production», avance Emmanuel Bernard, président d'Interbev Bovins. Un guide pratique et juridique sur la contractualisation est à disposition des éleveurs ; une méthodologie de calcul des indicateurs de coûts de production, des modèles de contrat et des formations leurs sont également proposés. Quatrième et dernier enjeu du pacte sociétal : proposer une alimentation de qualité, raisonnée et durable à travers la valorisation et le développement de la consommation de viande d’origine française. L’objectif est d’atteindre 80% de viande française en RHD d’ici 2028 (48% en 2017). L’interpro vise à favoriser une consommation équilibrée et raisonnable de la viande au travers d’une meilleure information et des conseils sur les bonnes portions à ingurgiter. «La consommation moyenne de viande par personne en France, hors volailles et charcuterie, est de 300 g/ semaine». «Une consommation raisonnable mais mal répartie» selon Nicole Soulenq, diététicienne indépendante qui affirme que «la viande a une place essentielle dans l’équilibre alimentaire. En consommer est important pour aller chercher les protéines nécessaires dont nous avons besoin». Son conseil : revenir à des produits bruts à cuisiner et calibrer la portion de viande qui convient à chacun. Son astuce pour ajuster la quantité : «la portion de viande cuite à consommer doit correspondre à la taille de votre paume de main et à l’épaisseur de son petit doigt».

C.Rolle

L’Auvergne Agricole

interbev+elevage+bovin

14 Octobre 2021 | Actus nationales

Cant Avey Lot, la première coopérative HVE

Un atout supplémentaire pour conquérir les marchés

Jean-Philippe Vayre est co-fondateur et vice-président de la coopérative Cant'Avey'Lot.


Quel est l'intérêt pour la coopérative d'obtenir la certification HVE ?
«C'est pour nous une suite logique à notre volonté de produire de la qualité tout en respectant le sol et la biodiversité. La certification HVE de niveau 3, le plus élevé, chez absolument tous nos adhérents, nous permet d'utiliser le logo officiel sur nos produits. Même si le consommateur connaît encore assez peu ce label, c'est une garantie supplémentaire de l'authenticité de notre démarche. C'est aussi un moyen de nous démarquer dans un rayon de plus en plus concurrentiel.
En outre, la certification HVE nous ouvre de nouveaux marchés, puisqu'elle fait partie des exigences des appels d'offre des collectivités. Nous avons même été surpris de leur engouement pour cette démarche lors du dernier SIRHA (salon de la restauration et de l'alimentation). Enfin, nous avons souhaité anticiper d'éventuelles obligations en lien avec la nouvelle PAC. Notre devise : être toujours à l'avant-garde.

Comment s'est passée la certification chez vos adhérents ?
Tout d'abord, je dois dire qu'ils ont tous rapidement adhéré au projet. Avec beaucoup d'animations auprès des consommateurs, c'est un élément de plus qui vient consolider leur argumentaire sur la qualité des produits et des pratiques. Par ailleurs, nous savions que nos exploitations avaient déjà de nombreux atouts pour réussir cette étape. Nous sommes dans une région où l'herbe domine et où les fermes sont plutôt économes en intrants. En outre Bleu Blanc Cœur permet peu de modification des systèmes pour obtenir le label. Pour preuve, l'organisme certificateur Qualisud a réalisé des diagnostics en février 2021 et les audits certificateurs en avril. Tous les adhérents ont réussi du premier coup !

Quels sont vos projets ?
Après 10 ans de croissance, nous sommes en phase de consolidation. Avec 13 millions de litres de lait collectés, nous avons atteint un bon équilibre, qu'il faut veiller à préserver. Nous nous concentrons aujourd'hui à toujours mieux valoriser le lait de nos adhérents. La diversification, en créant de nouveaux produits, est notre objectif actuel. Elle est vitale pour compenser la baisse de consommation du lait UHT».

Recueillis par Bérangère Carel

14 Octobre 2021 | Actus nationales

Coopérative UNICOR, l’engagement paysan, première marque de viande éthique

La coopérative UNICOR a lancé à l’occasion du Sommet de l’élevage, la première marque nationale de viande éthique en bœuf, veau et agneau, qu’elle compte bien installer durablement dans les GMS. L’Engagement Paysan, c’est son nom, entend valoriser la viande des adhérents de la coopérative en répondant aux attentes sociétales en matière de qualité, traçabilité, durabilité et équité.


Tout commence par la voix d’une agricultrice, Julie, installée en Aveyron sur une ferme familiale, en GAEC avec son frère, avec un élevage de bovins et d’ovins allaitants. Soucieuse de la qualité des produits de sa ferme, elle entend les valoriser à un prix juste pour elle et pour le consommateur. Son exemple est à l’image des 7 000 agriculteurs adhérents à la coopérative UNICOR qui lancent la première marque nationale de viande éthique. Déclinée dans plusieurs espèces, bœuf, veau, agneau, cette nouvelle entité, bien plus qu’une marque, se veut une réponse aux attentes sociétales. «96% des personnes consomment de la viande mais une majorité d’entre eux ont envie d’être rassurés sur sa qualité, son origine», a introduit Jean-Claude Virenque, président du groupe coopératif UNICOR. «Nous avons axé L’Engagement Paysan sur quatre engagements : la qualité, la territorialité, la durabilité et l’équité», a-t-il complété.


Les coûts de production intégrés

L’Engagement Paysan repose sur des modes d’élevages vertueux de races rustiques locales (Aubrac, Salers, Limousine, Lacaune…) reflets de leur terroir, reconnus pour la qualité de ses productions et ses nombreux signes officiels de qualité.
L’Engagement Paysan garantit des viandes provenant d’animaux élevés par des paysans coopérateurs et dans des fermes situées sur les contreforts du Massif central (principalement l’Aveyron, le Cantal et la Lozère).
L’Engagement Paysan est porté sur un territoire de montagnes et semi-montagnes peu adapté aux pratiques intensives et à la course à la productivité. Les cahiers des charges de production s’inscrivent ainsi dans un équilibre homme/animal/territoire et prennent en compte le bien-être des troupeaux et le respect de leurs besoins naturels (pratique de l’estive et du pâturage au minimum 6 mois par an pour les bovins, veaux fermiers nourris par leur mère en complément de céréales et fourrages).
 L’Engagement Paysan repose sur un parti-pris gagnant/gagnant pour l’éleveur comme pour le consommateur. Ainsi les prix tiennent compte des évolutions des coûts de production (matières premières, etc…) et les contrats garantissent aux éleveurs une régularité des volumes autant qu’une absorption des variations des cours. «Nous nous sommes basés sur la future loi Egalim 2 afin d’intégrer les coûts de production dans le prix des produits», atteste Jean-Claude Virenque. «En vue d’assurer un prix accessible et transparent aux consommateurs», UNICOR s’appuie sur la start-up Karyon qui assurera l’information de traçabilité de la ferme à l’assiette. «Nos partenaires commerciaux comme nos clients finaux pourront, en scannant un QR Code sur la barquette, accéder à des informations totalement infalsifiables sur nos produits», souligne Denis Simon, directeur général d’UNICOR. «Ils pourront ainsi remonter jusqu’à l’éleveur, sa ferme, en apprendre plus sur son travail au quotidien mais également suivre tout le circuit du produit jusqu’au rayon de leur magasin. C’est une exigence de transparence qui nous parait essentiel».
L’Engagement Paysan étant une marque vivante, UNICOR a engagé plusieurs chantiers afin d’aller plus loin sur la qualité, la traçabilité et le bien-être animal. Des discussions sont ainsi engagées avec une ONG pour identifier les améliorations à apporter et mettre en valeur les pratiques de la coopérative auprès des partenaires et consommateurs.
«La maîtrise par notre coopérative de l’ensemble de la chaîne de valeur, de la ferme jusqu’à l’abattage et à la découpe à travers notre pôle viande, est un atout essentiel», exprime Jean-Claude Virenque. Les discussions ont déjà commencé avec les enseignes de la distribution pour un référencement, que les responsables UNICOR espèrent en 2022. Ils misent sur une valorisation d’environ 4 000 tonnes de viande (sur les 12 000 tonnes traitées par Ruthènes viandes) via leur nouvelle marque L’Engagement Paysan.

Un label rouge multi-racial

UNICOR a également annoncé son projet de création d’un label rouge multi-racial afin d’apporter des garanties supplémentaires aux consommateurs et aux clients. Un parti-pris de la diversité pour intégrer le maximum d’agriculteurs à la démarche et ainsi assurer des volumes suffisants et réguliers toute l’année.

Eva DZ

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