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20 Mai 2022 | Actus nationales

Marc Fesneau nouveau ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire

Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler vient d'annoncer, le 20 mai, la composition de son nouveau gouvernement. Marc Fesneau est nommé ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, en remplacement de Julien Denormandie, dont le nom n'apparait pas dans ce nouveau gouvernement. Ancien président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, Marc Fesneau était depuis 2018 ministre en charge des relations avec le Parlement. Il est un bon connaisseur du secteur agricole pour avoir travaillé plusieurs années à la chambre d'agriculture du Loir-et-Cher. Marc Fesneau a également des attaches familiales dans le secteur; son père François Fesneau est un ancien directeur général de l’Association française des comités économiques de fruits et légumes (Afcofel). Le nouveau ministre est par ailleurs un défenseur de la chasse, qu'il pratique.

La rédaction

ministre+agriculture+fesneau

17 Mai 2022 | Actus nationales

La nouvelle Première ministre attendue sur les dossiers environnementaux

Elisabeth Borne qui hérite de la planification écologique est très attendue sur les dossiers environnementaux qui concerne l’agriculture. La FNSEA lui conseille de concilier planification écologique et souveraineté alimentaire.

En nommant Elisabeth Borne au poste de Premier ministre, Emmanuel Macron a fait le choix d’une certaine continuité. La nouvelle Première ministre n’est pas une inconnue du milieu agricole. Lors de l’édition 2022 du Salon International de l’Agriculture, elle a signé, en tant que ministre du Travail avec les ministres de l’Agriculture et de la Mer, une charte d’emploi avec 47 branches professionnelles des secteurs de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la pêche, pour améliorer leur attractivité.

Ministre de la transition écologique de juillet 2019 à 2020 elle a eu l’occasion de prendre des décisions et de faire des déclarations qui concernent les agriculteurs. Ainsi sur le report de l’interdiction du glyphosate, elle explique au Parisien, le 2 juillet 2020, qu’un report immédiat serait dévastateur pour les agriculteurs tout en assurant étudier « des alternatives qui pourraient permettre d’en sortir rapidement ».

Sur les zones de non traitement (ZNT), elle affirme, le 7 août 2019 à l’AFP, que le gouvernement a suivi strictement les avis scientifiques sur sa proposition « d’instaurer une ZNT de 5 à 10 mètres entre les habitations et les zones d'épandage ». Elle explique aussi que la mise en place de cette proposition a pour but de « protéger les riverains » et que « les agriculteurs seront accompagnés ».

C’est aussi elle qui a reçu en juin 2020, au nom de l'exécutif, les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. A son départ du ministère de la Transition écologique, elle a regretté de ne pas avoir réussi « à mettre la protection de l’environnement au cœur des décisions du gouvernement », en raison d’un manque de marges de manœuvre.

Planification écologique et souveraineté alimentaire

Elle a aussi eu des déclarations dans l’air du temps sur l’agriculture. Ainsi dans un entretien accordé au journal Le Figaro le 17 janvier 2020, elle estime que le « modèle agricole en France est arrivé à bout de souffle », et qu’il est désormais nécessaire de « produire autrement ». En soulignant également que le système actuel « bouscule la nature et enferme de nombreux d'agriculteurs dans une impasse ».

Déjà sensibilisée aux dossiers environnementaux, elle va continuer à les gérer dans ses nouvelles fonctions en tant que chargée de la planification écologique. N’a-t-elle pas déclaré qu’elle « comptait agir plus vite et plus fort face au défi écologique » et « davantage associer les forces vives auprès de nos territoires », dans son premier discours, en tant que Première ministre

La FNSEA, qui a accueilli favorablement sa nomination pour « sa volonté d’écoute et de dialogue », tient à rappeler que « cette planification doit se concilier avec l’objectif de souveraineté alimentaire ». C’est-à-dire que ni l’Europe, ni la France ne doivent renoncer sur une production dynamique sur le territoire. Et que son gouvernement doit se mobiliser pour permettre un accès de tous à une alimentation sûre, saine et durable par la mise en œuvre du chèque alimentaire, comme proposé par la FNSEA. Sur le plan écologique la France ne doit pas renoncer au potentiel de solutions qu’offre l’agriculture pour la préservation de la biodiversité, pour le stockage du carbone mais aussi pour la transition énergétique liée à la production d'énergies renouvelables d'origine agricole. Et pour concilier ces deux objectifs, la FNSEA appelle de ses vœux la création d’un « ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire » de plein exercice dans le prochain gouvernement.

La rédaction

10 Mai 2022 | Actus nationales

Made in Viande : lancement de la 7ème édition

La 7ème édition des rencontres Made in Viande se déroulent du 11 au 18 mai. 3 éleveurs aveyronnais participent à l’événement ainsi que 4 boucheries, une GMS et un marché aux bestiaux.

130 rencontres

Un point presse pour lancer la nouvelle saison des rencontres Made in Viande. Organisé au marché aux veaux de Saint-Céré, dans le cadre d’une foire primée de printemps, le point presse de lancement de la 7ème édition des rencontres Made in Viande a permis d’annoncer les 130 rencontres prévues en Occitanie du 11 au 18 mai 2022. Sur la ferme, chez le boucher ou encore en grande surface, toutes ces dates permettront aux Français de partir à la rencontre de ceux qui travaillent au quotidien pour les nourrir. L’événement est organisé par Interbev et par Inaporc. Au programme, des visites libres ou guidées, des démonstrations et des dégustations. Autant d’initiatives qui permettront de répondre aux attentes des consommateurs en quête d’une assiette de qualité.

En Aveyron, 3 éleveurs participent à l’événement : Pierre Lapeyre à Salles-la-Source, Alexandre Benezet à La Brousse et le GAEC Costes Prion à Cassagnes. Les 4 boucheries qui se sont jointes à l’initiative sont Palis Rey, Delphieux, Pierre Azemar et associés et la boucherie Azemar. Pour finir, la boucherie du magasin U express à Rignac et le marché aux bestiaux de Laissac. Cette opération nationale de portes ouvertes à destination du grand public et des scolaires à un grand objectif : valoriser la diversité des métiers de la filière élevage et viande. Tout en présentant les engagements concrets en faveur d’une viande de qualité, responsable et durable. Un enjeu qui figure parmi les quatre priorités fixées dans le cadre du pacte sociétal d’Interbev, la démarche collective de responsabilité sociétale de la filière.

Bien manger et bien-être

Sur le terrain, de nombreux outils sont, en effet, déployés dans chaque maillon de la filière. Parmi eux, Interbev cite l’outil d’évaluation BoviWell pour estimer le bien-être en élevage bovin. Mais aussi la création de diagnostics interprofessionnels de la protection des animaux en centres de rassemblement et dans les abattoirs, élaborés en concertation avec les associations de protection des animaux de ferme. Ou encore des cahiers des charges et guides professionnels tels que le guide de bonnes pratiques pour la protection des ovins à l’abattoir.

L’occasion de faire également le point sur leurs engagements en faveur du bien-être animal, un vecteur important pour une viande de qualité, en présence du député du Lot, du président de la communauté de communes et des représentants de l’ODG Veau sous la mère.

L’ensemble des dates sont visibles en ligne sur le site des rencontres Made in Viande.

Jérémy Duprat

05 Mai 2022 | Actus nationales

Deutz Fahr Festival 2022 : journée de lancement à Aumont Aubrac !

C’est avec près de 600 agriculteurs invités que le festival 2022 s’est ouvert mardi 26 avril. Le soleil était au rendez-vous, l’occasion pour les concessionnaires de la région d’inviter leurs clients sur une journée festive. C’est ainsi que le secteur aveyronnais avec Rouergue Motocultures (Ets Meravilles) et les Ets Saleil (portés par Baptiste Gabriargue) ont «drivé» en bus plus d’une centaine de convives. Pour les Ets SAER (les locaux de l’aventure) ils réunissaient près de 280 clients sur les 600 présents.

Au programme, de nombreuses animations jeux pour enfants, simulateur «Smart Farming Solutions» (système de guidage et d’optimisation de fonctionnement des outils pour répondre aux exigences de l’agriculture de précision), démonstration et essai de toute la gamme Deutz Série 6 avec des tracteurs 4 à 6 cylindres allant de 156 à 226 CV.  Au cours de la journée, petits et grands ont également pu admirer le paysage lozérien à bord d’une montgolfière positionnée sur le site.


Au centre de cet espace dédié à la marque, sous un tissu noir, le nouveau tracteur série 8 attendait sagement d’être dévoilé, 280 CV de puissance, ce «géant» de performance (puissance, autoguidage, précision…) a produit tout son effet.
Le Deutz Fahr Festival, c’est aussi aller au plus près de la clientèle, venir en région répondre aux attentes des clients et leur faire découvrir les gammes, répondre au mieux à toutes leurs questions et l’objectif 2022 est de se propulser vers l’agriculture de précision, confie Nicolas Bédrune (directeur Marketing) et Marwan Bassil (directeur adjoint) tous deux présents et grandement disponibles sur l’évènement.


Au-delà des réponses apportées autour de cette journée festive, les agriculteurs présents ont réellement vécu l’expérience comme une récompense à leur fidélité. D’autres partenaires étaient également là comme FPS (France Pneus Sélection).
Cette belle initiative Deutz Fahr est itinérante jusqu’au 16 mai, plusieurs rendez-vous sont donnés : Saint Galmier (42), Saintonge (17), Ecouflant (49), Fougères (35), Loudéac (22). C’est une initiative annuelle qui reprend avec grande joie après deux années perturbées par le contexte COVID. Chaque année les lieux de rendez-vous changent pour permettre au plus grand nombre d’en profiter !

Isabelle Cabot

 Deutz+tracteur+concessionnaire

28 Avril 2022 | Actus nationales

UPRA Lacaune : La Lacaune n’en finit plus de séduire !

L’UPRA Lacaune a tenu son assemblée générale jeudi 21 avril à Camarès là où s’installe la Filature Colbert, qui va remettre en valeur la laine de la brebis Lacaune.

Les participants à l’assemblée générale de l’UPRA Lacaune ont visité les installations de la filature Colbert à Camarès, guidés par le directeur, Jean-Philippe Lignon (photo UPRA Lacaune).

La brebis laitière Lacaune est une incontournable dans le paysage ovins lait en France. Pour preuve son développement en dehors des bassins traditionnels de production et même à l’export. «Il y a un vrai engouement pour la brebis laitière en France et à l’étranger», confirme Pierre Arsac, directeur de l’UPRA Lacaune. Notamment en Bretagne, dans le Sud-Est et le Sud-Ouest selon les chiffres de l’Institut de l’élevage. L’UPRA Lacaune vient donc de vivre une «année très intéressante» selon le président, Ioan Romieu.
La principale raison de ce succès est la qualité du schéma de sélection issu du travail collectif mené depuis des décennies autour des éleveurs et avec les partenaires de l’UPRA Lacaune. «C’est important de rappeler d’où l’on vient, tout le travail qui a été réalisé et qui l’est encore pour faire avancer la race», souligne Pierre Arsac. Les 373 sélectionneurs à la base du schéma lait qui suivent des protocoles très stricts créent en effet le progrès qui sert à plus de 1100 utilisateurs qui achètent des béliers, des IA. «Notre schéma fonctionne bien grâce à cette belle complémentarité entre sélectionneurs et utilisateurs, c’est ce collectif qui fait progresser la Lacaune», poursuit Pierre Arsac, satisfait de pouvoir compter sur de nombreux partenaires.

Des progrès constants

Ainsi le progrès est précis et rapide et apporte des résultats plus que probants sur la production de lait en première lactation, sur les index lait, TB et TP... Les évolutions sont aussi notables grâce au pointage précis des mamelles, qui permet un gain génétique sur la santé des mamelles, les cellules, la facilité de traite... Depuis 2006, l’index synthétique ovin lait reprend pour 50% les caractères fonctionnels (morphologie de la mamelle, cellules somatiques) et pour 50% les caractères de production (quantité de lait, taux butyreux, taux protéique). Et depuis 2020, la longévité fonctionnelle a été intégrée dans l’ISOL. En 2021, plus de 182 000 brebis ont été indexées sur le lait, plus de 171 000 sur l’index production et plus de 158 000 sur l’ISOL. Des progrès dans les écarts types génétiques sont observés chaque année sur la quantité et la richesse du lait, les cellules, la conformation des mamelles.

La force d’un collectif

En 2021, 37 174 mères à béliers potentielles ont été éditées dont 10 450 primipares et 26 724 lactations 2 et plus. Et 3 484 béliers Lacaune lait ont été reconnus soit 267 de plus dont 2424 à destination des éleveurs français et IA française et le reste à l’export (la Lacaune est présente dans 24 pays destinataires de pedigrees via Genelex, structure animée par l’UPRA Lacaune en collaboration avec Ovi-test, le GID Lacaune et le Service élevage de la Confédération générale de Roquefort).
«Nous tenons à rappeler cette force du collectif, notamment aux jeunes générations. Nous pouvons poursuivre le progrès génétique de la Lacaune grâce à l’implication de notre base de sélectionneurs et à l’engagement de nos utilisateurs, tout cela contribue à l’équilibre de notre structure», atteste Pierre Arsac. Une sélection qui se déploie également grâce à la génomique en place depuis 2015.
Ce collectif est aussi un atout dans le programme viande de l’UPRA Lacaune, à travers les deux schémas de sélection Ovi-test et GID Lacaune. Le schéma GID Lacaune vise à améliorer la conformation et les qualités de carcasses tout en préservant les qualités maternelles de la race Lacaune. Quant au schéma Ovi-test, il vise un bon niveau de prolificité sans hyper-prolificité. La sélection génomique se met en place à travers le projet Ovigen : la population de référence se constitue progressivement, les femelles et mâles candidats sont analysés, un modèle de calcul est en cours d’élaboration.


La recherche continue d’avancer !

Sur l’année écoulée, l’UPRA Lacaune s’est beaucoup investie dans les projets de recherche et développement tels que le génotypage des femelles, l’émergence du GIEE Brebis Lacaune sélectionnées en chaleur naturelle, l’observatoire des anomalies génétiques en petits ruminants (projet national Presage), l’accompagnement génétique des éleveurs ovins laitiers en dehors des bassins traditionnels de production de lait de brebis (projet AGEDOR)... Mais aussi sur la valorisation du cuir à travers le projet A-Propos, un projet qui avance bien puisque les deux défauts identifiés de piqué de laine sont sous l’influence d’un fort déterminisme génétique : ils pourront donc être gommés grâce à la sélection... Ces avancées offrent de belles chances au projet de valorisation du cuir de la Lacaune, porté notamment par la mégisserie Alric et la ganterie de Millau.
De même sur la valorisation de la laine de la brebis Lacaune, de beaux projets se profilent et notamment l’implantation de la filature Colbert à Camarès que les participants à l’assemblée générale de l’UPRA Lacaune ont pu visiter sous la conduite du directeur, Jean-Philippe Lignon. Ce projet s’inscrit dans le collectif Tricolor, initié au niveau national pour la renaissance des filières de laines françaises. Il rassemble des éleveurs ovins, des transformateurs industriels, des acteurs de la création et de la distribution... L’idée étant de favoriser une sélection génétique en cherchant à se rapprocher des qualités de laines plus largement exploitables dans de nombreux domaines (habillement, mobilier, cosmétique, bâtiment...).  


Un nouveau site internet

Malgré la crise sanitaire et l’annulation de quelques rendez-vous, l’UPRA Lacaune a amplifié sa communication. Elle a notamment lancé un nouveau site internet : https://www.race-lacaune.fr. Elle anime également une page Facebook. Et a participé à divers événements de promotion : Tech Ovin en septembre, le Sommet de l’élevage en octobre... Elle reçoit de nombreuses délégations étrangères et intervient régulièrement dans des établissements scolaires auprès des jeunes (Ovinpiades, Concours de jugement d’animaux par les jeunes...). Elle sera bien sûr début juin, au rendez-vous de Provinlait, premier salon professionnel autour de la brebis laitière à Réquista.


Eva DZ 

 éleveurs+ovins+upra lacaune+génétique

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